Bienvenue à Sott.net
sam., 15 juin 2019
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte


Frog

Créationnisme, darwinisme... Pourquoi pas ni l'un ni l'autre ?

De ces deux théories, laquelle est vraie : le créationnisme, ou le darwinisme ? D'ailleurs, pourquoi faudrait-il choisir entre les deux ? Apparemment, nombreux sont ceux qui omettent la possibilité que ces deux théories soient fausses. Contrairement à ce que certains pourraient prétendre, tant le créationnisme que le darwinisme relèvent plus de l'idéologie que de la science, alors il n'est guère surprenant que ces deux théories - ou du moins, la façon dont on nous les présente - ne soient pas vraiment étayées par cette dernière.
darwinism intelligent design
La plupart des tenants du créationnisme croient en cette théorie parce qu'ils ont été élevés dans le christianisme, et qu'ils croient en la Bible - un peu trop littéralement, d'ailleurs. Quant aux tenants du darwinisme, leur croyance semble reposer sur trois raisons : c'est ce qu'on leur a enseigné à l'école, ils n'ont qu'une vague idée des principes scientifiques qui le sous-tendent - ou, pour le coup, l'absence de tels principes, comme nous allons le voir -, et/ou ils sont convaincus que le créationnisme est une théorie inepte, et croient par conséquent que l'unique alternative qui s'offre à eux est le darwinisme. Or, ces trois justifications posent toutes sérieusement problème.

Premièrement, la façon dont est enseigné le darwinisme à l'école est extrêmement trompeuse et mériterait à elle seule un article, mais je me contenterai de présenter dans les grandes lignes tout ce qui pose problème dans le darwinisme, et dans la façon dont on nous le présente.

Deuxièmement, la plupart des gens n'ont qu'une connaissance très vague des vérités et faits scientifiques ayant trait à l'évolution, ce qui les empêche de distinguer les innombrables problèmes inhérents au darwinisme. L'idée selon laquelle les organismes auraient évolué par étapes est facile à avaler, quand on ne sait pas vraiment en quoi consistent ces supposées étapes ni comment les mécanismes de l'évolution sont censés opérer. Lorsqu'on ne sait pas vraiment à quoi ressemble une cellule, ce qu'elle contient, lorsqu'on ignore tout de sa complexité, de la façon dont elle opère et du rôle de l'ADN, tout ce qui reste, ce sont des arguments qui affirment que le darwinisme est parfaitement fondé et que la science est là pour le prouver - et que seuls les ignorants le mettent en doute. On entend rarement dire à quel point cette science est en réalité fragile, à quel point les preuves sont nébuleuses, et que nombre de scientifiques contestent cette version établie. Les idées anti-darwiniennes sont souvent littéralement bannies des salles de classe, généralement sur le principe fallacieux qu'elles ne sont pas scientifiques. Or le véritable raisonnement scientifique fait cruellement défaut au darwinisme lui-même.

Troisièmement, le darwinisme et le créationnisme ne sont pas les seuls choix qui s'offrent à nous. Il ne s'agit pas d'une élection où vous devez choisir entre deux candidats. Lorsqu'on doit choisir entre deux candidats présidentiels et qu'on se laisse convaincre qu'il n'y a pas d'autre alternative, on a déjà perdu. Présumer que quiconque n'est pas darwiniste est automatiquement créationniste et vice versa est complètement fallacieux.

Il y a le créationnisme, il y a le darwinisme, et il y a la vérité. C'est sur cette option trop souvent ignorée que je veux me concentrer dans cet article. Et pour découvrir la vérité, il nous faut identifier les mensonges. Je ne parlerai pas du créationnisme, car il repose sur un livre de fiction, et tente de faire coller les faits au récit biblique. En outre, peu importe les preuves apportées, les créationnistes resteront enferrés dans leurs convictions. Mon but est de montrer à ceux qui croient passivement que le darwinisme est la vérité mais qui n'ont jamais mené aucune recherche approfondie pour le confirmer ou l'infirmer, que cette théorie comporte d'énormes failles et que les identifier n'implique pas qu'on doive se tourner vers le créationnisme.

Le fondement de ma réfutation du darwinisme est la science, en particulier les découvertes scientifiques de ces dernières décennies. Le darwinisme est resté bloqué à la première moitié du XXe siècle. Nul besoin d'invoquer Dieu pour démontrer que l'évolution darwinienne ne fonctionne pas telle qu'elle est décrite : la science s'en chargera. Croire en la capacité du darwinisme à expliquer l'évolution n'a rien à voir avec la quantité de vos connaissances, mais avec votre capacité à ignorer certains faits.

Notons également qu'en général, nous parlons-là de choses qui sont rarement étayées par des preuves irréfutables, et les éléments probants dont nous disposons sont sujets à interprétation. Deux faits identiques seront interprétés différemment selon les personnes, et ces interprétations seront largement influencées par leur vision du monde et leurs croyances personnelles. Certaines choses sont incontestables, mais d'autres sont beaucoup plus nébuleuses. Par définition, toute théorie de l'évolution renvoie à des événements et des processus très anciens ; pour certains, nous ne disposons que d'éléments de preuve éparpillés qui n'incluent pas tout le contexte requis pour les comprendre pleinement. Dans de nombreux cas, nous devons nous contenter d'admettre que nous ne savons pas, et que nos croyances divergentes reposent sur des théories et des spéculations.

Je diviserai cet article en trois grandes parties : en quoi consiste exactement le processus évolutif darwinien et quels sont ses mécanismes ; pourquoi il ne fonctionne pas, et ne peut pas fonctionner ; et enfin, ce que cela implique pour nous.

Camcorder

Bientôt, on pourra vous faire dire ce qu'on veut à partir d'une simple photo

deep-learning
Une technologie permettant d'animer un visage à partir d'une simple photo, par rapport à un modèle a été développée.

Beaker

Faut-il être hérétique pour innover en science ?

Jean-Marie Souriau, Jean-Pierre Petit

Jean-Marie Souriau, Jean-Pierre Petit
Festival Science Frontières 2000.

De quoi sont faites les innovations ? Faut-il s'affranchir de toute croyance ou au contraire avoir la foi ? Débat avec Jean-Marie Souriau, Jean-Pierre Petit, Marie-Angèle Hermitte, Michel Schiff, Jacques Benveniste.

Network

Le phishing ciblant Facebook et Instagram explose

Phishers' Favorites, T1 2019
© VadeSecure
Après trois trimestres de déclin, l'hameçonnage sur Facebook est à la hausse
Les pirates s'attaquent aux réseaux sociaux. Ils ont connu la croissance trimestrielle la plus importante de tous les secteurs, selon le baromètre « Phishers' Favorites », mené par Vade Secure, qui class les 25 marques les plus ciblées par le phishing.

Au 1er trimestre 2019, tout change. Les URL de phishing visant les réseaux sociaux ont augmenté de 74,7 % , inversant la tendance à la baisse des trois trimestres précédents. La multiplication des attaques vise principalement Facebook et Instagram.

Le géant des médias sociaux à la 4e place

Le phishing ciblant Facebook a ainsi augmenté de 155,5 %, propulsant le géant des médias sociaux à la 4e place de ce baromètre, alors qu'il n'était qu'en 7e position au 4e trimestre 2018. Explication ? Selon Vade Secure : « Nous pouvons supposer qu'il est lié à la montée en puissance de la possibilité offerte par le réseau social de se connecter à des sites tiers avec les mêmes identifiants. Ainsi, les hackers parvenant à s'emparer de tels identifiants peuvent savoir quelles sont les autres applications de l'utilisateur qui bénéficient de ce type de connexion et compromettre également ces comptes. » Pour le spécialiste, il est également possible que cette croissance soit liée aux questions et inquiétudes entourant le réseau pour pousser les clients à cliquer sur des liens de phishing.

Laptop

Une faille dans les puces Qualcomm impacte des millions d'appareils Android

Android mascots
© Thomson Reuters
En mars dernier, le chercheur en sécurité Keegan Ryan a découvert qu'une faille qui permet de récupérer les données traitées dans la zone sécurisée QSEE des processeurs Qualcomm. Il a publié sa découverte dans ce document très technique de plus de 30 pages.

Le QSEE est un environnement d'exécution de confiance, isolée matériellement sur les puces Qualcomm. Normalement le système d'exploitation Android ou une application peut placer des données dans cette zone, pour un traitement totalement sécurisé. Seule l'application ou le système d'exploitation peut accéder ensuite à ces données. Android ne peut normalement accéder qu'aux données qu'il a lui-même placées dans le QSEE.

Le QSEE est l'endroit privilégié pour placer des clés de cryptage privées, des mots de passe, ou toutes autres données sensibles. Comme le souligne Keegan Ryan, la QSEE a été conçue pour protéger des données même dans les situations dans lesquelles les attaquants ont un contrôle total sur le périphérique.

Chalkboard

Colloque en l'honneur de Jean-Marie Souriau

Jean-Marie Souriau

Présentation du colloque en l'honneur de Jean-Marie Souriau .
Présentation du colloque en l'honneur de Jean-Marie Souriau - Paris, du 27 au 31 mai 2019 - Inscription gratuite sur http://souriau2019.fr

Patrick Iglessias Zemmour, à l'origine de ce colloque, a également rendu possible cette interview filmée de Jean-Marie Souriau en décembre 2010. https://youtu.be/uz69vWHXzWY

Vous trouverez "Grammaire de la nature" en téléchargement gratuit ici http://www.jmsouriau.com/Publications...

Star

L'Agence spatiale russe transforme les signaux d'étoiles à neutrons en « musique »

Le radiotélescope spatial russe Spektr R a réussi à enregistrer des signaux radio émis par des étoiles à neutrons et ces données ont été transformées en ondes acoustiques.
etoiles
© Inconnu
L'Agence spatiale russe Roscosmos a publié une vidéo avec « la musique » de pulsars, ces étoiles à neutrons qui tournent très rapidement sur elles-mêmes.

Solar Flares

Les experts prédisent un long, profond, minimum solaire

Si vous aimez le minimum solaire, bonne nouvelle : il pourrait durer des années. C'est l'une des prévisions publiées la semaine dernière par un groupe d'experts internationaux réunis à l'atelier annuel de la NOAA sur la météorologie spatiale pour prévoir le prochain cycle solaire. Si le tableau est correct, le nombre de taches solaires déjà faible atteindra un nadir entre juillet 2019 et septembre 2020, suivi d'une lente reprise vers un nouveau maximum solaire en 2023-2026.
the sun

Le GIEC est convaincu que cela n'a aucun effet sur le changement climatique.
"Nous nous attendons à ce que le cycle solaire 25 soit très semblable au cycle 24 : un nouveau maximum assez faible, précédé d'un minimum long et profond", déclare Lisa Upton, coprésidente du panel et physicienne solaire de Space Systems Research Corp.

Le cycle solaire est comme un pendule, oscillant entre des périodes de forte et de faible quantité de taches solaires tous les 11 ans environ. Les chercheurs suivent ce cycle depuis sa découverte au XIXe siècle. Tous les cycles ne se ressemblent pas. Certaines sont intenses, avec beaucoup de taches solaires et d'éruptions solaires explosives ; l'ère spatiale a commencé avec un grand maximum solaire qui était en plein essor. D'autres sont faibles, comme le plus récent, le cycle solaire 24, qui a culminé en 2012-2014 avec relativement peu d'activité.

solar cycle 25
© spaceweatherarchive.com
Prévisions préliminaires pour le cycle solaire 25.
Les chercheurs apprennent encore à prédire le flux et le reflux de l'activité solaire. Les techniques de prévision vont des modèles physiques de la dynamo-magnétique interne du soleil aux méthodes statistiques semblables à celles utilisées par les analystes boursiers.

Commentaire: L'immense majorité de l'énergie qui arrive sur la Terre provient du soleil. Le bilan radiatif global de la Terre est tel que la densité thermique de la surface terrestre est en moyenne à 99,97 % ou 99,98 % d'origine solaire. Aujourd'hui, le GIEC, organisme politique de l'ONU, financé pour démontrer le rôle climatique de l'homme, nie ou minimise l'importance des prédictions sur le minimum solaire. Lire : Une chercheuse russe, le professeur Valentina Zharkova, prédit un mini-âge de glace entre 2030 et 2040. Celle-ci utilise un autre champ magnétique, présent à la surface du soleil, pour compléter la vision des physiciens de la NOAA.

Vous pouvez aussi consulter : Pourquoi la théorie du réchauffement climatique fait rire le Pr Istvan Marko


Stop

Vraiment ? Solar Foods veut nourrir les êtres humains avec de la poudre de bactéries

L'étude fait partie du projet de recherche conjoint Neo-Carbon Energy mené par des scientifiques de l'Université de technologie de Lappeenranta et du Centre de recherche technique VTT de Finlande. Le système de création d'aliments utilise un bioréacteur contenant de l'eau, des microbes et des nutriments tels que l'azote, le soufre et le phosphore.
Solar
Solar Foods affirme que sa poudre riche en protéines est « complètement » déconnectée de l'agriculture. Les experts haussent les sourcils.

Commentaire: Quel futur gris, sans saveur ni couleur que ces scientifiques de l'alimentation, « sauveurs » de la planète qu'ils se disent, sont en train de nous préparer...

Rappelez-vous du film futuriste Soleil vert (Soylent Green) :




Better Earth

Les « non-dits » de l'expérimentation « Cloud » du CERN

Le rayonnement cosmique contribue à la formation des nuages

Une étude expérimentale menée par H. Svensmark et al (Université Technique du Danemark) publiée le 19 décembre 2017 dans la revue Nature Communication montre que le rayonnement cosmique[1] contribue fortement à la formation des nuages influençant le climat de notre planète [2]. Une traduction en français de cette publication est disponible sur Skyfall.

HS O4
Selon les auteurs, les rayons cosmiques produisent une chaîne de réactions qui fait grandir de minuscules agglomérats d'acide sulfurique et de molécules d'eau présents naturellement dans l'atmosphère (les aérosols) jusqu'à leur permettre d'atteindre la taille nécessaire à la formation de nuages : ce processus peut aller jusqu'à augmenter la couverture nuageuse de 50%.

Sans surprises cette publication n'a pas été relayée par la presse française, à l'exception de Sciences et Vie qui titrait le 27 décembre : « Des chercheurs viennent d'exhumer un processus inconnu jusqu'ici de formation de nuages à partir du rayonnement cosmique. Il devrait être intégré aux modèles climatiques. »