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lun., 21 août 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
Carte

Hearts

Dans le couple, c'est celui qui donne qui gagne, pas celui qui reçoit

« Il vaut mieux donner que recevoir », dit un aphorisme populaire qui existe dans pratiquement toutes les cultures. Et la vérité est que cela n'est pas regrettable, car de nombreuses études ont montré que, en effet, nous avons tendance à être plus heureux lorsque nous donnons, tandis que la joie de recevoir est plus éphémère. En ce sens, Erich Fromm a dit : « Nou ne donnons pas dans le but de recevoir, donner est en elle-même la joie exquise. »
© Desconocido
C'est l'acte de donner qui nous rend heureux, pas la reconnaissance

Les psychologues de l'Université de Rochester ont étudié le rôle de la reconnaissance dans le processus de donner et recevoir, au sein d'une relation. Avons-nous vraiment besoin de la reconnaissance et de l'appréciation de l'autre personne, ou pour nous sentir heureux suffise-t-il de donner ?

Pour trouver une réponse, ils ont recruté 175 couples ayant en moyenne 7 mois de mariage et leur disant que le but de l'expérience était de voir si elle était vraie l'idée du Dalaï-Lama selon laquelle « le souci de compassion pour les autres stimule notre propre état affectif ».

Pendant deux semaines, les participants ont tenu un journal de leurs activités quotidiennes, décrivant des situations où ils ont mis de côté leurs désirs pour répondre aux besoins de leur partenaire. En outre, tout au long de la journée, ils devaient aussi décrire leur état émotionnel.

Pendant la durée de l'expérience, autant les femmes que les hommes, les participants ont reçu une moyenne de 0,59 actes de compassion ou d'amour par jour et ont donné une moyenne de 0,65 actes similaires, par jour. Ces actes comprenaient des éléments comme exprimer de la tendresse envers son partenaire, lui montrer qu'on l'apprécie, et changer ses plans personnels pour s'adapter à l'autre.

Avant de commencer l'expérience, les psychologues pensaient qu'il était essentiel que le récepteur reconnaisse l'acte du donneur, pour que celui-ci se sente vraiment apprécié. Autrement dit, ils pensaient que si nous donnons, mais que nous ne recevons pas de reconnaissance ni d'appréciation en retour, nous ne sommes pas satisfaits. Ils pensaient aussi que le récepteur, la personne qui reçoit le don d'un autre, devrait bénéficier davantage lorsque les deux parties reconnaissent l'acte. Cependant, les données ont montré qu'ils avaient tort.

Palette

L'inquiétante étrangeté : le syndrome de Stendhal

Les mains moites ; le cœur chaviré ; la vision trouble ; le souffle court : cela pourrait être le tableau clinique de l'amour - c'est le cas, d'une certaine façon - mais l'être aimé est ici... une œuvre d'art. Le troublant vertige qui s'empare de certains spectateurs dans les musées a pris le nom de syndrome de Stendhal. Mais tout cela est-il bien sérieux ? Artistes, historiens et psychiatres en ont, eux aussi, le cœur chaviré.
© Inconnu
Le syndrome de Stendhal
La jeune héroïne, Anna, traque un assassin violeur. Elle a rendez-vous avec lui au musée des Offices, à Florence. Les sens en alerte, elle parcourt les salles. Voilà que la clameur des tableaux lui parvient : choc des armes, bruit des vagues, cris. La Gorgone de Caravage semble lui sauter à la gorge, le Printemps de Botticelli l'enivre. Dans une hallucination, Anna finit par se fondre dans l'Icare se noyant de Bruegel et comme, lui, par sombrer et perdre conscience. Elle est secourue par un jeune homme qui lui susurre : « Les tableaux influent sur nous ».

Magnify

Une activité cérébrale enregistrée jusqu'à 10 minutes après la mort

Les médecins d'une unité de soins intensifs canadienne ont récemment trébuché sur un cas très étrange. Après avoir « désactivé » quatre patients en phase terminale, l'un d'entre eux a montré une activité cérébrale persistante jusqu'à dix minutes après avoir été déclaré cliniquement mort.

Les chercheurs ne l'expliquent pas. Du moins, pas encore. Dix minutes après avoir désactivé quatre patients en phase terminale, l'un d'eux semblait en effet produire le même type d'ondes cérébrales (des salves d'ondes delta) qui sont généralement observées en état de sommeil profond. Ce sont des ondes de très faible amplitude de l'ordre du microvolt.

« Chez un patient, des rafales d'ondes delta simples ont persisté après la cessation à la fois du rythme cardiaque et de la pression artérielle (ABP) », explique dans un rapport l'équipe de médecins de l'Université de Western Ontario, au Canada.

Family

Expérience de Milgram : 50 ans plus tard, toujours fin prêts à torturer nos semblables


Commentaire : Il y a sans doute une prédisposition naturelle, ou apparaissant comme telle chez l'être humain, à la soumission aux figures de l'autorité : de façon générale, un enfant obéit instinctivement à ses parents. Une tendance à l'obéissance mise à profit, depuis des siècles, par ceux que le pouvoir attire, ceux qui ont donc construit le système que nous connaissons actuellement et qui voit chaque être humain de la planète assujetti aux conventions morales, sociales et politiques de son pays, où l'autorité de l'État se substitue finalement à l'autorité parentale.
L'auteur de l'expérience de la prison de Stanford, Zimbardo, est devenu un témoin expert de la défense pendant la Cour Martiale de l'un des gardiens de nuit de l'infâme groupe des « Sept d'Abu Ghraib », Ivan "Chip" Frederick. En raison de son expérience avec l'histoire de la Prison de Stanford, Zimbardo a fait valoir que c'était la situation qui avait généré ces comportements aberrants chez des gens d'ordinaire bons. Alors que l'armée décrivait ces gardes comme quelques « pommes pourries » dans un pourtant bon cageot de l'armée américaine, Zimbardo a fait valoir que ces gardiens étaient tout à fait normaux, de bonnes pommes dans un cageot pourri. (...) Pour appuyer son accusation selon laquelle le cageot, plutôt que les pommes, était pourri, Zimbardo a mis le système lui-même à l'essai dans « l'Effet Lucifer » (7). Il a constaté que les ordres, les attentes, et la pression de la torture venaient du sommet de la chaîne de commandement, et ses analyses mettaient en évidence la culpabilité du Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, du directeur de la CIA George Tenet, du lieutenant général Ricardo Sanchez, du général Geoffrey Miller, du vice-président Dick Cheney, et du président George W. Bush.

Les analyses détaillées de Zimbardo concluent que « ce cageot de pommes a commencé à pourrir de haut en bas. » Pourtant, il fait aussi l'éloge de nombreux héros, ces dénonciateurs du bas vers le haut de la hiérarchie militaire, ces êtres humains qui ont risqué leur vie et leur carrière en se levant et se montrant déterminé face à ce système toxique.
A la lecture de ce qui précède, on réalise qu'une structure sociale de type pyramidale est une configuration idéale. Elle favorise la dissémination des comportements pathologiques : les personnes qui se situent au sommet de l'édifice ont tout loisir d'infecter les personnes sous leur autorité. Ainsi une personne ordinaire peut voir son « capital bonté » corrompu, diminué, disparu, sous l'effet d'une pression quelconque venant d'un individu qu'elle aura considéré comme « hiérarchiquement supérieure », d'une quelconque manière. Dans le cadre de l'expérience de Milgram, le conflit intérieur que ce genre de situation peut engendrer chez un individu normalement constitué voit apparaître un phénomène de désengagement moral qui transforme le comportement des personnes ordinaires, bonnes a priori, en court-circuitant toute éventuelle culpabilité. Parachevant ainsi la corruption d'un esprit qui n'était pas foncièrement mauvais, à la base. Que les résultats des tests restent les mêmes 50 ans après, cela ne nous montre t-il pas que les soi-disant progrès moraux dont se gargarisent nos sociétés modernes ne sont qu'une illusion ?

© Inconnu
50 ans après la célèbre expérience du psychologue américain Stanley Milgram, une réplication de celle-ci montre que les gens sont toujours aussi prêts à faire du mal à d'autres afin d'obéir à l'autorité, montre une étude publiée dans la revue Social Psychological and Personality Science (SPPS).

Dans l'expérience de Milgram, publiée en 1963, des volontaires, croyant qu'ils testaient les effets de la punition sur l'apprentissage, administraient, sous les ordres d'un expérimentateur, ce qu'ils croyaient être des chocs électriques, d'intensités de plus en plus grandes, à une autre personne (qui était en fait un acteur) se trouvant dans une pièce séparée.

Dariusz Doliński, chercheur en psychologie sociale à la SWPS University of Social Sciences and Humanities (Pologne) et ses collègues ont recruté 80 participants (40 hommes et 40 femmes), âgés de 18 à 69 ans. Les participants disposaient de 10 boutons, chacun délivrant un niveau de « choc » plus élevé. Alors que les considérations éthiques empêchaient une réplication complète des expériences, les chercheurs ont créé une configuration similaire avec des niveaux de « choc » inférieurs.

Frog

Les contes de fées comme thérapie

Il était une fois... Ces trois mots ont à jamais un pouvoir magique à nos yeux à tous, enfants comme adultes, le pouvoir de nous transporter dans l'imaginaire, dans un ailleurs temporel, spatial (dans un pays lointain), merveilleux... L'ouverture du conte, c'est d'abord l'ouverture à tous les possibles. Mais qu'est-ce qui, dans le conte, agit et permet de penser, de rêver, de jouer ? Qu'est-ce qui en fait un outil thérapeutique ?

© THE BRITISH LIBRARY BOARD, GETTY IMAGES
Une des premières vertus du conte tient au fait que, sous une forme merveilleuse, il traite des questions fondamentales de l'homme. Il s'adresse à nous tous, au groupe comme à l'individu, et bien sûr à l'enfant. Il intervient d'ailleurs de plus en plus dans différentes formes de thérapie. Son langage a la familiarité du récit oral. Il est fait pour être dit et non lu. Il conserve et transmet l'expérience humaine et nous parle de la naissance et de la mort, de l'homme et de la femme, de la richesse et de la pauvreté, de l'envie et de la rivalité, de l'apprentissage de la vie, du mystère des origines...

Brain

Des chercheurs comprennent comment obtenir une meilleure mémoire

Six semaines d'entraînement de la mémoire changent le nombre et la structure des liens entre les neurones dans le cerveau et permettent d'améliorer de façon inédite ses capacités.

Une étude entreprise par une équipe internationale de neurobiologistes a permis de découvrir que six semaines d'entraînement de la mémoire occasionnaient des changements importants dans le cerveau et étaient en mesure de renforcer de façon considérable ses capacités. Un article paru dans la revue Neuron (cell.com) présente les particularités de la recherche réalisée.

Alors que les records réalisés par les champions du monde de la mémoire prouvent l'efficacité de l'entraînement des capacités mentales, les scientifiques ne comprenaient pas comment ces efforts marchaient du point de vue de la neurobiologie.

Les chercheurs de l'Institut de la psychiatrie sociale Max Plank de l'Université Stanford en Californie et de l'Université Radboud de Nimègue aux Pays-Bas ont essayé de comprendre les différences de fonctionnement du cerveau d'un participant aux compétitions de mémoire et d'une personne lambda.

Black Magic

Dr. Colin Ross à propos du contrôle mental, de la CIA, de MK-ULTRA


Commentaire : Nous avons du mal à imaginer que ce que nous pensons être notre personnalité, nos pensées, nos schémas mentaux, toutes ces choses immatérielles que l'on croirait parfaitement inviolables et qui font partie de la « richesse de notre paysage intérieur », puissent être en réalité oblitérées, détricotées, déconstruites, détruites, remplacées. Pour beaucoup, ces histoires de contrôle mental, ça fournit juste de bons scénarios hollywoodiens. Et représente du pain béni pour les médias toujours avides de stigmatisations conspirationnistes. Hélas pour ceux qui en font les frais, la fiction est bien en-dessous de la réalité, scientifique, elle : Heureusement pour nous, cette faiblesse apparente, cette malléabilité de l'esprit que l'on pourrait considérer comme une tare, ne sert pas uniquement d'exutoire aux tendances psychopathiques des « êtres humains » impliqués dans les abominables expériences mentionnées plus haut. Qui sait si cela ne nous donne pas la possibilité, par un travail spécifique, de pouvoir transcender nos propres instincts, notre égoïsme, nos conduites biologiques, certes tous indispensables et naturels mais qu'il convient de maîtriser et de dépasser, au final, pour le bien de tous ?

© Inconnu
Dr. Colin Ross
Mohsen Abdelmoumen : Votre livre «The CIA Doctors : Human Rights Violations by American Psychiatrists » est traumatisant et révèle les expériences criminelles de la CIA sur des sujets humains américains. Comment des médecins ont-ils pu participer à ces expériences ?

Dr. Colin Ross : Je crois que les médecins y ont participé pour diverses raisons : le patriotisme, la mentalité de la guerre froide, l'argent, le prestige parmi les collègues, le frisson d'être un «espion», la promotion académique par le biais de subventions et de documents, le sadisme, et la curiosité. Tout cela devait être accompagné de justifications et de déni.

Le projet MK-ULTRA de la CIA n'est-il pas une expérience contraire à votre déontologie, voire même criminelle ? Pourquoi aucun agent de la CIA n'a-t-il été sanctionné ?

Techniquement, les médecins n'étaient pas des agents de la CIA - ils étaient des actifs ou des contractuels. Les agents sont des employés à temps plein. Les expériences ont clairement violé le serment d'Hippocrate - donc elles devaient être gardées secrètes pour protéger la CIA et les médecins. Ils n'ont pas été punis parce que tout a été classé, puis quand les documents MKULTRA ont été déclassifiés dans les années 70, ils ont été protégés par le réseau des anciens et la corruption de la psychiatrie organisée.

Vous êtes un psychiatre, clinicien et chercheur de renommée mondiale avec un parcours remarquable. Selon vous, vos confrères qui ont participé à ces expériences sont-ils coupables et devraient-ils être jugés ?

Certains des contrats MKULTRA étaient assez insipides et appuyaient la recherche universitaire normale. Mais beaucoup ont clairement violé le serment d'Hippocrate, montrant une faute professionnelle et une mauvaise pratique délibérée qui motivaient un blâme professionnel et des poursuites pour faute professionnelle. Peu ou aucun des contractuels sont encore en vie, c'est donc maintenant un débat stérile.

Book

La formation de la personnalité par la désintégration positive - Dr Kazimierz Dabrowski

© Les Éditions Pilule Rouge
Pour le psychologue et psychiatre Kazimierz Dabrowski, la personnalité ne va pas de soi — elle doit être consciemment créée et développée par l'individu. Dans son second ouvrage en langue anglaise, La formation de la personnalité par la désintégration positive, publié pour la première fois en 1967, le Dr Dabrowski traite de la personnalité de manière exhaustive et toujours pertinente, peut-être encore plus de nos jours qu'à l'époque de sa rédaction. Dans ce livre, Dabrowski décrit les caractéristiques individuelles et universelles de la personnalité, les méthodes qui participent à son façonnage, et présente des études de cas de personnalités célèbres comme Saint-Augustin et Michel-Ange qui démontrent la nature concrète et normative du développement de la personnalité.

Cette édition comprend l'introduction originale rédigée par l'ancien président de l'American Psychological Association, O. Hobart Mowrer, une annexe détaillant une étude conduite par le Dr Dabrowski sur les enfants surdoués et les aptitudes exceptionnelles, ainsi que des articles biographiques inédits analysant la personnalité de Beethoven, Kierkegaard et Unamuno.

Fondé sur la théorie de la désintégration positive de Dabrowski, La formation de la personnalité introduit les concepts au cœur de cette théorie et du potentiel humain, de la créativité, de l'aide apportée à la société, du conflit interne, de la maladie mentale et de la croissance personnelle. La perspective globale de Dabrowski est à la fois une alternative rafraîchissante aux théories et aux courants unidimensionnels omniprésents en psychologie, et en soi une affirmation pleine et entière de tous ces aspects de la nature humaine qui sont trop souvent marginalisés, ignorés ou niés — résultat sincère et révolutionnaire des observations incisives et de la vision globale du Dr Dabrowski.

Kazimierz Dabrowski (1902-1980) a développé sa théorie de la désintégration positive au cours de sa carrière de psychologue clinicien et de psychiatre, et l'a exposée dans plus de trente livres et deux cent cinquante articles en diverses langues. Il a été professeur et directeur de Recherche clinique et d'Internat à l'université de l'Alberta.


Commentaire : Cet ouvrage est désormais disponible chez Les Éditions Pilule Rouge, sur Amazon.fr, ou bien chez votre libraire favori (sur commande). Bonne lecture !


Butterfly

Musicothérapie, la musique qui guérit 2/3

Je l'annonçais dans un commentaire, devant le succès de l'article musicothérapie, la musique qui guérit, j'ai décidé d'en faire une suite ! Chacun y est allé de sa petite suggestion, et pour vous en remercier, je propose à l'écoute plusieurs des compositeurs évoqués, en donnant plus d'infos sur chacun d'eux. A vos casques, prêt? Partez!

© Inconnu
Écouter de la musique ça fait du bien
On sait que la musique a un effet sur les plantes : Une expérience scientifique, menée avec des plantes de serre à qui on diffusait de la musique classique, a abouti à la conclusion que les plantes recevant la musique poussaient presque deux fois plus vite, et étaient plus touffues et plus colorées que le groupe-témoin de plantes « privées » de musique.

Commentaire:
Après silence, ce qui vient le plus près à exprimer l'inexprimable est musique. (Aldous Huxley)
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People 2

Etre extrêmement d'accord : La façon inattendue de remporter une argumentation

Ne les contredisez pas - essayez une approche plus radicale. La recherche psychologique suggère qu'être extrêmement d'accord pourrait être la réponse pour amener les gens à changer d'avis.

La réaction naturelle lorsque l'on débat avec quelqu'un, c'est de le contredire. Cependant, montrer aux gens une version extrême de leurs opinions qui sont profondément ancrées peut les amener à réfléchir à nouveau.

Il semble que l'absurdité de l'accord extrême aide à favoriser une reconsidération.

Je suis d'accord avec vous

L'étude a recruté 150 Israéliens qui ont visualisé une vidéo sur le conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies.

La vidéo n'a pas argumenté que la poursuite du conflit était contre des valeurs profondément enracinées chez de nombreux Israéliens, c'est-à-dire le fait que de croient qu'ils sont un peuple très moral.

Au lieu de cela, la vidéo a suggéré que, parce que les Israéliens sont un peuple profondément moral, le conflit doit continuer parce qu'il est totalement en adéquation avec la moral israélienne.