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ven., 24 mar. 2017
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Intelligence Artificielle : deux ordinateurs ont communiqué entre eux ... dans une langue indéchiffrable par l'homme

Google Brain, le programme de recherche en intelligence artificielle du géant Google, vient de franchir un palier étonnant et quelque peu inquiétant. En effet, deux ordinateurs sont parvenus à communiquer entre eux dans une langue qu'ils avaient eux-mêmes créée, une langue indéchiffrable par l'homme. Dans le cadre de la recherche sur le Deep Learning, à savoir la manière dont des ordinateurs peuvent évoluer de façon autonome grâce à des algorithmes, le programme de recherche en intelligence artificielle du géant Google baptisé Google Brain a franchi un grand cap.

© Google
En effet, les chercheurs sont parvenus à faire communiquer deux IA nommées Alice et Bob entre elles, alors que de son côté, une troisième IA du nom d'Eve avait pour but d'intercepter leurs communications. Alors qu'ils n'avaient mis aucun algorithme spécifique en place, les chercheurs ont constaté que ces deux ordinateurs ont sécurisé leurs communications par le biais d'un chiffrement qu'ils avaient eux-mêmes développé. Si la troisième IA est parvenue à intercepter certaines communications, la majorité d'entre elles sont restées indéchiffrables.

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Magnify

Des traces ADN d'un ancêtre inconnu découvertes en Océanie

© Guido Amrein Switzerland/Shutterstock
Melanesian children of Papua New guinea
Les habitants de la Mélanésie, en Océanie, seraient porteurs des gènes d'une espèce éteinte qui n'a pas encore été identifiée.

« Peut-être que nous avons raté une espèce ou omis des liens entre les espèces » a confié Ryan Bohlender, généticien à l'Université du Texas. C'est du moins les conclusions que son équipe et lui ont pu tirer après avoir étudié les génomes des peuples de la Mélanésie, qui englobe Vanuatu, les îles Salomon, les Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Calédonie, la Papouasie occidentale et les îles Moluques.

Ces dernières recherches ont été rendues publiques lors du Congrès annuel de la Société américaine de la génétique humaine (American Society for Human Genetics) tenu du 18 au 22 octobre derniers à Vancouver.

Jusqu'ici, les recherches tendaient à montrer que seulement deux types d'hominidés semblaient avoir laissé des traces dans nos ADN actuels : l'Homme de Neandertal et l'Homme de Denisova.

Better Earth

Une fissure détectée dans le bouclier magnétique de la Terre

© NASA/UPI
Geomagnetic storms can trigger incredible light shows. Here, charged particles can be seen exciting the gas in the upper atmosphere of the northern hemisphere.
Le 22 juin 2015, le télescope et détecteur de rayons cosmiques GRAPES-3 a enregistré un sursaut de rayons cosmiques d'une puissance de 20 GeV laissant la Terre sans blindage magnétique pendant près de deux heures.

Le 20 juin 2015, un gigantesque nuage de plasma émanant de la couronne solaire s'est littéralement fracassé 52 heures plus tard contre la magnétosphère terrestre, la compressant à une vitesse de 2,5 millions de kilomètres par heure. Une éruption majeure qui provoqua une tempête géomagnétique générant des aurores boréales et provoquant la rupture des signaux radio dans de nombreuses régions situées à haute altitude. De nouvelles données analysées par les équipes du GRAPES-3 suggèrent que le champ magnétique terrestre s'était bien temporairement fissuré.

La magnétosphère, c'est la première ligne de défense de la Terre. Un bouclier de fortune contre le flux continu de rayons cosmiques solaires et galactiques préservant ainsi la vie sur notre planète de ces rayonnements énergétiques de haute intensité. Sans elle, toute forme de vie sur terre serait tout bonnement grillée par les rayons cosmiques. Mais des simulations numériques effectuées par les équipes du GRAPES-3 concernant l'événement du 22 juin 2015 suggèrent que le champ magnétique terrestre qui subissait alors une compression sévère de 11 à 4 fois son rayon s'est fissuré durant près de deux heures. Une brèche qui a permis à des rayons cosmiques de faible énergie d'entrer dans notre atmosphère.

Nebula

De la cellule à l'étoile à neutrons, la même relation forme-énergie

Nous, les humains, serions plus en phase avec l'univers que nous le pensions. Selon une étude publiée dans la revue Physical Review C, les étoiles à neutrons et les cytoplasmes de nos cellules auraient quelque chose en commun : des structures qui ressemblent à des garages de stationnement à plusieurs étages.
© Inconnu
Des similarités découvertes entre cellules humaines et étoiles à neutrons
Qu'est-ce que les étoiles à neutrons et les cellules humaines ont en commun en dehors du fait qu'elles soient toutes deux composées des mêmes atomes ? Des physiciens théoriques simulant la structure de la croûte d'une étoile à neutrons ont identifié des caractéristiques similaires à celles observées dans les membranes cellulaires. La constatation suggère que, bien que les étoiles à neutrons et les membranes diffèrent de 14 ordres de grandeur dans leur densité, leur structure peut être déterminée par les mêmes contraintes géométriques.

Selon les travaux menés par Charles Horowitz, physicien nucléaire à l'université d'Indiana, la couche extérieure d'une étoile à neutrons est un mélange densément constitué de protons, de neutrons et d'électrons. L'interaction et l'équilibre de ces forces invite la matière à s'organiser dans des régions denses séparées par des vides. Ces structures sont appelées « pâtes nucléaires » pour leur ressemblance avec des formes proches des lasagnes et spaghetti peuvent influer sur la perte de chaleur d'une étoile et sur son champ magnétique.

Whistle

Que ferons-nous quand elles ne seront plus là ? Les abeilles

The United States Fish and Wildlife Service (USFWS) est un organisme fédéral des États-Unis dépendant du Département de l'Intérieur, et qui s'occupe de la gestion et la préservation de la faune. Le 30 septembre dernier, cet organisme a classé officiellement les abeilles comme une espèce en voie de disparition. Si les abeilles venaient à disparaître, les conséquences seraient terribles, jusqu'à menacer grandement la survie de l'humanité. Le service a ainsi estimé que 7 espèces d'abeilles à face jaune originaires d'Hawaï devaient être protégées en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition.

© Google
Elles vont disparaître et nous laisser dans une terrible noirceur

Commentaire : Ce qui revient à dire que les abeilles, qui vont finir par disparaître si nous ne faisons rien, sont en voie de disparition par la faute de l'Homme. Les insecticides made in Monsanto sont la première cause de la disparition des abeilles. L'humanité est effectivement en danger non pas par la disparition des abeilles mais par le comportement suicidaire de l'être humain. C'est donc l'Homme lui-même qui est la cause de la menace de la survie de l'humanité. Nous sommes une espèce qui, avant de disparaître, mettons en danger d'extinction toutes les autres espèces de la planète.

Lire : La disparition des abeilles, Monsanto, et nous...


Commentaire: Lire aussi :


Brain

Reconnaissance vocale : Microsoft rivalise avec les humains

Une équipe de Microsoft Research spécialisée en intelligence artificielle annonce avoir accompli une avancée majeure en matière de reconnaissance vocale, en concevant un système capable de transcrire une conversation aussi bien qu'un professionnel humain. Les futurs assistants virtuels, mais aussi les robots, comprendront beaucoup mieux ce que nous leur disons.
© Metro-Goldwyn-Mayer/Polaris
HAL 9000 (CARL 500 en version française) est un personnage de fiction, un supercalculateur doté d'intelligence artificielle qui apparaît pour la 1re fois dans 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick (1968)
« Nous sommes en train de passer d'un monde où les gens doivent comprendre les ordinateurs à un monde dans lequel les ordinateurs doivent nous comprendre », explique Harry Shum, patron du groupe Microsoft Artificial Intelligence and Research. Cette inflexion, dont nous commençons à percevoir les prémices à travers les assistants virtuels de nos smartphones et les enceintes connectées type Amazon Echo, est en train de s'accomplir en partie sous l'effet de deux technologies intrinsèquement liées : l'intelligence artificielle (IA) et la reconnaissance vocale. À ce propos, Microsoft affirme avoir réalisé une « performance historique »avec son système de reconnaissance vocale qui transcrit la parole conversationnelle aussi bien que des humains spécialisés dans cet exercice.

Pour confirmer cette avancée, l'équipe d'Harry Shum a demandé à des transcripteurs professionnels de travailler à partir de la base de données Switchboard. Elle a été créée dans les années 1990 par le National Institute of Standards and Technology (NIST) afin de servir de maître-étalon aux travaux sur la reconnaissance vocale. Switchboard contient des échantillons de conversations téléphoniques en anglais, espagnol et chinois mandarin qui ont l'avantage de recréer des conditions réelles où les gens peuvent parfois marmonner, bafouiller, tousser, s'éclaircir la voix...

X

L'agence spatiale russe renonce à livrer ses lanceurs Soyouz à Arianespace


Une fusée Soyouz en cours d'installation sur le cosmodrome Kourou
Alors que les fonds destinés à payer les Soyouz font l'objet d'une saisie judiciaire en France dans le cadre de l'affaire Ioukos, Roscosmos a menacé de cesser de livrer les lanceurs, dont dépend la réalisation du programme européen Galileo.

«Nous n'avons à l'heure actuelle pas reçu la somme que nous doit Arianespace pour notre travail. Pas d'argent, pas de produits. Nous ne pouvons travailler gratuitement», a déclaré le service de presse de l'agence spatiale russe, Roscosmos, cité par Les Echos. L'organisation aurait dû toucher 300 millions d'euros pour ses services, somme qui est gelée dans le cadre de l'affaire Ioukos par les anciens actionnaires de cette entreprise russe démantelée.

Le directeur général de Roscosmos Igor Komarov a adressé le 21 octobre une lettre à Manuel Valls, le notifiant que la France a, selon l'agence russe, violé un accord bilatéral entre les deux pays signé en 1989 sur la protection des investissements, en permettant la saisie de l'argent destiné à payer Roscosmos pour les lanceurs russes Soyouz destinés à mettre en orbite les satelittes européens. Arianespace en a en effet besoin pour assurer le fonctionnement du système de positionnement Galileo, analogue européen du GPS. Le programme prévoit notamment la mise en orbite de 30 satellites d'ici 2020.

Light Sabers

Des canons laser équiperont l'armée étasunienne dès l'année prochaine

L'armée étasunienne est entrée en partenariat avec General Dynamics pour développer une arme laser à courte portée à but défensif. Ce canon aura pour mission de protéger les unités d'infanterie des tirs de mortier, missiles ou de drones.

L'arme en question pourrait être déployée dès l'année prochaine, elle est suffisamment compacte pour s'installer sur la tourelle et le toit d'un véhicule de transport blindé comme le Stryker, justement fabriqué par General Dynamics. Une fois opérationnelle, l'arme se chargera de scanner les alentours et de détruire immédiatement toute menace aérienne de façon automatisée.

Ice Cube

En plongeant dans des eaux glacées les manchots restent jeunes

© Inconnu
En dépit d'un mode de vie extrême, les manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) semblent très peu sujets au stress oxydatif.

Pour comprendre l'origine de cette adaptation, des scientifiques du Laboratoire d'Ecologie des Hydrosystèmes Naturels Anthropisés (LEHNA, CNRS/Université Claude Bernard/ENTPE), du Laboratoire de Biométrie et Biologie Évolutive (LBBE, CNRS/Université Claude Bernard) et du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL, CNRS/Université Claude Bernard, INSERM, Université Jean Monnet) ont procédé à l'immersion répétée dans l'eau froide de jeunes manchots royaux afin de mimer la transition entre milieu terrestre et marin telle qu'elle se déroule dans la nature.

En comparant divers paramètres physiologiques, biochimiques et génétiques relevés chez ces derniers avec ceux obtenus pour de jeunes oiseaux naturellement adaptés au milieu marin, l'équipe a pu démontrer que les fortes capacités antioxydantes des manchots adultes ne sont pas innées mais le fruit de profonds ajustements métaboliques.

Ces travaux soutenus par l'Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV), le CNRS et l'Université de Lyon ont été publiés en juillet dernier dans Free Radical Biology and Medicine.

HAL9000

L'Intelligence Artificielle parvient à prédire les verdicts de la Cour européenne des Droits de l'Homme


Commentaire : L'Intelligence Artificielle « s'intègre doucement au monde de la justice » nous dit-on plus bas. Et par la bonne porte, aurait-on envie de rajouter. Celle concernant les violations des Droits de l'Homme ; problème qui ne peut que faire l'objet d'un consensus moral, bien entendu. Même si l'I.A. en est encore à ses balbutiements, celle-ci pourrait croître de façon exponentielle, incontrôlable, très rapidement. Est-il possible qu'à un certain stade de développement, une machine puisse développer une forme de conscience, même rudimentaire ? Que se passera t-il lorsque cette conscience nouvelle-née désirera prendre elle-même ses propres décisions ?

© APTOPIX China Robots/David Goldman/AP/SIPA
Les chercheurs d'une université londonienne ont créé une intelligence artificielle capable de deviner 80 % des verdicts de la Cour européenne des droits de l'homme. Une aide précieuse pour les cas techniques. Une équipe de chercheurs en sciences informatiques de l'University College London (UCL) vient de mettre au point et de présenter un logiciel d'intelligence artificielle (IA) entièrement inédit : le premier modèle de "juge" informatique, capable d'exprimer des verdicts dans des cas de violations des droits de l'homme. Confrontée à plus de 584 affaires liées aux articles 3 (cas de torture ou de traitement dégradant), 6 (le droit à un procès équitable) et 8 (respect de la vie privée), la machine a pris la même décision que les juges de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans 79 % des cas.

Pour Nikolaos Aletras, responsable du département de sciences informatiques à UCL, "l'IA ne remplacera pas les juges et les avocats, mais elle pourrait les aider à identifier des modèles dans des affaires au verdict certain" . De même, l'outil pourrait permettre d'identifier "les cas les plus susceptibles de présenter des violations de la Convention européenne des droits de l'homme." Et densifier, du coup, la jurisprudence européenne en la matière.

Car contrairement aux organes judiciaires traditionnels, la CEDH ne s'arc-boute pas sur les textes en vigueur, préférant une approche jurisprudentielle, ce qui rend ses cas difficiles à trancher à la seule lecture des textes. Comme l'explique le quotidien britannique The Guardian, l'un des seuls facteurs d'analyse capable de prédire avec plus ou moins d'efficacité la décision des juges de la CEDH n'est autre que le vocabulaire utilisé par les juges. La prestation de l'IA londonienne est donc admirable car elle se base sur une analyse sémantique des documents, et est donc capable de "comprendre", du moins partiellement, certaines subtilités morales relatives à ces décisions de justice.