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lun., 29 mai 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Science et Technologie
Carte

Solar Flares

Quand le Soleil apparaît incroyablement jaune... grâce à l'ultraviolet

La Nasa vient de dévoiler des images inédites du Soleil entouré d'un halo jaune et scintillant. Cette lumière incroyable est le résultat des "boucles coronales" qui oscillent au-dessus de la surface dans les régions actives du Soleil. Rares sont les images où le Soleil est aussi éblouissant. La Nasa a réussi à filmer le Soleil durant 30 heures au rayonnement ultraviolet pour dévoiler un phénomène impressionnant qui se déroule sur les régions actives du Soleil lorsqu'il tourne sur lui-même.
© Nasa
Dévoilées dans une vidéo de 20 secondes, ces "boucles coronales" s'étirent et oscillent à la surface du Soleil. Chargées de particules, elles apparaissent dans cette couleur jaune et scintillante grâce à l'utilisation d'un rayonnement ultraviolet.

Commentaire: Contrairement à ce que l'on pourrait penser, évaluer la « vraie » couleur de notre merveilleux Soleil n'est pas chose si facile... :
« Voici trois opinions différentes mais on peut en entendre encore d'autres :

- Le Soleil est jaune, tout le monde le sait ; d'ailleurs même les enfants le dessinent jaune.
- Le Soleil est blanc puisque, par définition, le blanc c'est la lumière naturelle.
- Le Soleil est vert puisque son maximum d'émission est dans le vert.

(...)

On lit souvent que le Soleil est jaune parce que son maximum d'émission est dans le jaune. C'est faux, il est dans le vert. Les expériences précédentes montrent pourtant que l'on voit le Soleil très légèrement jaune, la raison en est simple, c'est parce que le ciel est bleu. La lumière que l'on dit blanche est celle à laquelle l'œil humain s'est habitué depuis des millions d'années, c'est la lumière naturelle du ciel composée pour une petite partie de la lumière indirecte du Soleil en provenance du ciel bleu et pour une grande partie de la lumière légèrement jaune provenant en ligne directe du Soleil. Quand au Soleil vu de l'espace, il semble qu'il devrait apparaître blanc légèrement bleuté. On peut se demander pourquoi les enfants dessinent naturellement un Soleil franchement jaune. La raison me semble simple. Quand le Soleil est haut dans le ciel, il est trop éblouissant et on ne peut pas le regarder. Ce n'est qu'à son lever ou à son coucher qu'il est observable car il est davantage filtré par l'atmosphère et à ces moments là, il est souvent jaune. »



Network

Une ligne commerciale de communication quantique inviolable inaugurée en Chine

La Chine a construit la première ligne de communication quantique commerciale. Couvrant une distance de 260 km, elle relie Shanghai à Hangzhou et fera partie d'un projet plus ambitieux allant jusqu'à Pékin.

© aurin | Shutterstock
La Chine a inauguré la première ligne de communication quantique commerciale, indique samedi la Télévision centrale de Chine (CCTV). La ligne relie les villes de Shanghai et Hangzhou, couvrant une distance de 260 kilomètres.

Son coût de construction a été de 25 millions de dollars (22 M EUR). Le projet a été réalisé par la société Hangzhou Shenzhou Quantum Communication Technology Co.
Pour transmettre des informations, la ligne utilise des protons qu'il est impossible de séparer. L'état quantique de ces protons ne peut pas être cloné. Ainsi, il est absolument impossible de mettre la ligne sur écoute », a déclaré le vice-président de la société, cité par CCTV.

Cut

On peut dorénavant « supprimer » l'ADN dans les cellules vivantes...

© Inconnu
CRISPR-Cas9 est l'outil d'édition de gènes le plus avancé et le plus efficace que nous ayons. Ses utilisations, cependant, ont été largement limitées au silence des gènes codant les protéines dans l'ADN. Cela laisse de côté ce que l'on appelle la « matière noire » de l'ADN - l'ADN non codant qui couvre environ 99 pour cent de notre code génétique. Une étude publiée dans la revue PLOS Computational Biology pourrait bientôt changer cela.

La nouvelle technique, développée par une équipe de chercheurs dirigée par Carlos Pulido, est un pipeline logiciel appelé CRISPETa. Il est basé sur un outil révolutionnaire (qui utilise CRISPR-Cas9) appelé DECKO. L'outil a été récemment développé par le laboratoire Johson, et a été spécialement conçu pour retirer ces morceaux d'ADN non codant. DECKO emploie deux sgRNA (single guide RNA - ARN simple guide) comme « ciseaux moléculaires » qui coupent un morceau d'ADN. Bien que le concept puisse sembler simple, la conception des expériences de suppression à l'aide de DECKO a pris beaucoup de temps en raison de l'absence de logiciel pour créer les sgRNA requis.

Commentaire: Il y a peu, cet « ADN non-codant » était appelé ADN-poubelle ; on pensait qu'il ne servait pas à grand chose. On se rend compte qu'il est en réalité très important, et qu'il serait comme une série d'interrupteur en position éteint ou allumé, qui s'active en fonction de l'environnement, du mode de vie, des sollicitations et contraintes extérieures. A notre modeste niveau de compréhension, on pourra s'amuser à se poser les questions qui suivent : si l'ADN non-codant est celui qui donne un signal déclencheur pour une maladie grave de type cancer, par exemple, d'où, de qui, de quoi vient ce signal ? Le fait de bloquer ledit signal force-t-il celui-ci à trouver un autre chemin ? Si oui, le fait-il à travers une autre maladie ? Si la maladie est l'expression de quelque chose qui ne va pas, que se passe si l'on coupe tout moyen d'expression à ce « quelque chose qui ne va pas », en mettant, comme il est possible de l'imaginer et de le faire avec CRISP, tous les interrupteurs génétiques initiateurs de maladies en position éteinte, les uns après les autres ?

On pourra également vite comprendre, à la lecture de l'article, ce que pourrait entraîner une mauvaise utilisation de ces outils d'édition génétique derniers cris qui permettent, potentiellement, de supprimer tout ce qu'on veut chez un être humain...


Nuke

Les éruptions solaires et la désintégration des éléments radioactifs de la Terre seraient corrélées

Des scientifiques de l'Université de Purdue et Standford ont découvert une liaison inhabituelle entre les éruptions solaires et les éléments radioactifs de la Terre. Cette étude est tellement majeure qu'elle vient même remettre en question certaines hypothèses de la physique.
© Nasa
En fait, les scientifiques ont découvert que des particules émises par le soleil pourraient être responsables d'une mutation inquiétante d'éléments radioactifs, comme le césium-137 par exemple, et compromettre ainsi les données qui permettent de protéger la santé des gens qui sont exposés à des radiations nucléaires et qui sont soumis à des traitements utilisant des isotopes médicaux. Cette mutation peut aller aussi loin que de changer la réalité de l'univers quantique et par extrapolation, la nature même de la vie.

La désintégration nucléaire d'un matériel radioactif se produisait, pensait-on, avec une constante. Le professeur Fischbach, professeur de physique à l'Université Purdue, a découvert que la désintégration radioactive des isotopes peut se produire aussi de façon aléatoire. L'étude indique que la désintégration radioactive au niveau de la Terre varie avec la rotation du soleil et qu'elle pourrait être influencée par les neutrinos du soleil. Les neutrinos sont des particules produites par des réactions nucléaires du noyau du soleil, qui voyagent presque à la vitesse de la lumière à travers le monde physique (l'homme, les océans, les planètes), mais qui étaient réputés n'avoir pratiquement pas d'interaction avec quoi que ce soit. Cependant, cette étude montre que les neutrinos pourraient interagir avec des matières radioactives et modifier leur taux de désintégration.

Beaker

Un pas vers le clonage humain : des scientifiques ont créé des embryons artificiels

La vie humaine pourrait bientôt être reproduite en laboratoire, après que les scientifiques de l'Université de Cambridge ont réussi à créer lors de leurs dernières expériences des embryons artificiels de souris.

Les scientifiques ont réussi à développer une structure d'embryon de souris en utilisant des cellules souches cultivées en laboratoire. Les cellules sont devenues des embryons avec des structures internes identiques à celles qui émergent au cours du développement normal dans l'utérus.

Le but de la recherche était d'avoir une vision approfondie du développement d'un embryon juste avant l'implantation. Sans aucun doute, c'est une étape importante qui a été franchie, car les tentatives précédentes de développer des structures embryonnaires à partir de cellules souches ont connu une réussite en demi-teinte.

Commentaire: Se pourrait-il que dans le futur, le fait de porter un enfant et accoucher ne soit plus la norme ?


Microscope 2

Russie : test réussi d'un produit contre tous les types de cancer

Des chercheurs russes ont mis au point et testé avec succès dans l'espace un produit d'ingénierie génétique contre tous les types et tous les stades de tumeurs malignes. Les patients pourront y accéder d'ici trois ou quatre ans. L'annonce a été faite par le professeur Andreï Simbirtsev, directeur adjoint de l'institut de recherche des produits particulièrement purs de l'Agence médico-biologique fédérale russe.

© Inconnu
Les Russes ont découvert comment traiter le cancer avec la " Protéine de choc thermique ".
Ce produit complètement nouveau obtenu grâce aux biotechnologies vise à soigner les tumeurs malignes. L'expérience spatiale par lequel il a pu être obtenu s'inscrit dans le cadre des essais précliniques de ce médicament qui pourrait s'avérer révolutionnaire dans la lutte contre le cancer.

Commentaire: Lire aussi :


Archaeology

La plus ancienne preuve de vie sur Terre découverte au Québec

PARIS | Des chercheurs ont annoncé avoir découvert des microorganismes fossiles qui auraient entre 3,77 et 4,29 milliards d'années, ce qui en ferait la plus ancienne preuve de vie sur Terre, selon une étude publiée mercredi. Les scientifiques ont mis en évidence ces microfossiles dans des couches de quartz du site géologique de la ceinture de Nuvvuagittuq, au nord-est du Québec (Canada). Leurs travaux sont publiés mercredi dans Nature.

© Nasa Astrobiology Institute
Une photographie d'un affleurement de roches métamorphiques à Porpoise Cove, de la ceinture supracrustale du Nuvvuagittuq (Canada). Certaines de ces roches ont un rapport Sm/Nd indiquant un âge de plus de 4,0 Ga. Elles feraient donc partie, peut-être, des plus anciennes roches sur Terre.
« Grâce à des images laser des échantillons prélevés, nous avons pu identifier des microfossiles, qui sont les plus vieux connus au monde », a déclaré Matthew Dodd, de University College London (UCL), dans une vidéo postée sur le site de la revue.

Info

Alerte : Nouvelle faille importante non corrigée dans Windows et comment sécuriser un mot de passe

Transmis par lespheres notre informaticien maison cette alerte de sécurité pour les systèmes Windows. En cause : Internet explorer 11 et Edge. Seront à la merci des pirates les systèmes Windows : 7 - 8.1 - 10. Google révèle les détails d'une nouvelle faille dans Windows, avec prototype d'exploitation

© Inconnu
Google vient à nouveau de dévoiler les détails d'une faille de sécurité dans Windows. Comme les fois précédentes, le Project Zero en détaille le fonctionnement, Microsoft n'ayant pas réagi durant le délai de 90 jours. C'est la troisième fois depuis le début de février.

Rocket

Préparez vos valises ! Découverte de trois planètes qui pourraient abriter la Vie

Des astronomes ont découvert autour d'une étoile naine un fascinant système de sept planètes de la taille de la Terre, dont trois d'entre elles pourraient abriter des océans d'eau liquide et donc potentiellement de la vie. Trois planètes telluriques appartenant à un système solaire proche du nôtre réunissent les conditions nécessaires à la présence d'eau à l'état liquide et d'une forme de vie, selon des recherches publiées mercredi par la revue Nature.

© NASA
D'autre planètes habitables ?
Le système en question compte au total sept planètes d'une taille équivalente à celle de la Terre, mais trois tournent autour de leur étoile, une « naine ultra-froide » baptisée Trappist-1, à une distance compatible avec la présence d'eau.

Microscope 1

Des bactéries âgées de plusieurs milliers d'années prisonnières de cristaux géants

© MaxPPP/EFE/Javier Trueba & Madrid Scientific Films
Grotte de Naïca
Des scientifiques de la Nasa ont découvert des micro-organismes vivants en état latent piégés à d'intérieur de cristaux pendant 60 000 ans dans des grottes de l'État du Chihuahua au Mexique.

La grotte de Naïca, située dans l'État du Chihuahua au Mexique, est réputée pour ses cristaux géants. Elle intéresse aussi beaucoup de scientifiques. Parmi eux, une équipe de la Nasa qui vient de découvrir d'étranges microbes anciens ayant apparemment évolué pour survivre en se nourrissant de sulfite, de manganèse ou d'oxyde de cuivre, selon les explications de Penelope Boston, la responsable de l'Institut d'Astrobiologie de la Nasa dans une présentation effectuée ce week-end à la conférence de l'American association pour l'avancement de la science (AAAS) à Boston.

Une découverte qui suscite l'espoir de découvrir des organismes capables de survivre dans des environnements extrêmes sur d'autres planètes, selon ces scientifiques. Cette chercheuse a précisé qu'il y avait une centaine de différents micro-organismes pour la plupart des bactéries qui sont restées piégées dans ces cristaux pendant des périodes allant de 10 000 à 60 000 ans. Parmi ces espèces, 90% n'avaient jamais été vues avant sur la Terre.

Commentaire: Nous le savons à présent, même certains organismes un peu plus « évolués » que les bactéries ou les virus peuvent survivre dans l'espace, à l'instar de l'incroyable Tardigrade. On ne peut donc que s'émerveiller des stratégies infinies que la création sait développer pour que, d'une manière ou d'une autre... quelque chose vive quelque part.

Pas besoin d'ailleurs d'hypothétique « vaisseau spatial qui revient de la Lune ou d'une autre planète » pour amener quoi que se soit de nouveau sur notre Terre : nous avons les comètes qui font parfaitement leur boulot. Et Dieu sait que les comètes, ça peut beaucoup... : Une confirmation supplémentaire que la vie fourmille probablement dans l'Univers, quel que soit l'environnement, quelles que soient les conditions. Ah oui, et bien sûr, quelles que soient les réticences que nos scientifiques éprouvent à cette idée.