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jeu., 27 avr. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
Carte


Hourglass

Techniques pour avoir des rêves lucides

Voici une bref aperçu des meilleures techniques qui peuvent apporter la lumière de lucidité à vos rêves. Ceci ne se veut pas le remplacement d'un effort constant et engagé comme lire les livres "Créativité Onirique" par Patricia Garfield ou "Le rêves lucide" par Dr. Stephen LaBerge et/ou de suivre les cours offerts par La Fondation R.E.P.O.S./The DREAMS Foundation.
© Inconnu
Les rêves lucides ou être lucide dans nos rêves
Cependant cela peut servir de tremplin pour ceux qui veulent concentrer leurs efforts immédiatement et efficacement. Quelques unes des techniques sont moins appropriées pour un horaire de travail quotidien, mais plus vous pouvez mettre en pratique ces diverses techniques, plus vous aurez de rêves lucides.

Commentaire: Lire aussi :


Butterfly

« Le moine qui a tout faux » : après ce court-métrage, vous ne verrez plus la vie de la même façon

Parfois nous sommes trop absorbés par les problèmes de la vie quotidienne ; les petits revers nous absorbent tellement que nous perdons de vue des choses vraiment importantes. Et quand nous nous en rendons compte, nous n'avons plus l'occasion de les apprécier.
Ce merveilleux court-métrage a été réalisé par Tom Long comme projet final dans sa spécialisation en animation 3D à la Southampton Solent University. L'histoire est celle d'un moine ermite qui, un beau jour, alors qu'il pratiquait ses exercices, est interrompu par une visite inattendue. Le voyage qu'il nous propose est plein de tendresse et nous invite à réfléchir sur ce que nous faisons de notre vie et comment nous employons le temps limité que nous avons à notre disposition.

Profitez de chaque instant parce que vous ne recevrez pas toujours une seconde chance

À maintes occasions, nous nous comportons comme le moine de cette histoire : nous laissons certaines choses absorber complètement notre vie, comme le travail ou les petites tâches de la vie quotidienne, si bien que nous ne laissons pas de place à autre chose. Nous confondons le sérieux avec l'important et nous tombons dans l'erreur de penser que ce qui prend du temps a de l'importance.

À force de nous laisser emporter par le stress et de nous identifier dans notre routine quotidienne, nous finissons par réagir comme ce moine et avoir des regrets plus tard. Nous ne sommes pas en mesure d'être pleinement présents quand quelqu'un a besoin de nous.

Commentaire: Les vidéos suivantes vous attendriront. L'article est en espagnol, mais la vidéo est sans paroles :



Butterfly

Comment embrasser la douleur

La douleur (émotionnelle, physique, mentale) a un message. Les informations qu'elle détient sur notre vie peuvent être remarquablement précises, mais elle se retrouve généralement dans une des deux catégories : « nous serions plus vivants si nous avions fait plus cela », et « la vie serait plus belle si nous avions moins fait cela ». Une fois que nous recevons le message de la douleur, et que nous suivons ses conseils, la douleur disparaît. Peter McWilliams -

© Inconnu
La Douleur de Emile Friant (1898)
Avez-vous remarqué à quel point nous avons peur de ressentir une douleur émotionnelle ? Et comment faire pour l'éviter ? Personne ne veut cela. Nous essayons tous de nous en débarrasser. Nous essayons tous de nous cacher et de la fuir, et ce qui est ironique, c'est que plus nous essayons de la rejeter et de lui résister, plus la douleur est intense et reste longtemps avec nous. -

Commentaire:
La Souffrance

Une femme dit, Parle nous de la Souffrance.

Il répondit :

Votre douleur est l'éclatement de la coquille qui enferme votre entendement.

De même que le noyau doit se fendre afin que le coeur du fruit se présente au soleil, ainsi devrez-vous connaître la Souffrance.

Si vous saviez garder votre coeur émerveillé devant les miracles quotidiens de votre vie, votre douleur ne vous paraîtrait pas moins merveilleuse que votre joie;

Vous accepteriez les saisons de votre coeur, comme vous avez toujours accepté les saisons qui passent sur vos champs,

Et vous veilleriez avec sérénité durant les hivers de vos chagrins.

Une grande part de votre douleur a été choisie par vous.

C'est la potion amère avec quoi le médecin en vous guérit votre moi malade.

Faites confiance, alors, au médecin, et buvez son remède calmement et en silence.

Car sa main, si lourde et si rude soit-elle, est guidée par la tendre main de l'Invisible,

Et la coupe qu'il vous tend, bien qu'elle brûle vos lèvres, a été façonnée d'une argile que le Potier a imprégnée de Ses larmes sacrées.

Khalil Gibran



Snakes in Suits

Terrorisme psychologique de nos dirigeants, à l'heure des présidentielles


Commentaire : Histoire de ne pas oublier que le cirque électoral actuel auquel nous assistons n'est que cela : un numéro bien rodé qui nous fait presque croire que le Système dans lequel nous vivons est légitime, à peu près abouti, à peu près juste, à peu près équitable. Qu'intrinsèquement, il jouit d'un fonctionnement normal. Qu'il ne suffit que de l'améliorer. Que notre liberté de citoyen est tout à fait réelle, que nous avons le choix des candidats et que les confrontations politiques et médiatiques des uns et des autre sont le signe d'une bonne vitalité démocratique.

Rien n'est plus faux, bien entendu, et nous pouvons alors le répéter pour une mille et unième fois : « le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures pathologiques ». Ces dernières, quand elles occupent des postes clés, perfectionnent un Système qui se nourrit de sa propre malignité. Que devrions-nous attendre de celui-ci ?
« Je ne dis pas : il y a des fous dangereux au pouvoir - et un seul suffirait - , je dis bien : il n'y a, au pouvoir, que des fous dangereux. Tous jouent au même jeu, et cachent à l'humanité qu'ils aménagent sa mort. Sans hasard. Scientifiquement. »
~ Michel Serres
Et nous pouvons comprendre, scientifiquement, pourquoi :

© Inconnu
Qu'elles soient directes ou indirectes - par l'intermédiaire de la justice par exemple - , les attaques ad hominen* qui surgissent dans les débats politiques signent l'incapacité de nos édiles et de leurs prosélytes à remporter une élection à l'aide d'une argumentation de qualité, claire et rigoureuse, certes exigeante, néanmoins respectueuse des promesses avancées, des adversaires, des électeurs, de la dignité humaine, etc., et, pour finir, cohérente avec les actions entreprises. Ce seul détail, loin d'être anonyme, mais « ignoré » tant il est banalisé, devrait nous alerter sur les dispositions de nos futurs dirigeants à résoudre les problèmes pour lesquels ils nous proposent tous des solutions miracles.

À chacun ses recettes, mais s'il est bien un sujet sur lequel tous les postulants au titre de représentants du peuple sont d'accord, c'est bien celui de la manipulation. À en croire nos candidats, de droite, de gauche, du centre ou des extrêmes, et ce, quelles que soit les élections en cours, présidentielles, législatives ou communales, etc., leurs opposants sont tous des menteurs. Cela revient à dire, que tous les aspirants à une fonction électorale nous manipulent, et il est désormais « banal » d'entendre les différents prétendants se traiter mutuellement de menteur ou de manipulateur (ce qui, comme nous le verrons, est la même chose) à chacune des campagnes électorales. Plus ils ont de pouvoir, plus ils sont accusés de manipulation et plus ils accusent autrui d'être des manipulateurs.

Cult

Montaigne et le paradoxe de la barbarie

À travers une vision anthropologique comparative, Montaigne a ouvert une nouvelle perspective pour la philosophie de la culture. Il constate de fait avec stupéfaction le paradoxe de la barbarie. Ce paradoxe se manifeste lors de la confrontation entre le royaume des cannibales, terre du bois du Brésil, et les cannibales du royaume, terre française et européenne, à laquelle était destiné le bois du Brésil. Nous pouvons considérer ces remarques et ces contributions comme appartenant au registre de l'anthropologie culturelle philosophique.

© Inconnu
Les invasions barbares
Que ce texte, au caractère fragmentaire, débute par une critique du concept de barbarie afin de s'en approcher, est décisif, comme le furent les interrogations du roi Pyrrhus et de Philippe, lorsqu'ils prirent conscience, face à la sophistication militaire romaine, que l'emploi traditionnel du terme barbare pour tout ce qui n'était pas grec était épuisé.

Hearts

Dans le couple, c'est celui qui donne qui gagne, pas celui qui reçoit

« Il vaut mieux donner que recevoir », dit un aphorisme populaire qui existe dans pratiquement toutes les cultures. Et la vérité est que cela n'est pas regrettable, car de nombreuses études ont montré que, en effet, nous avons tendance à être plus heureux lorsque nous donnons, tandis que la joie de recevoir est plus éphémère. En ce sens, Erich Fromm a dit : « Nou ne donnons pas dans le but de recevoir, donner est en elle-même la joie exquise. »
© Desconocido
C'est l'acte de donner qui nous rend heureux, pas la reconnaissance

Les psychologues de l'Université de Rochester ont étudié le rôle de la reconnaissance dans le processus de donner et recevoir, au sein d'une relation. Avons-nous vraiment besoin de la reconnaissance et de l'appréciation de l'autre personne, ou pour nous sentir heureux suffise-t-il de donner ?

Pour trouver une réponse, ils ont recruté 175 couples ayant en moyenne 7 mois de mariage et leur disant que le but de l'expérience était de voir si elle était vraie l'idée du Dalaï-Lama selon laquelle « le souci de compassion pour les autres stimule notre propre état affectif ».

Pendant deux semaines, les participants ont tenu un journal de leurs activités quotidiennes, décrivant des situations où ils ont mis de côté leurs désirs pour répondre aux besoins de leur partenaire. En outre, tout au long de la journée, ils devaient aussi décrire leur état émotionnel.

Pendant la durée de l'expérience, autant les femmes que les hommes, les participants ont reçu une moyenne de 0,59 actes de compassion ou d'amour par jour et ont donné une moyenne de 0,65 actes similaires, par jour. Ces actes comprenaient des éléments comme exprimer de la tendresse envers son partenaire, lui montrer qu'on l'apprécie, et changer ses plans personnels pour s'adapter à l'autre.

Avant de commencer l'expérience, les psychologues pensaient qu'il était essentiel que le récepteur reconnaisse l'acte du donneur, pour que celui-ci se sente vraiment apprécié. Autrement dit, ils pensaient que si nous donnons, mais que nous ne recevons pas de reconnaissance ni d'appréciation en retour, nous ne sommes pas satisfaits. Ils pensaient aussi que le récepteur, la personne qui reçoit le don d'un autre, devrait bénéficier davantage lorsque les deux parties reconnaissent l'acte. Cependant, les données ont montré qu'ils avaient tort.

Palette

L'inquiétante étrangeté : le syndrome de Stendhal

Les mains moites ; le cœur chaviré ; la vision trouble ; le souffle court : cela pourrait être le tableau clinique de l'amour - c'est le cas, d'une certaine façon - mais l'être aimé est ici... une œuvre d'art. Le troublant vertige qui s'empare de certains spectateurs dans les musées a pris le nom de syndrome de Stendhal. Mais tout cela est-il bien sérieux ? Artistes, historiens et psychiatres en ont, eux aussi, le cœur chaviré.
© Inconnu
Le syndrome de Stendhal
La jeune héroïne, Anna, traque un assassin violeur. Elle a rendez-vous avec lui au musée des Offices, à Florence. Les sens en alerte, elle parcourt les salles. Voilà que la clameur des tableaux lui parvient : choc des armes, bruit des vagues, cris. La Gorgone de Caravage semble lui sauter à la gorge, le Printemps de Botticelli l'enivre. Dans une hallucination, Anna finit par se fondre dans l'Icare se noyant de Bruegel et comme, lui, par sombrer et perdre conscience. Elle est secourue par un jeune homme qui lui susurre : « Les tableaux influent sur nous ».

Magnify

Une activité cérébrale enregistrée jusqu'à 10 minutes après la mort

Les médecins d'une unité de soins intensifs canadienne ont récemment trébuché sur un cas très étrange. Après avoir « désactivé » quatre patients en phase terminale, l'un d'entre eux a montré une activité cérébrale persistante jusqu'à dix minutes après avoir été déclaré cliniquement mort.

Les chercheurs ne l'expliquent pas. Du moins, pas encore. Dix minutes après avoir désactivé quatre patients en phase terminale, l'un d'eux semblait en effet produire le même type d'ondes cérébrales (des salves d'ondes delta) qui sont généralement observées en état de sommeil profond. Ce sont des ondes de très faible amplitude de l'ordre du microvolt.

« Chez un patient, des rafales d'ondes delta simples ont persisté après la cessation à la fois du rythme cardiaque et de la pression artérielle (ABP) », explique dans un rapport l'équipe de médecins de l'Université de Western Ontario, au Canada.

Family

Expérience de Milgram : 50 ans plus tard, toujours fin prêts à torturer nos semblables


Commentaire : Il y a sans doute une prédisposition naturelle, ou apparaissant comme telle chez l'être humain, à la soumission aux figures de l'autorité : de façon générale, un enfant obéit instinctivement à ses parents. Une tendance à l'obéissance mise à profit, depuis des siècles, par ceux que le pouvoir attire, ceux qui ont donc construit le système que nous connaissons actuellement et qui voit chaque être humain de la planète assujetti aux conventions morales, sociales et politiques de son pays, où l'autorité de l'État se substitue finalement à l'autorité parentale.
L'auteur de l'expérience de la prison de Stanford, Zimbardo, est devenu un témoin expert de la défense pendant la Cour Martiale de l'un des gardiens de nuit de l'infâme groupe des « Sept d'Abu Ghraib », Ivan "Chip" Frederick. En raison de son expérience avec l'histoire de la Prison de Stanford, Zimbardo a fait valoir que c'était la situation qui avait généré ces comportements aberrants chez des gens d'ordinaire bons. Alors que l'armée décrivait ces gardes comme quelques « pommes pourries » dans un pourtant bon cageot de l'armée américaine, Zimbardo a fait valoir que ces gardiens étaient tout à fait normaux, de bonnes pommes dans un cageot pourri. (...) Pour appuyer son accusation selon laquelle le cageot, plutôt que les pommes, était pourri, Zimbardo a mis le système lui-même à l'essai dans « l'Effet Lucifer » (7). Il a constaté que les ordres, les attentes, et la pression de la torture venaient du sommet de la chaîne de commandement, et ses analyses mettaient en évidence la culpabilité du Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, du directeur de la CIA George Tenet, du lieutenant général Ricardo Sanchez, du général Geoffrey Miller, du vice-président Dick Cheney, et du président George W. Bush.

Les analyses détaillées de Zimbardo concluent que « ce cageot de pommes a commencé à pourrir de haut en bas. » Pourtant, il fait aussi l'éloge de nombreux héros, ces dénonciateurs du bas vers le haut de la hiérarchie militaire, ces êtres humains qui ont risqué leur vie et leur carrière en se levant et se montrant déterminé face à ce système toxique.
A la lecture de ce qui précède, on réalise qu'une structure sociale de type pyramidale est une configuration idéale. Elle favorise la dissémination des comportements pathologiques : les personnes qui se situent au sommet de l'édifice ont tout loisir d'infecter les personnes sous leur autorité. Ainsi une personne ordinaire peut voir son « capital bonté » corrompu, diminué, disparu, sous l'effet d'une pression quelconque venant d'un individu qu'elle aura considéré comme « hiérarchiquement supérieure », d'une quelconque manière. Dans le cadre de l'expérience de Milgram, le conflit intérieur que ce genre de situation peut engendrer chez un individu normalement constitué voit apparaître un phénomène de désengagement moral qui transforme le comportement des personnes ordinaires, bonnes a priori, en court-circuitant toute éventuelle culpabilité. Parachevant ainsi la corruption d'un esprit qui n'était pas foncièrement mauvais, à la base. Que les résultats des tests restent les mêmes 50 ans après, cela ne nous montre t-il pas que les soi-disant progrès moraux dont se gargarisent nos sociétés modernes ne sont qu'une illusion ?

© Inconnu
50 ans après la célèbre expérience du psychologue américain Stanley Milgram, une réplication de celle-ci montre que les gens sont toujours aussi prêts à faire du mal à d'autres afin d'obéir à l'autorité, montre une étude publiée dans la revue Social Psychological and Personality Science (SPPS).

Dans l'expérience de Milgram, publiée en 1963, des volontaires, croyant qu'ils testaient les effets de la punition sur l'apprentissage, administraient, sous les ordres d'un expérimentateur, ce qu'ils croyaient être des chocs électriques, d'intensités de plus en plus grandes, à une autre personne (qui était en fait un acteur) se trouvant dans une pièce séparée.

Dariusz Doliński, chercheur en psychologie sociale à la SWPS University of Social Sciences and Humanities (Pologne) et ses collègues ont recruté 80 participants (40 hommes et 40 femmes), âgés de 18 à 69 ans. Les participants disposaient de 10 boutons, chacun délivrant un niveau de « choc » plus élevé. Alors que les considérations éthiques empêchaient une réplication complète des expériences, les chercheurs ont créé une configuration similaire avec des niveaux de « choc » inférieurs.

Frog

Les contes de fées comme thérapie

Il était une fois... Ces trois mots ont à jamais un pouvoir magique à nos yeux à tous, enfants comme adultes, le pouvoir de nous transporter dans l'imaginaire, dans un ailleurs temporel, spatial (dans un pays lointain), merveilleux... L'ouverture du conte, c'est d'abord l'ouverture à tous les possibles. Mais qu'est-ce qui, dans le conte, agit et permet de penser, de rêver, de jouer ? Qu'est-ce qui en fait un outil thérapeutique ?

© THE BRITISH LIBRARY BOARD, GETTY IMAGES
Une des premières vertus du conte tient au fait que, sous une forme merveilleuse, il traite des questions fondamentales de l'homme. Il s'adresse à nous tous, au groupe comme à l'individu, et bien sûr à l'enfant. Il intervient d'ailleurs de plus en plus dans différentes formes de thérapie. Son langage a la familiarité du récit oral. Il est fait pour être dit et non lu. Il conserve et transmet l'expérience humaine et nous parle de la naissance et de la mort, de l'homme et de la femme, de la richesse et de la pauvreté, de l'envie et de la rivalité, de l'apprentissage de la vie, du mystère des origines...