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mar., 18 déc. 2018
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Histoire Secrète
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Les Gilets jaunes et les « leçons de l'histoire »

Dans une tribune publiée par le journal Le Monde (20/11/2018), le sociologue Pierre Merle écrit que « le mouvement des « gilets jaunes » rappelle les jacqueries de l'Ancien Régime et des périodes révolutionnaires ». Et il s'interroge: « Les leçons de l'histoire peuvent-elles encore être comprises ? »
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© Inconnu
Je suis convaincu, moi aussi, qu'une mise en perspective historique de ce mouvement social peut nous aider à le comprendre. C'est la raison pour laquelle le terme de « jacquerie » (utilisé par d'autres commentateurs et notamment par Eric Zemmour, l'historien du Figaro récemment adoubé par France Culture dans l'émission d'Alain Finkielkraut qui illustre parfaitement le titre de son livre sur « la défaite de la pensée ») ne me paraît pas pertinent.

Horse

1918 - La Charge de cavalerie qui précipita l'armistice

1918
A la fin de la Première Guerre mondiale, au sein de l'armée d'orient, les cavaliers des troupes d'Afrique de l'armée française en ont marre d'entendre qu'ils sont un front secondaire et qu'en plus, la cavalerie, c'est fini à l'heure des tanks et des mitrailleuses. 3 000 Spahis et Chasseurs d'Afrique vont ainsi se lancer dans une charge tellement incroyable qu'ils vont précipiter la fin de la guerre.


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Flashlight

Disparitions mystérieuses au Vatican et ... le mystère continue

Lundi 29 octobre 2018, des ouvriers travaillant à la réfection du sous-sol de la nonciature apostolique du Vatican de la via Po, à Rome, découvrent un squelette et des ossements humains dans l'ancienne villa du gardien, restes humains pouvant appartenir à deux personnes de sexe féminin. Pourrait-il s'agir des corps de Mirella Gregori disparue le 7 mai 1983 et de celui d'Emanuela Orlandi qui s'est volatilisée le 22 juin, toutes deux âgées d'une quinzaine d'années ?
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© Corriere della sera
Tous les milieux ont rapproché ces deux disparitions avec la tentative d'assassinat du pape Jean-Paul II survenue le 13 mai 1981 sur la place Saint-Pierre. Après l'arrestation de Mehmet Ali Agça, un Turc de 23 ans, ancien membre des Loups gris et fiché par INTERPOL comme terroriste pour avoir abattu le 1 février 1979 le rédacteur du journal Milliyet.

Take 2

Les ch'tis d'Allah : le gang de Roubaix

Cela pourrait n'être que l'histoire passionnante, édifiante de Christophe Caze et Lionel Dumont, qui trouvent dans l'islam et la guerre sainte une raison de vivre, une exaltation, un rôle que ne leur accorde pas la société. Cela pourrait n'être que l'histoire de deux jeunes garçons un peu paumés, pas à leur place, enrôlés dans un conflit - celui de l'ex-Yougoslavie - qui n'est pas vraiment le leur, et qui finissent pathétiquement à la tête d'un gang qui sèmera la terreur dans le nord de la France... Mais à travers le parcours des deux « Ch'tis d'Allah », c'est aussi une autre histoire que nous rappelle le réalisateur de ce documentaire (déjà diffusé sur France 3 en 2012), Olivier Pighetti : le récit d'un conflit particulièrement meurtrier au cœur de l'Europe.

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© Capture d'écran France 3
Christophe Caze et Lionel Dumont commandaient le tristement célèbre "gang de Roubaix".
Mais à travers le parcours des deux « Ch'tis d'Allah », c'est aussi une autre histoire que nous rappelle le réalisateur de ce documentaire (déjà diffusé sur France 3 en 2012), Olivier Pighetti : le récit d'un conflit particulièrement meurtrier au cœur de l'Europe.

Sherlock

1914-1918 : les vraies raisons de la boucherie

Selon l'historien Jacques R Pauwels, la guerre de 14-18 est la suite meurtrière de la lutte entre ceux d'en haut et ceux d'en bas initiée dès 1789. L'auteur de « 1914-1918 : la grande guerre des classes », enfin disponible en France, démontre que les grandes puissances mondiales voulaient depuis longtemps cette guerre pour s'approprier colonies et autres richesses et écraser une fois pour toutes les idées révolutionnaires qui gagnaient de plus en plus toute l'Europe. Entretien.
guerre
© Inconnu

Mail

"Poilus, les lettres interdites" : il a retrouvé les lettres des soldats et de leurs femmes confisquées par la censure

"C'est à rendre imbécile, c'est laid, c'est odieux, nous nous terrons comme des bêtes traquées, et les jours succèdent aux jours, tristement, dans la crasse, les poux et la puanteur. Je vous assure que quelques mois de ce dur métier sont plus que suffisants pour abrutir un homme."
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© Inconnu
Pendant la Première guerre mondiale, la censure fonctionnait à plein régime, relisant, coupant, les lettres envoyées par les soldats à leur famille. Certaines ont même été confisquées. Thierry Do Espirito en a retrouvé un carton, qui dormait dans les archives de Vincennes. Il en a fait un livre "Poilus, Les lettres interdites".

Candle

Rwanda, Éric Maniriho brise le silence sur les massacres du FPR

25 octobre 2018: Eric Maniriho avait 6 ans en avril 1994. Avec sa famille il a fui vers le Congo, se réfugiant dans le camp Mugunga. Lorsque l'armée du FPR a bombardé les camps, il est retourné au Rwanda dans sa région de Ruhengeri (Nord-Ouest). Dans ce témoignage émouvant, il exprime toute la douleur que lui et des milliers de Rwandais Hutus portent en eux suite aux massacres massifs de femmes, d'enfants, de vieux et de vieilles, que des soldats du FPR ont commis dans les années 1996-2000.
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© Inconnu
Éric Maniriho, lauréat du prix Jeunesse engagée décerné par le Réseau international des femmes pour la démocratie et la paix, a décidé de briser le silence, de libérer la parole 20 ans plus tard.

Sherlock

Qui était Oussama ben Laden ? La vérité derrière le 11 septembre 2001.

Note de l'auteur: Cet article fut rédigé le jour même des attaques. Il fut publié en anglais par Global Research le 12 septembre 2001.
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© Inconnu
Quelques heures après les attaques terroristes du 11 septembre au World Trade Center et au Pentagone, l'administration Bush concluait, sans preuve à l'appui, qu'Oussama ben Laden et son organisation, Al-Qaeda, étaient les suspects les plus probables. Le directeur de la CIA, George Tenet, déclarait que ben Laden « a la capacité de planifier plusieurs attaques sans avertissement ». Le secrétaire d'État Colin Powell qualifiait de son côté les attaques à Washington et à New York de « déclaration de guerre », ce que George Bush confirmait dans son discours à la nation le soir même en affirmant qu'il ne « fera aucune distinction entre les terroristes qui ont commis ces actes et ceux qui les ont soutenu ».

Bullseye

Il y a un siècle, la victoire et ce qui s'en suivit

Le fait politique le plus frappant de cet été 2018 est le silence complet sur l'un des événements les plus importants de l'Histoire de l'Europe : en juillet 1918, l'armée française gagna la guerre. Puisque la propagande qui tient lieu d'information ne cesse de harceler l'esprit par des détails insignifiants et bientôt oubliés, il faut rappeler l'essentiel.
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© Inconnu
Rivalités mimétiques

La Grande-Bretagne et l'Allemagne, longtemps alliées contre la France, devinrent progressivement concurrentes commerciales après que la Prusse eut fédéré autour d'elle les États allemands. 1. Pendant le dernier tiers du XIXe siècle, des entrepreneurs hardis développèrent l'industrie allemande, tandis que les maîtres britanniques de la banque choisirent d'étendre leur contrôle financier sur le monde, au moyen d'une monnaie forte mais au détriment de la puissance industrielle. Dès la fin du XIXe siècle, les productions des États-Unis et de l'Allemagne dépassèrent celles de la Grande-Bretagne. Aussi, par analogie avec les anciennes guerres dynastiques, des historiens imaginatifs ont-ils nommé « Guerre de succession d'Angleterre » le conflit aux aspects multiples qui dura pendant trente années de 1914 à 1945. Réducteur, mais bien pensé.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, le moteur à explosion commença à supplanter la machine à vapeur, et donc l'essence à remplacer le charbon. Au début du XXe siècle, l'État allemand entreprit de développer une marine de guerre, et des firmes allemandes commencèrent à construire le chemin de fer de Bagdad pour fournir l'Allemagne en pétrole du Proche Orient et lui ouvrir l'accès au Golfe Persique.

Les voies de communication vers l'Asie risquaient d'échapper au contrôle maritime britannique. Inquiets, les financiers de Londres et les politiciens à leur service voulurent contrecarrer ces développements, mais, n'ayant d'autre armée que des troupes coloniales insuffisantes pour affronter l'armée allemande, ils cherchèrent un allié sur le continent. Ils pensèrent, bien sûr, à la France, opposée à l'Allemagne par l'irréductible contentieux sur l'Alsace-Lorraine, hérité de Napoléon III - dernier exemplaire en date d'une longue série de crétins couronnés. Malgré des siècles de conflits entre la Grande-Bretagne et la France, cette alliance ne présentait pas de risque pour la Cité, car, depuis la suite de défaites de 1713, 1763 et 1815, dues aux politiques irréalistes de souverains chimériques, les possédants français, craignant plus le peuple qu'un pouvoir étranger, s'efforçaient d'imiter le régime politique anglais afin de maintenir leur domination sociale. Mandaté par les dirigeants britanniques, le roi Édouard VII, habitué de longue date à se procurer à Paris de la chair féminine, vint officiellement s'y fournir en chair masculine. En chair à canon.

Binoculars

Les outils de l'Île de Pâques suggèrent l'existence d'une société coopérative complexe

Les célèbres statues de pierre de Rapa Nui ont été conçues avec des outils qui indiquent un degré de complexité surprenant au sein de cette mystérieuse société antique.

île de pâques
© Dale Simpson, Jr.
La géologie des outils en pierre utilisés pour construire les statues de l'Île de Pâques fournit des indices fascinants sur une culture ancienne.
La lointaine Île de Pâques, connue localement sous le nom de Rapa Nui, se trouve à 3700 kilomètres de la côte pacifique du Chili. Ce lieu mystérieux est connu pour ses statues de pierre géantes. L'histoire veut que des marins polynésiens aient construit ces têtes énormes et aient entraîné la disparition de leur propre société du fait de querelles internes et de l'épuisement des ressources naturelles de l'île.

Cependant, une nouvelle étude publiée dans le Journal of Pacific Archaeology suggère que la véritable histoire de cette civilisation ancienne située à l'avant-poste extrême-oriental de la Polynésie est plus complexe. En analysant la composition chimique des outils utilisés pour construire les sculptures, les archéologues ont découvert des preuves d'une société sophistiquée où les gens partageaient des informations et collaboraient entre eux.

« Pendant longtemps, les gens se sont interrogés sur la culture à l'origine de ces statues très importantes », explique Laure Dussubieux, scientifique au Field Museum of Natural History de Chicago et membre de l'équipe de recherche. « Cette étude montre comment les gens interagissaient. Cela nous aide à réviser la théorie. »

« Il se peut que la théorie de la concurrence et d'un effondrement sur l'île de Pâques soit exagérée », ajoute Dale Simpson, auteur principal de l'étude et archéologue à l'Université du Queensland, en Australie. « Pour moi, l'industrie de la sculpture sur pierre est une preuve solide de la coopération entre les familles et les groupes d'artisans. »

Les premiers colons sont arrivés sur l'île vers 1200 ap. J-C.

« Selon la tradition orale, la population fondatrice se composait de deux pirogues dirigées par le premier chef de l'île, Hotu Matu'a », explique Simpson. À son apogée, la population de l'île s'élevait à des dizaines de milliers de personnes, formant la société complexe qui sculpta les statues qui l'ont rendue célèbre.

Ces statues, ou moai, sont des figurines au corps entier qui ont été partiellement enterrées au fil du temps, d'où leur surnom populaire « Têtes d'Île de Pâques ». Les statues, qui se montent à près d'un millier, représentent des ancêtres importants du peuple des Rapa Nui ; la plus grande mesure plus de 20 mètres de haut.

Selon Simpson, la taille et le nombre des moai suggèrent une société complexe. « Les anciens Rapa Nui avaient des chefs, des prêtres et des guildes d'ouvriers qui pêchaient, cultivaient la terre et construisaient les moai », dit-il. « Il devait y avoir un certain niveau d'organisation sociopolitique, pour pouvoir sculpter près d'un millier de statues. »