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lun., 26 fév. 2018
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Science et Technologie
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De nouveaux logiciels cheval de Troie pourraient contrôler les réseaux neuronaux

Trojan
© Pixabay
Chaque nouvelle percée technologique s'accompagne apparemment d'une nouvelle façon pour les pirates informatiques de tous nous tuer : les voitures autonomes, les armes spatiales et même les systèmes de sécurité nucléaire sont vulnérables face à quelqu'un qui a les bonnes connaissances et un peu de code. Désormais, l'intelligence artificielle d'apprentissage en profondeur semble être la prochaine grande menace, et non pas parce qu'elle gagnera en conscience à nous tuer avec des robots (comme a prévenu Elon Musk) : un groupe d'informaticiens américains et chinois a récemment publié un article proposant le tout premier cheval de Troie pour un réseau neuronal.

Les réseaux neuronaux sont le principal outil utilisé dans l'IA pour accomplir un "apprentissage profond", ce qui a permis aux IA de maîtriser des tâches complexes comme jouer aux échecs et au Go. Les réseaux neuronaux fonctionnent comme un cerveau humain, d'où leur nom. L'information passe par des couches de connexions neuronales, qui analysent ensuite l'information et recrachent une réponse.

Satellite

Une « guerre de l'espace » est-elle en train de se mettre en place ?

laser Earth space
© Wikimedia Commons / Fulvio314 / NASA
De nombreux experts ont averti que les guerres dans l'espace ne seront bientôt plus de simples fictions hollywoodiennes. Et le scénario semble de plus en plus probable, selon la dernière analyse de la communauté du renseignement américain.

Chaque année, la Worldwide Threat Assessment of the US Intelligence Community publie une évaluation des menaces potentielles pour la sécurité nationale des États-Unis, et formule des recommandations en conséquence. Au cours de ces dernières années, ces menaces ont inclus le développement et la prolifération d'armes, les guerres régionales, les tendances économiques, le terrorisme, ou encore le cyberterrorisme. Publiée le 8 février dernier, l'évaluation de cette année pointe du doigt un nouveau type de menace : les armes déployées dans l'espace. Selon leur évaluation, l'expansion de l'industrie spatiale mondiale, la coopération croissante entre le secteur privé et le secteur public et la croissance de divers États dans l'espace pourraient constituer une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

Naturellement, les deux principaux acteurs désignés sont la Chine et la Russie. Le rapport vise ici les potentielles applications militaires : « Les nouvelles technologies et de nouvelles applications de technologies existantes permettront à nos adversaires de développer plus facilement des systèmes d'armes qui peuvent frapper plus loin, plus vite, défiant les États-Unis dans tous les domaines », peut-on lire. Comme indiqué, ces pays seront en tête du peloton dans les années à venir concernant l'expansion des systèmes de reconnaissance, de communication et de navigation basés dans l'espace.

Seismograph

Les microphones infrasons pourraient prédire les éruptions volcaniques avant qu'elles ne se produisent

Villarrica volcano.

Villarrica volcano, Chile
Le matériel d'enregistrement sonore s'améliore constamment. Des chercheurs de la Boise State University, de l'Université de Stanford et de l'Université de Concepcion au Chili viennent de trouver une nouvelle application très spécifique pour les microphones basse fréquence, celle-ci pourrait aider à prédire l'éruption de certains volcans dans le monde.

Leur technologie consiste à surveiller les basses fréquences inaudibles, appelées infrasons, qui sont produites par un type de volcan actif comme celui du sud du Chili.

"De nombreux volcans produisent des infrasons énergétiques - et non des ultrasons - qui sont des sons à basse fréquence qui parcourent de longues distances dans l'atmosphère et peuvent être enregistrés avec des microphones spécialisés", a déclaré Jeffrey Johnson, professeur agrégé de géophysique à Boise State, à Digital Trends. "Bien que les humains ne perçoivent pas les infrasons, ils peuvent être incroyablement énergiques."

UFO

Geipan : la brigade d'enquêtes de l'univers

Depuis 1977, le Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan) du Cnes (Centre national d'études spatiales), basé à Toulouse, enquête sur les témoignages de phénomènes étranges dans le ciel qui lui sont envoyés de toute la France.
geipan
© Inconnu
Carte des cas inexpliqués, histoires les plus mystérieuses, témoignages d'enlèvements, hauts-lieux de l'ufologie et canulars... À l'approche des 40 ans du Geipan et à l'occasion de la publication de ses données 2016, La Dépêche du Midi vous propose un tour d'horizon des ovnis en Occitanie.

Fire

Une nouvelle forme de lumière créée en laboratoire

New Form of Light
© YouTube
L'informatique quantique s'appuie sur des mécanismes bizarres comme les atomes hyper-refroidis et la superposition quantique pour faire des calculs apparemment impossibles, mais maintenant les scientifiques ont fait une percée encore plus étrange : ils ont créé une nouvelle forme de lumière, qui pourrait s'avérer essentielle pour la révolution de l'informatique quantique. Cette découverte est le fruit d'une recherche menée conjointement par le MIT et Harvard, les auteurs de l'étude, Vladan Vuletic et Mikhail Lukin, ayant dévoilé leurs résultats aujourd'hui dans Science.

La grande leçon à tirer de leurs recherches est que les photons, qui n'interagissent normalement pas entre eux, peuvent être forcés de se regrouper en paires ou en triplets lorsqu'ils passent à travers un nuage hyper-refroidi d'atomes de rubidium, où les photons rebondissent d'un atome à l'autre comme des petites boules. Ces photons forment temporairement un "polaritron", un hybride entre un photon et un atome lorsqu'ils passent au travers des atomes de rubidium.

Lorsque deux photons s'unissent avec le même atome, ils peuvent être attachés ensemble et se détacher de l'atome avec leur liaison encore intacte, formant de minuscules groupes de photons qui "se souviennent" du processus qui les a formés : selon le co-auteur Sergio Cantu, « Quand les photons traversent le médium, tout ce qui se passe dans le milieu, ils "se souviennent" quand ils en sortent. »

Cela signifie que les scientifiques peuvent créer "de nouveaux états quantiques de lumière et d'enchevêtrement quantique à la demande". Ce phénomène physique le moins prisé par Einstein (il l'avait qualifié « d'action à distance effrayante »), l'enchevêtrement quantique, se produit lorsque deux particules sont liées, de sorte que lorsque l'une change, l'autre le fait aussi.

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« Il sait quand je suis sorti de la voiture »: comment Google vous espionne

L'expérience réalisée par des journalistes de la chaîne américaine Fox News a montré que les smartphones utilisant Google renseignent cette entreprise sur certains déplacements et activités de leurs utilisateurs, et ce même quand les appareils ne sont pas connectés à internet.
google
© Inconnu
Il nous surveille, partout
Google est capable d'espionner les utilisateurs de smartphones, même quand ces appareils sont en mode avion ou leur accès au Wi-Fi est désactivé, annonce la chaîne de télévision américaine Fox News.

Robot

L'humanité est condamnée : les robots peuvent ouvrir des portes

Le dernier droïde SpotMini "doggie droid", programmé à l'origine pour aider à nettoyer la vaisselle, pourrait être un adversaire redoutable si jamais les robots s'élevaient contre l'humanité. La machine extrêmement habile maîtrise l'art d'ouvrir les portes.
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© Issei Kato / Reuters
Le doggie droid
Autre création sonore de l'équipe de Boston Dynamics, le SpotMini a déjà existé auparavant, avec une version du robot agile filmé marauder autour d'un bureau et même empiler un lave-vaisselle.

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Bug

Il y a 100 millions d'années ... une araignée

PARIS | Des chercheurs annoncent lundi la découverte d'un curieux spécimen d'araignée, vieille de 100 millions d'années et possédant une queue couverte de poils. À l'origine de l'identification de cette nouvelle espèce, quatre fossiles d'araignées primitives, piégées dans de l'ambre (résultant des sécrétions de végétaux fossilisés), il y a 100 millions d'années en Birmanie.

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© AFP
Une araignée vieille de 100 millions d'années
Très bien conservés, les spécimens font l'objet de deux publications différentes dans la revue Nature Ecology & Evolution.En plus de ses habituelles et quelque peu effrayantes pattes et filières (les appendices qu'elles utilisent pour fabriquer la soie et tisser leur toile), cette très vieille araignée aurait possédé une queue couverte de poils courts, ressemblant un peu à celle des scorpions.

Telescope

Le futur plus grand télescope spatial au monde arrive en Californie

James Webb telescope

Les pièces du télescope spatial James Webb ont été chargées sur cet avion C-5 Galaxy militaire américain à la base commune de réserve d'Ellington Field, près du Johnson Space Center de Houston. Image via la NASA .
Les deux composants du télescope James Webb étaient en cours de test à Houston. Ils sont maintenant réunis au Centre Northrop Grumman en Californie, et sur le point d'être assemblés.

Après plusieurs reports, la partie optique du futur premier « super télescope » - OTIS (optical telescope and integrated science instrument module) - est enfin arrivée au Centre Northrop Grumman, où il sera complètement assemblé avant son lancement. Délicat et fragile, l'instrument a été transporté à l'intérieur d'un conteneur spécialement conçu, débarqué par un avion militaire depuis le Centre spatial Johnson à Houston, où il aura subi de nombreux tests cryogéniques.

Les deux moitiés du télescope spatial James Webb - successeur du télescope spatial Hubble - sont donc désormais réunies. La seconde moitié contenant la base satellitaire et les moteurs était quant à elle déjà sur place. Il ne reste plus qu'à les assembler. Le télescope devrait normalement être mis en orbite au printemps 2019.

Better Earth

L'écrevisse marbrée, une nouvelle espèce terriblement invasive, se reproduit sans mâle

Sans doute apparue il y a une trentaine d'années dans un aquarium en Allemagne, cette nouvelle espèce d'écrevisse se répand en Europe, mais aussi à Madagascar et au Japon. Étonnamment, tous les individus sont des femelles et proviennent de la même écrevisse, qui a par hasard hérité de caractères génétiques très particuliers. Se reproduisant sans mâles, ces crustacés forment désormais un immense peuple de clones à travers le monde. Leur cas, unique, pourrait même inspirer des traitements contre le cancer. Curieux, vraiment.

écrevisses
© Roman Pyshchyk, Fotolia
Ne relâchez pas vos écrevisses d’aquarium dans la nature !
L'écrevisse marbrée Procambarus virginalis a commencé à intéresser les amateurs d'aquariophilie dans les années 1990. Dans son aquarium, elle pond chaque année des centaines d'œufs sans s'accoupler, donnant naissance à une descendance femelle qui fait de même. Seule la parthénogenèse, une forme de reproduction qui ne nécessite pas de mâles, peut expliquer ce phénomène.

Pour en savoir plus, des chercheurs du centre de recherche sur le cancer d'Heidelberg en Allemagne ont voulu séquencer l'animal, une tâche qui s'est révélée assez ardue. Aucun génome d'écrevisse n'avait encore été séquencé. Curieusement, chez les crustacés qui sont pourtant des animaux d'intérêt économique, les deux seuls génomes séquencés sont ceux de la daphnie (Daphnia pulex) et de l'amphipode Parhyale hawaiensis, ressemblant à un gammare.