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dim., 11 déc. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
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Rocket

Mission OSIRIS-REx : voyage au bout de l'astéroïde

La première mission spatiale de l'histoire vers l'astéroïde Bénou, qui menace de rentrer en collision avec la Terre, décollera demain de la base de lancement de Cap Canaveral. Le 8 septembre 2016, à l'aide du lanceur Atlas V de la compagnie United Launch Alliance (ULA), la fusée dotée de l'appareil spatial OSIRIS-Rex sera lancé depuis la base de lancement de Cap Canaveral afin d'effectuer l'étude de l'astéroïde Bénou.

© Google
Un voyage dans l'espace pour aller rejoindre l'asteroïde Bénou
La sonde devrait atteindre l'astéroïde en août 2018, prélever des échantillons sans atterrir, et revenir sur Terre en 2023. Le satellite de 800 millions de dollars (711,7 M EUR) est déjà installé à bord du lanceur. Les essais avant l'embarquement sur le cosmodrome ont été renforcés en raison de l'accident récent du missile Falcon 9 de la compagnie SpaceX.

Commentaire: Pendant ce temps-là d'autres astéroïdes dansent autour de la planète terre et risquent de venir s'y écraser... Est-ce que ce long voyage de Osiris-Rex est vraiment nécessaire pour empêcher que Bénou vienne s'écraser sur nous? Il y aurait-il d'autres raisons qu'on nous cache?

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Robot

L'homme augmenté : des nano-robots dans le corps, contrôlés par l'esprit

Traduction : Virginie Bouetel

© Wikimedia/Jarek Tuszyński
Les scientifiques de la Bar-Ilan University, avec l'aide du Interdisciplinary Center en Israël, ont conçu des nanorobots injectables, et ils les testent sur ces petites créatures. Étonnamment, cette technologie contrôle la libération de médicaments nécessaires au cerveau pour le fonctionnement même de ce dernier. Ce travail a été publié dans le journal PLOS ONE.

Ces robots microscopiques sont équipés de nanoparticules en oxyde de fer qui agissent comme des « portes » pour le contrôle de la libération de médicaments nécessaires au cerveau. Ces portes peuvent être contrôlées par électroencéphalographie (EEG) induite par des électroaimants. Ces derniers répondent, et « ouvrent » lorsque se présente un motif cérébral spécifique détecté par l'EEG. En particulier, l'EEG peut être calibrée pour répondre à un épisode psychotique et les robots vont alors libérer les médicaments pour soulager le patient.

A cette fin, l'équipe affirme que les nanorobots peuvent être très utiles dans le cas de problèmes mentaux tels que la schizophrénie ou les troubles de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.

Quoi qu'il en soit, à ce jour, ces méthodes n'ont pas été approuvées pour la phase de test sur les êtres humains, et c'est à ce moment-là que les cafards font leur entrée : l'équipe les utilise pour perfectionner cette technologie.


Comment: Faut-il faire un dessin pour prendre conscience de la nuisance potentielle d'une telle technologie ? Les "problèmes mentaux" font partie d'une classification à géométrie variable. Qu'il suffise de voir que certains toubibs considèrent que le fait de vouloir se nourrir sainement peut être considéré comme une pathologie -l'orthorexie-, ainsi que la créativité et le non-conformisme, il y a de quoi être très inquiet. A quand les faux diagnostics et les traitements obligatoires pour les cas avérés d'indépendance d'esprit, d'opinions politiques libertaires, de refus d'obéir à ce qui va à l'encontre de nos convictions ?

Quand aux maladies que ces travaux scientifiques sont censés améliorer, ils nous confirment une fois de plus à quel point la médecine moderne se trouve dans une impasse et qu'elle se fourvoie dans la compréhension des maladies de notre époque :

Robot

Projet de création d'un génome humain artificiel

Après le décryptage des 3 milliards de paires de bases que compte le génome humain, des chercheurs voudraient passer à l'étape suivante et créer un génome humain artificiel.

En mai 2016, quelque 150 scientifiques, juristes et entrepreneurs se sont réunis à la faculté de médecine de l'Université de Harvard à Boston pour discuter à huis clos de la possibilité de créer un génome humain synthétique, autrement dit un humain fabriqué de toutes pièces en laboratoire.

Cette initiative fait suite au projet de lecture du génome humain (Human Genome Project-Read ou HGP-Read) lancé en 1990, dont la mission était d'établir le séquençage complet du génome humain, c'est-à-dire de trouver l'ordre des 3 milliards de paires de bases qui composent l'ADN humain. Une première ébauche du génome a été publiée en 2001 et le séquençage complet a été terminé en 2003. Tandis que le programme de lecture du génome humain consistait à décrypter l'alphabet du patrimoine génétique de chacun d'entre nous, le projet récemment dévoilé d'écriture du génome humain (HGP-Write) vise ni plus ni moins à créer un génome humain synthétique.

La description du projet HGP-Write a été publiée le 2 juin 2016 dans la revue Science. On peut y lire que la synthèse du génome humain est de plus en plus faisable, mais qu'elle nécessite de toute urgence d'impliquer le public, en considérant les aspects éthiques, juridiques et sociaux soulevés par cette perspective. D'après les chercheurs, les applications seraient nombreuses, comme la production de lignées de cellules résistantes aux virus ou aux cancers, l'élimination de gènes nocifs tels le gène responsable de la protéine prion, la stabilisation du génome ou encore l'amélioration des thérapies basées sur les cellules souches.


Comment: Qui sait si le traficotage du génome humain ne permettra pas aussi de créer des hommes avec un peu moins d'empathie par-ci, un peu plus de docilité par-là ?

L'objectif est de lancer le projet HGP-Write encore en 2016. D'après les estimations, il devrait coûter un peu moins que les 3 milliards de dollars qui avaient été investis dans le programme antérieur, le HGP-Read.

Notes :

- The New York Times: Scientists Announce HGP-Write

- The New York Times: Scientists Talk Privately About Creating a Synthetic Human Genome

- Science: The Genome Project - Write (avec autorisation d'accès)

- Science Alert

Eye 1

Deux millions d'abeilles victimes d'un insecticide contre le Zika : les autorités irresponsables s'excusent


Commentaire : Ceux qui ont des postes pour diriger cette planète sont des vrais incompétents. Qui est derrière ces décisions qui se prennent comme dans l'hystérie, sans réfléchir aux conséquences ? Le manque d'intelligence et de bon sens sont responsables du grand malheur présent de l'humanité qui subit le joug d'un groupe de personnes qui n'ont vraiment pas la tête sur leur épaule et qui s'en foutent carrément de la destruction qu'ils provoquent. Le mea culpa qui vient ensuite est vraiment d'un cynisme effarant.


Des remords, mais trop tard. En Caroline du Sud, le comté de Dorchester a présenté ses excuses, mardi 30 août, pour avoir tué involontairement des millions d'abeilles en pulvérisant un insecticide anti-moustique deux jours plus tôt. Repérée par Le Parisien, l'affaire est relatée par le quotidien américain The Post and Courier.

© Capture Facebook/Flowertown Bee Farm and Supplies
Des millions d'abeilles ont été victimes d'un insecticide utilisé dans la lutte contre le moustique et Zika

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Chalkboard

L'expérience de l'attention de René Péoc'h


René Péoc'h
Le jeu qu'a inventé René Péoc'h entre de vrais poussins et des poussins cybernétiques (tychoscopes) auxquels les vrais s'identifient , relève d'une très belle expérimentation quant au pouvoir de " l'attention accordée ".

Pour rappel, l'expérience de René Péoc'h consiste à placer un poussin, assez régulièrement, en compagnie d'un petit robot, robot qui va devenir son "gentil compagnon". Comme tout être intelligent, le poussin à tendance à reconnaître, aimer et s'identifier à l'objet (ce robot, ou même une paire de chaussures...) ou à l'être vivant qui le côtoie, du moment qu'il ressente au même moment des sensations agréables, en sa présence.

Commentaire: Expérience intéressante mais sur Wikipedia on note :
Ces travaux ont fait l'objet de critiques plus ou moins sévères, « coquilles » dans les calculs, « flous » dans les protocoles ou même interprétations erronées et biais statistiques non contrôlés[réf. nécessaire]. Les résultats de Peoc'h auraient été reproduits par la fondation Odier3 mais n'ont fait l'objet d'aucune publication dans les revues scientifiques à comité de lecture et restent donc considérés comme pseudo-scientifiques.
et :
Les critiques sceptiques qui se sont penchés sur ce travail notent que compte tenu du caractère limité de la surface sur laquelle se déplace le tychoscope, celui-ci finira nécessairement par heurter un bord et, alors qu'il est obligé de rebrousser chemin, il laissera plus de traces près de ce coin4 donnant l'illusion d'un biais statistique dans les mouvements aléatoires du robot.



Telescope

L'exoplanète la plus proche de la Terre jamais découverte : Proxima b


Comment: La vie existe probablement ailleurs que sur Terre, n'en déplaise aux scientifiques arrogants, à la pensée étriquée et aux théories réductrices, qui pensent que ce n'est pas le cas. Qui sait s'il n'existe pas des formes de vie autres que celles basées sur le carbone ? Qui rendraient des planètes propice à la vie, comme Proxima b peut-être, malgré des apparences contraires ? Au vu de la diversité de la vie terrestre, est-ce déraisonnable de penser que cette diversité existe aussi à l'échelle de l'univers ? Voir la vidéo plus bas.


© ESO/M. Kornmesser
Vue d'artiste de la planète Proxima b en orbite autour de Proxima du Centaure.
Des scientifiques, dont un français, ont découvert une planète orbitant autour de Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil. Rocheuse, d'une taille comparable à celle de la Terre, elle est située dans la zone habitable, là où l'eau liquide peut exister en surface... Et donc la vie.

C'est, par définition, l'exoplanète la plus proche de nous jamais découverte. Et pour cause: Proxima b tourne autour de Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil, qui se situe à "seulement" 4,2 années-lumière d'ici.

Mieux, cette exoplanète, découverte par une équipe internationale de chercheurs -dont un français-, est très probablement rocheuse, comme la Terre. Et sa masse serait comparable à celle de notre planète -environ 1,3 fois plus grosse. Surtout, elle se trouve dans la zone habitable de son étoile, c'est-à-dire là où la présence d'eau liquide à la surface est possible, affirment les scientifiques dans la revue Science.

Commentaire: Pour se faire une (minuscule) idée de l'immensité qui nous entoure :




Laptop

Des pirates publient des outils d'espionnage de l'unité d'élite de la NSA

© PATRICK SEMANSKY / AP
Derrière une mystérieuse fuite de données se cache sans doute un bras de fer entre services de renseignement.
L'affaire, au parfum de guerre froide, intrigue les spécialistes des services de renseignement et de sécurité informatique depuis trois jours. Le 13 août, The Shadow Brokers, un groupe de pirates inconnu jusqu'alors, a publié sur Internet une série d'outils et de programmes d'espionnage informatique qu'il prétend avoir dérobé au groupe Equation, une référence transparente à la National Security Agency (NSA), responsable aux Etats-Unis de l'espionnage numérique.

Des données authentiques

The Shadow Brokers aurait donc mis la main sur ce que l'agence - ce qui se fait de mieux en matière de défense informatique - a de plus précieux, à savoir une petite partie de son arsenal informatique. Cette invraisemblable hypothèse a pris, en quelques heures, un poids considérable.

Dès lundi, de nombreux chercheurs en sécurité informatique se sont penchés sur les données publiées par The Shadow Brokers. Ils y ont trouvé une série d'outils pour contourner les « firewalls », des dispositifs de sécurité omniprésents dans les entreprises et les administrations, ainsi que des programmes espions permettant d'extraire des données des réseaux informatiques, dont au moins un utilisait une faille informatique inédite, signe d'attaquants compétents.

Commentaire: Évidemment la Russie se retrouve au banc des accusés.


Binoculars

Sur l'intelligence de certains mystérieux arbres

Contrairement à une idée reçue, les arbres ne sont pas toujours bienveillants envers les espèces animales, il leur arrive même d'être porteur d'une sanction mortelle. On connait l'histoire de ces acacias qui, en Afrique, et peut être ailleurs, secrètent dans leur feuilles une substance toxique, lorsqu'un ruminant décide de s'attaquer à leurs feuillages. L'arbre modifie les composantes chimiques de leur sève de manière à la rendre toxique, et l'animal dégouté de ce que l'arbre lui propose, va chercher ailleurs sa pitance.

© Michael Petrash
Les arbres peuvent être dangereux ou non
Mal lui en prend, car, et c'est encore plus étonnant, l'arbre qui avait été menacé a envoyé aux arbres voisins un parfum particulier, leur indiquant qu'ils vont être menacés à leur tour. Le brouteur indésirable n'a plus qu'à changer de secteur...

Commentaire: Lire aussi :


Eye 1

Grâce aux ondes Wi-Fi, on peut deviner qui se trouve dans une pièce


Comment: Y a t'il une limite aux possibilités d'espionnage offertes par les nouvelles technologies ? A celles que nous avons laissé entrer dans nos maisons ? Sans doute pas. Avec des algorithmes améliorés, un fichage universel, du matériel encore plus performant et toujours plus diversifié, il n'existera bientôt plus d'échappatoire possible à la surveillance totale et absolue que nos sociétés malades nous promettent. Imagination, anticipation, science-fiction, nous pouvons laisser tout cela de côté :

© Inconnu
Des chercheurs en informatique chinois ont développé une solution pour identifier des personnes grâce aux perturbations qu'elles provoquent dans le champs électromagnétique d'un réseau Wi-Fi.

L'une des clés du succès de la domotique auprès du grand public résidera dans la capacité des systèmes à comprendre avec une grande fluidité qui se trouve dans la maison ou qui l'a quittée, pour réaliser automatiquement les actions appropriées en anticipant les besoins de chacun. Mais jusqu'à présent, les méthodes utilisées sont soit trop exigeantes envers les utilisateurs (signaler sa présence par RFID, interfaces tactiles, etc.), soit trop invasives (caméras de reconnaissance faciale, géolocalisation permanente,...). Des ingénieurs cherchent donc de nouvelles méthodes plus transparentes.

C'est le cas de chercheurs en sciences informatiques de l'Université polytechnique Northwestern basée à Xi'an, en Chine, qui ont publié ce mois-ci des travaux visant à identifier grâce aux ondes Wi-Fi les individus présents dans une pièce. Le principe repose sur le fait qu'à l'instar des meubles, chaque corps humain perturbe la qualité du signal Wi-Fi émis sur les ondes hertziennes. Le corps influence différemment le signal, selon sa taille, sa corpulence ou sa manière de se déplacer.

Or il est possible de capter ces variations subtiles à travers le Channel State Information (CSI), un ensemble de données concernant les propriétés d'un canal de communication sans fil, qui varient constamment. Toute la tactique des ingénieurs chinois consiste donc à analyser finement les variations du CSI en fonction de chaque individu pour repérer les traits caractéristiques que provoque une personne lorsqu'elle se trouve dans le champs électromagnétique, et la reconnaître lorsque ces traits sont à nouveau détectés.

Magnify

Le mystère du crâne de Piltdown, énorme fraude scientifique, est levé

Qui a bricolé ce faux crâne fossile, découvert en 1912, qui aurait appartenu à une espèce humaine inconnue et qui a mystifié les paléontologues durant quatre décennies, jusqu'en 1953 ? Le Français Theilhard de Chardin, prêtre et chercheur, et Conan Doyle, créateur de Sherlock Holmes, ont un temps été accusés. Une étude soigneuse les innocente : Charles Dawson, le découvreur, est le seul coupable de cette supercherie.
© DP
En 1915, le peintre John Cooke immortalise la découverte du crâne de Piltdown dans ce tableau où des scientifiques l'examinent avec attention. Charles Dawson et Sir Arthur Smith Woodward sont représentés, debout, à droite.
Une mâchoire et des dents de grand singe fixées sur un crâne humain : c'est le meilleur hoax de la science moderne. Plus d'un siècle plus tard, il vient enfin d'être expliqué par Isabelle De Groote, paléoanthropologue à l'université John Moores de Liverpool, et son équipe. Ce canular n'a qu'un seul coupable : Charles Dawson. En février 1912, cet amateur britannique contacte le paléontologue Arthur Smith Woodward, du British Museum, pour lui faire part d'une découverte majeure : celle de restes humains appartenant manifestement à une espèce disparue.

Le moment est politiquement opportun car, en 1907, des chercheurs allemands avaient mis au jour un fossile d'un ancêtre de l'Homme, Homo heidelbergensis (un vrai celui-là), qui avait été daté de plus de 200.000 ans, éclairant d'un jour nouveau l'histoire de l'humanité. En cette période de tensions internationales, qui allaient déboucher sur la première guerre mondiale, la découverte britannique vient donc à point pour équilibrer le score avec l'Allemagne. C'est d'ailleurs en faisant référence à l'Homme de Heidelberg que Dawson contacte Smith Woodward.

Commentaire: Commentaire d'un lecteur : Dans les années 1920, trente ans avant que des analyses au fluorure montrent, en 1953, que l'homme de Piltdown était un canular, le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich avait pu examiner les restes découverts à Piltdown et il avait signalé qu'ils étaient composés du crâne d'un homme moderne et de la mandibule d'un orang-outan, avec les dents rangées vers le bas. Weidenreich, étant un anatomiste, avait facilement pu démontrer qu'il s'agissait d'un canular. Mais il fallut trente ans pour que la communauté scientifique accepte de reconnaître qu'il avait raison.