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dim., 24 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Snakes in Suits

La ponérologie politique : étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques (1/3)


Commentaire : Pour qui fait preuve d'un minimum de bon sens, le constat est simple : quelque chose ne tourne pas rond, ici sur Terre. Lieu commun, truisme, évidence ? Sans aucun doute, mais la banalité du propos ne doit pas nous faire oublier que ce que l'on finit par considérer comme étant normal ne l'est en fait pas du tout. Nous souhaitons tous la paix pour nous-même, pour nos amis et notre famille. Mais nous ne sommes pas en paix ; nos amis et notre famille peuvent nous être enlevés, il peuvent être blessés, tués, par un gouvernement oppressif, une médecine pervertie, une pollution mortifère, un harcèlement moral généralisé. Qui peut souhaiter vivre cela ? Personne. C'est pourtant notre lot quotidien.

Quelle est la cause de tout ceci ? Pourquoi devrions-nous endurer une telle situation, impuissants que nous semblons et croyons être en face des circonstances ?

Ici, à SOTT, en proposant des articles issus de tous les horizons, nous martelons l'idée, depuis des années, qu'il y a une différence fondamentale entre les apparences et la réalité, entre les croyances, les opinions, et la science objective. Nous pensons que le noir est bien noir, pas gris, et encore moins blanc. Nous ne pensons pas que la guerre est la paix, que la violence est utile ou naturelle, que la liberté, c'est plus de contrôle, que la peur est une compagne inévitable. Mais c'est ce que nous entendons partout, en toute situation, en toute circonstance. Un pilonnage constant de valeurs perverties puis scandées par les médias, la science, l'éducation ; par tout un système récupéré en vue de servir des objectifs qui, à l'évidence d'une actualité surréaliste, ne concourent pas à la réalisation d'un bien-être commun et universel.

La bonne nouvelle est qu'il y a bien une explication à tout ceci, ou pour le moins, un début d'explication : si nous roulons à tombeau ouvert, c'est bien parce que les psychopathes sont au volant. Et en avoir conscience ne reste t-il pas le meilleur moyen pour reprendre les choses en main ?


La psychopathie est « le plus grand obstacle au développement de la personnalité et des groupes sociaux ». « L'incapacité générale à reconnaître le type psychologique de ces personnes [i.e. les psychopathes] provoque d'immenses souffrances, la terreur de masse, l'oppression violente, le génocide et la décadence de la civilisation... Tant que le pouvoir suggestif [i.e. hypnotique, charmant et "envoûtantˮ] des psychopathes n'est pas confronté avec les faits et avec les conséquences morales et pratiques de sa doctrine, des groupes sociaux entiers peuvent succomber à son appel démagogique. » (Kazimiers Dabrowski, 1902-1980, auteur de la théorie de la désintégration positive et du concept de psychopathie essentielle.)
© Sott.net
À une époque où les crises et les évènements tragiques qui animent notre quotidien exacerbent nos peurs et nos angoisses les plus archaïques, où les théories du complot poussent comme les champignons à la pleine saison et où l'espérance en un avenir meilleur fond comme neige au soleil, il serait plus que temps de prendre une pause afin de réfléchir TRÈS sérieusement pour savoir où va le monde et POURQUOI il prend la direction qu'il semble suivre actuellement.

Tous les gens à qui il reste un tant soit peu de bon sens et qui s'interrogent sur l'avenir de notre planète - et de ses habitants - devraient en toute simplicité se poser une seule question, à savoir : existe-t-il un domaine scientifique qui en toute objectivité puissent nous permettre d'identifier les causes du mal-être que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir aujourd'hui dans notre société ?

Commentaire: Voir l'article sur les travaux de Kazimierz Dabrowski avec son ouvrage La théorie de la désintégration positive.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage sur le site des Éditions Pilule Rouge, chez Amazon, ou bien en le commandant chez votre libraire favoris.


Info

Étude - Il n'existe pas de « cerveau masculin » et de « cerveau féminin » - Votre cerveau est une mosaïque de masculin et de féminin

Traduction : SOTT

En lieu et place - et selon les conclusions de cette étude - les cerveaux des hommes et des femmes sont un méli-mélo imprévisible de caractéristiques féminines et masculines. Par contre - et contrairement à ce que l'on pensait jusqu'ici - l'étude démontre que même dans les régions du cerveau auxquelles on attribuait des différences basées sur le sexe, il existe plus de variabilité que d'uniformité.
© Inconnu
« Notre étude prouve que même s'il existe des différences de sexe/genre dans la structure du cerveau, les cerveaux ne se partagent pas en deux catégories, l'une typiquement féminine et l'autre typiquement masculine, pas plus qu'ils ne s'alignent dans un continuum « cerveau masculin - cerveau féminin », écrivaient les scientifiques le 30 novembre dernier, dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.
Même lorsque l'on considère seulement le petit groupe de fonctions du cerveau qui montrent les plus grandes différences du sexe/genre, chaque cerveau est une mosaïque unique de caractéristiques, dont certaines peuvent être plus fréquentes chez les femmes par rapport aux hommes, d'autres peuvent être plus fréquentes chez les hommes comparé aux femmes, et d'autres encore peuvent être communs aux femmes et aux hommes.
Cerveaux roses et bleus ?

Cette nouvelle recherche est la première à examiner les différences de sexe dans le cerveau dans son ensemble. Si le cerveau est vraiment un dimorphisme sexuel, entrant dans une forme mâle et femelle, il devrait être systématiquement différent entre les deux sexes, écrivent Daphna Joel - psychobiologiste à l'Université de Tel Aviv - et ses collègues. Considérons le paon, et le dimorphisme sexuel de sa queue : la différence de couleur et la taille sont substantielles entre les sexes - il n'y a aucun sous-ensemble de paonnes brandissant des plumes violettes irisées.

Heart

Un remède efficace contre la douleur : la méditation

Une étude américaine vient d'affirmer que la méditation dite « de pleine conscience » serait plus efficace que les placebos contre la douleur. Elle activerait en effet des zones cérébrales différentes. On décrypte la nouvelle avec Antoine Lutz, chercheur en neurosciences à l'Inserm de Lyon et Christian Hoenner, psychologue clinicien et instructeur à Rennes de méditation de pleine conscience.

Envie de vous mettre à la méditation ? Cette nouvelle pourrait convaincre les récalcitrants. Une étude sur la méditation publiée le 18 novembre dans la revue scientifique The Journal of Neuroscience, démontre que méditer en pleine conscience, c'est à dire focaliser son attention sur le moment présent et analyser les sensations ressenties, est plus efficace que l'effet placebo contre la douleur.

Commentaire: Voici un excellent programme de méditation gratuit : Éiriú Eolas.

Voir aussi :
Que se passe-t-il dans le cerveau lorsque l'on médite, c'est-à-dire quand « on ne pense à rien » ? Les neurologues s'intéressent de plus en plus à cette question et cherchent à découvrir les corrélats neuronaux d'un cerveau en pleine méditation. Directeur du Coma Science Group (ULg) et neurologue au CHU de Liège, Steven Laureys explore cette nouvelle voie de recherche. En mai 2015, il accueillait pendant quelques jours le moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard, avec lequel il poursuivait une série de tests sur son cerveau au repos, pendant ses séances de méditation.



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L'âge du sociopathe

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© Inconnu
Le terme anthropocène ne nous aide non seulement pas à empêcher cette culture de détruire la planète - mais il contribue aussi directement à aggraver les problèmes qu'il est conçu pour souligner.

Tout d'abord, c'est largement trompeur. Les humains ne sont pas ceux qui « transforment » - lire: détruisent - la planète. Il s'agit des humains civilisés. Il y a une différence. C'est la différence entre les forêts anciennes et New York City, la différence entre 60 millions de bisons sur une vaste plaine et des champs pleins d'herbicides - et de pesticides - de maïs génétiquement modifié. La différence entre des rivières pleines de saumons, et des rivières anéanties par des barrages hydroélectriques. La différence entre les cultures dont les membres comprennent n'être qu'un parmi la multitude, et les membres de cette culture, qui convertissent tout pour leurs seuls besoins.

Pour être clair, les indiens Tolowas ont vécu là où je vis pendant au moins 12 500 ans, et lorsque le premier civilisé arriva ici, l'endroit était un paradis. Aujourd'hui, 170 ans après, les saumons sont en voie d'extinction, les séquoias ne sont plus que 2% de ce qu'ils étaient, et les champs (anciennement des forêts) sont bourrés de toxines.

Commentaire: C'est bel et bien un type d'homme spécifique, le psychopathe, à la capacité de nuisance et de destruction sans limites, dont il s'agit ici. Il convient, maintenant plus que jamais, de garder à l'esprit que l'infection psychopathique est une réalité. Elle doit entrer en ligne de compte, systématiquement, lorsque nous tentons de comprendre et d'expliquer le réel, d'analyser les contradictions apparemment inexplicables du tourbillon événementiel qui semble parfois nous submerger.

On pourra suggérer au lecteur de s'intéresser en priorité à ce sujet en utilisant le moteur de recherche de Sott et en tapant les quelques mots-clés suivants : psychopathie, psychopathe, pervers narcissique.


Gear

De l'influence du pouvoir sur l'empathie

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Les neuroscientifiques ont trouvé des preuves suggérant qu'avoir du pouvoir altère la partie de notre cerveau qui aide à l'empathie. Ainsi, même la plus petite dose de puissance peut changer une personne.

Quelqu'un obtient une promotion ou un peu de gloire et puis, tout à coup, il est moins sympathique avec les personnes qui sont moins influentes. D'où cela vient-il ? Certains l'expliquent par le fait que les personnes qui ont du pouvoir sont tout simplement trop occupées. Ils n'ont pas le temps d'assister pleinement leurs homologues moins "puissants". De son côté, Sukhvinder Obhi, un neuroscientifique à l'Université Wilfrid Laurier en Ontario (Canada), nous fournit une autre explication : le sentiment d'avoir du pouvoir change fondamentalement la façon dont le cerveau fonctionne. Les résultats de ses expériences étayent cette explication.

Lui et des collègues (Jeremy Hogeveen et Michael Inzlicht), ont placé des volontaires pris au hasard dans un état d'esprit soit de pouvoir ou, à l'inverse, de se sentir démuni. Pour ce faire :

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De mythomanie en perversion narcissique

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« Mentir est le talent de ceux qui n'en ont pas. » [Marie-Joseph Chénier (1796), Discours sur la calomnie.] Dans la première partie de cet article[1], nous avons vu à quel point nous étions tous de bien piètres détecteurs de mensonges. Au mieux, et en l'absence d'entrainement spécifique, nous ne parvenons à détecter que 50 % des mensonges auxquels nous sommes quotidiennement exposés, soit un score égal ou légèrement supérieur au hasard. Pour autant, et paradoxalement, une très grande majorité d'entre nous s'imagine être de très bon détecteur de mensonges.

C'est dire notre ignorance, notre crédulité et notre vulnérabilité face aux mensonges (et à la manipulation[2]).

Il existe toutefois une autre forme de mensonge, que l'on qualifie de « pathologique », dont la définition usuelle du mot mensonge, qui sous-tend un propos ou une affirmation contraire à la vérité et un dessein ou une intention de tromper, n'est pas pertinente : il s'agit de la mythomanie. Si, comme nous allons pouvoir nous en rendre compte avec notre exemple, le sujet de la mythomanie est abondamment traité dans les œuvres littéraires et cinématographiques, il est à noter que les recherches psychiatriques s'y rapportant sont relativement rares.

Fire

Les effets de la méditation validés par les neurosciences

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© Jeff Miller/University of Wisconsin-Madison
Le moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard en pleine séance de méditation avec un casque d’électroencéphalographie, à l'Université du Wisconsin
Inspirées de la pratique des moines bouddhistes, les techniques méditatives agissent sur le fonctionnement et même sur la structure du cerveau, selon de nouvelles études.

Jusqu'à présent, le bénéfice de la méditation sur le vieillissement avait seulement été suggéré par certains travaux de la Nobel de médecine Elizabeth Blackburn. Une large étude américaine, conduite par l'université californienne de Davis sur 100 individus âgés de 24 à 77 ans, vient de fournir un nouvel argument à cette thèse. Révélée par l'imagerie par résonance magnétique (IRM), l'anatomie comparée du cerveau de la moitié d'entre eux pratiquant régulièrement cette discipline a clairement montré une moindre altération de la matière grise que dans l'autre groupe, étranger à la pratique. Selon les auteurs de l'étude, l'intensité de la méditation stimulerait les dendrites (le prolongement filamenteux des neurones servant à conduire l'influx nerveux) et les synapses (la connexion des neurones entre eux). Cette puissante sollicitation cérébrale agirait également sur le stress, délétère pour les cellules. L'équipe a montré que trois mois intensifs de méditation affectaient significativement l'activité des télomérases, enzymes essentielles à la protection contre le vieillissement cellulaire.

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Documentaire : manipulation, perversion narcissique, amours toxiques


Peur, torture au quotidien, le vocabulaire employé par les victimes de pervers narcissiques au sein du couple est d'une rare violence. 4 témoignages nous révèlent les difficultés de sortir de l'emprise d'un manipulateur et de se reconstruire.

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La mondialisation de la perversion narcissique

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© Inconnu
« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment [...] et pourtant une guerre à mort. »[1]

Ce qu'a voulu signifier par là l'ancien Président François Mitterrand dans cette confession politique, c'est que toute guerre quelle qu'elle soit, est également précédée d'une guerre psychologique menée par le ou les représentants du pouvoir hégémonique aux commandes. Compte tenu de la marche impérialiste que les États-Unis mènent ouvertement à « l'insu de notre plein gré »[2], il n'est absolument pas étonnant que les premiers lanceurs d'alertes nous ayant annoncé l'avènement de l'ère du narcissisme pathologique ou du narcissisme pervers soient d'origine américaine.

En France, et jusqu'à très récemment, il n'existait guère que la théorie de la perversion narcissique qui étudiait les mécanismes d'atteintes narcissiques précoces donnant lieu à l'âge adulte à de sévères troubles de la personnalité induisant une pathologie du pouvoir[3].

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Des racines communes pour l'art et la psychose ?

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© Valeri Melnikov
Une équipe de généticiens a découvert que les mutations des gènes responsables de la créativité humaine étaient liés de manière indissociable à la schizophrénie et à la psychose maniaco-dépressive, dévoile leur article dans la revue Nature Neuroscience.

"Dans notre laboratoire, nous utilisons des outils génétiques modernes pour étudier le fonctionnement de notre cerveau. Les résultats obtenus ne doivent surprendre personne parce que les gens créatifs pensent toujours différemment par rapport au reste de l'humanité, et nous avons montré dans nos recherches antérieures que leur ADN comportait des variantes associées à la schizophrénie", explique Kari Stefansson, président de la société deCODE genetics.

Kari Stefansson et ses collègues réunissent et analysent depuis plusieurs années les résultats de vastes recherches génétiques pour trouver les facteurs relatifs à la prédisposition à la schizophrénie, aux migraines, au génie et autres, dont la nature reste inconnue aux neurophysiologues.

Commentaire: On pourrait penser aussi que pour les gens malades, la créativité soit le seul moyen de pouvoir continuer à vivre, certes avec difficulté, dans une « réalité commune » imposée par la société, mais que les fruits de cette créativité, encensés par certains, n'ont pas grand chose à voir avec ce que l'on nomme l'« art », ou la réalité d'un art objectif véritable. Que ceux que l'on a « camisolé » sont peut-être aussi ceux qui n'ont pas pu exprimer leur créativité.