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mer., 07 déc. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
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Black Magic

Science en délire : Projet ReAnima, ou quand les morts pourraient être ramenés à la vie


Un projet souhaite voir s'il est possible de régénérer le cerveau des personnes mortes, avec l'approbation des organismes de surveillance de la santé.

Bioquark, une société de biotechnologie aux Etats-Unis, a reçu l'autorisation éthique de recruter 20 patients qui ont été déclarés cliniquement morts d'un traumatisme crânien, pour vérifier si une partie de leur système nerveux central peut être ramené à la vie.

Les scientifiques utiliseront une combinaison de thérapies, qui comprennent l'injection du cerveau avec des cellules-souches et un cocktail de peptides, ainsi que le déploiement de lasers et de techniques de stimulation nerveuse qui ont été montrées pour amener les patients hors des comas.

Les participants à l'essai ont été certifiés morts et seulement maintenus en vie grâce à des machines d'assistances. Ils seront surveillés pendant plusieurs mois à l'aide d'appareils d'imagerie du cerveau pour chercher des signes de régénération, en particulier dans la moelle épinière supérieure - la plus basse région du tronc cérébral qui contrôle la respiration et le rythme cardiaque.

L'équipe croit que les cellules-souches du cerveau peuvent être en mesure d'effacer leur histoire et de remettre en marche la vie encore une fois, basée sur leurs tissus environnants - un processus vu dans le règne animal comme les salamandres qui peuvent faire repousser des membres entiers.

Commentaire: Frankenstein revisité, en quelque sorte. Ceci nous montre encore une fois que la science moderne a une vision réductrice de la vie et qu'elle résume la conscience de l'homme à des connexions nerveuses plus ou moins complexes, pouvant être réactivées à la carte, pourvu qu'on ait les moyens techniques de le faire. On peut se demander, comme les quelques milliards d'êtres humains qui croient en une existence après la mort et à une sorte de survie de la conscience ou de l'âme, ce qui pourrait bien venir "habiter" un corps mort depuis longtemps déjà.

Bien sûr, cela ne semble pas poser de problèmes à tous ces grands "scientifiques". Un petit tour d'horizon des incroyables "progrès" de la science, de nos jours : Pour aller plus loin :



HRC Red

Bientôt des humains conçus dans des utérus artificiels

© Researchers
ECTOGENÈSE. Des bébés qui viendraient au monde sans passer un seul instant dans le ventre de leur mère : fable futuriste ou réalité scientifique ? Si on en est encore loin, c'est ce que permettrait, en théorie, l'utérus artificiel.

Ce procédé, déjà pratiqué sur certaines espèces animales (par exemple les chèvres) consiste à faire se développer un bébé, depuis sa conception jusqu'à sa naissance, dans un utérus artificiel, une sorte d'incubateur où seraient recréées les conditions du ventre maternel.

Fécondation in vitro, liquide amniotique de synthèse, placenta artificiel et, neuf mois plus tard, un enfant naîtrait.

Chart Bar

Pour 999 dollars vous pouvez maintenant séquencer votre génome

Le 30 mars 2016, l'entreprise Veritas Genetics lancera officiellement aux États-Unis My Genome, une application pour smartphone destinée au grand public et permettant d 'analyser l'intégralité du génome, moyennant 999 dollars. L'intérêt ? Évaluer les risques de contracter certaines maladies comme Alzheimer ou des cancers (par exemple, une mutation au gène BRCA1 augmentant le risque de développer un cancer du sein et dont était atteinte Angelina Jolie). Ou encore de connaître une allergie éventuelle à un médicament.

Une offre qui pose de multiples questions : comment une application peut-elle permettre le séquençage du génome ? Pourrait-elle bientôt être commercialisée sur le marché français ? Soulève-t-elle des questions d'ordre éthique ? François Artiguenave, chef du laboratoire de bio-informatique au centre national du génotypage du CEA à Évry (Genopole, Essonne), fait le point pour Sciences et Avenir.

Blackbox

Où l'on commence à modifier le génome humain


Comment: Les expériences sur le génome humain se multiplient. A présent, 3 pays "encadrent" officiellement ces pratiques : l'Angleterre, la Chine et la Suède. Comme de bien entendu, on nous prépare une caution médicale aux petits oignons, avec à la clé la promesse radieuse d'une santé retrouvée. Un peu d'espoir distribué qui rendra alors possible les dérives en tous genres auxquelles la clique habituelle des gens de pouvoir sans conscience nous ont habitué jusqu'à présent, qu'ils soient médecins, politiques ou militaires :

© Agellodeco/Pix5
Des chercheurs chinois ont utilisé la technique des "ciseaux moléculaires" Crispr-Cas9 pour rendre résistantes au VIH des cellules d'embryons humains.

La nouvelle intervient moins d'un an après qu'une autre équipe, chinoise également, a employé la technique pour la première fois chez l'homme, suscitant un tollé mondial. L'équipe de biologistes de Canton (Chine) a entrepris d'injecter un allèle, ou variante de gène, à des embryons humains afin de les protéger du sida.

Affublé du doux nom de CCR5Δ32, cet allèle a pour effet de protéger les globules blancs contre l'infection par le virus du sida. Les embryons, non viables, avaient été donnés par des patientes chinoises à la suite de tentatives infructueuses de fécondation in vitro.

Sherlock

Une dent de cachalot vieille de 5 millions d'années découverte en Australie

Pour une grosse et vieille quenotte, c'est une grosse et vieille quenotte. Un être humain a besoin de ses deux mains pour présenter la dent découverte en Australie et qui ornait la mâchoire d'un mastodonte marin de la famille des cachalots il y a quelque cinq millions d'années. C'est un "chasseur de fossiles" nommé Murray Orr qui a fait cette belle découverte en février dernier sur une plage de Beaumaris Bay, près de Melbourne (Sud-est du pays). Croyant d'abord qu'il ne s'agissait que d'une cannette de soda, il a finalement mis la main sur un fossile unique en Australie. Il en a pourtant fait don au Muséum Victoria de Melbourne qui a dévoilé cette trouvaille jeudi 21.

© Museum Victoria
Une dent de cachalot vieille de 5 millions d'années a été découverte en Australie. Longue de 30 centimètres, elle est la première de la sorte trouvée en Océanie et appartenait à une espèce de cétacé encore plus vorace que le cachalot moderne.
Longue de 30 centimètres, la dent serait celle d'une espèce de cachalot apparentée au Livyatan Melvillei du Pérou. Une belle bête qui mesurait 18 mètres de long pour un poids d'une quarantaine de tonnes. Des dimensions assez proches du cachalot qui vit encore dans les océans aujourd'hui, et qui demeure le plus gros carnassier du monde.

Telescope

La planète X se dévoile

© REUTERS/ R. Hurt/Caltech/IPAC
Une équipe d'astronomes de l'Université de Berne (Suisse) a minutieusement étudié toutes les données disponibles concernant la "neuvième planète" du Système solaire, plus connue sous le nom de "planète X", afin d'éclairer notre lanterne sur les anomalies thermiques de ce corps céleste hors du commun.

D'après les scientifiques, la température de l'atmosphère de la planète X, composée principalement d'hydrogène et d'hélium, est de 226 °C au-dessous de zéro, tandis que celle de sa surface, formée par d'épaisses couches de glace, ne dépasse pas 63 °C au-dessous de zéro.

Les scientifiques ne disposent pas encore de données fiables sur la température observée au niveau du manteau de la planète X, composé de silicates comme celui de la Terre. Il n'empêche qu'ils ont déjà réussi à calculer celle de son noyau de fer, réchauffé jusqu'à 3.400 °C. Ainsi, les astronomes estiment que les conditions thermiques de la planète X rappellent à s'y méprendre celles de certaines planètes géantes gazeuses, telles que Neptune et Uranus.



Fireball 4

Les comètes peuvent fabriquer du ribose, un sucre constituant clé de l'ADN et de l'ARN

À défaut de pouvoir examiner des centaines de vraies comètes, des scientifiques en fabriquent en laboratoire pour étudier ce qu'elles ont dans le ventre. Une équipe, qui avait déjà découvert des « briques moléculaires » dans une comète artificielle, vient de détecter du ribose, constituant clé de l'ARN et de l'ADN. « Un argument supplémentaire à la théorie des comètes comme source de molécules organiques qui ont rendu la vie possible sur Terre. »

Un large éventail de matière organique a été identifié au sein de la nébuleuse d’Orion – fameuse région de formation d’étoiles à environ 1.400 années-lumière de la Terre – sondée par les télescopes spatiaux Herschel et Spitzer : formaldéhyde, méthanol, diméthyle éther, cyanure d’hydrogène, oxyde de soufre, dioxyde de soufre, eau. Ces molécules peuvent être à l'origine d'une chimie menant à des composés plus complexes, comme les alcools, les sucres ou les acides aminés. Esa, Hexos, HIFI Consortium


Comment la vie est-elle apparue sur Terre ? Nombreux sont les scientifiques à mener l'enquête pour tenter de reconstituer ce qui a pu se passer, il y a environ 4 milliards d'années, juste avant que les premières formes de vie ne colonisent ce monde. Parmi les scénarios envisagés, celui de la panspermie, du moins à l'échelle moléculaire, retient l'attention des chercheurs.

L'idée est que les ingrédients de base de la chimie de la vie, c'est-à-dire les molécules organiques, comme les acides aminés, les sucres et autres hydrocarbures, proviennent de matière extraterrestre, apportée par des comètes, des astéroïdes ou encore des poussières (les micrométéorites représentent aujourd'hui 10.000 tonnes par an). Ces corps furent légion à pilonner les jeunes planètes en ces temps troublés du jeune Système solaire. Un bombardement massif tardif soupçonné aussi, d'ailleurs, d'avoir apporté une partie de l'eau de nos océans et celle que l'on boit aujourd'hui (l'origine de l'eau terrestre est toujours discutée).

Eye 1

Surveillance : l'identification biométrique comportementale


Commentaire : Il est toujours bon de se tenir au courant des avancées technologiques en matière de reconnaissance biométrique. Toujours présentées au grand public de façon avantageuse, se sont ces mêmes technologies qui permettent aux dirigeants de surveiller et de contrôler la population, pour sa sécurité et son plus grand bien, c'est entendu. Quelques articles sur le sujet :

© SPL/CORBIS
Les scans d'iris et d'empreintes digitales sont de plus en plus utilisés pour authentifier l'identité des individus.
Après les empreintes digitales, le visage ou l'iris, les chercheurs explorent de nouvelles stratégies d'authentification biométrique, basées cette fois sur notre façon de bouger et sur notre manière très personnelle d'interagir avec nos smartphones.

Doigt, iris, visage : pour nous assurer un accès sécurisé aux ordinateurs et aux services en ligne, de plus en plus de parties de notre corps sont susceptibles de passer au scanner afin de nous authentifier. Or nos doigts révèlent bien plus sur nous que nos seules empreintes digitales... Quelques lettres tapées à la hâte sur un clavier peuvent, par exemple, permettre à la machine de nous identifier. Les techniques d'authentification biométrique ne cessent de s'affiner depuis des décennies. Désormais, les recherches se concentrent sur les interactions homme-machine. Car chacun aurait sa propre façon de manipuler son smartphone ou son ordinateur, à commencer par la manière dont il tape sur un clavier.
Identité frappante

Une nouvelle méthode d'authentification biométrique, surnommée avec humour « frappologie », est apparue en France dès 2007 sous la direction de Christophe Rosenberger et de son équipe du laboratoire Greyc (1). L'analyse de la dynamique de frappe au clavier part d'un principe simple : nous possédons chacun une façon unique de taper sur un ordinateur ou un smartphone. Tendance à enfoncer brutalement les touches ou doigts légers et rapides : la dynamique de frappe trahit facilement notre identité.

« Pour identifier une personne grâce à son style de frappe, nous mesurons seulement trois paramètres : le temps de pression sur chaque touche, de relâchement ainsi que le temps de vol entre deux touches », précise Christophe Rosenberger, professeur des universités à l'ENSICAEN. Il suffit alors de taper cinq fois son mot de passe personnel pour que le logiciel puisse apprendre la signature de frappe unique à l'utilisateur, à l'aide d'un modèle mathématique. « Lors de l'authentification, la machine compare le style de frappe du mot de passe tapé au modèle enregistré auparavant pour l'utilisateur », ajoute le chercheur.

Fireball 2

La comète qui a « frôlé » la Terre était bien plus grosse que ce qu'on pensait

On en sait plus sur P/ 2016 BA14, l'une des deux comètes qui ont « frôlé » la Terre les 21 et 22 mars derniers. De la forme d'une poire, elle était bien plus grosse que ce qu'on avait estimé jusqu'ici.

Il y a quelques jours, notre planète recevait de la visite. Celle des deux comètes baptisées P/2016 BA14 et 252P/LINEAR. Si la dernière est passée à quelque 5,2 millions de kilomètres de la Terre, P/2016 BA14 s'est quant à elle rapprochée à une distance record, environ 3,5 millions de kilomètres, faisant d'elle la troisième comète connue pour s'être approchée autant de la Terre. Mais la bête a réservé quelques surprises aux astronomes.

Découvert il y a deux mois seulement, P/2016 BA14 fut d'abord pris pour un géocroiseur. Mais le télescope PanSTARRS, installé à Hawaï, n'était pas de cet avis. De plus amples observations ont en effet permis la détection d'une faible queue, révélant que l'astéroïde était plutôt une comète. Les scientifiques ont également découvert que P/2016 BA14 présentait une orbite étonnamment similaire à celle de 252P/LINEAR, observation qui laissait suggérer que les deux étaient peut-être liées, la première pouvant être un fragment détaché de la seconde. Les astronomes estimaient en effet que P/2016 BA14 faisait environ la moitié de 252P/LINEAR, d'un diamètre d'environ 250 mètres. Mais de nouvelles observations viennent balayer cette hypothèse.

Jupiter

Des astrophysiciens étasuniens estiment que les extinctions massives sont provoquées par la planète X


Daniel Whitmire et John Matese, astrophysiciens de l'Université de l'Arkansas (Etats-Unis), estiment que les extinctions massives qui se répètent sur Terre environ tous les 27 millions d'années sont provoquées par la rotation sidérale de la planète X, rapporte la revue scientifique Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

D'après les chercheurs, l'orbite de la planète X s'incline lentement par rapport au Soleil au cours de sa rotation, si bien que tous les 27 millions d'années, l'astre traverse la ceinture de Kuiper (une zone du Système solaire s'étendant au-delà de l'orbite de Neptune, entre 30 et 55 unités astronomiques, ndlr), ce qui provoque inévitablement des perturbations gravitationnelles susceptibles de projeter des comètes depuis la ceinture de Kuiper directement vers le centre du Système solaire.

Ainsi projetées, les comètes entrent en collision avec d'autres corps célestes, y compris notre planète. Au fur et à mesure qu'elles s'approchent du Soleil, les comètes se divisent en plusieurs fragments capables d'empêcher la lumière solaire d'atteindre les astres, dont notamment notre Terre.