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ven., 24 nov. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
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Nebula

Les derniers calculs suggèrent que l'Univers ne devrait même pas exister

© iStock
Les recherches se poursuivent au CERN pour tenter de comprendre pourquoi l'Univers existe. Pour l'heure, une symétrie complète entre la matière et l'antimatière est encore mesurée, laissant les physiciens encore perplexes.

« L'Univers ne devrait pas réellement exister », explique Christian Smorra, du CERN, dans la revue Nature. « Une asymétrie doit exister quelque part, mais nous ne comprenons tout simplement pas où est la différence. Quelle est la source de la rupture de symétrie ? ». Mais de quoi nous parle-t-il, exactement ? Imaginez le Big Bang, il y a (vraisemblablement) 13,8 milliards d'années, cet instant où nous passons d'un monde originel à un Univers palpable. Tout se passe très vite, trop vite pour notre petit cerveau. Au cours de la toute première seconde qui suit le Big Bang, une inflation s'est déjà produite ; la taille de l'Univers a alors augmenté de façon exponentielle, celui-ci ne se composant que d'une bouillie de particules élémentaires de matière et d'antimatière brûlantes (quarks et anti-quarks, électrons et anti-électrons, neutrinos et anti-neutrinos) qui formeront ensuite des protons ou des neutrons. C'est au cours de cette première seconde que la matière prend le « pas » sur l'antimatière.

Les deux ont été produites en même quantité ; seulement, et pour une raison que les cosmologistes ignorent encore, les deux ne se sont pas comportées de la même manière. Si les deux matières se rencontrent, elles s'annihilent. Or, la matière a remporté son match contre l'antimatière. Ainsi, au terme de ce processus d'annihilation, au lieu de la disparition de tout ce petit monde, il est demeuré un surplus de matière. Et grâce à ça, nous sommes aujourd'hui là pour en parler, 13,8 milliards d'années plus tard. Comment alors est-ce possible ? Si matière et antimatière ont été produites en même quantité, comment se fait-il que la matière ait « pris le pas » sur l'antimatière ?

Ladybug

Le déclin des insectes en 5 chiffres

Une nouvelle étude révèle que la population d'insectes volants a diminué de 76 % en moyenne en près de trente ans en Allemagne.

La biomasse des insectes volants, essentiels aux écosystèmes, a diminué de plus de 75 % en près de trente ans en Allemagne, sans que les scientifiques parviennent à en déterminer la cause avec certitude. Les chercheurs, qui ont mené leur étude dans des zones protégées en Allemagne depuis 1989, suspectent que les pesticides agricoles sont responsables de cette hécatombe préoccupante.

Selon leurs conclusions publiées mercredi dans la revue Plos One, ce fort déclin a été observé, quels que soient les changements météorologiques, l'utilisation des sols ou les caractéristiques de l'habitat. Les entomologistes ont avancé que des facteurs à grande échelle devaient être impliqués, nécessitant des recherches supplémentaires pour les identifier. Ils ont également plaidé pour une évaluation géographique de ce déclin et de son impact potentiel sur l'écosystème. Les insectes volants jouent en effet un rôle crucial dans la pollinisation de 80 % des plantes sauvages et dans l'alimentation de 60 % des espèces d'oiseaux.


Commentaire: Voir aussi :


Robot

Intelligence artificielle : Intel dévoile Nervana, un processeur pour l'apprentissage profond

Intel vient de présenter un processeur dédié aux applications d'intelligence artificielle faisant appel à l'apprentissage profond. Le fondeur s'est associé à Facebook pour développer cette nouvelle gamme de puces spécialisées.

En août 2016, Intel a fait l'acquisition de la jeune pousse Nervana Systems qui travaillait sur l'intégration des techniques d'apprentissage automatique (machine learning) et profond (deep learning) directement dans un processeur. Un peu plus d'un an plus tard, le fondeur vient de dévoiler son premier processeur dédié aux réseaux neuronaux artificiels qui sous-tendent l'apprentissage profond.

Baptisée Nervana Neural Network Processor, cet Asic (Application-Specific Integrated Circuit ou circuit intégré spécialisé) est présenté comme le premier du genre à être commercialisé. Il sera disponible d'ici la fin de l'année. Intel promet que cette puce Nervana ouvrira la voie à la création d'applications d'intelligence artificielle (IA) entièrement nouvelles, notamment dans les domaines de la médecine, de l'automobile, des réseaux sociaux ou encore de la météorologie. Le développement de Nervana s'est fait en partenariat avec Facebook qui investit beaucoup dans l'intelligence artificielle.

Moon

Une grotte géante, qui pourrait servir de base aux astronautes, découverte sur la Lune

Cette caverne, large de 100 mètres et longue de 50 kilomètres, serait suffisamment grande pour loger une ville comme Philadelphie, aux Etats-Unis.

© NASA / GODDARD / ARIZONA STATE UNIVERSITY
Photo de la zone des collines Marius sur la Lune, observée par la sonde japonaise d'observation lunaire Selene.
Les premiers humains qui s'installeront sur la Lune savent déjà où ils pourront installer leur maison. Des chercheurs de l'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) ont repéré une immense cavité souterraine. "Nous pensions que de tels endroits existaient (...), mais cela n'avait pas encore été confirmé jusqu'à présent", a déclaré Junichi Haruyama, l'un chercheur de la Jaxa, jeudi 19 octobre.

Large de 100 mètres, mais longue de 50 kilomètres, cette grotte serait suffisamment grande pour loger une ville comme Philadelphie (Etats-Unis), à en croire les simulations de l'université américaine Purdue (lien en anglais) qui a participé à cette étude.

Le Japon souhaite envoyer un astronaute sur la Lune vers 2030

Il s'agirait en fait d'un ancien tunnel de lave volcanique vieux de 3,5 milliards d'années. Situé sous la zone des collines Marius, cette immense cavité pourrait protéger des astronautes des fortes variations de température et de dangereuses radiations auxquelles ils seraient exposés à la surface lunaire. "Nous n'avons pas encore vu l'intérieur de la grotte elle-même, donc il y a fort à parier que son exploration fournira de plus amples détails", a précisé le chercheur japonais.

Eye 1

Votre visage peut (presque) être déduit de votre ADN

© Christoph Lippert et al., PNAS 2017
Un nouvel algorithme statistique reconstruit presque votre visage à partir de votre seul code génétique. Ce qui questionne l'anonymisation supposée des données personnelles circulant sur internet.

Peut-on identifier une personne à partir de son seul code génétique ? La question prend d'autant plus de valeur que le monde dématérialisé des Réseaux est un immense réservoir à informations où se côtoient données personnelles, données médicales, etc., détenues par différents organismes et qui circulent sous une forme supposément « anonymisé ».

Or des chercheurs de la firme Human Longevity Inc. viennent de montrer qu'avec un bon algorithme il est possible non pas de tirer le portrait exact d'un individu (du moins pas encore) mais de s'en approcher d'assez près, à partir de sa seule séquence génétique « anonyme ». Un résultat intéressant scientifiquement mais qui surtout pointe les risques pour la vie privée et le droit à l'anonymat des individus.

Une identification réussie dans 80% des cas

Dans ce nouveau travail, les chercheurs ont en effet demandé à 1061 volontaires de fournir leur code génétique (via une prise de sang ou autre), qui ont été entrés dans l'algorithme sous forme anonymisée. Sur la base de calculs statistiques, l'algorithme a alors pu déterminer quel code appartenait à quel individu, avec un taux de réussite de plus de 80%.

Ce nouvel algorithme statistique (dit à entropie maximale) a été conçu sur la base de nombreux modèles bio-informatiques déjà connus liant la génétique à des caractéristiques physiques des individus (traits de visage, age, sexe, taille, poids, origine ethnique, couleurs d'yeux, etc.).

Eye 1

Les Home Mini de Google espionnaient leurs propriétaires au quotidien

Un bug est à l'origine d'un dysfonctionnement de toutes les enceintes Google. Durant quelques jours, les appareils intelligents ont enregistré l'intimité de leur propriétaire à leur insu. C'est un journaliste spécialisé tech qui a découvert que son Home Mini envoyait quotidiennement ses données à Google.


Commentaire : Un bug ? Vraiment ? Ce qui veut dire que tous les tests d'avant mise sur le marché de l'appareil n'auraient pas détecté ce dysfonctionnement. Hmm...


Le dernier né des produits connectés Google à connu un dysfonctionnement majeur. Durant quelques jours, les Home Mini ont enregistrés ses propriétaires à leur insu.

Des activations fantômes déclenchaient les Home Mini

Le journaliste du site Android Police, Artem Russakovskii, avait reçu à l'issue de sa présentation une nouvelle enceinte de Google Home Mini pour un test. Après plusieurs jours d'utilisation, ce dernier s'est rendu compte que son objet connecté enregistrait des conversations à son insu. Pire encore, tous ces enregistrements étaient envoyés chez Google sans le consentement du client.

Commentaire: Ces assistants personnels, même sans le "bug" dont il est question sont vraiment des espions parfaits au sein de la maison.


Network

Intel livre un processeur quantique de 17-qubit


Intel vient de livrer son premier processeur quantique à son partenaire QuTech qui va pouvoir y tester ses algorithmes quantiques.
Intel fait un grand pas dans l'informatique quantique. Le géant de Santa Clara vient de livrer son premier processeur quantique à QuTech. Partenaire du fondeur américain depuis 2015, QuTech est un centre néerlandais de recherches et développement en technologies quantiques fondé par l'université technologique de Delft (TU Delft) et l'Organisation néerlandaise de recherche appliquée (TNO).

« L'informatique quantique, en substance, est le nec plus ultra du calcul parallèle, avec la possibilité de s'attaquer aux problèmes que les ordinateurs conventionnels ne peuvent pas gérer, rappellent de concert les deux partenaires. Par exemple, les ordinateurs quantiques peuvent simuler la nature pour faire progresser la recherche en chimie, en science des matériaux et en modélisation moléculaire, par exemple en aidant à créer un nouveau catalyseur pour séquestrer le dioxyde de carbone, un supraconducteur à température ambiante ou pour découvrir de nouveaux médicaments. »


Commentaire : Mais aussi avancer sur dans des domaines moins avouables : armes nucléaire, décryptage, Big data, Intelligence artificielle...


Commentaire: On peut imaginer que les sociétés possédants ce type de processeur les utiliseront pour elles-mêmes, leurs donnant ainsi une avancée exponentielle sur la concurrence. Rappelons que IBM a aussi un processeur 17 qubit et Google est sur les rangs.


Seismograph

Des ondes gravitationnelles détectées en Europe pour la première fois

Pour la première fois, des ondes gravitationnelles ont été enregistrées par le détecteur européen Virgo, récemment remis en service, dans le cadre d'une observation conjointe avec deux instruments américains.

Les ondes résultent de légères perturbations de la trame de l'espace-temps sous l'effet du déplacement d'un objet massif, un peu comme un poids déforme un filet.

Ces nouvelles ondes, détectées le 14 août 2017 à 10 h 30 GMT, ont été produites par la fusion de deux trous noirs, à environ 1,8 milliard d'années-lumière de la Terre.

Une onde gravitationnelle est une infime ondulation de l'espace-temps qui se propage dans l'Univers à la vitesse de la lumière. Ces ondes ont été conceptualisées il y a cent ans par Albert Einstein, le célèbre physicien, dans la foulée de sa théorie de la relativité générale.

53 masses solaires

Les deux trous noirs à l'origine du phénomène mesuré en août, qui avaient des masses égales à 25 et 31 fois celle du Soleil, ont fusionné en un seul trou noir de 53 masses solaires, l'équivalent de 3 masses solaires ayant été converties en énergie sous forme d'ondes gravitationnelles.

« Les ondes gravitationnelles se sont propagées dans l'espace pendant 1,8 milliard d'années avant d'être détectées par le détecteur Advanced LIGO situé en Louisiane (États-Unis), puis 8 millièmes de seconde plus tard par celui situé dans l'État de Washington, et enfin 6 millièmes de seconde après par Advanced Virgo situé près de Pise en Italie », a indiqué le CNRS dans un communiqué.

Heart

Des chercheurs redonnent la conscience à une personne dans le coma depuis 15 ans

Un homme de 35 ans, qui était dans un état végétatif pendant 15 ans suite à un accident de voiture, a montré des signes de conscience après que des neurochirurgiens en France lui aient implanté dans sa poitrine un stimulateur du nerf vague, défiant l'idée générale que les troubles de la conscience qui persistent pendant plus de 12 mois sont irréversibles.

Parmi les nombreuses choses que fait le nerf vague, il est associé à la fonction cardiaque, rénale et pulmonaire, le tube digestif, à la parole, au contact visuel et bien plus encore : il améliore l'activation des neurones dans le locus coeruleus, ce qui entraîne une libération massive de noradrénaline à travers une voie du cerveau liée à la vigilance et à l'éveil.

Commentaire: Lire aussi :


Beaker

Les tricheurs de la science

Ils devraient être des modèles de rigueur. Ils ont plutôt truqué leurs résultats, détourné des fonds, menti ou volé des écrits. Depuis cinq ans, près d'une centaine de scientifiques canadiens ont été punis pour malhonnêteté, révèlent des données obtenues par La Presse. Et ils sont de plus en plus nombreux à se faire prendre.

© La Presse
De plus en plus de tricheurs démasqués

Dans chaque bureau de l'hôpital d'Ottawa, les révélations du Dr Paul Hébert déclenchaient un séisme. Le spécialiste des soins intensifs était lui-même sidéré. Et enragé par ce que la responsable de son programme de recherche venait de découvrir.

« Une professionnelle de la santé fraudait, elle fabriquait des données de recherche ! », confie le chercheur, aujourd'hui chef du département de médecine au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et auteur de travaux qui ont transformé la pratique de la transfusion sanguine.

Dans le cadre de l'étude qu'il faisait à l'époque, l'employée tricheuse devait absolument prélever le sang de patients à des moments précis pour qu'on mesure l'effet d'un traitement. Mais au lieu de remplir sa mission le samedi, comme il le fallait, elle ne s'est jamais présentée à l'hôpital. De retour le lundi, elle a recueilli le sang en douce et écrit la mauvaise date sur les fioles, en espérant brouiller les pistes. Mais ses collègues surveillaient le réfrigérateur.

« On l'a congédiée, mais à l'hôpital, la crise a duré des semaines. Elle a failli ruiner l'étude », explique le Dr Hébert.

Quinze ans plus tard, il se souvient de tout. Entre deux nuits d'insomnie, il a alerté les organisations concernées et repris la collecte de données auprès de 40 patients. Une somme de travail colossale, qui s'est étendue sur un an et lui a coûté 100 000 $.