Bienvenue à Sott.net
dim., 22 jan. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte

Fireball 4

Les comètes peuvent fabriquer du ribose, un sucre constituant clé de l'ADN et de l'ARN

À défaut de pouvoir examiner des centaines de vraies comètes, des scientifiques en fabriquent en laboratoire pour étudier ce qu'elles ont dans le ventre. Une équipe, qui avait déjà découvert des « briques moléculaires » dans une comète artificielle, vient de détecter du ribose, constituant clé de l'ARN et de l'ADN. « Un argument supplémentaire à la théorie des comètes comme source de molécules organiques qui ont rendu la vie possible sur Terre. »

Un large éventail de matière organique a été identifié au sein de la nébuleuse d’Orion – fameuse région de formation d’étoiles à environ 1.400 années-lumière de la Terre – sondée par les télescopes spatiaux Herschel et Spitzer : formaldéhyde, méthanol, diméthyle éther, cyanure d’hydrogène, oxyde de soufre, dioxyde de soufre, eau. Ces molécules peuvent être à l'origine d'une chimie menant à des composés plus complexes, comme les alcools, les sucres ou les acides aminés. Esa, Hexos, HIFI Consortium


Comment la vie est-elle apparue sur Terre ? Nombreux sont les scientifiques à mener l'enquête pour tenter de reconstituer ce qui a pu se passer, il y a environ 4 milliards d'années, juste avant que les premières formes de vie ne colonisent ce monde. Parmi les scénarios envisagés, celui de la panspermie, du moins à l'échelle moléculaire, retient l'attention des chercheurs.

L'idée est que les ingrédients de base de la chimie de la vie, c'est-à-dire les molécules organiques, comme les acides aminés, les sucres et autres hydrocarbures, proviennent de matière extraterrestre, apportée par des comètes, des astéroïdes ou encore des poussières (les micrométéorites représentent aujourd'hui 10.000 tonnes par an). Ces corps furent légion à pilonner les jeunes planètes en ces temps troublés du jeune Système solaire. Un bombardement massif tardif soupçonné aussi, d'ailleurs, d'avoir apporté une partie de l'eau de nos océans et celle que l'on boit aujourd'hui (l'origine de l'eau terrestre est toujours discutée).

Eye 1

Surveillance : l'identification biométrique comportementale


Commentaire : Il est toujours bon de se tenir au courant des avancées technologiques en matière de reconnaissance biométrique. Toujours présentées au grand public de façon avantageuse, se sont ces mêmes technologies qui permettent aux dirigeants de surveiller et de contrôler la population, pour sa sécurité et son plus grand bien, c'est entendu. Quelques articles sur le sujet :

© SPL/CORBIS
Les scans d'iris et d'empreintes digitales sont de plus en plus utilisés pour authentifier l'identité des individus.
Après les empreintes digitales, le visage ou l'iris, les chercheurs explorent de nouvelles stratégies d'authentification biométrique, basées cette fois sur notre façon de bouger et sur notre manière très personnelle d'interagir avec nos smartphones.

Doigt, iris, visage : pour nous assurer un accès sécurisé aux ordinateurs et aux services en ligne, de plus en plus de parties de notre corps sont susceptibles de passer au scanner afin de nous authentifier. Or nos doigts révèlent bien plus sur nous que nos seules empreintes digitales... Quelques lettres tapées à la hâte sur un clavier peuvent, par exemple, permettre à la machine de nous identifier. Les techniques d'authentification biométrique ne cessent de s'affiner depuis des décennies. Désormais, les recherches se concentrent sur les interactions homme-machine. Car chacun aurait sa propre façon de manipuler son smartphone ou son ordinateur, à commencer par la manière dont il tape sur un clavier.
Identité frappante

Une nouvelle méthode d'authentification biométrique, surnommée avec humour « frappologie », est apparue en France dès 2007 sous la direction de Christophe Rosenberger et de son équipe du laboratoire Greyc (1). L'analyse de la dynamique de frappe au clavier part d'un principe simple : nous possédons chacun une façon unique de taper sur un ordinateur ou un smartphone. Tendance à enfoncer brutalement les touches ou doigts légers et rapides : la dynamique de frappe trahit facilement notre identité.

« Pour identifier une personne grâce à son style de frappe, nous mesurons seulement trois paramètres : le temps de pression sur chaque touche, de relâchement ainsi que le temps de vol entre deux touches », précise Christophe Rosenberger, professeur des universités à l'ENSICAEN. Il suffit alors de taper cinq fois son mot de passe personnel pour que le logiciel puisse apprendre la signature de frappe unique à l'utilisateur, à l'aide d'un modèle mathématique. « Lors de l'authentification, la machine compare le style de frappe du mot de passe tapé au modèle enregistré auparavant pour l'utilisateur », ajoute le chercheur.

Fireball 2

La comète qui a « frôlé » la Terre était bien plus grosse que ce qu'on pensait

On en sait plus sur P/ 2016 BA14, l'une des deux comètes qui ont « frôlé » la Terre les 21 et 22 mars derniers. De la forme d'une poire, elle était bien plus grosse que ce qu'on avait estimé jusqu'ici.

Il y a quelques jours, notre planète recevait de la visite. Celle des deux comètes baptisées P/2016 BA14 et 252P/LINEAR. Si la dernière est passée à quelque 5,2 millions de kilomètres de la Terre, P/2016 BA14 s'est quant à elle rapprochée à une distance record, environ 3,5 millions de kilomètres, faisant d'elle la troisième comète connue pour s'être approchée autant de la Terre. Mais la bête a réservé quelques surprises aux astronomes.

Découvert il y a deux mois seulement, P/2016 BA14 fut d'abord pris pour un géocroiseur. Mais le télescope PanSTARRS, installé à Hawaï, n'était pas de cet avis. De plus amples observations ont en effet permis la détection d'une faible queue, révélant que l'astéroïde était plutôt une comète. Les scientifiques ont également découvert que P/2016 BA14 présentait une orbite étonnamment similaire à celle de 252P/LINEAR, observation qui laissait suggérer que les deux étaient peut-être liées, la première pouvant être un fragment détaché de la seconde. Les astronomes estimaient en effet que P/2016 BA14 faisait environ la moitié de 252P/LINEAR, d'un diamètre d'environ 250 mètres. Mais de nouvelles observations viennent balayer cette hypothèse.

Jupiter

Des astrophysiciens étasuniens estiment que les extinctions massives sont provoquées par la planète X


Daniel Whitmire et John Matese, astrophysiciens de l'Université de l'Arkansas (Etats-Unis), estiment que les extinctions massives qui se répètent sur Terre environ tous les 27 millions d'années sont provoquées par la rotation sidérale de la planète X, rapporte la revue scientifique Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

D'après les chercheurs, l'orbite de la planète X s'incline lentement par rapport au Soleil au cours de sa rotation, si bien que tous les 27 millions d'années, l'astre traverse la ceinture de Kuiper (une zone du Système solaire s'étendant au-delà de l'orbite de Neptune, entre 30 et 55 unités astronomiques, ndlr), ce qui provoque inévitablement des perturbations gravitationnelles susceptibles de projeter des comètes depuis la ceinture de Kuiper directement vers le centre du Système solaire.

Ainsi projetées, les comètes entrent en collision avec d'autres corps célestes, y compris notre planète. Au fur et à mesure qu'elles s'approchent du Soleil, les comètes se divisent en plusieurs fragments capables d'empêcher la lumière solaire d'atteindre les astres, dont notamment notre Terre.

Fireball 3

Des astronomes filment un corps céleste s'écraser dans l'atmosphère de Jupiter

Dans la nuit du 16 au 17 mars dernier, deux astronomes amateurs ont eu le bonheur de parvenir à filmer l'impact d'un corps céleste sur la géante gazeuse de notre Système Solaire, Jupiter. Un événement extrêmement furtif.


C'est aux alentours de 2h du matin (heure française), dans la nuit du 16 au 17 mars dernier, qu'un corps céleste est venu entrer en collision avec Jupiter. Un impact très violent puisqu'il a été visible depuis la Terre, encore fallait-il être équipé d'un télescope assez puissant et armé de patience. C'est justement le cas de deux astronomes amateurs.

Ils ne se connaissent pas et n'étaient pas au même endroit pour capturer l'événement. Pourtant, les images qu'ils ont filmées sont bien exactement les mêmes, confirmant ainsi l'impact. Eux, ce sont Gerrit Kernbauer, un astronome amateur autrichien et John McKeon, un autre astronome amateur irlandais. Leurs observations et horaires d'observations concordent, écartant l'hypothèse d'un « quelconque artefact visuel dans la vidéo« .

Eye 1

Un jour, la conduite de voiture interdite

© Evan Bench
Dans un communiqué annonçant leur légalisation en cours, une organisation de l'ONU affirme que les voitures autonomes sont plus sûres que les voitures conduites par des humains. Ira-t-on jusqu'à rendre obligatoire la conduite par des robots ?

Dans un communiqué publié mercredi, la Commission Économique des Nations Unies pour l'Europe (UNECE) a fait connaître l'entrée en vigueur de modifications à la Convention de Vienne de 1968 sur la sécurité routière, qui font que « les systèmes de conduite automatisée seront explicitement autorisés sur les routes, à condition qu'ils soient conformes aux règlements des Nations Unies sur les véhicules ou qu'ils puissent être contrôlés voir désactivés par le conducteur ».

La commission régionale de l'ONU assure que les modifications ouvrent la voie aux voitures autonomes, même si du chemin reste à parcourir. Ainsi l'organisation prévient qu'une deuxième vague de modifications est en préparation, qui « concerne l'introduction de fonctions de direction à commande automatique dans les règlements des Nations Unies sur les véhicules », telles que « les systèmes qui, dans certaines circonstances, pourront pendront le contrôle du véhicule, sous le contrôle permanent du conducteur, comme les systèmes veillant au maintien de la trajectoire (pour empêcher un changement de voie accidentel), les fonctions d'assistance au stationnement ainsi que la fonction autopilote sur autoroute (le véhicule se déplaçant de manière automatisée à haute vitesse sur autoroute) ».

Vers une libéralisation en 2017...

Actuellement le règlement n°79 de l'UNECE sur l'équipement de direction des véhicules autorise déjà une direction automatique, mais « elle doit être automatiquement désactivée lorsque la vitesse du véhicule dépasse la limite fixée à 10 km/h de plus de 20 % ». C'est l'une des limitations de la réglementation recensées par le ministère du développement durable dans une très riche synthèse (.pdf) publiée l'an dernier, qui faisait le point sur les obstacles juridiques au développement des voitures autonomes.

Commentaire: Les côtés positifs d'une nouvelle technologie sont toujours mis en avant, bien sûr. Les arguments proposés sont évidemment inattaquables, comme toujours : qui a envie d'être traité de terroriste de l'asphalte et d'assassin de la route pour ne pas vouloir accepter une telle merveille ?

Pourquoi toujours imaginer, quelle sottise, que des personnes mal-intentionnées pourraient vouloir tirer parti de cette technologie pour, au hasard, téléguider arbitrairement un véhicule et en faire ce que l'on veut, soumettre à un logiciel des destinations autorisées et non-autorisées, inventer des quotas de déplacements kilométriques ou bien taxer les déplacement jugés inutiles ? Non, vraiment, qui pourrait avoir l'idée de faire tout ça.


Jupiter

Nouvelles preuves de l'existence d'une 9e planète dans le système solaire

Des scientifiques apportent de nouvelles preuves sur l'existence d'une neuvième planète dans notre système solaire, ont rapporté mardi des médias.

Les astronomes se sont aperçus que les objets célestes qui se trouvent aux confins de notre système solaire subissaient une influence gravitationnelle qui pourrait être provoquée par un objet non identifié.

"Quelque chose d'étrange se passe dans le système solaire", expliquent les scientifiques, qui supposent qu'"une énorme planète mystérieuse provoquerait ces phénomènes bizarres".

"L'existence d'une planète cachée dix fois plus grande que la Terre, serait la meilleure façon d'expliquer la modification des orbites de ces corps célestes", ont indiqué les scientifiques Mike Brown et Konstantin Batygin, cités par le site russe d'information "Russia Today" (RT).

Display

Face2Face : une technologie bluffante qui permet de contrôler le visage d'un autre

Le développement d'applications permettant l'échange de visage est grand ces derniers temps, mais avec Face2Face, on a désormais l'exemple le plus convaincant d'une telle technologie.

Le plus terrifiant aussi.

Comme le rapporte Gizmodo, Face2Face demande seulement une vidéo « cible » et une webcam.

Après avoir analysé le visage de l'extrait vidéo et celui de l'utilisateur, l'application plaquera les expressions de ce dernier sur l'intervenant de la vidéo. Dans l'exemple suivant, Vladimir Poutine, le président russe.


Magnify

Dans nos gènes se cache l'ADN d'espèces humaines disparues



L'analyse génétique des restes de Néandertaliens a montré que des Hommes modernes non africains (ici les Chinois Han, les Français, les habitants de la Papouasie-Nouvelle-Guinée) ont hérité de 1 à 4 % de leurs gènes de l’Homme de Néandertal, probablement en raison de métissages. Les Dénisoviens, eux, ont légué de 4 à 6 % de leur matériel génétique aux Mélanésiens. Sur ce schéma, les flèches (notées f) indiquent les transferts successifs de gènes entre Néandertaliens (Neandertal), Denisoviens (Denisova) et Mélanésiens (Melanesian). N représente la taille effective des populations ; t et tGF (sur l'échelle du temps) marquent une séparation entre deux populations et la période où les flux de gènes ont eu lieu. David Reich, Harvard Medical School, 2010
Nos ancêtres se sont hybridés avec l'Homme de Néandertal, mais aussi avec l'Homme de Denisova, ce cousin vieux de 30.000 ans découvert dans une grotte de Sibérie. Initialement, seul un os avait été découvert mais le séquençage de l'ADN (mitochondrial) a été très bavard et cette espèce humaine est devenue par la suite la première à être mieux connue par l'analyse génétique que par les ossements. Ce qui a conduit à d'étonnantes conclusions.

Des gènes néandertaliens existent toujours chez les humains actuels, dispersés dans la population. Chacun de nous n'en a que peu, ou pas du tout, mais on estime que la moitié du génome néandertalien subsiste chez les Hommes actuels, disséminé en morceaux (source : John Hawks, hors-série La Recherche, n°17, 2016). Quant à Denisova, il a légué des gènes retrouvés aujourd'hui à l'est de l'Asie, en Mélanésie et chez les aborigènes d'Australie. Mais quels gènes ? Et à quoi nous servent-ils ?

Gear

Télécharger des connaissances dans le cerveau


Commentaire : La possibilité de faire rentrer dans son crâne toutes sortes de compétences, rapidement et sans effort, offre des perspectives affriolantes, et c'est sans doute ce qui est ultimement visé par ce type de recherche. Les possibilités offertes par une telle technologie sont vertigineuses. Mais comme de bien entendu, toute médaille à son revers. Le processus d'apprentissage n'est-il pas quelque chose de fondamental dans l'acquisition de la connaissance et du savoir-faire ? Ne nous permet-il pas de prendre conscience de nous-même, de notre corps et de notre esprit ? De développer une interaction positive avec nos semblables, avec l'univers ? De nourrir l'expérience, par la découverte de nos motivations, de nos limitations, et cultiver toujours au mieux cette qualité que l'on appelle la volonté ?

On demande à un ordinateur, un smartphone ou un robot d'être efficient, de fonctionner, de remplir des tâches ; c'est ce qu'ils sont et font, gavés de programmes et de directives. Nul doute que certains souhaiteraient faire la même chose, avec des êtres vivants.


© Inconnu
Les chercheurs affirment avoir mis au point un simulateur qui peut alimenter les informations directement dans le cerveau d'une personne et lui enseigner de nouvelles compétences dans un court laps de temps. Ils pensent que ça pourrait être les premières étapes dans le développement de logiciels de pointe qui feront de l'apprentissage instantané de style Matrix une réalité.

Les chercheurs de HRL Laboratories, (qui appartient à The Boeing Company et General Motors) basé en Californie, disent qu'ils ont trouvé un moyen d'amplifier l'apprentissage, seulement sur une échelle beaucoup plus petite que dans le film.

Ils ont étudié les signaux électriques dans le cerveau d'un pilote qualifié pour ensuite introduire les données sur des sujets novices, puisqu'ils avaient appris à piloter un avion sur un simulateur de vol.