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lun., 26 juin 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
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HAL9000

L'Intelligence Artificielle parvient à prédire les verdicts de la Cour européenne des Droits de l'Homme


Commentaire : L'Intelligence Artificielle « s'intègre doucement au monde de la justice » nous dit-on plus bas. Et par la bonne porte, aurait-on envie de rajouter. Celle concernant les violations des Droits de l'Homme ; problème qui ne peut que faire l'objet d'un consensus moral, bien entendu. Même si l'I.A. en est encore à ses balbutiements, celle-ci pourrait croître de façon exponentielle, incontrôlable, très rapidement. Est-il possible qu'à un certain stade de développement, une machine puisse développer une forme de conscience, même rudimentaire ? Que se passera t-il lorsque cette conscience nouvelle-née désirera prendre elle-même ses propres décisions ?

© APTOPIX China Robots/David Goldman/AP/SIPA
Les chercheurs d'une université londonienne ont créé une intelligence artificielle capable de deviner 80 % des verdicts de la Cour européenne des droits de l'homme. Une aide précieuse pour les cas techniques. Une équipe de chercheurs en sciences informatiques de l'University College London (UCL) vient de mettre au point et de présenter un logiciel d'intelligence artificielle (IA) entièrement inédit : le premier modèle de "juge" informatique, capable d'exprimer des verdicts dans des cas de violations des droits de l'homme. Confrontée à plus de 584 affaires liées aux articles 3 (cas de torture ou de traitement dégradant), 6 (le droit à un procès équitable) et 8 (respect de la vie privée), la machine a pris la même décision que les juges de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans 79 % des cas.

Pour Nikolaos Aletras, responsable du département de sciences informatiques à UCL, "l'IA ne remplacera pas les juges et les avocats, mais elle pourrait les aider à identifier des modèles dans des affaires au verdict certain" . De même, l'outil pourrait permettre d'identifier "les cas les plus susceptibles de présenter des violations de la Convention européenne des droits de l'homme." Et densifier, du coup, la jurisprudence européenne en la matière.

Car contrairement aux organes judiciaires traditionnels, la CEDH ne s'arc-boute pas sur les textes en vigueur, préférant une approche jurisprudentielle, ce qui rend ses cas difficiles à trancher à la seule lecture des textes. Comme l'explique le quotidien britannique The Guardian, l'un des seuls facteurs d'analyse capable de prédire avec plus ou moins d'efficacité la décision des juges de la CEDH n'est autre que le vocabulaire utilisé par les juges. La prestation de l'IA londonienne est donc admirable car elle se base sur une analyse sémantique des documents, et est donc capable de "comprendre", du moins partiellement, certaines subtilités morales relatives à ces décisions de justice.

Magnify

Système immunitaire : merci à l'homme de Néandertal

© Bocherens
C'est en analysant l'ensemble des gènes intervenant dans la réponse immunitaire de 100 personnes d'origine européenne et 100 d'origine africaine, que des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS viennent d'identifier les différences de réponses des uns et des autres face aux bactéries et aux virus. En d'autres termes, les travaux de l'équipe de Lluis Quintana-Murci*, publiés cette semaine dans la prestigieuse revue Cell, démontrent l'origine des réactions déclenchées par la présence d'agents infectieux et le rôle de la sélection naturelle dans le modelage de notre immunité. Ils apportent également la preuve que, grâce à l'homme de Néandertal, les Européens sont mieux protégés que les Africains vis-à-vis des infections.

Il aura fallu quatre ans aux chercheurs parisiens, en collaboration avec des équipes du Centre national de génotypage (CEA), du Max Planck Institute (Leipzig) et de l'université de Gand, pour « décortiquer » - eux parlent de séquencer - la totalité de l'ARN contenu dans les noyaux des cellules de ces 200 individus et pour caractériser la manière dont certaines cellules immunitaires répondaient à l'attaque par des agents bactériens ou viraux, y compris le virus de la grippe. Ils ont plus précisément travaillé sur des globules blancs particuliers, les monocytes, qui sont les acteurs de la réponse immunitaire innée.

Commentaire: Au fait, d'où vient l'homme (l'Homo sapiens) puisqu'il ne descend pas de Néandertal ?


Green Light

La voiture électrique, une invention française de 1942 : voici « l'œuf électrique » (vidéo)

Petite, maniable, propre et bien équipée, cette voiture électrique pourrait révolutionner l'automobile. A vrai dire, elle est même tellement moderne qu'on la croirait taillée pour l'avenir. Pourtant, elle existe déjà... et depuis 1942 ! Un reportage croupissant dans les archives de l'INA depuis près de 50 ans vient de ressortir. A l'heure de la Cop21, il nous paraît complètement surréaliste mais, surtout, il nous rappelle avec cruauté que tout était possible... mais que nous avions préféré nous en moquer !

© Inconnu
L’œuf électrique de Paul Arzens
Cette voiture électrique avait été baptisée l'Oeuf électrique. Elle est l'oeuvre d'un ingénieur français de la SNCF répondant au nom de Paul Arzens (1903-1990). La voir ainsi déambuler dans les rues du Paris des années 60 a un côté Retour Vers le futur très prononcé et presque troublant.

Commentaire: Lire aussi :


Cow Skull

Tu ne veux pas de pesticides ? T'en auras quand même

© Itsap
Transfert d’insecticide à des fleurs de plantes non traitées : un processus en cascade
Une équipe de scientifiques britanniques de l'Université du Sussex a réalisé une étude portant sur la présence d'insecticides néonicotinoïdes dans le nectar du pollen de plantes non traitées par ce produit.

Du colza aux plantes sauvages

Les semences de colza sont traitées avec Cruiser OSR à base de thiaméthoxam. Les chercheurs anglais ont pu établir la présence de cette molécule dans le nectar et le pollen des plantes cultivées mais également des plantes sauvages. Les auteurs confirment nos travaux en montrant que la molécule imidaclopride peut être présente dans les fleurs de colza non traité par cet insecticide.

Comment expliquer cette présence ?

Commentaire: Il est probable que ce phénomène de contamination puisse également s'observer pour l'ensemble des poisons utilisés dans l'agriculture moderne. Avec les OGM qui contaminent également les cultures avoisinantes, on comprend mieux l'intérêt d'acheter des aliments issus de l'agriculture biologique : on restreint au maximum les risques inévitables de pollutions chimiques et génétiques.


Star

L'univers compte 2 000 milliards de galaxies, dix fois plus qu'on ne le pensait

L'Univers compte environ 2000 milliards de galaxies, c'est-à-dire « dix fois plus » que ne le pensaient les scientifiques jusqu'alors, estime une équipe internationale d'astronomes dans une étude publiée jeudi.
© Chandra X-ray Observatory Center / Reuters
Ces dernières années, les astronomes pensaient que l'Univers contenait entre 100 milliards et 200 milliards de galaxies.

L'équipe du professeur Christopher Conselice, de l'Université de Nottingham, en Grande-Bretagne, a travaillé longuement à partir des données du télescope spatial Hubble développé par la Nasa avec l'Agence spatiale européenne, mais aussi d'autres télescopes.

Elle a ensuite construit laborieusement des images en 3D et extrapolé le nombre de galaxies présentes à différentes époques de l'histoire de l'Univers.

Plus les galaxies sont distantes, plus leur lumière peine à nous parvenir.

Commentaire: Impossible que l'homme soit seul dans l'univers.


Gear

Découverte : les cycles solaires dépendent en partie de l'influence de la Terre !


Commentaire : Si la modélisation est valable, c'est une découverte étonnante, pour le moins. L'insignifiance apparente de planètes comme Vénus ou la Terre, en regard de la taille énorme de notre soleil, est alors trompeuse. Nous influençons donc les cycles de notre étoile d'une façon particulière, et celle-ci nous renvoie d'une façon aussi particulière, les influences transformées... de nos influences, faute de mieux pouvoir l'exprimer. Quand on sait que ces cycles d'activité solaire, ceux de 11 ans, impactent notre climat et nous promettent quelques... refroidissements, c'est encore plus extraordinaire : nous participerions nous-mêmes, certes indirectement et aidés par Vénus et Jupiter, à notre propre mise au frigo. Qui sait si nous ne pourrions pas appliquer le même principe à une plus grande échelle : notre petit système solaire qui influence la Voie lactée, qui elle-même influence d'autres galaxies, et vice versa, et ainsi de suite ; effets concrets d' interactions réelles entre l'atome minuscule et les systèmes stellaires gigantesques ?

La Nature est une source d'émerveillement sans fin et rien, dans cet univers, ne semble pouvoir être soustrait, coupé ou isolé totalement de ce qui l'entoure. N'est-ce pas une excellente nouvelle ?


© NASA's Goddard Space Flight Center/Bridgman
Qui l'eut cru ? La Terre, avec Vénus et Jupiter, serait responsable des cycles d'activité solaire de 11 ans, du moins selon un nouveau modèle convaincant. Peut-être la fin d'une énigme...

Il a beau nous paraître immuable, le Soleil possède un cycle durant lequel son activité augmente puis diminue, le tout se reproduisant en moyenne tous les 11 années (avec une variabilité de ± 4 ans). Mais si les scientifiques savent que ces palpitations, surtout visibles par l'augmentation puis la diminution des tâches solaires, sont dues aux effets de son immense champ magnétique, ils ne s'expliquaient pas jusqu'ici la raison : pourquoi 11 ans ?

Or dans un article publié dans la revue Solar Physics, des chercheurs allemands proposent pour la première fois une explication. Et celle-ci est pour le moins inattendue : c'est la conjonction des forces gravitationnelles de Vénus, la Terre et Jupiter qui déclencheraient ce cycle... Autant dire que le saut d'un crapaud provoque un séisme !

Telescope

Dioné, une des lunes de Saturne, dissimulerait (elle aussi) un océan liquide souterrain

© NASA
Dioné dissimulerait un océan d’eau liquide souterrain
Saturne compte plusieurs lunes différentes. Dioné est l'une d'entre elles et elle fait couler beaucoup d'encre depuis la fin de semaine dernière. Cela n'a d'ailleurs rien de surprenant, car des astronomes belges pensent avoir découvert la preuve de l'existence d'un océan d'eau liquide sous la surface du satellite.

Dioné a été découverte par Giovanni Domenico Cassini en 1684 et donc la même année que Téthys, une autre lune de Saturne. Elle a fait l'objet de nombreuses études par le passé et nous savons ainsi qu'elle se compose essentiellement d'eau sous forme de glace. Elle a cependant une autre particularité intéressante : sa densité.

Dioné abriterait elle aussi un océan souterrain

Elle est effectivement plus élevée que celle des autres satellites de Saturne et la communauté scientifique pense depuis longtemps que cette particularité s'explique par la présence d'une quantité importante de matière plus dense, et plus précisément de roches ou de silicates.

Au cours de leurs observations, les astronomes ont aussi découvert que l'hémisphère arrière de la planète avait été frappé par de nombreux astéroïdes. Elle est effectivement recouverte d'innombrables cratères dont le diamètre dépasse le plus souvent les 100 kilomètres.

L'Observatoire Royal de Belgique se passionne depuis longtemps pour les satellites de Saturne. Il a d'ailleurs constitué une équipe pour travailler dessus et cette dernière a fait une découverte majeure en s'appuyant sur les relevés de la sonde Cassini. D'après elle, un gigantesque océan d'eau liquide serait caché dans les profondeurs du satellite, à une centaine de kilomètres sous son épaisse couche de glace.

Commentaire: A propos de Dioné, il est signalé, sur Wikipédia :
L'agencement des cratères depuis lors ainsi que l'albédo élevé de la face avant impliquerait enfin que Dioné n'ait pas changé d'orientation depuis plusieurs milliards d'années
On notera la réticence saine prudence scientifique consistant à évoquer, alors que l'on sait que l'atmosphère de Dioné contient aussi de l'oxygène, la possibilité d'une vie microbienne, et uniquement celle-ci, bien entendu. Alors que par ailleurs, on sait que la lune occupe la place qui est la sienne depuis très, très longtemps... Mais on nous le dit, les microbes suffiront !


Bulb

Internet par la lumière : bientôt à la place du wifi ?

© Lucibel
Internet par la lumière, une nouvelle façon de se connecter sans fil.
Une société française vient de mettre sur le marché une solution alternative au wifi, qui permet de se connecter à internet par la lumière, en haut débit, grâce à des LED.

Et la lumière fut. Internet avec elle. Une entreprise normande, Lucibel, a lancé la semaine dernière un luminaire permettant de se connecter à Internet en haut débit grâce à la lumière. La technologie utilisée, le LiFi, a commencé à être mise au point il y a une quinzaine d'années. Les premiers prototypes ont vu le jour il y a trois ans, mais c'est seulement maintenant qu'apparaissent des solutions industrielles.

Une alternative au wifi

Avec le LiFi, la transmission des données passe par la lumière. On vit certes dans un monde bourré de technologie, mais pour qui a gardé sa capacité d'étonnement, c'est quand même un peu magique. Edouard Lebrun, directeur de l'innovation chez Lucibel, nous donne la version scientifique: "La LED clignote en modulation très haute fréquence. C'est un peu du morse optique, qui code en langage binaire."

Commentaire: Espérons en effet que cette technologie se démocratise pour remplacer le délétère wifi. Déjà abordé ici :


Microscope 1

Première mondiale : manipulation génétique d'ADN humain chez un embryon en bonne santé...


Commentaire : Le travail de sape continue en repoussant toujours plus loin les limites de l'acceptable. Les promesses du monde médical, qui travaille pour le « bien de l'humanité », nous font l'effet d'un disque rayé et ne reflètent en rien la réalité de la médecine moderne : il n'y a jamais eu autant de gens malades, autant d'affections étranges, incurables, de cancers, de maladies dégénératives. Les traitements qui sont censés nous guérir créent un taux de morbidité qui, quand il n'est pas purement et simplement nié, nous est présenté comme étant normal : il n' y a qu'à lire la liste des effets secondaires sans fin engendrés par les médicaments que nous prenons pour s'en convaincre. Et l'on voudrait nous faire croire qu'une bande d'apprenti-sorciers sans conscience, parce qu'ils savent utiliser le certes extraordinaire outil CRISPR-Cas9, réussira à délivrer l'humanité des maladies qui l'exténuent.

Au vu des résultats obtenus jusqu'à présent par cette science aveugle et criminelle, il y a de quoi s'inquiéter : comment considérer la possibilité de modifier l'ADN autrement que comme un véritable danger, alors même que nos scientifiques, nos industriels et nos hommes politiques, tout sourire affiché, travaillent main dans la main à fabriquer ce monde cauchemardesque dans lequel nous vivons ?

Traduction : Virginie Bouetel

© Inconnu
Qu'il s'agisse de créer des cultures génétiquement modifiées ou de fabriquer des animaux résistants aux maladies, le fait de modifier les gènes a toujours été sévèrement critiqué. L'une des peurs réside dans le fait que la modification d'ADN humain sur un individu au stade embryonnaire pourrait engendrer une maladie génétique fatale qui se perpétuerait sur plusieurs générations.

Malgré cela, un chercheur tente la manipulation génétique la plus controversée au monde. C'est le biologiste du développement, Fredrik Lanner, qui effectuera le tout premier test de manipulation génétique sur un embryon humain en bonne santé.

Lanner, qui travaille à l'Institut Karolinska à Stokholm, procède à des manipulations génétiques sur des embryons humains pour observer comment ils interviennent dans la régulation des touts premiers stades du développement embryonnaire. Il se concentre plus précisément sur les gènes essentiels au développement embryonnaire normal afin d'en apprendre plus sur l'infertilité, les fausses couches, les cellules souches et comment traiter les conditions « débilitantes ».

Footprints

Titanosaure : empreinte géante découverte en Mongolie

© HO - Université des Sciences de Okayama- AFP
L'empreinte mesure plus d'un mètre de long
Une équipe de chercheurs japonais et mongoles a découvert le mois dernier une gigantesque empreinte de titanosaure, un imposant dinosaure éteint depuis 100 millions d'années.

Une trace de pas de dinosaure, longue de 106 centimètres et large de 77 centimètres, a été découverte le mois dernier dans le désert de Gobi par des chercheurs mongoles et japonais. L'empreinte s'est moulée naturellement il y a entre 70 et 90 millions d'années, estiment les auteurs de la trouvaille.

"C'est une découverte très rare, une trace fossilisée bien conservée qui mesure plus d'un mètre de long et porte les marques des griffes", a communiqué l'Université des Sciences d'Okayama, qui a mené la recherche avec l'Académie des Sciences de Mongolie.

Selon les chercheurs, cette empreinte appartiendrait à un titanosaure, une créature au long cou qui pouvait mesurer plus de 30 mètres de long et 20 mètres de haut et vivait en Patagonie il y a 100 millions d'années. Depuis janvier, le squelette de l'un de ces dinosaures est d'ailleurs exposé au musée d'Histoire naturelle de New-York.


Commentaire : La fascinante histoire des dinosaures, qui ont régné en maitre sur la terre pendant des millions d'années, se rappelle à nous, régulièrement. Ne peut-elle sonner comme un avertissement, fort utile, en ces temps ou l'être humain développe le sentiment de sa propre importance à un niveau quasi-pathologique ? Désir de toute-puissance et d'immortalité qui semble nous avoir fait oublier que la place que nous occupons dans l'univers n'est peut-être pas privilégiée. A l'exemple des espèces que nous avons nous-mêmes décimé depuis seulement quelques centaines d'années.