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lun., 29 août 2016
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Des contes de fées pour enseigner la morale à l'intelligence artificielle


Commentaire : L'idée est intéressante, mais il s'agit d'un pansement sur une jambe de bois.


L'intelligence artificielle va nous détruire un jour. C'est une opinion partagée par de nombreuses personnes. C'est pourquoi des chercheurs utilisent des contes de fées pour apprendre les principes moraux aux intelligences artificielles.

© Google
Des contes de fées pour rendre les robots plus humains
Le conte de fées remplit plusieurs fonctions. Il divertit, encourage l'imagination et aide à résoudre les problèmes. Mais le conte de fées fournit surtout des leçons morales en soulignant les codes sociaux pour que les humains puissent vivre en harmonie. Il n'y a pas de rapport apparent entre une intelligence artificielle et un conte de fées, mais une équipe de chercheurs de l'institut de technologie de Georgie a trouvé un moyen d'exploiter la fable en une leçon morale pour qu'une intelligence artificielle comprenne les principes moraux. Le papier est disponible en PDF.

Commentaire: Lire aussi:


Display

Une clique de zombies perdus dans la matrice ? Le futur selon les géants de la technologie

Le futur s'est incarné en une image postée sur le Facebook de Mark Zuckerberg dimanche 21 février : d'un pas alerte, le patron de Facebook fait une arrivée surprise au milieu d'une conférence de presse de Samsung au Mobile World Congress de Barcelone, alors que tous les participants sont plongés dans leur casque de réalité virtuelle.

Gros malaise dans les commentaires de la photo. «Mark — ce n'est pas bizarre d'être le seul qui marche à l'aide de ses vrais yeux, alors que tout le monde ressemble à des zombies perdus dans la matrice?», demande un internaute, liké par près de 8.000 personnes. «Je ne veux pas vivre dans un monde comme ça, je veux pouvoir toucher une fleur qui éclot et pouvoir la sentir. Je veux pouvoir faire un câlin à quelqu'un et lui dire en personne que je l'aime», renchérit un autre, plébiscité par 7.500 likes.

Commentaire: Il n'y qu'à se balader dans n'importe quelle ville pour voir que cette vision dystopique n'est en rien un futur, et qu'une bonne partie de la population s'est déjà totalement coupée de la réalité pour se réfugier dans le narcissisme et le nombrilisme :

Les zombes sont réels ... et ils sont partout.



Hourglass

Stocker des données pour quelques milliards d'années

© Inconnu
Des chercheurs de l'Université de Southampton ont mis au point un procédé pour enregistrer jusqu'à 360 To de données sur un disque en verre de la taille d'une pièce de monnaie. Les données stockées sur ce support pourraient être accessibles pendant 13,8 milliards d'années.

La préservation et la transmission des connaissances est une problématique qui a préoccupé l'humain depuis la nuit des temps. La création humaine est fragile, elle s'altère avec le temps et sa survie est soumise aux aléas des guerres et des catastrophes naturelles.

Récemment, le conflit en Syrie a conduit à la destruction d'une partie incroyable du patrimoine mondial, mais l'humanité a connu des pertes massives à toutes les époques. Lors du séisme de 1755 à Lisbonne, plus de 70 000 volumes de la bibliothèque royale furent perdus à jamais, ainsi que des centaines de peintures majeures. Aujourd'hui, la conservation des œuvres d'art demande de nombreux efforts aux institutions, mais c'est une course perdue d'avance dans la mesure ou le temps aura forcément raison des supports physiques.

Pi

Près du Big Bang, le temps deviendrait espace

La relativité générale a bouleversé notre vision des rapports entre le temps et l'espace et de leur nature même. Une théorie quantique de la gravitation devrait conduire à des surprises encore plus grandes, particulièrement sur le chemin de la compréhension du Big Bang. L'une d'entre elles pourrait être celle qu'évoque l'astrophysicien et cosmologiste Aurélien Barrau sur son blog, Cosmogonies. Il y a longtemps, peut-être, le temps était confondu avec l'espace...

© APS, Alan Stonebraker
La cosmologie quantique à boucles, illustrée ici, élimine la singularité cosmologique initiale issue de la relativité générale. Elle introduit une géométrie quantique (Quantum Geometry) vers le mur de Planck. Elle prédit une phase inflationnaire laissant des traces possibles dans la polarisation du rayonnement fossile (Cosmic microwave background), mais aussi un avant Big Bang. L'Univers se serait effondré pour rebondir (bounce, ou rebond) avec une nouvelle phase d'expansion dans laquelle nous vivons.
On peut écrire une équation de Schrödinger quantique de l'Univers et, étrangement, elle ne dépend pas du temps. Comme si celui-ci n'existait pas, pour le cosmos considéré, comme un seul système physique. Pour résoudre cette équation, Stephen Hawking a utilisé une formulation mathématique de la théorie quantique que l'on doit à Richard Feynman et qui s'était montrée efficace pour décrire l'évaporation des trous noirs. Elle l'a conduit à son fameux modèle dit de Hartle-Hawking, faisant intervenir un temps imaginaire. Dans cette vision, le Cosmos a peut-être fait un saut quantique depuis une phase primordiale où il avait quatre dimensions d'espace et aucune de temps.

Evil Rays

Le Li-Fi : enfin une alternative saine au wi-fi ?


© Shutterstock
Le Li-Fi, 100 fois plus rapide que le Wi-Fi, débarque dans les entreprises
Plus rapide, plus sécurisé, le Li-Fi sort des laboratoires et commence à être adopté par les entreprises. Cet Internet par la lumière présente de nombreux avantages face au traditionnel Wi-Fi.

Et si chacune des milliards d'ampoules utilisées aujourd'hui devenait un hospot Internet ? Cette hypothèse relève de moins en moins de la fiction. Longtemps resté en phase de test, le Li-Fi (pour "Light Fidelity") fait aujourd'hui son apparition dans les entreprises.

Velmenni, start-up estonienne et finaliste du concours Slush en novembre , est une des dernières à en avoir équipé ses bureaux et des environnements industriels à Tallin. Et avec Velmenni, le Li-Fi repousse ses propres limites.

Lors de tests en condition réelle, les données envoyées en Li-Fi ont été transmises à un débit allant jusqu'à 1 gigabit par seconde. C'est plus de cent fois plus rapide que le traditionnel Wi-Fi : le débit moyen en France est de 7 mégabit/s , ou, pour le très haut débit, de 50 à 120 mégabit/s.

Concrètement, via le Li-Fi, un film en haute définition peut être téléchargé en quelques secondes, contre au moins plusieurs minutes en Wi-Fi.

Che Guevara

Le site « pirate » Sci-Hub est de retour, pour le bonheur des scientifiques

© sci-hub.io
Sci-Hub ce site ne vous dit sans doute rien, il s'agit pourtant d'un site pirate très apprécié par les amateurs de sciences, mais beaucoup moins par les éditeurs de revues scientifiques...

La particularité de ce site est de pirater non pas des vidéos, des jeux ou de la musique, mais des articles de recherche scientifique. Le site avait été fermé par la justice, mais comme sur internet il suffit bien souvent de changer le nom de domaine pour faire renaître de ses cendres un phénix, cette mesure a été inefficace.

Le site Sci-Hub vient de refaire surface sous l'adresse Sci-Hub.io et propose à nouveau plus de 47 millions d'articles de chercheurs en version pirate. Il s'agit normalement d'articles destinés à des sites ou des revues privées et qui sont payants.

Au mois d'octobre, Elsevier, un éditeur reconnu de ce milieu avait déposé plainte devant la justice et avait obtenu le blocage du site par les autorités américaines, en arguant le droit d'auteur des articles de recherche scientifique. Il n'aura pas fallu attendre très longtemps pour que le site soit à nouveau en ligne.

Commentaire: En plus de Sci-hub qui permet de télécharger des articles scientifiques,les sites Library Genesis et Book-fi permettent eux de télécharger des millions d'ouvrages scientifiques inaccessibles pour la bourse du commun des mortels.


Magnify

CRISPR : la technique d'édition de gènes classée comme arme de destruction massive


Commentaire : Quand ils ne les inventent pas, il est bien certain que les gouvernements et les services secrets de tous poils s'y entendent pour repérer les nouvelles technologies et en détourner l'usage. S'ensuit, pour le cas présent, un chapelet de remarques et de réflexions hypocrites qui peut se résumer de la façon suivante : « Ah zut, d'autres vont pouvoir faire pareil que nous sans que nous puissions les contrôler ».... et danser sur la même muZIKA, qui sait.

© Inconnu
C'est ce qui ressort d'un rapport publié par la CIA, l'Agence Nationale de sécurité et une demi-douzaine d'autres organismes d'espionnage et de renseignement états-uniens.

C'est en tout cas ce que pense James Clapper, le directeur du renseignement national des États-Unis, qui supervise les différents services de renseignement qui représentent un budget annuel de 50 milliards de dollars. Jeudi, lors du rapport annuel d'évaluation mondiale des menaces présenté par l'ensemble de la communauté du renseignement, il a ajouté l'édition de gènes dans la liste des menaces posées par « des armes de destruction massive et leur prolifération ».

Le terme d'édition de gènes fait référence à plusieurs innovations des méthodes de modifications de l'ADN dans les cellules vivantes. La plus populaire, dénommée CRISPR, a révolutionné la recherche scientifique, permettant de créer des plantes et des animaux nouveaux et a le potentiel de lancer toute une génération de traitements géniques pour traiter des maladies graves.

Comme on peut le lire dans le rapport, la relative facilité d'utilisation de l'édition de gènes inquiète les services de renseignements des États-Unis : « Étant donné la diffusion importante, le coût peu élevé et la rapidité de développement de cette technologie à double usage, son détournement volontaire ou non intentionnel peut avoir des implications d'une grande portée, tant sur le plan économique que sur celui de la sécurité nationale ».

Certains experts ont été surpris par cette décision du chef de l'espionnage des États-Unis de déclarer l'édition de gène comme arme de destruction massive potentielle. C'était l'unique biotechnologie qui apparaissait dans une liste de menaces plus conventionnelles, comme l'essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier, la guerre chimique non officielle en Syrie et le nouveau missile de croisière russe qui pourrait violer un traité international.

Fireball 2

Une chute d'astéroïde entraînerait une période glaciaire

© ESA/P. Carril
Artist's illustration of asteroids headed toward Earth.
Selon les spécialistes du Centre national de recherche sur l'atmosphère de Boulder (Colorado), une collision avec un astéroïde de taille moyenne serait susceptible de modifier sensiblement le climat de la Terre.

Les chercheurs ont modélisé la chute d'un astéroïde d'un kilomètre de diamètre, rapporte Live Science. Selon leurs calculs, cette collision ferait apparaître un entonnoir d'environ 15 kilomètres de diamètre. Les incendies provoqués par la chute rejetteraient dans l'atmosphère une grande quantité de poussière et de suie. Il leur faudrait six ans pour se déposer sur le sol.

Sous l'action des rayons solaires, la poussière et la suie chaufferaient ainsi la stratosphère, entraînant la destruction de la couche d'ozone. La quantité de lumière du soleil à la surface du globe se réduirait de 70%, ce qui ferait baisser de 8°C la température sur notre planète, provoquant une période glaciaire.

Nuke

Japon : un volcan entre en éruption à 50km d'une centrale nucléaire

© Reuters
Le volcan Sakurajima est entré en éruption vendredi, en début de soirée (heure locale) dans le sud du Japon, a annoncé l'agence météorologique. Aucun blessé n'est pour le moment a déplorer.



Blackbox

Le temps existe t-il ?

Bernard Jampsin vous explique comment comprendre le temps. L'espace-temps est une notion que nous ne pouvons pas concevoir mais M. Jampsin vous donne une analogie permettant d'avoir une idée de ce que nous ne pouvons - à priori- pas comprendre.

Commentaire: Si le temps « n'existe pas », ou tout du moins pas tel que nous le percevons, pourquoi alors notre perception est-elle limitée de la sorte ? Serait-ce nécessaire pour que nous apprenions des leçons qui ne peuvent être apprises qu'avec un temps limité ? Serait-ce nos sens qui nous limitent ?