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mar., 19 sept. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
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People 2

Le microchimérisme masculin chez les femmes

Les femmes pourraient absorber et porter l' ADN masculin vivant de tous ceux avec lesquels elles ont des rapports, selon une étude de l'Université de Seattle et du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson. L'étude, qui a découvert l'information surprenante par accident, essayait à l'origine de déterminer si les femmes enceintes d'un garçon pourraient être plus prédisposées à certaines maladies neurologiques qui surviennent plus fréquemment chez les hommes.
© Pixabay.com
Un autre mystère de l'ADN
Mais alors que les scientifiques décortiquaient le cerveau féminin, l'étude a commencé à prendre un tout autre tournant. Il s'avère que le cerveau féminin est encore plus mystérieux que ce que l'on pensait auparavant. L'étude a révélé que le cerveau féminin contient souvent le « microchimérisme masculin », c'est-à-dire la présence d'ADN masculin originaire d'un autre individu et génétiquement distinct des cellules qui composent le reste de la femme.

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Wolf

La sixième extinction est là

Pour prendre le pouls du déclin des populations des vertébrés terrestres, trois spécialistes ont étudié l'évolution de leur nombre au sein de 27.600 espèces. Leur approche diffère de celle de l'UICN, et prend en compte le nombre des individus et l'ampleur de leurs aires de répartition. Verdict : 32 % sont en recul. Pour ces chercheurs, « la réelle ampleur de l'extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique ».
© sivanadar, Shutterstock
« Nous constatons que le taux de perte de population des vertébrés terrestres est extrêmement élevé, y compris chez les espèces peu concernées" » écrivent Gerardo Ceballos, de l'université nationale autonome du Mexique et ses collègues de l'université de Stanford, Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzob.

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Fireball 3

Il est certain qu'un astéroïde va frapper la Terre, mais la question est quand ?

© Asteroid Day
En prévision de l'évènement officiel Asteroid Day Live qui se tiendra le 30 juin, un membre du projet NEOSHIELD-2, financé par l'UE, nous prévient que le prochain impact d'un astéroïde sur Terre n'est qu'une question de temps.

Le professeur Alan Fitzsimmons du Centre de recherche en astrophysique de l'Université Queen Mary de Londres, membre du consortium du projet NEOSHIELD-2, a déclaré que la question de la collision d'un astéroïde, ou d'un autre objet géocroiseur (NEO), avec la Terre était une certitude et que la seule question est de savoir quand elle va se produire. Rejoint par Brian Cox, professeur en physique des particules à l'École de physique et d'astronomie de l'Université de Manchester, Rusty Schweickart, astronaute d'Apollo 9 et Nicole Stott, astronaute de la Spation spatiale, le professeur Fitzsimmons met en lumière le risque de collision à l'occasion de Asteroid Day, un évènement mondial qui se tiendra le vendredi 30 juin.

Commentaire: Concernant le petit astéroïde qui a explosé au-dessus de la Toungouska, voir cet article : Toungouska les cornes de la Lune et l'évolution


Brain

L'oubli est indispensable au bon fonctionnement du cerveau

L'oubli est un élément essentiel à l'intelligence humaine car il permet de se concentrer sur ce qui est important. Une mémoire efficace ne se conçoit pas comme une accumulation de données : la conservation d'informations trop précises peut en effet s'avérer contre-productive.

En général, on considère qu'une bonne mémoire permet de retenir de nombreuses informations sur une longue période. En neurobiologie, ces problèmes révèlent souvent des pathologies. Mais l'oubli reste indispensable au bon fonctionnement du cerveau. C'est ce que rappellent deux chercheurs de l'université de Toronto dans un nouvel article paru dans Neuron, où ils dressent un parallèle entre la mémoire humaine et la mémoire artificielle.

Commentaire: Voir aussi :
Comment les émotions forgent nos souvenirs
Les souvenirs seraient transformés chaque fois qu'ils sont évoqués
La voie vers la mémoire


Binoculars

Le sophistiqué langage des arbres

Fermez les yeux et imaginez-vous parcourir une forêt, les pieds dans la mousse végétale encore fraîche de la rosée du matin. Je suppose que la première chose qui vous vient à l'esprit, ce sont des rangées d'arbres s'étendant à l'infini. Immenses, avec un côté presque mystique émanant d'eux. Les plantes et les arbres sont vivants : ils naissent, respirent et meurent. Mais ils parlent aussi, échangent les uns avec les autres, comme le révèle une série d'études et d'ouvrages publiés ces dernières années.
© Inconnu
Ils parlent entre eux, les arbres
Les arbres ont l'air si silencieux et immuables qu'il semble impossible de penser qu'ils communiquent. C'est pourtant le sujet de nombreux travaux, notamment l'ouvrage « La vie secrète des arbres », publié en janvier 2017 en France par Peter Wohlleben, un forestier allemand. Les arbres, dont les racines s'étendent profondément dans le sol, s'échangent de manière souterraine des informations, « grâce à une association symbiotique entre les racines des arbres et les mycorhizes, des champignons microscopiques », comme le note Le Temps dans un excellent article.

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Microscope 1

CRISPR, le jouet qui édite l'ADN, induit des centaines de mutations imprévues...


Commentaire: Reprise de commentaire avec modifications. Le CRISP, incroyable outil pouvant servir à traficoter l''ADN, est classé par plusieurs organismes d'espionnage et de renseignement états-uniens comme arme de destruction massive. Et pour cause : grâce à lui, les virus, les bactéries, les animaux, les plantes et les êtres humains deviennent entièrement modifiables... La Chine à d'ailleurs commencé ses essais sur des êtres humains.

S'étonnera-t-on, comme d'habitude, d'entendre ça et là que les choses ne semblent pas se passer comme prévu ? Le CRISPR, associé à la fibre démiurgique que vient fatalement titiller ce type de technologie, ni bonne, ni mauvaise, nous promet donc le cocktail explosif habituel ; celui qui promet tant et tant à l'humanité, celui qui finit par nous exploser immanquablement à la figure. Par malchance ? Pas du tout. Car hélas, le monde scientifique n'est pas un exemple idéal de probité morale et intellectuelle, loin s'en faut. La corruption règne à tous les étages, les bonnes intentions sont perverties, les déontologies sont redéfinies, les énergies créatrices, détournées. Alors qu'avons-nous donc là ? L'ignorance et l'arrogance entraînant comme de bien entendu ses indéfectibles conséquences catastrophiques :

© Inconnu
Une nouvelle étude réalisée par le Columbia University Medical Center lance un avertissement aux scientifiques utilisant CRISPR-Cas9. L'étude a montré que la technologie d'édition génétique pouvait engendrer des mutations imprévues, pouvant restées inaperçues si on les recherche uniquement via des algorithmes.

L'édition génétique est une technologie relativement récente, et il n'existe aucune autre méthode disponible à l'heure actuelle présentant la rapidité, la précision et l'efficacité de CRISPR-Cas9. Son succès est tout à fait inédit dans de nombreux domaines tels que la médecine, permettant à des scientifiques d'éditer le virus HIV hors d'un organisme vivant et de développer un moyen d'en finir avec la malaria en induisant des modifications chez les moustiques.

Snowflake

Les incroyables cristaux d'eau de Masaru Emoto

Cette page est consacrée au travail de chercheur japonais Masaru Emoto et ses belles photos de cristaux d'eau.

Masaru Emoto est né à Yokohama en juillet 1943. Il est diplômé du département Yokohama de l'Université Municipale des sciences et de la science humaine avec un focus sur les Relations Internationales. En 1986 il établit la Corporation IHM à Tokyo. En octobre 1992 il a reçu la certification de l'Université Internationale Ouverte comme Docteur de Médecine Parallèle. Par la suite il a été initié au concept de groupes microscopiques de l'eau dans les techniques d'Analyse par Ultra Son et Résonance Magnétique. La quête a donc commencé par la découverte du mystère de l'eau.

Il a entrepris des recherches étendues sur l'eau tout autour de la planète pas tant comme un chercheur scientifique mais plus d'un point de vue d'un penseur original. Au cours du temps il s'est rendu compte que c'était dans la forme des cristaux gelés que l'eau nous montrait sa vraie sa nature. Il a continué avec ces expérimentations et a écrit divers livres en japonais qui ont été bien reçus ainsi que le Message séminal de l'Eau publiée en bilingue. Il est marié à Kazuko Emoto qui partage sa passion et est à la tête de Kyoikusha, la branche d'édition de sa société. Ils ont trois enfants.

M. Emoto a pris des échantillons d'eau tout autour du monde, les a lentement gelés, et les a alors photographiés avec un microscope de champ sombre qui a la capacité de faire des photos. Comme chaque cristal d'eau est unique, autour de 90 photos sont prisent d'un même échantillon d'eau, et la photo du cristal d'eau qui représente la majorité sera choisie.

Les quelques images suivantes sont de cristaux d'eau d'échantillons différents. Généralement, l'eau saine et propre, crée des cristaux géométriques admirables, alors que l'eau polluée est trop malade pour former un quelconque cristal.

Japon - Yusui Moutain Spring

France - Fontaine à Lourdes

Zélande - Glacier du Mt Cook

Japon - Eau polluée de la rivière Yodo

Commentaire: Visiblement l'eau est quelque chose de spécial. Les expériences de Jacques Benveniste sur la « mémoire de l'eau » sont là pour en témoigner. L'expérience relatée concerne une rivière mais l'eau ne pourrait-elle pas également servir à nous soigner en la « programmant » de manière adéquate ?


Beaker

La preuve de l'ADN peut être fabriqué et mis sur des scènes de crimes

Les scientifiques peuvent faire des copies de votre ADN par PCR à partir de l'échantillon d'ADN qui se trouve dans la base de fichage d'ADN.
© Inconnu
La PCR permet de produire des millions de copies d'une séquence d'ADN dans un tube à essai en quelques heures, même avec une très petite quantité initiale d'ADN : Scientists Can Make Copies of a Gene through PCR - The Surprisingly Imperfect Science of DNA Testing.

Avec le fichage ADN généralisé de la population, il est donc possible de prendre un extrait d'ADN d'une personne au hasard, de la faire amplifier dans un tube à essai avec la méthode du PCR et la mettre sur la scène du crime. L'expert en ADN Dan Krane de Wright State University à Dayton, Ohio, qui a témoigné pour la défense, a spéculé que les pinceaux d'empreintes digitales des enquêteurs auraient pu transférer l'ADN de Brian sur l'enveloppe.

"Une personne qui portait simplement un vêtement qui avait essuyé le cou de quelqu'un d'autre pouvait transférer l'ADN de cette personne sur un objet qu'il n'a jamais touché, selon une étude publiée plus tôt cette année dans le International Journal of Legal Médicine" : When DNA Implicates the Innocent.

Les scientifiques montrent aussi que la preuve par l'ADN peut être fabriquée :
"Les scientifiques d'Israël ont démontré qu'il est possible de fabriquer des preuves d'ADN, ce qui nuit à la crédibilité de ce qui a été considéré comme l'étalon-preuve-or dans les affaires criminelles."

Les scientifiques ont fabriqué des échantillons de sang et de salive contenant de l'ADN d'une personne autre que le donneur du sang et de la salive. Ils ont également montré que s'ils avaient accès à un profil d'ADN dans une base de données, ils pourraient construire un échantillon d'ADN pour correspondre à ce profil sans avoir obtenu de tissu de cette personne.
"Vous pouvez simplement créer une scène de crime", a déclaré Dan Frumkin, auteur principal du document, qui a été publié en ligne par la revue Forensic Science International: Genetics.

Microscope 1

Un anticorps peut aider à tuer les cellules cancéreuses

Des chercheurs américains ont découvert par hasard qu'un anticorps, développé à l'origine pour étudier la sclérose en plaques (SEP), pouvait favoriser la capacité du système immunitaire à lutter contre le cancer et diminuer la croissance tumorale.

© Stephan Savoia
Un anticorps contre le cancer
Une équipe de chercheurs et médecins aux États-Unis a découvert qu'un anticorps avait diminué la croissance de la tumeur dans les modèles de mélanome (cancer de la peau), de glioblastome (cancer du cerveau) et de carcinome colorectal, ce qui en fait un candidat attrayant pour l'immunothérapie contre le cancer, lit-on dans une étude publiée dans la revue Science Immunology.

Control Panel

Se dirige-t-on vers la création d'un ADN synthétique humain ?

Dans le cadre d'un événement baptisé Genome Project-Write qui se tiendra les 9 et 10 mai prochains à New York, près de 200 chercheurs de premier plan en génétique et en bio-ingénierie se réuniront pour discuter des prochaines échéances à venir concernant la création d'un ADN synthétique humain.

© iStock
La manipulation des éléments fondamentaux de la vie est l'un des plus grands débats éthiques de la science. Lancé en 1990 et achevé en 2003, le Human Genome Project (HGP) a déjà permis de décoder le premier génome humain, mais les chercheurs ne le comprennent pas complètement. Ce projet-ci est donc considéré comme la prochaine étape logique selon les chercheurs qui partent aujourd'hui à la pêche aux financements dans le but de produire de l'ADN végétal synthétique, animal et finalement humain. Pour ce faire, les chercheurs ont besoin de cent millions de dollars, et d'après la chaîne CNBC, le projet pourrait être mené à bien dans les cinq prochaines années.

Les chercheurs impliqués dans cet ambitieux projet se disent « impatients de pouvoir communiquer sur cette collaboration ouverte et internationale pour approfondir notre compréhension de la science du génome », comme l'assure Nancy J. Kelley, coordinatrice du projet. Ce dernier avait pourtant suscité une vive controverse lors d'une première « rencontre » organisée il y a un an qui n'avait concerné qu'un groupe restreint d'experts invités uniquement à tenir des pourparlers à huis clos. Cette année, les chercheurs veulent donc encourager le public à s'intéresser au sujet et à s'immiscer dans le débat. « Lorsque nous touchons à l'humain, tout le monde a une opinion et veut que sa voix soit entendue. Nous voulons entendre ce que les gens ont à dire », explique le généticien et biochimiste Jef Boeke, du NYU Langone Medical Center. Selon lui, incorporer de l'ADN synthétique dans des cellules mammifères (dont humaines) serait être possible dans quatre ou cinq ans.

Commentaire: L'homme sera-t-il un jour capable de créer des êtres vivants, éventuellement d'autres corps humains, artificiellement ?