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sam., 30 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte

Telescope

Le développement de notre galaxie cartographié

Certaines étoiles de notre galaxie, la Voie lactée, sont là depuis des milliards d'années (comme notre Soleil avec ses 4,57 milliards années environ), tandis que d'autres sont âgées de seulement quelques millions d'années. Pour la première fois, les scientifiques ont l'opportunité d'avoir une meilleure idée de la manière dont vieillit notre galaxie en disposant d'une nouvelle carte qui révèle l'âge (à quelques millions d'années près) de chaque étoile.
© M. Ness & G. Stinson/MPIA
Répartition par âge pour un échantillon d'étoiles géantes rouges allant du centre galactique à la périphérie de la Voie Lactée, analysés par Melissa Ness et ses collègues. L'échantillon est intégré dans une simulation d'une galaxie comme la Voie Lactée. L'âge est un code couleur, avec les plus jeunes étoiles indiquées en bleu, les plus vieilles étoiles en rouge, et les étoiles d'âge moyen en vert. La répartition par âge, y compris le fait évident que les étoiles les plus vieilles sont concentrées près du centre galactique, confirme les modèles actuels de croissance galactique qui comme la Voie Lactée, ont une croissance de l'intérieur.
Des chercheurs de l'Institut Max Planck pour l'astronomie ont utilisé des données sur les longueurs d'onde de la lumière émise à partir de différentes étoiles observées à l'observatoire d'Apache Point, au Nouveau-Mexique et par le télescope spatial Kepler de la NASA pour définir l'âge de divers corps célestes dans la Voie lactée, nous donnant des indices sur la façon dont la galaxie a changé au fil du temps. La carte permet de visualiser les âges d'environ 80 000 étoiles géantes rouges, avec les plus jeunes étoiles présentées en bleu, les plus anciennes en rouge et celles entre les deux en vert. (Comme toutes les étoiles cartographiées sont des géantes rouges, cela signifie qu'elles sont toutes dans les derniers stades de leur évolution stellaire. Les étoiles géantes rouges peuvent subsister jusqu'à un milliard d'années.)

Bug

La différenciation des fourmis guidée par l'épigénétique

La régulation de certains gènes expliquerait la différence de comportement entre les fourmis filles d'une même reine, les unes formant des unités combattantes et les autres des compagnies d'ouvrières zélées. Des biologistes le démontrent de manière spectaculaire en confortant ou en réprimant, chez ces deux catégories, la motivation à chercher de la nourriture. Ce mécanisme épigénétique pourrait jouer un rôle dans les relations sociales chez les vertébrés, où il est présent, et pourrait être impliqué dans une maladie humaine.


Commentaire : L'épigénétique (du grec ancien ἐπί, épí, « au dessus de », et de génétique) est la discipline de la biologie qui étudie les mécanismes moléculaires qui modulent l'expression du patrimoine génétique en fonction du contexte. (src Wikipedia)


© The lab of Shelley Berger, PhD, Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania
Les fourmis charpentières de Floride, Camponotus floridanus, ont les mêmes gènes. Pourtant la soldate, à droite, est bien plus grande que l'ouvrière, à gauche. Leurs comportements sont très différents aussi et semblent liés à l'expression de certains gènes, régulée par des protéines liées à l'ADN, les histones.
Dans une fourmilière, toutes les ouvrières sont au moins demi-sœurs puisqu'elles sont nées de la même mère et, le plus souvent semble-t-il, d'un père unique. Pourtant, elles peuvent ne pas se ressembler. C'est le cas, par exemple, des femelles des colonies de fourmis charpentières de Floride, Camponotus floridanus. Il en est des grandes, qui forment les bataillons de soldates, et des petites, qui sont des ouvrières. Les premières ont une tête plus grosse, proportionnellement au corps, et des mandibules bien plus fortes. De plus, leurs comportements diffèrent, bien sûr, les unes montent la garde et sont agressives tandis que les autres cherchent de la nourriture et s'occupent des larves.

Telescope

L'exoplanète habitable la plus proche n'est qu'à 14 années-lumière

Découverte d'une planète 4 fois plus massive que la Terre dans la zone habitable de son étoile à seulement 14 années-lumière de notre Système solaire.


Illustration d'une super-Terre autour d'une naine rouge
Une équipe d'astronomes australiens a découvert via le spectrographe HARPS installé sur le télescope de 3,6 mètres de l'observatoire de La Silla, au Chili, l'existence de trois exoplanètes autour de la naine rouge voisine Wolf 1061, située à seulement 13,8 années-lumière de notre Système solaire, en direction de la constellation d'Ophiuchus. Étant donné leur masse, respectivement estimée à 1,4, 4,3 et 5,2 fois celle de la Terre, ces trois mondes semblent telluriques et donc pourvus d'une surface solide. Ce qui aiguise d'autant plus l'intérêt des chercheurs est que le second se promène à l'intérieur de la zone habitable de son étoile-parent, la région où l'eau (si elle en possède) peut demeurer à l'état liquide. La troisième, qui gravite autour de son petit soleil en 67 jours, est à la limite extérieure de cette « boucle d'or ».

Blackbox

Révolution en génétique : le CRISPR-Cas9 ou la nouvelle baguette magique des apprentis-sorciers


Commentaire : Utilisé avec compétence, un scalpel en acier chirurgical sauvera bien des vies ; ou devenir une arme dans les mains d'un fou-furieux. Concernant le CRISPR, le niveau de conscience des scientifiques déterminera à coup-sûr la direction « éthique » que prendront les opérations.

Hélas, le monde scientifique n'est pas un exemple idéal de probité morale et intellectuelle, loin s'en faut. La corruption règne à tous les étages, les bonnes intentions sont perverties, les déontologies sont redéfinies, les énergies créatrices, détournées. L'influence psychopathique est bel et bien prédominante, et comme le discours politique, le discours scientifique n'est plus qu'un savant mélange de langue de bois, de promesses intenables et de pieux mensonges.

Pour ceux qui douterait que l'on parle bien là de paradigme à redéfinir, consultons les articles suivants : Alors si l'on peut certes soulager et guérir des personnes souffrant de maladies génétiques invalidantes, c'est une très bonne chose. Mais qui pourrait croire une seule seconde que l'on s'arrêtera là, au vu du potentiel sidérant d'une telle technique ? On parle déjà d'une nouvelle génération d'OGM... qui n'en sont juridiquement pas, de modifications ultra-ciblées du génome humain. Une manipulation du vivant sans commune mesure avec tout ce qui a été fait jusqu'à maintenant. Et question manipulation, est-il encore utile de rappeler qui sont les spécialistes du procédé ? La génétique peut être un instrument de contrôle extraordinaire : impossible que les esprits malades de notre temps ne se soient pas déjà penchés sur la question.


© Shutterstock
La technique CRISPR-Cas9 permet de réduire considérablement le temps et le coût d’une modification génétique
Une nouvelle technique de modification du génome, CRISPR-Cas9, s'est répandue comme une traînée de poudre dans les laboratoires. Et soulève de graves questions éthiques.

CRISPR-Cas9. Retenez bien ce sigle imprononçable, car vous n'allez pas tarder à en entendre parler, et de plus en plus souvent. Derrière cet acronyme anglais à rallonge, si rébarbatif qu'il semble avoir été inventé exprès pour décourager le profane d'aller plus loin, se cache un nouvel outil d'ingénierie génétique qui, depuis sa mise au point en 2012, s'est répandu comme une traînée de poudre dans les laboratoires du monde entier, suscitant une déferlante de publications scientifiques et de colloques internationaux réunissant tous les pontes de la recherche génomique... Un outil, ­surtout, qui peut changer le cours de notre civilisation et faire basculer l'humanité dans une nouvelle ère qui ressemble à s'y méprendre à celle dans le film de science-fiction « Bienvenue à Gattaca ».

La biologiste américaine Jennifer Doudna de l'université de Berkeley, l'une des deux scientifiques à qui revient le re­doutable honneur d'avoir inventé cet outil révolutionnaire, a elle-même appelé au printemps, dans un plaidoyer publié par la revue « Science », pour un moratoire temporaire sur son utilisation, s'agissant du moins des expériences réalisables sur le génome de l'embryon humain. Tel le Dr Franken­stein effrayé par sa propre créature.

Commentaire: On pourra lire les quelques articles suivants :


Robot

Les robots humanoïdes sont arrivés et bientôt ils prendront votre place au travail

Voici Nadine, un nouveau robot créé par l'Université technologique de Nanyang à Singapour. Elle a une apparence humaine, des yeux marron et est capable de tenir une conversation tout comme de se rappeler de ses interlocuteurs. Les nouvelles technologies ne cessent d'être innovantes. Entre les robots ménagers et les logiciels d'assistanat comme Siri, il est difficile de s'y retrouver. C'est pour cela que l'Université Technologique de Singapour (NTU) a décidé de créer un robot à l'apparence humaine.


Nadine

Commentaire : Avec des robots qui ressemblent étrangement aux êtres humains, nous avons l'impression de nous retrouver en pleine science-fiction. Les machines humanoïdes feront de plus en plus partie de notre vie, si tel est le désir des élites. Finiront-ils par acquérir une intelligence et des sentiments humains qui les pousseront à nous supplanter ? Si nous relisons entre autres les écrits des auteurs d'anticipation traitant du sujet, les robots nous évincerons in fine pour prendre le contrôle de la planète Terre... L'avenir nous dira ce qu'il en est : la prospective d'aujourd'hui fait aussi la réalité du lendemain. Avec ses bons et ses mauvais côtés...


Ce type de robot existe déjà, mais "Nadine", comme elle s'appelle, se veut originale. En effet, ce robot ressemble à une femme et pas n'importe laquelle, celle qui a supervisé sa création, la professeur Nadia Thalmann. Mais alors, quelles sont les particularités de "Nadine" ?

Commentaire: Vous pouvez lire aussi :


Blue Planet

Un orage magnétique va atteindre la terre le jour de l'an

Pour la nouvelle année qui approche, le soleil pourrait bien nous faire un cadeau tout à fait exceptionnel. Suite à sa forte activité récente, un puissant orage magnétique pourrait bien atteindre l'atmosphère terrestre le premier jour du mois de Janvier, c'est-à-dire vendredi.

Photo de l'éruption solaire du 28 décembre
Une forte activité solaire dirigée vers la Terre

Tout a commencé le 28 Décembre dernier quand une énorme éruption solaire a eu lieu. Si ce phénomène est plutôt courant, celui-ci s'est déroulé sur une zone répertoriée grâce au code AR2374 dont le champ magnétique est particulièrement instable. Cependant, là encore rien de très étonnant, la surface de l'astre est en constante évolution.

Ce qui rend cet événement particulier aux yeux des astronomes c'est qu'à la suite de cette explosion, un immense champ d'énergie a été projeté directement en direction de la planète Terre, permettant à un important rayon ultraviolet d'atteindre notre haute atmosphère.


Commentaire : Les différentes classes sont nommées A, B, C, M et X. Chaque classe correspond à une éruption solaire d'une intensité dix fois plus importante que la précédente, où la classe X correspond aux éruptions solaires ayant une intensité de 10-4 W/m2. Au sein d'une même classe, les éruptions solaires sont classées de 1 à 10 selon une échelle linéaire (ainsi, une éruption solaire de classe X2 est deux fois plus puissante qu'une éruption de classe X1, et quatre fois plus puissante qu'une éruption de classe M5). Ces sigles correspondent à la mesure de la puissance du rayonnement X, telle que déterminée par le système GOES.


Cela dit pas de panique, le champs magnétique de la Terre, contrairement à celui de Mars désormais inexistant, nous protège de ce genre de manifestations astronomiques, et le rayonnement n'a eu que très peu d'incidences essentiellement sur des ondes radios spécifiques.

Commentaire: Le site SolarHam indique que l'éjection est de classe M1.8 et est dirigée seulement partiellement vers la Terre donc les effets devraient être limités. A voir.

Mise à jour du 31 décembre 13H55 UTC : La composante Bz du Champ Magnétique Interplanétaire (CMI) a été fortement orientée vers le sud pour une période prolongée, ce qui a contribué à pousser l'indice Kp à un niveaux de tempête modérée (G2). Cela se passe à la suite d'un départ plus faible que l'impact CME prédit. Les observateurs du ciel à des latitudes très élevées doivent être vigilants pour des aurores boréales si il fait encore noir dehors.


Rocket

NASA : Mars, un environnement officiellement « vivable »

Le rover Curiosity a permis aux scientifiques de faire des découvertes inattendues.
© Flickr/ Bluedharma
Grâce au rover Curiosity, la NASA a découvert dans les échantillons du sol martien des nitrates uniques qui contiennent de l'azote, élément indispensable à la vie et au fonctionnement des organismes vivants, rapporte la revue scientifique américaine « Proceedings of the National Academy of Sciences ».


Commentaire : Il est possible, puisque dans l'article l'on n'hésite pas à parler d'écosystème, que Mars ait pu abriter un jour une forme de vie évoluée. Et qui sait si un cataclysme d'ampleur planétaire n'aurait pu en effacer toutes traces apparentes ? Ou, devrions-nous dire, plus ou moins apparentes, à la vue des anomalies martiennes révélées tout au long de ces 40 dernières années.


D'après les scientifiques, la découverte prouve que la planète rouge est susceptible d'abriter la vie. Près du cratère de Gale, le rover a découvert un environnement qui répond aux conditions au développement des organismes.

Cow Skull

Premier clonage animal à partir d'un cadavre

Le 26 décembre, un chiot nommé Chance est né dans le laboratoire coréen de la Sooam Biotech Research Foundation. Mais Chance n'est pas un boxer comme les autres : il a été cloné à partir des cellules de Dylan, le chien décédé de deux anglais, Laura Jacques et Richard Remde. Ce n'est pas la première fois qu'un animal domestique est cloné, mais c'est la première fois que des scientifiques parviennent à réussir le processus deux semaines après la mort de l'original. Après cinq jours suivant le décès, les cellules sont très difficiles à récupérer.
© inconnu

Commentaire : Il est bonne santé pour l'instant. Nombreux sont les animaux clonés physiquement déficients. Et qu'en est-il, d'ailleurs, du comportement d'une créature dupliquée ?


Mais la Sooam Biotech Research Foundation n'en est pas à son coup d'essai. Ce laboratoire coréen est le seul au monde à proposer des clones à des particuliers et à avoir, en quelques sortes, industrialisé cette activité. D'après le Guardian, ce sont plus de 700 chiots qui ont vu le jour grâce aux équipes du docteur Hwang Woo-suk, scientifique en disgrâce qui avait affirmé avoir cloné des cellules humaines avant de révéler qu'il s'agissait d'une supercherie. Aujourd'hui, pour environ 100 000 euros par clone, le laboratoire s'est spécialisé dans les animaux domestiques, qui ne sont pas encore concernés par les règlementations sur le clonage.

Fireball 2

Des comètes géantes menacent la Terre

© mozzyb | Shutterstock
Le risque qu'une comète de 100 km de diamètre se retrouve à croiser l'orbite de la Terre a été mesuré par Bill Napier de l'Université de Buckingham : il est de 1 tous les 40 000 à 100 000 ans.
Les lointaines comètes géantes pourraient aussi représenter un danger pour la vie sur Terre, à l'instar des astéroïdes plus proches que l'on surveille déjà attentivement, a averti mardi une équipe d'astronomes.

Au cours des deux dernières décennies, des centaines de comètes géantes ont été découvertes aux confins de notre système solaire, font valoir ces scientifiques dans une étude publiée dans Astronomy and Geophysics, le journal de la Royal Academy Society.

Baptisées Centaures, ces comètes, qui font 50 à 100 km de large, sont situées sur des orbites instables qui croisent parfois le chemin des planètes géantes, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Sous l'effet du champ gravitationnel de ces planètes, ces comètes peuvent «de temps en temps» changer de trajectoire et se retrouver dans le système solaire interne (qui comprend Mercure, Vénus, la Terre, Mars et la ceinture d'astéroïdes).

Satellite

Découverte d'un astre inconnu dans notre système solaire

© Foto ilustrativa / nasa.gov
Un astre encore inconnu a été détecté par le radiotélescope Alma au Chili dans notre système solaire, rapporte Sciences et Avenir.

La découverte d'un nouveau corps céleste par le radiotélescope Alma de l'Observatoire européen Austral (ESO) au Chili intrigue les scientifiques. Les astronomes qui sont à la base de cette découverte le présentent comme l'astre le plus éloigné du Soleil. Ils se sont même demandé s'il ne faisait pas partie du système d'Alpha du Centaure. Ce système est composé de trois étoiles et d'une planète, les deux étoiles principales tournant l'une autour de l'autre.

En comparant deux clichés, les astronomes ont remarqué un déplacement de cet objet inconnu, par rapport aux positions des deux étoiles principales d'Alpha du Centaure. D'après eux, c'est la preuve qu'il est bien dans notre système solaire. Depuis sa découverte, l'identité de cet astre est discutée. Pour certains, cela pourrait être une naine brune, une étoile sombre qui ne brille pas, car son coeur n'est pas assez chaud. D'autres penchent plutôt pour un objet transneptunien (TNO), un de ces débris qui résulte de la collision entre planètes lors de l'enfance du système solaire. Le corps inconnu se trouve actuellement à environ 13 milliards de kilomètres du Soleil. Il faudrait donc pouvoir le suivre pour espérer en apprendre plus à son sujet.