C'est aujourd'hui une réalité depuis la signature par Trump hier lors du dîner du G7 dans la galerie des Glaces à Versailles.
Ce n'est cependant que le début d'un marathon d'au moins 60 jours sur les nombreux chantiers de rédaction des accords définitifs, et il y a même une probabilité significative - avec tous les opposants à l'accord - principalement aux USA et en Israël - de ne pas parvenir à un accord définitif sur tous les sujets.
C'est l'économie qui a principalement poussé Trump à signer un MoU (Memorandum of Understanding) reprenant les principaux termes proposés par l'Iran, d'où le constat d'une sorte de capitulation des États-Unis : les USA n'ont plus que deux semaines de stocks stratégiques, impossible donc de poursuivre leur 'libération' pour éviter une hausse massive des prix du pétrole.
Mais l'effet du MoU ne va se faire sentir qu'au bout de deux mois au moins. Même si les USA mettent fin à leur blocus de l'Iran et l'Iran à son filtre des passages de navires à Ormuz, il faut en effet :
- vérifier l'état des bateaux encalminés dans le Golfe et celui de leurs cargaisons qui pourraient ne plus être conformes aux spécifications attendues par les raffineries, avant un voyage de deux semaines vers l'Asie ou trois vers l'Europe ;
- plusieurs semaines pour relancer dans le Golfe la production des puits arrêtés, sans parler des réparations des installations touchées par les bombardements ;
- des semaines aussi pour garantir le retrait de toutes les mines qu'aurait posées l'Iran ;
- du temps aux assureurs de navires (les Lloyd's notamment) pour constater qu'ils peuvent mettre fin à leurs surprimes tarifaires de guerre.
Il faudra aussi que chacun apporte sa pierre à la mise en œuvre du MoU :
- les leaders européens en retirant leurs sanctions contre l'Iran qui n'ont d'ailleurs plus d'objet réel depuis que le JCPOA est échu en octobre 2025, mais les '3 européens' (Allemagne, France et Royaume-Uni) et l'UE ne sont pas à cela près - la technocrate Leyen a déjà déclaré ne pas voir de raison de lever ces sanctions - dommage pour les populations de l'UE, à qui il est vrai les technocrates de l'UE ne portent guère d'attention ;
- les leaders israéliens en se conformant un tant soit peu aux clauses du MoU ; évidemment en Israël, le MoU constitue un choc violent, propice à la dissonance cognitive, à l'incapacité de réaliser que le gouvernement s'est totalement 'planté' avec l'attaque de l'Iran et sur le Liban, et que l'avenir d'Israël pourrait bien nécessiter une révision complète de son positionnement et de son comportement dans la région.
Il reste beaucoup à voir !
Texte du MoU




L’état-voyou est bloqué au Liban. Se retirer jusqu'à la frontiere serait catastrophique pour la notoriété du gouvernement actuel. Cela pourrait lui coûter son poste, à Mileïkowski. Voire des troubles civils pour forcer l’armée à reprendre les combats.
Tsahal peut aussi rompre le cessez-le-feu actuel comme il l’a fait à Gaza en accusant méthodiquement l’adversaire. Même si les USA implorent l’Iran de ne pas riposter, la question libanaise est écrite en dur dans le MoU (sans jeu de mot).
Allez, moi, je dis 3 jours et ça recommence. Jusqu'à ce que le Pentagone arrête de livrer des munitions à Jaffa (tel-aviv)..
C’est le nouveau jeu mondial ...Qui veut passer pour un con ????