Bienvenue à Sott.net
sam., 01 oct. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte

Laptop

Des pirates publient des outils d'espionnage de l'unité d'élite de la NSA

© PATRICK SEMANSKY / AP
Derrière une mystérieuse fuite de données se cache sans doute un bras de fer entre services de renseignement.
L'affaire, au parfum de guerre froide, intrigue les spécialistes des services de renseignement et de sécurité informatique depuis trois jours. Le 13 août, The Shadow Brokers, un groupe de pirates inconnu jusqu'alors, a publié sur Internet une série d'outils et de programmes d'espionnage informatique qu'il prétend avoir dérobé au groupe Equation, une référence transparente à la National Security Agency (NSA), responsable aux Etats-Unis de l'espionnage numérique.

Des données authentiques

The Shadow Brokers aurait donc mis la main sur ce que l'agence - ce qui se fait de mieux en matière de défense informatique - a de plus précieux, à savoir une petite partie de son arsenal informatique. Cette invraisemblable hypothèse a pris, en quelques heures, un poids considérable.

Dès lundi, de nombreux chercheurs en sécurité informatique se sont penchés sur les données publiées par The Shadow Brokers. Ils y ont trouvé une série d'outils pour contourner les « firewalls », des dispositifs de sécurité omniprésents dans les entreprises et les administrations, ainsi que des programmes espions permettant d'extraire des données des réseaux informatiques, dont au moins un utilisait une faille informatique inédite, signe d'attaquants compétents.

Commentaire: Évidemment la Russie se retrouve au banc des accusés.


Binoculars

Sur l'intelligence de certains mystérieux arbres

Contrairement à une idée reçue, les arbres ne sont pas toujours bienveillants envers les espèces animales, il leur arrive même d'être porteur d'une sanction mortelle. On connait l'histoire de ces acacias qui, en Afrique, et peut être ailleurs, secrètent dans leur feuilles une substance toxique, lorsqu'un ruminant décide de s'attaquer à leurs feuillages. L'arbre modifie les composantes chimiques de leur sève de manière à la rendre toxique, et l'animal dégouté de ce que l'arbre lui propose, va chercher ailleurs sa pitance.

© Michael Petrash
Les arbres peuvent être dangereux ou non
Mal lui en prend, car, et c'est encore plus étonnant, l'arbre qui avait été menacé a envoyé aux arbres voisins un parfum particulier, leur indiquant qu'ils vont être menacés à leur tour. Le brouteur indésirable n'a plus qu'à changer de secteur...

Commentaire: Lire aussi :


Eye 1

Grâce aux ondes Wi-Fi, on peut deviner qui se trouve dans une pièce


Comment: Y a t'il une limite aux possibilités d'espionnage offertes par les nouvelles technologies ? A celles que nous avons laissé entrer dans nos maisons ? Sans doute pas. Avec des algorithmes améliorés, un fichage universel, du matériel encore plus performant et toujours plus diversifié, il n'existera bientôt plus d'échappatoire possible à la surveillance totale et absolue que nos sociétés malades nous promettent. Imagination, anticipation, science-fiction, nous pouvons laisser tout cela de côté :

© Inconnu
Des chercheurs en informatique chinois ont développé une solution pour identifier des personnes grâce aux perturbations qu'elles provoquent dans le champs électromagnétique d'un réseau Wi-Fi.

L'une des clés du succès de la domotique auprès du grand public résidera dans la capacité des systèmes à comprendre avec une grande fluidité qui se trouve dans la maison ou qui l'a quittée, pour réaliser automatiquement les actions appropriées en anticipant les besoins de chacun. Mais jusqu'à présent, les méthodes utilisées sont soit trop exigeantes envers les utilisateurs (signaler sa présence par RFID, interfaces tactiles, etc.), soit trop invasives (caméras de reconnaissance faciale, géolocalisation permanente,...). Des ingénieurs cherchent donc de nouvelles méthodes plus transparentes.

C'est le cas de chercheurs en sciences informatiques de l'Université polytechnique Northwestern basée à Xi'an, en Chine, qui ont publié ce mois-ci des travaux visant à identifier grâce aux ondes Wi-Fi les individus présents dans une pièce. Le principe repose sur le fait qu'à l'instar des meubles, chaque corps humain perturbe la qualité du signal Wi-Fi émis sur les ondes hertziennes. Le corps influence différemment le signal, selon sa taille, sa corpulence ou sa manière de se déplacer.

Or il est possible de capter ces variations subtiles à travers le Channel State Information (CSI), un ensemble de données concernant les propriétés d'un canal de communication sans fil, qui varient constamment. Toute la tactique des ingénieurs chinois consiste donc à analyser finement les variations du CSI en fonction de chaque individu pour repérer les traits caractéristiques que provoque une personne lorsqu'elle se trouve dans le champs électromagnétique, et la reconnaître lorsque ces traits sont à nouveau détectés.

Magnify

Le mystère du crâne de Piltdown, énorme fraude scientifique, est levé

Qui a bricolé ce faux crâne fossile, découvert en 1912, qui aurait appartenu à une espèce humaine inconnue et qui a mystifié les paléontologues durant quatre décennies, jusqu'en 1953 ? Le Français Theilhard de Chardin, prêtre et chercheur, et Conan Doyle, créateur de Sherlock Holmes, ont un temps été accusés. Une étude soigneuse les innocente : Charles Dawson, le découvreur, est le seul coupable de cette supercherie.
© DP
En 1915, le peintre John Cooke immortalise la découverte du crâne de Piltdown dans ce tableau où des scientifiques l'examinent avec attention. Charles Dawson et Sir Arthur Smith Woodward sont représentés, debout, à droite.
Une mâchoire et des dents de grand singe fixées sur un crâne humain : c'est le meilleur hoax de la science moderne. Plus d'un siècle plus tard, il vient enfin d'être expliqué par Isabelle De Groote, paléoanthropologue à l'université John Moores de Liverpool, et son équipe. Ce canular n'a qu'un seul coupable : Charles Dawson. En février 1912, cet amateur britannique contacte le paléontologue Arthur Smith Woodward, du British Museum, pour lui faire part d'une découverte majeure : celle de restes humains appartenant manifestement à une espèce disparue.

Le moment est politiquement opportun car, en 1907, des chercheurs allemands avaient mis au jour un fossile d'un ancêtre de l'Homme, Homo heidelbergensis (un vrai celui-là), qui avait été daté de plus de 200.000 ans, éclairant d'un jour nouveau l'histoire de l'humanité. En cette période de tensions internationales, qui allaient déboucher sur la première guerre mondiale, la découverte britannique vient donc à point pour équilibrer le score avec l'Allemagne. C'est d'ailleurs en faisant référence à l'Homme de Heidelberg que Dawson contacte Smith Woodward.

Commentaire: Commentaire d'un lecteur : Dans les années 1920, trente ans avant que des analyses au fluorure montrent, en 1953, que l'homme de Piltdown était un canular, le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich avait pu examiner les restes découverts à Piltdown et il avait signalé qu'ils étaient composés du crâne d'un homme moderne et de la mandibule d'un orang-outan, avec les dents rangées vers le bas. Weidenreich, étant un anatomiste, avait facilement pu démontrer qu'il s'agissait d'un canular. Mais il fallut trente ans pour que la communauté scientifique accepte de reconnaître qu'il avait raison.


Saturn

Un objet cosmique mystérieux découvert derrière Neptune

Un groupe international de chercheurs a observé un objet de taille réduite suivant une orbite inhabituelle pour notre Système solaire.

"J'espère que tout le monde a bien attaché sa ceinture parce la partie extérieure du Système solaire est devenue plus étrange", commente Michele Bannister de la Queen's University de Belfast. Avec ses collègues, elle a découvert un objet jusque-là inconnu situé derrière Neptune, 160 000 fois moins brillant que la planète. Son diamètre ne dépasse donc pas 200 km.

La découverte en question a été réalisée grâce aux télescopes Pan-STARRS situés à Hawaï. Les chercheurs y voient un objet très étrange car il suit une orbite inhabituelle pour le Système solaire et tourne dans le sens contraire de tous les autres objets de notre système planétaire. D'où le nom qui lui a été donné: Niku, qui signifie "rebelle" en chinois.

Galaxy

Le mystère de ce qui tourne autour de l'étoile Tabby s'épaissit

Vous connaissez probablement l'histoire de KIC 8462852, une étoile qui fait l'objet de nombreuses spéculations et d'une attention toute particulière au cours de ces derniers mois.

Votre Guru va en faire le résumer ou vous pouvez consulter ses précédents articles sur le sujet : KIC 8462852 a été observé par la mission Kepler de la NASA et elle est devenue célèbre pour ses étranges variations de lumière. Récemment, de nouvelles recherches sur les observations de Kepler montrent que la luminosité globale de l'étoile, officieusement nommée "étoile Tabby" d'après l'astronome Tabetha S. Boyajian qui a découvert l'étrange signal de transit, a diminué, ce qui pose un nouveau problème, déroutant les astronomes qui tentent de comprendre ce qu'il se passe là-bas.

La mission première de Kepler est de chercher des petits mondes qui passent devant leurs étoiles parentes engendrant une légère variation de leur lumière. La méthode du transit a ainsi permis de confirmer plus de 2000 planètes en orbite autour d'autres étoiles dans notre galaxie.

Rocket

Colonisation de l'espace : la première mission privée sur la Lune pour bientôt

La compagnie de vol spatial privé Moon Express va bientôt annoncer qu'elle a obtenu l'approbation réglementaire par le gouvernement américain pour envoyer un atterrisseur lunaire sur la surface de la Lune, selon une source proche du dossier. Cela signifie que la société sera la première entreprise privée de l'histoire à avoir reçu l'autorisation du gouvernement pour envoyer un véhicule au-delà de l'orbite terrestre et sur un autre monde.

© Google
L'atterrisseur MX-1 de Moon Express
Moon Express est une compagnie de vol spatial privé avec des espoirs à long terme d'exploitation minière de la surface lunaire. Mais à court terme, la société se concentre sur la Lune en premier. L'entreprise développe le MX-1, un atterrisseur lunaire de 9 kilos conçu pour « sautiller » sur la surface de la Lune. MX-1 est dans la compétition Google Lunar X Prize, un concours international pour envoyer le premier vaisseau spatial privé financé vers la Lune. Pour gagner cette compétition, Moon Express doit envoyer son atterrisseur à la surface de la Lune avant le 31 décembre 2017.

Pi

Un vortex microlaser pour accélérer la transmission des données

Pour accélérer encore la transmission de données, des chercheurs travaillent sur la torsion de la lumière. Une technique, appelée multiplexage de moment angulaire orbital, permet déjà de transférer plus de 320 Go de données par seconde.
© Wikipedia
Trois moments angulaires orbitaux (ou « niveaux de torsion ») différents.
« Pour transférer plus de données en utilisant moins d'énergie, nous devons repenser ce qu'il y a à l'intérieur de ces machines », dit le professeur Liang Feng, qui dirige, aux côtés du professeur Natalia Litchinitser, une équipe de l'université de Buffalo. Celle-ci vient, pour la première fois, de miniaturiser suffisamment un laser à « vortex » pour le faire tenir sur une puce informatique.

En 1965, l'ingénieur Gordon Moore, cofondateur d'Intel, prédisait le doublement du nombre de transistors des processeurs tous les deux ans. Mais cette loi devrait arriver à son terme dans les quelques années à venir, signant la fin de l'explosion exponentielle de la puissance des ordinateurs. À moins de chercher l'amélioration ailleurs. Il en va de même pour les données qui doivent circuler en passant par la lumière.

« Des lasers 10 fois plus rapides que leurs pendants classiques »

Une des réponses à ce ralentissement prévu a été le laser et la fibre optique. Transporter plusieurs signaux sur une même fibre s'appelle le multiplexage. Deux grandes variantes existent : le multiplexage temporel, où les signaux sont entrelacés, et le multiplexage en longueur d'onde, où chaque signal est doté d'une « couleur » différente. Mais ces deux techniques arrivent progressivement à leur limite.

Eye 1

Surveillance : des programmes pour percevoir les émotions


Comment: Les technologies de ce type seront de plus en plus utilisées, à l'avenir. Dans les lieux publics, bien entendu. La population, conditionnée par la « menace terroriste », acceptera plus facilement un monde sous surveillance constante. Quand à nos enfants qui grandissent dans cette société de contrôle bientôt permanent, ils trouveront cela naturel, bien entendu.


Le domaine de la vision par ordinateur, qui ambitionne de mimer la vision humaine par l'intermédiaire de l'analyse de données sur images fixes ou mouvantes, a fait des progrès incroyables. Les machines peuvent maintenant chasser une proie, générer une bande-son adéquate pour une vidéo silencieuse, et analyser des mouvements imperceptibles dans leur environnement. Il y a quelques années, des chercheurs ont même réussi à apprendre à un ordinateur à estimer le rythme cardiaque d'une personne en analysant son visage ; dès 2012, la technologie était suffisamment raffinée pour être embarquée sur smartphone.
© Inconnu
Tout ceci est possible grâce à l'analyse d'une photo de visage, et plus précisément des pixels représentant la coloration de la peau. En examinant les différences de tons de la carnation, et en l'occurrence les contrastes provoqués par l'afflux sanguin, il est possible d'estimer le rythme cardiaque de l'individu concerné.

Même si cette technique est impressionnante, l'assistance humaine est toujours indispensable : le chercheur doit pointer quelles zones du visage l'ordinateur doit analyser afin de faire ses évaluations. À présent, une équipe internationale a réussi à exploiter cette approche tout en conférant davantage d'autonomie à la machine, qui détermine par elle-même quel type de scan facial produira les meilleurs résultats. En outre, ceci peut être réalisé dans un environnement naturel et en temps réel. C'est une avancée considérable, puisque jusqu'ici la réussite de l'expérience dépendait de la stabilité des conditions de laboratoire et de la configuration de l'ordinateur pour un type d'analyse donné.


Telescope

Une preuve de plus de l'existence de la planète X ?

L'existence de la neuvième planète du Système solaire n'a toujours pas été prouvée, mais en attendant, une équipe d'astrophysiciens français et brésiliens vient de découvrir un argument qui pourrait faire pencher la balance...

Le 20 janvier 2016 dernier, l'annonce de la supposée présence d'une neuvième planète dans le Système solaire, située à plus de 30 milliards de kilomètres de notre étoile, avait fait couler beaucoup d'encre. On ne sait toujours pas si cette planète X existe, mais une équipe d'astrophysiciens ajoute une preuve de plus à mettre au crédit de son existence. Selon eux, la supposée présence de ce corps mystérieux expliquerait l'inclinaison, inhabituelle, de 6° entre le plan de Laplace et le plan équatorial solaire.

Il existe en effet un « problème » non résolu avec l'inclinaison des plans orbitaux des planètes du Système solaire. Les angles entre les plans orbitaux sont bien inférieurs à un degré, ce qui est conforme aux règles célestes, mais les angles que font ces plans avec celui passant par l'équateur du Soleil s'élargissent à environ 6 degrés. Et ça, ce n'est pas normal.