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mer., 31 août 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

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Caesar

Réflexions sur la croisade idéologique de Poutine

J'interroge Mathieu Slama a propos de son livre"La Guerre des Mondes" Editions de Fallois

La guerre des mondes - 3 questions à Mathieu Slama

Mathieu Slama intervient de façon régulière dans les médias sur les questions de politique internationale. Il a publié plusieurs articles sur la stratégie de Poutine vis-à-vis de l'Europe et de l'Occident. Il répond à mes questions à l'occasion de son dernier ouvrage : « La guerre des mondes : réflexions sur la croisade idéologique de Poutine contre l'Occident », paru aux Éditions de Fallois.

1.Vous évoquez une incompréhension entre l'Europe et la Russie sur le terrain des valeurs et de la religion qui expliquerait en partie nos différends géopolitiques. Pouvez-vous développer ?

Mon intuition est la suivante : ce qui se joue entre la Russie de Poutine et les pays occidentaux est beaucoup plus fondamental qu'un simple conflit d'intérêts autour des questions syrienne et ukrainienne. Selon moi, il y a en arrière-plan de ce conflit une opposition entre deux grandes visions du monde concurrentes.

La vision occidentale, pour résumer, est libérale au sens où elle définit avant tout la communauté politique comme une organisation permettant de garantir les libertés individuelles. La patrie, la communauté, les traditions particulières sont dans cette vision des vestiges appartenant au passé. La vision de Poutine est traditionaliste : la communauté politique est pour lui le produit d'une histoire et d'une culture particulières qui priment sur les libertés individuelles. Il y a là, donc, deux langages très différents qui se font face.

Cult

Comment l'Amérique d'Obama ment sur la menace jihadiste

© REUTERS/ Jonathan Ernst
Barack Obama persiste à falsifier la réalité des faits au Moyen-Orient avec la même impudeur que son prédécesseur l'avait fait pour justifier en 2003 la désastreuse invasion de l'Irak. Le président américain intoxique le monde entier sur l'état effectif de la menace jihadiste afin de justifier une politique pourtant défaillante. La commission du renseignement de la Chambre des représentants vient de dénoncer une intoxication systématique au cours des deux dernières années.

La campagne présidentielle aux Etats-Unis est pourtant bien pauvre sur le sujet, entre les outrances de Donald Trump, qui accuse Obama d'avoir contribué à la fondation de Daech, et la défausse de l'actuel président, qui se dit confiant dans les chances d'Hillary Clinton de venir enfin à bout de Daech. Il n'est donc pas inutile de souligner les mensonges de l'administration Obama sur l'état de la menace jihadiste.

Arrow Down

La Deutsche Bank, la plus grand banque allemande, s'inquiète d'un effondrement financier

© www.euractiv.com
Les banques centrales utilisent des réductions de taux d'intérêt, les achats d'actifs et d'autres mesures de politique monétaire pour soutenir l'économie et pour la maintenir à un « statu quo », dit un responsable de la banque.

Les bénéfices de la banque ont chuté de 98% le mois dernier et son cours à la bourse atteint son plus faible rendement depuis 2002. Le responsable mondial de la Deutsche Bank, Dominic Konstam, a publié un rapport qui averti qu'un "effondrement des actifs à risque" pourrait causer la panique.

"La conclusion est que, sans un choc économique externe, il est difficile de voir les décideurs être prêts à mener une action budgétaire dramatique pour relancer l'économie mondiale afin de rebondir sur une répression financière." Il poursuit en disant :
"Ironiquement, le choc nécessaire serait de voir un effondrement des actifs à risque pour que les décideurs, alors vraiment pris de panique, tentent une relance budgétaire dramatique."

Newspaper

Piratage de l'Open Society Foundation : de l'influence de Soros dans le conflit ukrainien et la crise des réfugiés


Poroshenko et Soros
Sans surprise, la MSN s'est bien gardée de s'étendre sur le piratage de l'officine de Soros, la bien mal nommée Open Society Foundation ; tout juste l'imMonde a-t-il déploré que le "philanthrope" (défense de rire) se soit fait hacker. Fut un temps bien lointain où les journaux se seraient précipités sur de telles révélations ; désormais, on attend de voir dans quel sens elles vont. Qu'elles soient favorables à l'empire et l'on ressort avec des trémolos dans la voix les grandes tirades sur la liberté inconditionnelle et l'indépendance de la presse, l'info est publiée avec un engouement juvénile. Dans le cas contraire, heu... on regarde ailleurs. Hop, la tête bien profond dans le sable, ce qui a également l'avantage d'éviter de se regarder dans la glace...

Et pourtant, que de choses intéressantes dans ces archives piratées ! On y voit le rôle de Sorostapopoulos dans les soubresauts de ces dernières années, du conflit ukrainien à la crise des réfugiés en passant par la désinformation médiatique européenne (pas étonnant que nos plumitifs soient embarrassés).

La participation de l'Open Society dans les événements qui ont conduit au putsch du Maidan était un secret de polichinelle. Pendant des années, le vautour philanthropique et d'autres agences néo-cons (NED etc.) ont financé l'opposition à Yanoukovitch. On sait maintenant que Soros a directement participé à l'après-Maidan au cours de réunions avec l'ambassadeur US et des hauts pontes ukrainiens, tentant par tous les moyens de saboter "l'influence russe", conseillant fortement de s'appuyer sur tel leader politique plutôt que tel autre (l'égérie Timoshenko n'est pas sa tasse de thé), organisant l'opération de "relations publiques" de la junte, refusant la proposition d'un Etat fédéral qui aurait peut-être évité la guerre civile ou faisant pression sur Washington pour imposer des sanctions contre Moscou.

Cult

L'afflux de réfugiés en Europe organisé par les États-Unis ?

Immigration. La vidéo a un an, mais est toujours - de plus en plus - d'actualité.

Des pièces à l'appui et une présentation qui semble plausible. Si l'on prend en compte la volonté d'hégémonie des US, qui lui suggèrerait d'éviter qu'un continent (Europe) ne devienne fort (et lui fasse concurrence ?). NB : Nous savons la détestation des USA envers la Russie qui a toujours été, peu ou prou, une puissance souveraine susceptible de lui faire concurrence.

Chess

Le président chinois Xi Jinping appelle la Russie à se joindre à la Chine dans la formation d'un « nouvel ordre mondial » pour rendre l'OTAN impuissant

Le président chinois Xi Jinping a appelé la Russie à se joindre à la Chine dans la formation d'un «nouvel ordre mondial» dominé par les deux pays qu'il prévoit de réaliser au cours des 10 prochaines années.
© Getty Images
Poutine, Xi Jinping
Dans un discours au vitriol délivré lors du 95e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois en Juillet, Xi Jinping a exhorté la Russie et de son président Vladimir Poutine à se joindre à la Chine dans une alliance militaire qui rendra l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) «impuissant», et "mettre un terme aux désirs impérialistes de l'Occident."

Cette alliance sino-russe est destinée à mettre plus de pression sur les Etats-Unis, le principal antagoniste de la Chine dans la mer de Chine du Sud, en étirant ses forces militaires avec des déploiements navals plus importants en Europe.

Mais le plus important pour la Chine, une alliance militaire avec la Russie le long des lignes de l'OTAN se traduira par le fait que la Russie sera obligée de se battre aux côtés de la Chine, si une guerre éclate en Asie contre les États-Unis.

Chess

Ancien fonctionnaire du Pentagone : « La Turquie pivote à l'Est, les États-Unis sont outrés »

© Reuters
Le président turc Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan renoncerait à l'OTAN et à l'UE pour pivoter à l'Est, d'après l'ex-employé du Pentagone, Michael Maloof.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, dans une interview à l'agence d'information russe Sputnik, a déclaré qu'Ankara envisageait une coopération militaire avec la Russie, l'OTAN semblant prendre ses distances avec la Turquie.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plutôt renoncé à l'OTAN, et même à l'UE
RT : La Turquie est un membre important de l'OTAN et, pourtant, le ministre des Affaires étrangères du pays dit que l'alliance se retire du jeu, forçant les Turcs à se tourner vers la Russie. Que pensez-vous de cette situation ?

Michael Maloof (M. M.) : La situation est très évolutive. Je pense que le président turc Recep Tayyip Erdogan a plutôt renoncé à l'OTAN, et même à l'UE. A ce stade, il est en train de faire un pivot vers l'Est. Que la Turquie et la Russie commencent à discuter comme elles le font, notamment en termes d'alliances militaires, voilà qui offre une toute nouvelle opportunité pour non seulement la coopération bilatérale, mais aussi la coopération régionale dans un sens très intéressant. La Turquie est aussi ce qu'on appelle un partenaire de dialogue de l'Organisation de coopération de Shanghai [OCS], dont la Russie, la Chine et l'Iran font tous partie. Ce qui est nouveau ici c'est que la Russie voit en la Turquie une aide pour contenir et contrôler les sunnites, et les sunnites djihadistes en Syrie, mais aussi comme une potentielle influence régionale dans cette partie du monde. Et comme la Turquie et l'Iran sont également engagées dans un dialogue, cela pourrait laisser présager un potentiel accord entre les chiites et les sunnites.

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L'Iran n'a pas apprécié la publicité sur l'utilisation d'une de ses bases par la Russie

À en croire le ministère iranien des Affaires étrangères, les bombardiers russes n'utiliseraient plus la base aérienne d'Hamedan (nord-ouest de l'Iran) pour effectuer des missions en Syrie, comme ils le firent la semaine passée pour bombarder des positions du Front Fatah al-Sham (ex-Front al-Nosra) et de l'État islamique dans les régions d'Alep, d'Idlib et de Deir ez-Zor.

« La Russie n'a aucune base en Iran et elle n'y stationne pas », a indiqué, ce 22 août, Bahram Qasemi, un porte-parole de la diplomatie iranienne.

Visiblement, la communication du ministère russe de la Défense au sujet de ces raids aériens menés depuis cette base iranienne n'a pas été apprécié à Téhéran, où l'on aurait préféré davantage de discrétion.

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Des chasseurs américains mobilisés contre des avions syriens bombardant des rebelles kurdes

Dans un geste montrant nettement le risque d'une guerre entre les grandes puissances au Moyen-Orient, l'armée américaine a déclaré vendredi qu'elle avait fait décoller la veille des avions de combat contre les bombardiers du gouvernement à l'intérieur de la Syrie pour protéger des forces spéciales américaines qui travaillent de concert avec les milices kurdes «rebelles».

Le régime du président syrien Bachar al-Assad a envoyé deux bombardiers Su-24 pour bombarder les Unités de protection du peuple (YPG), des forces kurdes qui avancent sur les positions tenues par le gouvernement dans la ville d'Hasakah. Les bombardiers ont presque frappé les troupes des forces spéciales américaines qui sont déployées illégalement en Syrie, intégrées dans les YPG. Les responsables américains ont tenté de communiquer avec le gouvernement syrien et les forces russes opérant dans la région, et les responsables russes ont répondu que leurs bombardiers n'étaient pas impliqués.

Chess

Poutine et Erdogan relancent le gazoduc Turkish Stream qui contourne l'Ukraine

© Kayhan Ozer / Anadolu Agency
Les présidents turc, Recep Tayyip Erdogan, et russe, Vladimir Poutine, se donnant une vigoureuse poignée de main, le 16 novembre 2015 lors du sommet du G20 à Antalya, en Turquie. Huit jours avant l'incident aérien qui allait bouleverser leurs relations.
Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont décidé de relancer le projet de Gazoduc Turkish Stream qui doit relier la Russie à la Turquie à travers la mer Noire. Un gazoduc qui, dans un second temps, pourrait alimenter la Grèce, l'Italie et l'Autriche. Cette nouvelle route gazière est une manière de contourner l'Ukraine, où passe actuellement l'essentiel du gaz russe vers l'Europe.

Le refroidissement des relations entre la Russie et la Turquie, survenu après la destruction d'un Soukhoï soviétique par l'aviation turque, n'aura duré que quelques mois.

Les présidents russe et turc ont décidé, au lendemain du coup d'Etat raté contre Recep Tayyip Erdogan, de relancer le projet de gazoduc Turc Stream qui doit relier les deux pays en traversant la mer Noire.

La capacité du pipeline sera de 63 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. Le marché turc en absorbera environ 14 milliards, le reste du gaz pouvant être exporté vers la Grèce, l'Italie, la Serbie, l'Autriche...

Commentaire: Visiblement il s'agit d'un retour d'ascenseur de la part d'Erdogan suite au coup d'état déjoué.