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lun., 06 avr. 2020
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Deux éminents médecins français veulent tester un vaccin contre le Covid-19 sur les Africains

africa coronavirus

Les propos de Jean-Paul Mira et de Camille Locht sur LCI ont scandalisé les téléspectateurs et plusieurs personnalités du foot et du rap.
Une discussion entre deux médecins de premier plan en direct sur LCI a horrifié les téléspectateurs : en effet, ils ont suggéré que l'Afrique soit transformée en gigantesque laboratoire de test pour un vaccin contre le coronavirus, parce que ce continent ne dispose pas des ressources nécessaires pour se défendre contre le Covid-19.

Dans cette séquence, Jean-Paul Mira et Camille Locht ont évoqué la possibilité de tester de nouveaux vaccins sur des populations africaines indigentes.

Mira est chef de service de l'hôpital Cochin à Paris, et Locht est directeur de recherche à l'Inserm.

Commentaire: On peut comprendre que les Africains soient plus que « mitigés » sur ces propos :
Résistez : le sénateur Wetangu'la appelle les dirigeants africains à rejeter les tests de vaccin contre le Covid-19 sur le continent

Africa coronavirus
© Moses Wetangula.
Le sénateur de Bungoma Moses Wetangu'la a appelé les dirigeants africains à rejeter les tests de vaccin contre le Covid-19 sur le continent.
Les objections de Wetangu'la font suite aux propos de médecins français selon lesquels l'Afrique serait idéale pour des essais cliniques, du fait de son « incapacité à lutter contre le Covid-19. »

Dans une déclaration où il ne mâche pas ses mots, le chef du parti FORD-Kenya a appelé les dirigeants africains à rejeter toute tentative d'utiliser les Africains comme « rats de laboratoire ».

« L'épicentre du Covid-19 se trouve en Chine, en Italie, en Espagne, en France, aux États-Unis. Les essais cliniques visant à trouver un remède doivent commencer là-bas, et pas dans les pays africains. Les dirigeants africains doivent résister à toute tentative de transformer nos populations en rats de laboratoire. Résistez. », a-t-il tweeté.


Pourquoi soumettre des pays - quels qu'ils soient - à des essais cliniques alors que ce virus est a) moins létal que la grippe saisonnière, et b) qu'il existe de nombreux médicaments dont les tests ont prouvé l'efficacité contre le Covid-19 ?



Cette proposition a provoqué l'ire de nombreux africains, en majorité des Kenyans qui se sont précipités sur les réseaux sociaux pour tacler les scientifiques européens qui veulent transformer les Africains en « cobayes ».

Au niveau mondial, plus d'1 million de personnes ont été infectées par le Covid-19, et 59 172 décès ont pour l'heure été enregistrés.

Les États-Unis comptent le plus grand nombre de personnes infectées (277467) et figurent en troisième position pour ce qui est du nombre de décès (7402).


L'Italie compte le plus grand nombre de décès (14 681), et figure en deuxième position pour ce qui est du nombre de personnes infectées (119 827).

L'Espagne compte 119 199 personnes infectées et 11 198 décès, le plus grand nombre après l'Italie. L'Allemagne compte 91 159 cas et 1275 décès, tandis que la Chine - d'où est partie l'épidémie - compte 81 639 cas et 3326 décès.

À cette heure, le continent africain compte 212 morts, et la plupart des pays enregistrent moins d'un millier de cas, si l'on omet l'Afrique du Sud, qui compte 1505 personnes infectées.


Le Kenya compte 122 cas et 4 décès.
Utiliser les populations pauvres comme cobayes n'est pas nouveau : Vaccins : des enfants pauvres cobayes pour les enfants riches... et l'industrie pharmaceutique


Flashlight

Hôpitaux vides ? Où sont tous les patients Covid-19 ?

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Remarquez la date. 11 jours plus tard : mais où sont les patients ?
Le hashtag #FilmYourHospital (Filme ton hôpital - NdT) fait le buzz sur Twitter. Avec un tiers de la population mondiale actuellement « confinée », certains ont décidé de minimiser leurs risques de péter les plombs en allant faire un tour dans leurs hôpitaux locaux pour documenter les scènes de chaos auxquelles ils s'attendaient à assister - pandémie mortelle galopante oblige. Or ils ont été étonnés de trouver des hôpitaux étrangement calmes et nullement débordés. Dans certains d'entre eux, il semble même régner (pardonnez ce jeu de mots) un calme mortel.

Certes, il se pourrait que si les gens voient des salles d'hôpital vides ou excessivement calmes, c'est parce que les cas de Covid-19 (suspectés et/ou confirmés) sont uniquement dirigés - pour l'instant - vers des centres hospitaliers désignés. Cela serait logique d'un point de vue épidémiologique : « confiner » les cas dans un minimum de « points chauds », car les hôpitaux eux-mêmes peuvent rapidement devenir d'importants foyers infectieux. Quelqu'un a-t-il vu des rapports ou des directives concernant une telle mesure administrative ? Je n'en ai pas encore vu. La plupart des rapports sur l'état de préparation des hôpitaux donnent l'impression que les établissements médicaux (tout du moins dans les villes) s'attendent à être « submergés à tout moment ».

Dans l'une des premières vidéos #FilmYourHospital publiées en ligne et intitulée « Mediziner gegen Medien Es gibt keine gefährliche Corona Pandemie », le journaliste allemand Billy Six commence sa visite de l'un des hôpitaux les plus fréquentés de Berlin en affirmant qu'il y a été envoyé par les administrateurs d'un autre hôpital qui lui ont dit que c'était « là-bas qu'on envoyait les cas de Covid-19 ». Mais au lieu de voir du personnel médical courant dans tous les sens pour traiter les cas de Covid-19, comme on pourrait s'y attendre, il a trouvé l'hôpital exceptionnellement calme.

Megaphone

De la chloroquine « au nom du droit à la vie » : des syndicats de médecins saisissent la justice

Le débat a été vif. Et l'audience a presque tourné au face-à-face, hier, devant le tribunal administratif de Marseille, siégeant en référé

Plaquenil, chloroquine, hydroxychloroquine
© AFP
Plusieurs syndicats regroupant des professionnels de la santé ont demandé à l'ARS de commander de la chloroquine.
Le débat a été vif. Et l'audience a presque tourné au face-à-face, hier, devant le tribunal administratif de Marseille, siégeant en référé. Le syndicat de médecins d'Aix et Région (Smaer), le syndicat Infin'Idels, un oto-rhino et un généraliste demandent à l'Agence régionale de santé (ARS) de commander urgemment de la chloroquine. "Nous saisissons la justice au nom du droit à la vie", a martelé Me Thibaud Vidal, pour la défense des soignants. "Pourquoi encore attendre sept jours pour constituer des stocks ?", a-t-il insisté. "Qu'est-ce qui empêche de mettre la ceinture de sécurité quand on conduit ?"

L'avocat a rappelé hier que "la demande est mondiale" sur ce type de molécule. Qu'en sera-t-il demain ? D'autant, précise-t-il, que le Maroc, l'Espagne et les États-Unis auraient déjà fait main basse sur les stocks. Certes, le Premier ministre a désormais interdit toute exportation de chloroquine hors de France, mais si demain la vague persistait, comment les Français seraient-ils soignés ? Surtout si l'on apprend que la chloroquine est le remède miracle. Tout le monde attend bien sûr avec impatience les résultats de l'enquête "Discovery" qui doivent être rendus la semaine prochaine. Une enquête qui teste en ce moment 3 500 patients, dont 800 Français.

Corona

Coronavirus : un stock de masques datant de 2002 dormirait dans les bâtiments scolaires de Marseille

Un stock de masques fourni dans le cadre d'un plan datant de 2002 dormirait dans des bâtiments scolaires de la ville...

school
© illustration L.M.
Avec 470 écoles à Marseille, le stock inutilisé laisse rêveur à l'heure où ces masques se font rares...
Elles voulaient en avoir le cœur net. Alors, en milieu de semaine dernière, des employées municipales réquisitionnées dans l'une des dizaines d'écoles marseillaises ouvertes - charge à elle d'assurer la garde d'enfants du personnel de santé et de sécurité - ont déballé une des cinq mallettes consciencieusement mises à l'abri dans cet établissement des quartiers Nord. Théoriquement, toutes sont censées contenir le nécessaire de survie dans le cas où le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) devait être déclenché en urgence. Mis en place en 2002, ce dispositif orchestré par les directeurs d'école vise à protéger écoliers, enseignants et personnel en cas de catastrophe naturelle ou d'intrusion terroriste...

En ouvrant l'une de ces mallettes, les agents de la Ville auront, en tout cas, été rassurées sur un point. "Oui, il y a tout ce qu'il faut. Des blouses, des gants, du gel hydroalcoolique...Mais aussi, quarante masques protégeant les voix respiratoires, vingt pour enfants, vingt pour adultes", détaille une "tata", qui, elle, travaille le visage à découvert. "Rien que dans cette petite école, il y a cinq mallettes conservées en l'état dans des pièces qui serviraient à nous confiner en cas de danger... Imaginez ce que ça représente en termes de quantité de masques à l'échelle de la ville...", s'interroge-t-elle à haute voix.

Commentaire: Ce qui est vrai à Marseille, ne le serait-il pas aussi dans d'autres villes ?


Attention

Sceptiques du Covid-19 : 10 AUTRES experts médicaux de premier plan s'opposent au discours officiel des gouvernements et des médias

experts covid
Voici dix voix d'experts, éclipsées ou ignorées par le discours dominant, qui offrent leur point de vue sur l'épidémie de coronavirus.

Le Dr. Sunetra Gupta fait partie d'une équipe de recherche basée à Oxford qui construit un modèle épidémiologique pour l'épidémie de coronavirus. Leur publication n'a pas encore fait l'objet d'un examen de leurs pairs, mais le résumé est disponible en ligne.

Le Dr Gupta est professeur d'épidémiologie théorique à l'Université d'Oxford et s'intéresse aux agents de maladies infectieuses responsables du paludisme, du VIH, de la grippe et de la méningite bactérienne. Elle a reçu le prix Sahitya Akademi, la médaille scientifique de la Zoological Society of London et le prix Rosalind Franklin de la Royal Society pour ses recherches scientifiques.

Ce qu'elle dit :
Il est important de noter que les résultats que nous présentons ici suggèrent que les épidémies en cours au Royaume-Uni et en Italie ont commencé au moins un mois avant le premier décès signalé et ont déjà conduit à l'accumulation de niveaux significatifs d'immunité de groupe dans les deux pays. Il existe une relation inverse entre la proportion actuellement immunisée et la fraction de la population vulnérable aux maladies graves.

- Les principes fondamentaux de la propagation de l'épidémie soulignent le besoin immédiat d'enquêtes sérologiques à grande échelle pour évaluer le stade de l'épidémie de SRAS-CoV-2, 24 mars 2020.
La recherche présente une vision très différente de l'épidémie par rapport à la modélisation de l'Imperial College de Londres [...]

« Je suis surprise qu'il y ait eu une telle acceptation sans réserve du modèle impérial », a déclaré le Dr Gupta. [...]

Les résultats d'Oxford signifieraient que le pays avait déjà acquis une immunité substantielle grâce à la propagation non reconnue du Covid-19 sur plus de deux mois.

Bien que certains experts aient jeté le doute sur la force et la durée de la réponse immunitaire humaine au virus, le Professeur Gupta a déclaré que les preuves émergentes lui permettaient d'être confiante dans le fait que l'humanité développerait une immunité collective contre le Covid19.

- « Le coronavirus pourrait avoir infecté la moitié de la population », Financial Times, 24 mars 2020

Commentaire: Covid-19 : 12 experts remettent en question la nécessité d'un confinement mondial


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Covid-19 : 12 experts remettent en question la nécessité d'un confinement mondial

medical experts
Ci-dessous, une liste de douze experts médicaux dont les opinions sur la crise du coronavirus contredisent le discours officiel des médias dominants et le déluge de mèmes inondant actuellement les réseaux sociaux.

* * *
Le Dr Sucharit Bhakdi est spécialiste en microbiologie, ex-professeur à la Johannes Gutenberg University de Mainz, directeur de l'Institute for Medical Microbiology and Hygiene, et l'un des chercheurs scientifiques les plus cités de l'histoire allemande.

Commentaire: Cet article est une véritable bénédiction, compte tenu de l'hystérie ambiante. Les extraits cités, ainsi que les liens fournis, donnent un excellent aperçu de ce qui se passe réellement avec cette panique virale. Malheureusement, personne n'écoute les experts ; les gens préfèrent écouter les politiciens - qui sont plus intéressés par leur image et leur réélection - et les médias mainstream prêts à tout pour obtenir des clics, y compris à effrayer la populace.

Voir aussi :


Corona

L'interview de Didier Raoult par Radio Classique : « Posez ces questions aux sociologues »

Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée Infection, et défenseur de l'utilisation de la chloroquine dans le traitement du coronavirus, était l'invité de la matinale de Renaud Blanc. Il a critiqué ses pourfendeurs, des « gens qui ne sont ni praticiens, ni scientifiques » et qui s'érigeraient « contrôleurs du travail des autres ». Contester ses méthodes relève pour lui d'un problème « de société », qui nous ferait manquer de « lucidité » face à « la montée en puissance de la recherche » asiatique et orientale.
Radio Classique
« Ce sont des histoires de spécialistes scientifiques, pas des histoires de plateaux télé ». Le professeur Didier Raoult, défenseur de l'utilisation de la chloroquine dans le traitement du coronavirus, était l'invité exceptionnel de Radio Classique ce matin. L'infectiologue s'est attaqué à ceux qui critiquent le mode opératoire de ses études cliniques. « Le fait que les gens croient que la méthode qu'ils rapportent est une méthode adaptée à cette situation témoigne du fait qu'ils ne connaissent absolument pas l'histoire de la médecine et des sciences », a-t-il jugé, s'appuyant sur ses connaissances historiques.

Corona

Une amie de Brigitte Macron confiée aux soins du professeur Raoult

Brigitte Macron
© AFP
Brigitte Macron
« Le professeur Raoult a directement téléphoné à Brigitte Macron pour lui donner des nouvelles d'une patiente, amie de la première dame »
Personnage incontournable bien que controversé de la crise sanitaire que traverse actuellement la France, le Professeur Didier Raoult, qui propose un traitement expérimental à base de chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, a su s'imposer au cœur du débat. Au point d'attirer l'attention du couple présidentiel et en particulier de Brigitte Macron, avec qui il est désormais en contact direct.

Ses prises de position font débat, sa personnalité dérange. Depuis le début de la crise épidémique en France, le Professeur Didier Raoult, un infectiologue reconnu mais largement controversé, a défendu bec et ongles l'usage de la chloroquine pour combattre le Covid-19. Si certains ont immédiatement été convaincu par le scientifique, à l'image du maire de Nice Christian Estrosi, d'autres se sont montrés beaucoup plus sceptiques. Interpellé par les déclarations très médiatisées de Didier Raoult, Emmanuel Macron a dû se résoudre à écouter celui que certains voient comme un véritable sauveur de l'humanité.

Commentaire: On arrive même à apprendre des choses dans Gala !

Lire aussi : La députée française Valérie Boyer a été soignée à l'IHU de Marseille par Raoult


Pills

Un chef de service des urgences avoue s'être traité à la chloroquine

chef de service

LCI le 31 mars 2020.

Gingerbread

Les généralistes s'inquiètent de la baisse de patients: « Il va y avoir une mortalité collatérale parce que les gens ne se soignent plus »

consultations
© maxppp
Charlotte d'Huart est médecin généraliste dans le Brabant wallon. Depuis quelques jours, elle assiste à un phénomène marquant et qui l'inquiète : très peu de patients la contactent. Pour rappel, les généralistes ne font à présent plus que des consultations par téléphone, selon l'ordre du collège de médecine générale. Les consultations en face-à-face sont réservées à des cas urgents non suspects de Covid-19.

Que remarquez-vous lors de ces appels ?

Nous avons très peu d'activité, en moyenne 30 appels par jour pour un cabinet de cinq médecins, et lorsque nous recevons des appels, nous assistons à des choses assez graves. Lors de ces quelques consultations, nous constatons que les gens arrivent tard, voire trop tard. Avec mon assistant, rien que cette semaine, nous avons découvert deux cancers, fortement avancés, bien plus avancés que ce qu'on aurait eu en temps normal. Un des patients était jaune depuis 15 jours et on pouvait lui suspecter une atteinte du pancréas. On risque d'assister à des choses que je n'ai vues que dans les pays en voie de développement comme des patients qui arrivent avec des maladies avancées, parce qu'ils pensent que ce dont ils souffrent peut attendre deux semaines (puisqu'on reporte la fin des mesures de deux semaines en deux semaines). Pour moi, il va y avoir une surmortalité qui ne sera pas seulement due au Covid-19 mais collatérale, parce que les gens ne se soignent plus. À la sortie du confinement, on va se trouver avec des cas graves.