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dim., 05 avr. 2020
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Health

« L'éthique du traitement contre l'éthique de la recherche », le Pr Didier Raoult critique les « dérives » de la méthodologie

Le Pr Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée-Infection à Marseille, est au coeur de la polémique autour de l'utilisation de de l'hydroxychloroquine dans l'infection Covid-19. Contacté plusieurs fois par « le Quotidien », l'infectiologue médiatique a répondu sous la forme d'une tribune. Pour le fer de lance de l'antipaludique, l'épidémie de coronavirus est l'occasion de remettre en place « une réflexion sur la morale du choix entre le soin et l'expérimentation ».
Pr Didier Raoult
© AFP
Les études comparatives randomisées (les patients sont tirés au hasard pour recevoir un traitement ou un autre) ont bénéficié depuis le début du XXIe siècle d'un engouement considérable, poussé à la fois par l'industrie pharmaceutique et par un nouveau groupe de chercheurs spécialistes d'analyses des data produites par les autres, que sont les méthodologistes. Cette approche est restée contestée, et les 2 articles, les plus cités dans ce domaine, concluent que les essais randomisés ne sont pas supérieurs aux essais observationnels.

Les méthodologistes ont réussi, dans à un certain nombre de cas, à imposer l'idée que leurs pensées représentaient la raison, mais en pratique, ce n'est jamais qu'une mode scientifique parmi d'autres.

Microscope 2

Efficacité de l'hydroxychloroquine chez les patients atteints de COVID-19 : résultats d'un essai clinique randomisé - Renmin Hospital, Wuhan

medRxiv

MedRxiv (prononcé med-archive) est une archive de prépublications consacrée à la recherche médicale.
Résumé

Objectifs : Des études ont indiqué que la chloroquine (CQ) présente un antagonisme contre la COVID-19 in vitro. Cependant, les preuves concernant ses effets sur les patients sont limitées. Cette étude vise à évaluer l'efficacité de l'hydroxychloroquine (HCQ) dans le traitement des patients atteints de COVID-19.

Principales méthodes : Du 4 février au 28 février 2020, 62 patients souffrant de COVID-19 ont été diagnostiqués et admis à l'hôpital Renmin de l'université de Wuhan. Tous les participants ont été randomisés dans un essai à groupes parallèles, 31 patients ont été assignés pour recevoir un traitement supplémentaire de 5 jours de HCQ (400 mg/j), le temps de récupération clinique (TTCR), les caractéristiques cliniques et les résultats radiologiques ont été évalués au départ et 5 jours après le traitement pour évaluer l'effet de la HCQ.

Principales conclusions : Pour les 62 patients COVID-19, 46,8% (29 sur 62) étaient des hommes et 53,2% (33 sur 62) des femmes, l'âge moyen étant de 44,7 (15,3) ans. Aucune différence dans la répartition par âge et par sexe entre le groupe témoin et le groupe HCQ. Mais pour le TTCR, le temps de récupération de la température corporelle et le temps de rémission de la toux ont été significativement réduits dans le groupe de traitement HCQ. En outre, une plus grande proportion de patients présentant une pneumonie évoluant favorablement dans le groupe de traitement HCQ (80,6 %, 25 sur 32) par rapport au groupe de contrôle (54,8 %, 17 sur 32). En particulier, les 4 patients ont tous progressé vers une maladie grave qui s'est produite dans le groupe de contrôle. Cependant, 2 patients ont eu des effets indésirables légers dans le groupe de traitement HCQ. Importance : Chez les patients atteints de COVID-19, l'utilisation de la HCQ pourrait raccourcir considérablement la TTCR et favoriser la résorption de la pneumonie.

Commentaire: Pour rappel voici le protocole proposé par l'IHU de Marseille :
hydroxychloroquine (200 mg x 3 par jour pour 10 jours) + Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par jour pour 5 jours de plus), dans le cadre des précautions d'usage de cette association (avec notamment un électrocardiogramme à J0 et J2), et hors AMM. Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre est également associé.


Beaker

le CHU d'Angers lance une étude sur la chloroquine pour « clore le débat »

Le CHU d'Angers a annoncé mardi le lancement d'une vaste étude portant sur 1 300 patients atteints du Covid-19, afin de « clore le débat » sur l'efficacité d'un dérivé de la chloroquine.

CHU Angers
L'étude angevine, baptisée Hycovid et menée avec 32 autres centres hospitaliers en France, « permettra de clore une fois pour toute le débat sur l'efficacité de l'hydroxychloroquine, (dérivé de la chloroquine, un médicament contre le paludisme, ndlr) dans le Covid », a assuré le Pr Vincent Dubée, investigateur principal du projet, au cours d'un point presse.

« Il s'agit d'une étude qui répond aux standards scientifiques et méthodologiques les plus élevés. Elle sera réalisée dans des conditions qui ne laisseront pas de place au doute dans l'analyse des résultats », a-t-il souligné.

Les « limites » des études du Pr Raoult

« On a une position de neutralité vis-à-vis de cette molécule. On a évidemment tous un grand espoir que cette molécule soit active dans le Covid. Néanmoins, nous sommes conscients des limites des résultats des études publiées par l'équipe du Pr Raoult », ajoute le Pr Vincent Dubée.

Le Pr Didier Raoult, à Marseille, a publié ces dernières semaines deux études sur un dérivé de la chloroquine, qui confirment selon lui « l'efficacité » de ce traitement contre le coronavirus, mais cette affirmation est contestée par de nombreux scientifiques qui critiquent notamment la méthodologie employée.

Commentaire: Pas d'antibiotique (azithromycine) associé comme le préconise le prof. Raoult ?


Eye 1

Coronavirus : Zoom, l'application populaire de vidéoconférence, sous le feu des critiques

zoom
© AFP/Olivier Douliery
L’application de visioconférence Zoom est dans le viseur de la justice américaine qui lui a trouvé plusieurs vulnérabilités (illustration).
Comme un double coup d'arrêt à une ascension fulgurante. Zoom, l'application de visioconférence populaire du moment, s'est attiré en un mois à peine autant de nouveaux utilisateurs que de questions autour de son fonctionnement. Son utilisation a explosé en quelques semaines avec la généralisation du télétravail causée par la pandémie de Covid-19.

En Europe, le nombre de téléchargements a par exemple quadruplé avec 6,5 millions d'utilisateurs fin mars, selon Sensor Tower, organisme qui mesure la popularité des applications. Pratique pour organiser des réunions virtuelles, Zoom est victime de son soudain succès car elle a aussi aimanté le pire d'Internet.

Des intrusions de néonazis

Sur les réseaux sociaux, via le hashtag #zoombombed, des utilisateurs américains ont témoigné avoir tout d'un coup vu des images pornographiques ou racistes et des symboles nazis envahir leur écran.

Des esprits mal intentionnés ont utilisé la fonction de partage d'écran et l'absence de protection par défaut des réunions pour diffuser des contenus illicites dans des visioconférences professionnelles ou lors de cours de lycéens prodigués en ligne.

Microscope 2

À quel point le coronavirus peut vous rendre malade ? La réponse est peut-être dans vos gènes

protéine ,coronavirus
© Juan Gaertner, Shutterstock
Sur cette illustration en 3D, la protéine S (en rouge) du coronavirus reconnaît le récepteur ACE2 (en bleu) de la cellule.
Le Covid-19 peut autant provoquer des symptômes légers qu'une détresse respiratoire potentiellement mortelle. Cette variabilité entre les signes cliniques est encore mystérieuse. Des scientifiques s'interrogent sur les facteurs génétiques favorisant ou défavorisant l'infection au coronavirus.

Des variations possibles dans le gène ACE2

Pour élucider ce mystère, les scientifiques souhaitent comparer l'ADN de ceux qui ont contracté une forme bénigne du Covid-19 avec ceux qui ont contracté une forme sévère et qui n'avaient aucun facteur de comorbidité. Ces analyses pourraient permettre d'identifier les personnes les plus fragiles face à l'épidémie.

Un gène intéresse particulièrement les chercheurs, celui qui code pour le récepteur cellulaire : ACE2. Le virus l'utilise comme porte d'entrée pour infecter sa cellule hôte. D'éventuelles mutations génétiques dans ce gène pourraient empêcher ou favoriser l'infection du coronavirus. Ce genre de phénomène est déjà connu, notamment dans le cas du VIH. Certaines personnes sont naturellement réfractaires à l'infection grâce à une mutation du gène codant pour CCR5, le récepteur présent à la surface des globules blancs qui sert de porte d'entrée au rétrovirus.

Commentaire: Et donc leur administrer un vaccin de force ?

Et est-ce qu'un lien pourrait être fait avec cette information (2017) : Poutine alerte que quelqu'un collecte des bio-échantillons russes à des fins obscures - L'US Air Force admet qu'elle collecte des données génétiques pour la « recherche » .


Microscope 1

Des virus ont-ils inventé l'ADN ?


Commentaire : A la lumière de ce que l'on sait sur les virus, le coronavirus ne serait-il pas en fait nécessaire à notre évolution ? Ne ferait-il pas partie des mécanismes utilisés par la nature pour transmettre de l'information ? Au final ne nous serait-il pas d'une grande aide en apportant des briques à notre ADN ? On a tendance à considérer que les virus sont uniquement des grands méchants. L'article qui suit montre que ce n'est pas si simple et qu'ils sont peut-être à l'origine de la vie. Si les virus ont « inventé » l'ADN, avoir une peur panique d'un virus finalement très faiblement létal sauf pour les gens affaiblis, est peut-être juste une folie.


Depuis leur découverte, les virus sont restés exclus de l'arbre de l'évolution. Aujourd'hui, de nombreux biologistes discutent ce fait, et donnent aux virus un rôle primordial dans les changements subis par nos cellules ancestrales.

flu virus
Les virus posent un problème de fond aux biologistes : comment les situer dans l'ensemble du monde vivant ? Sont-ils seulement en vie ? D'après la théorie cellulaire élaborée au XIXe siècle, tout être vivant est constitué de cellules, ce qui n'est pas le cas des virus. Au milieu du XXe siècle, l'observation des cellules au microscope électronique a conduit à diviser le monde du vivant entre les cellules eucaryotes, qui possèdent un noyau entouré d'une membrane, et les cellules procaryotes, qui en sont dépourvues.

Les virus ont été arbitrairement rattachés à l'une de ces deux catégories en fonction de leurs hôtes. Les virus « procaryotes » étaient clairement opposés aux virus « eucaryotes ». On supposait alors que les virus avaient dû se former à partir de fragments d'acides nucléiques issus d'organismes cellulaires procaryotes ou eucaryotes, devenus par la suite autonomes et infectieux.

Modèles expérimentaux simples pour les pionniers de la biologie moléculaire, objets d'étude privilégiés pour la microbiologie médicale, les virus n'intéressaient généralement pas les évolutionnistes. Cette situation est en train d'évoluer. En effet, nous connaissons de mieux en mieux les virus grâce au séquençage de leurs génomes, et à l'analyse structurale de leurs protéines. Ces travaux ont montré que les virus forment un monde à part, qui coévolue depuis les temps les plus anciens avec le monde cellulaire.

Microscope 2

Des chercheurs affirment avoir établi un lien entre un groupe sanguin et le risque d'infection au coronavirus

Des scientifiques chinois ont mené une étude pour déterminer le risque d'infection au coronavirus en fonction du groupe sanguin. Selon les résultats, les personnes du groupe A ont un risque plus élevé par opposition à celles du groupe O.
Analyse de sang
© Inconnu

Les personnes de groupe sanguin A sont plus susceptibles d'être infectées
par le nouveau coronavirus, alors que le groupe sanguin O présente un risque d'infection significativement plus faible, indiquent les résultats de l'étude publiée le 11 mars par un groupe de scientifiques chinois sur le site Medrxiv.org.


Commentaire : Rappelons que le groupe O est le groupe « d'origine ». A priori les autres groupes sont issus de ce groupe car plus récents. Le groupe O est le plus répandu.


Les scientifiques ont mené une étude ciblée pour déterminer s'il existe une relation entre le groupe sanguin des patients et leur sensibilité au Covid-19. Ils ont prélevé des échantillons sur 2 173 patients de trois hôpitaux de Wuhan et Shenzhen qui avaient été testés positifs au virus, dont 206 appartenaient à des personnes décédées des suites de la maladie.

Health

Le prof. Raoult confirme que son traitement contre le coronavirus fonctionne et qu'il reçoit des menaces

professeur Raoult

Le professeur Didier Raoult.
L'IHU Méditerranée a publié deux nouvelles vidéos du professeur Didier Raoult. La première donne les premiers résultats du traitement qu'il a mis au point à partir des observations faites par le docteur Dr Zhong. Traitement associant hydroxychloroquine et Azithromycine, qu'il a pu expérimenter sur des groupes témoins. Dans la deuxième il explique pourquoi le confinement est absurde de nos jours ou nous avons des moyens modernes et présents dans tous les laboratoires pour faire de la détection très rapidement et savoir qui est malade et qui ne l'est pas.
  • Il a constaté que le virus est porté pendant 20 jours s'il n'y a pas de traitement et donc qu'une quarantaine de 14 jours ne fait pas sens
  • Que le traitement réduit le portage à 6 jours et que les patients sont guéris
  • Que sur le paquebot ou les gens ont été laissés confinés et qui a donc servi de laboratoire, la mortalité a été faible alors que les personnes étaient âgées
  • Que les enfants en bas âge ne sont pas porteurs
  • Qu'aujourd'hui ce sont les Chinois qui font la science et que ça ne plait pas à tout le monde
  • Que ses annonces ont été qualifiées de Fake News par le Ministère de la Santé et le journal Le Monde qui se sont rétracté depuis. Deux semaines après, le ministère lui demandait de rentrer dans le conseil scientifique dédié au coronavirus.
  • Qu'il fait tous les deux jours l'objet de menaces et qu'il a porté plainte

Microscope 2

Didier Raoult sur le coronavirus : "Il ne faut pas jouer avec la peur"

Coronavirus
© Gettyimages.ru
Sommité mondiale dans le domaine des maladies infectieuses et membre du conseil scientifique dédié au coronavirus, Didier Raoult redoute l'emballement face à un coronavirus qu'il invite depuis des semaines à soigner.
Directeur de l'Institut Méditerranée Infection à Marseille, le professeur Didier Raoult est l'un des infectiologues français les plus reconnus au monde. Il a notamment rejoint le comité pluridisciplinaire de 11 experts formé en mars par l'exécutif, rassemblé afin "d'éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au coronavirus".

Mais dans cette crise, il estime être peu entendu par les autorités sanitaires françaises alors qu'il mène un essai clinique sur un vieux médicament antipaludique utilisé en Chine contre le Covid-19. Face à la réalité de l'épidémie, il préconise de ne pas s'affoler et de détecter les malades sans attendre que leur cas s'aggrave pour mieux les traiter.

Marianne : Que vous inspire l'évolution de l'épidémie de coronavirus ?

Didier Raoult : Je ne me laisse pas embarquer dans la terreur. Je ne sais pas deviner l'avenir et n'ai pas l'habitude de croire les plus excités qui se sont toujours trompés dans leurs modélisations. J'analyse au jour le jour, et l'évolution, aujourd'hui, c'est quelques 6.000 morts dans le monde, dont environ 3.500 en Chine où l'épidémie se termine, et 127 en France. Je m'étonne qu'on parle de cause très significative de mortalité, et même de crise sanitaire du siècle, alors qu'en 2017 la grippe et les autres infections respiratoires ont tué entre 14.000 et 20.000 personnes en France. Peut-être que les statistiques seront très différentes à la fin de l'épidémie, mais aujourd'hui je ne vois pas de problème majeur en termes de mortalité.

Gingerbread

Coronavirus : que se passe-t-il dans votre corps si vous en êtes atteint ?

scanner, poumons, lungs
© PHOTOGRAPHIE DE STR/AFP VIA GETTY IMAGES
Cette photo prise le 3 février 2020 est celle d’un médecin observant un scanner des poumons pendant sa tournée dans une zone de quarantaine de la ville de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus, dans la province du Hubei. En date du 28 février, le nombre de personnes infectées a dépassé les 82 000 dans le monde.
Nous avons encore beaucoup à apprendre du coronavirus qui déchire aujourd'hui la Chine et s'est peu à peu diffusée dans le reste du monde mais une chose est sûre : cette maladie est une véritable tempête pour l'ensemble du corps humain.

Telle a été la nature des précédents coronavirus zoonotiques, ces virus qui passent de l'animal à l'Homme comme le SRAS et le MERS. Contrairement à leurs cousins à l'origine du rhume, ces coronavirus émergents sont capables de déclencher de véritables incendies viraux à travers les organes de l'individu qu'ils infectent et le dernier en date, baptisé COVID-19 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ne fait pas exception à la règle à son stade le plus sévère.

Cela permet en partie de comprendre pourquoi l'épidémie de COVID-19 a tué plus de 3 200 personnes, dépassant en quelques semaines le bilan des victimes du SRAS. Bien que le taux de mortalité du COVID-19 soit nettement inférieur à celui du SRAS, le coronavirus de ce début d'année s'est propagé bien plus rapidement.

En date du 2 mars 2020, le nombre de cas confirmés approchait les 90 000 à travers le monde, soit plus du double du bilan de la mi-février. Ce bond reflète davantage le changement de méthode de diagnostic opéré par les autorités chinoises qu'une évolution soudaine et brutale de l'épidémie. Au lieu d'attendre que les patients soient testés positifs au virus, le diagnostic est désormais prononcé pour toute personne dont le scanner thoracique révèle une pneumonie caractéristique du COVID-19. Grâce à cette méthode, les autorités espèrent être en mesure d'isoler et de traiter les patients plus rapidement.

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