Bienvenue à Sott.net
lun., 20 fév. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
Carte

Info

Thierry Meyssan : Trump maintient le cap, la réaction anti-Trump est une propagande de guerre

Nos articles précédents sur le président Trump ont soulevé de vives réactions de nos lecteurs. Certains s'interrogent sur la naïveté dont ferait preuve Thierry Meyssan malgré les mises en garde de la presse internationale et l'accumulation de signaux négatifs. Voici sa réponse, argumentée comme toujours.
© Martin Schoeller/Time
Photographie de la revue en ligne Time nommant Donald Trump personne de l'année
Deux semaines après son investiture, la presse atlantiste poursuit son œuvre de désinformation et d'agitation contre le nouveau président états-unien. Celui-ci et ses premiers collaborateurs multiplient des déclarations et des gestes apparemment contradictoires, de sorte qu'il est difficile de comprendre ce qui se passe à Washington.

La campagne anti-Trump

La mauvaise foi de la presse atlantiste se vérifie sur chacun de ses quatre thèmes principaux.

1. Concernant le début du démantèlement de l'Obamacare (20 janvier), force est de constater que, contrairement à ce que prétend la presse atlantiste, les classes défavorisées qui devaient profiter de ce dispositif l'ont massivement boudé. Cette forme de « sécurité sociale » s'est avérée trop coûteuse et trop directive pour séduire. Seules les compagnies privées gérant ce système en ont été pleinement satisfaites.

2. Concernant la prolongation du Mur à la frontière mexicaine (23-25 janvier), il n'y a rien de xénophobe là-dedans : le Secure Fence Act a été signé par le président George W. Bush qui en a débuté la construction. Celle-ci a été poursuivie par le président Barack Obama avec l'appui du gouvernement mexicain de l'époque. Au-delà de la rhétorique à la mode sur les « murs » et les « ponts », les dispositifs de frontières renforcées ne fonctionnent que lorsque les autorités des deux côtés s'accordent à les rendre opérationnels. Ils échouent toujours lorsque l'une des parties s'y oppose. L'intérêt des États-Unis est de contrôler les entrées de migrants, celui du Mexique est de stopper les importations d'armement. Rien de cela n'a changé. Cependant, avec l'application du Traité de libre-échange nord-américain (Nafta), des sociétés transnationales ont délocalisé des États-Unis vers le Mexique, non seulement des emplois sans qualification (conformément à la règle marxiste de la « baisse tendancielle du taux de profit »), mais aussi des emplois qualifiés qu'elles font exercés par des ouvriers sous-payés (« dumping social »). L'apparition de ces emplois à provoqué un fort exode rural, déstructurant la société mexicaine, sur le modèle de ce qui s'est passé au XIXe siècle en Europe. Les transnationales ont alors abaissé les salaires, plongeant dans la pauvreté une partie de la population mexicaine ; laquelle ne rêve plus que d'être payée correctement aux États-Unis mêmes. Donald Trump ayant annoncé qu'il allait retirer la signature US du Nafta, les choses devraient rentrer dans l'ordre dans les années à venir et satisfaire à la fois les Mexicains et les États-uniens [1].

Bullseye

Le point de vue de la Russie sur l'Iran

Les propos tenus par la nouvelle administration américaine, qui qualifiait dernièrement l'Iran d'«État terroriste», ont fait réagir la diplomatie russe. « Jamais l'Iran n'a été convaincu d'entretenir quelque lien que ce soit avec Daech, le Front-al Nosra ou n'importe quelle autre organisation affilée à ces groupes terroristes et figurant sur la liste du Conseil de sécurité de l'Onu », a annoncé ce lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

© Inconnu
Le chef de la diplomatie russe a ainsi exprimé son désaccord avec les propos tenus plus tôt par l'administration de Donald Trump, qui voit dans l'Iran « l'État terroriste numéro un ».

Bell

Cherche-t-on à nous faire oublier le bilan sanguinaire du règne Obama ?

Proposé par Akasha, le bilan pathétique, de celui qui a passé 8 années à la Maison Blanche. Ça ne l'empêchera pas de dormir et, ses larmes de crocodile, en témoignage de sentiments qui se veulent humains, n'ont pas été très convaincantes, pour qui a su regarder les monstruosités commises dans les pays attaqués par l'aigle impérialiste et sanguinaire. Ils avaient tant espéré de lui....

© Inconnu
Un enfant au Yémen sous le règne d'Obama
La flamboyante élection et investiture de l'ancien présentateur de télé et homme d'affaires Donald Trump a soulevé une répulsion généralisée à l'échelle internationale. Au point que certains observateurs s'étonnent à juste titre du fait que cela serve à éclipser le bilan d'Obama.

Newspaper

Les Fake News, ou le procès en sorcellerie du XXIe siècle

Le Petit Journal (pardon, "Quotidien"), passé chez TF1, semble être agacé en ce début d'année par ce que d'aucuns appellent les fake news, c'est-à-dire les fausses informations. Voilà un passionnant sujet. Il faut savoir que la médiasphère considère ceux qui croient à ces fakes news comme membres de la "fachosphère". Oui, mais c'est quoi les fakes news, autrement appelées "théories du complot"? Et c'est quoi, leur problème ?
© Inconnu
Selon Bartez et ses invités sérieux qui reviendront sur le plateau, "2017 sera l'année des fake news", alors commençons l'année avec un point sur ce phénomène qui a l'air terriblement dangereux.

Je signale tout d'abord que selon le journal subventionné L'Express, ce blog est "complotiste" et se trouve en 7e position dans leur classement des sites "à consulter avec précaution". Et selon l'application du Monde sortie tout récemment, ce blog est gratifié d'un tampon rouge car il "diffuse régulièrement de fausses informations ou des articles trompeurs".

Ce journal fait donc cette recommandation: " Restez vigilant et cherchez d'autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l'origine de l'information". Je ne sais pas sur quels critères ils se basent, puisque aucun argument n'est avancé. Enfin bref, vous voilà avertis: si vous ne trouvez rien dans les médias commerciaux pour corroborrer ce que j'écris, c'est que ce blog dit n'importe quoi.

Quant à l'Express, s'il m'a classée dans son tableau, c'est parce qu'il a pris pour référence un site "anticomplotiste" qui prend pour argent comptant aboslument toutes les versions officielles y compris celle sur la mort de Kennedy [1] malgré la sortie de moult archives confirmant ce qui a été alors qualifié de "rumeur".

Depuis quelques mois, la lutte contre les "fausses informations" semble être devenue une priorité: on voit les articles fleurir, les interviews de savants anticomplotistes se multiplier, de même que les titres ridicules des médias commerciaux, pour attaquer ces "Infaux" comme diraient nos ami.


Commentaire : Sott.net a aussi l'honneur d'être qualifié de site diffusant de fausses informations : #FakeNews - L'Inquisition numérique avec Decodex du journal Le Monde


USA

Trump les premiers couacs : tout est normal, le bordel continue

C'est un rare privilège de pouvoir critiquer un politicien pour avoir réellement accompli ses promesses de campagne, mais Donald Trump est un président unique et cette semaine, il nous a offert cette opportunité avec pas une, mais trois SNAFU 1 différentes à signaler.
© Inconnu
Premièrement, il y a eu le raid rampant contre un prétendu complexe d'al-Qaïda à Yakla, au Yémen. Tout d'abord, permettez-moi ici une pensée criminelle en rappelant à tous que dans tous les grands films de Hollywood, les Américains ont un immense record d'opérations spéciales. La dernière en date est typique. Tout d'abord, il s'agissait de Navy SEALS, l'une des forces spéciales les plus catastrophiques. Deuxièmement, il y avait aussi des forces spéciales des Émirats arabes unis - ne demandez pas pourquoi, tout simplement ne demandez pas. Je suis assez sûr que l'utilisation de Rangers américains aurait à elle seule donné de meilleurs résultats. Troisièmement, comme toujours, ils ont été repérés tôt. Puis ils ont commencé à subir des pertes. Cette fois de la part de combattants d'al-Qaïda. Finalement, ils ont raté leur évacuation. Ils ont tué quelques enfants et, disent-ils, un chef d'al-Qaïda. Plus sur ce raid ici et ici. Comme je l'ai dit, c'est à peu près dans les normes habituelles. Mais je suis sûr que certains films hollywoodiens le rendront très héroïque et tactique. La conclusion, dans le monde réel, reste inchangée : les Américains devraient renoncer à des opérations spéciales, ils ne peuvent tout simplement pas le faire correctement.

Deuxièmement, il y a eu la terrible conférence de presse du général Flynn. Voyez vous-même :


Non seulement Flynn a mis l'Iran « en garde » comme un directeur d'école le ferait à un adolescent boudeur, mais FOX TV parle déjà de « lignes dans le sable ». Attendez, les « lignes dans le sable » n'étaient-elles pas une des caractéristiques les plus stupides de la présidence Obama ? Et maintenant, juste après une semaine à la Maison Blanche, on voit Trump faire exactement la même chose ?

Arrow Up

Le pourquoi de l'embargo alimentaire russe imposé aux producteurs européens

L'embargo russe imposé aux producteurs européens constitue une contremesure justifiée, car il était hors de question de donner le feu vert à une concurrence déloyale de leur part sur fond des sanctions antirusses introduites par Bruxelles, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov dans une interview accordée au journal Profil.

© Inconnu
Les Français sont inquiets : ils ne pourront vendre leur fromage au Russes
« Nous avons adopté ces contremesures pour une raison très simple. Les sanctions antirusses empêchent nos banques d'obtenir des investissements pour financer notre secteur agricole. Cela veut dire que les produits agricoles en provenance de l'UE pourraient en l'occurrence bénéficier sur le marché russe d'avantages concurrentiels déloyaux, ce à quoi nous sommes tenus de pallier », a expliqué le ministre.

Commentaire: Il y a une leçon qui est du jour et que les pays qui ont appuyé l'embargo contre la Russie devraient apprendre : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. »


Propaganda

Malade mental, le Trump ?


Commentaire : Le problème que représente Trump pour l'establishment étasunien est évident : assisterions-nous à une telle diabolisation médiatique si ce n'était pas le cas ? Merci donc aux merdias propagandistes de nous signaler, sans erreur possible, d'où vient l'odeur et dans quelle direction le vent soufflera. Bien sûr, le Trump est narcissique et approuve l'utilisation de la torture, chose tout à fait significative et définitivement injustifiable. Mais en comparaison du criminel schizoïde Obama, de la psychopathe Clinton, du débile alcoolique Bush, il semble avoir une once de conscience supplémentaire, et ceci se manifeste dans ses discours. Les problèmes mentaux vont sans doute de pair avec les fonctions politiques, et, à quelques exceptions près, les dirigeants ont sans doute tout à fait leur place dans un asile. Attendons quelques mois supplémentaires pour savoir de quoi il en retourne avec la mèche folle, mais pour l'instant, il marque également, aussi, quelques bons points.


© NICHOLAS KAMM / AFP
Un psychologue a lancé une pétition pour demander à ce que le président américain quitte la Maison Blanche...

Depuis son investiture le 20 janvier, Donald Trump croule sous les critiques. Notamment concernant sa supposée démence, fréquemment évoquée par ses détracteurs. Ces derniers voient leur thèse renforcée ce jeudi après la mise en ligne d'une pétition lancé par le docteur John D. Gartner. Ce dernier l'assure : le républicain serait atteint de "narcissisme malfaisant". Pour ce professeur de psychiatrie à l'université John Hopkins de Baltimore, le mandat du 45e président des Etats-Unis devrait prendre fin. "Nous, professionnels de la santé mentale, pensons que Donald Trump présente de sérieux problèmes mentaux qui l'empêchent de mener à bien ses fonctions de président des États-Unis", écrit John D. Gartner.

Eye 2

Le nouvel ordre mondial frappe Québec. L'islamophobie fait partie des enjeux géopolitiques.

Depuis que Alexandre Bissonnette a attaqué la Grande mosquée de Québec, tuant six personnes pendant la prière, les théories abondent sur la cause de cet acte meurtrier. On pointe du doigt Donald Trump, Marine Le Pen, les radios poubelle de Québec, le mouvement souverainiste québécois, le nationalisme, l'Islamophobie, la Charte des valeurs, pour ne nommer que ceux-ci. Quoique tout ça peut avoir eu un impact, ces théories sont ou bien simplistes ou bien suffisante ou les deux.

© Inconnu
Bush papa durant son discours sur le Nouvel Ordre Mondial
Regardons quelques-unes de plus près. D'aucuns ont écrit que ce crime haineux est le « résultat de 15 ans d'Islamophobie au Québec. » Ah bon. Il y a 13 ans, toute proportions gardées, les plus importantes manifestations au monde contre l'invasion de l'Irak ont eu lieu à Montréal, sous une température de moins 25º. Ces manifestations et le fait que parti au pouvoir à Québec, le Parti Québécois, mais aussi que les deux partis d'opposition refusaient cette guerre expliquent plus que toute autre chose l'absence du Canada lors du changement de régime en Irak. Suite à ces manifs et à cette opposition, on a traîné les Québécois dans la boue au Canada anglais et aux États-Unis (Hillary Clinton a voté en faveur de cette guerre).

Commentaire: Lire aussi :


Cheeseburger

Hamon, le candidat qui prend les terroristes pour des démocrates

En décembre 2016, Benoît Hamon voulait voler au secours des populations d'Alep bombardées par le méchant Poutine. Il a même déclaré que s'il était président de la République, il y serait allé, comme Mitterrand à Sarajevo. Lors des primaires qui l'ont désigné comme candidat du PS, il s'est opposé à toute aide financière destinée au peuple syrien. « Arroser les zones contrôlées par Bachar al-Assad, je ne vois pas bien en quoi cela doit être une priorité de l'Union européenne quand il existe tout une autre Syrie avec d'autres partenaires possibles, comme les villes quasi autonomes autogérées ».

Les zones tenues par les groupes takfiristes, pour M. Hamon, c'est un territoire indépendant, une commune libre où l'on applique gentiment les recettes de l'autogestion, comme dans le programme du PSU des années 70. C'est là, dans ces lieux idylliques où règne la démocratie, que se trouvent les « partenaires possibles » de la France. On les aime tant, chez les socialistes, ces bandes armées qui s'estiment dépositaires du destin de la Syrie ! Elles s'emploient à la détruire, elles ne vivent que de rapines, elles coupent les têtes et imposent la charia wahhabite. Mais peu importe. La bouche en cœur, M. Hamon veut y voir les amis de la France.

USA

Une « révolution de couleur » est en cours aux Etats-Unis

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

C'est une plaisanterie russe : « Question : pourquoi ne peut-il y avoir de révolution de couleur aux États-Unis ? Réponse : parce qu'il n'y a pas d'ambassade américaine aux États-Unis. »

C'est peut-être drôle, mais c'est faux dans les faits : je pense qu'il y a en ce moment même une tentative de révolution de couleur aux États-Unis.

Politico semble éprouver le même sentiment. Voyez leur dernière couverture :
© Politico
Lettre du monde arabe: Amérique, tu ressembles à un pays arabe en ce moment. Bienvenue au club.
Alors que je prédisais que Les États-Unis sont à la veille d'affronter la pire crise de leur histoire en octobre dernier, un mois avant les élections, je dois admettre que je suis surpris et stupéfié par l'ampleur de la lutte que nous voyons se dérouler sous nos yeux. Il est clair maintenant que les néocons ont déclaré la guerreà Trump et certains, comme Paul Craig Roberts, croient que Trump leur a maintenant rendu la pareille. J'espère sincèrement qu'il a raison.

Considérons un exemple parlant.

Les agences de renseignement américaines mènent maintenant des enquêtes sur leur propre patron ! Oui, selon de récents rapports, le FBI, la CIA, l'Agence de la sécurité nationale et le département du Trésor enquêtent sur les conversations téléphoniques entre le Général Flynn et l'ambassadeur russe Serguei Kislyk. Selon Wikipedia, le Général Flynn est l'ancien
  • Directeur de l'agence de renseignement du ministère de la Défense.
  • Membre du centre de commandement opérationnel conjoint pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.
  • Président de la Direction du renseignement militaire.
  • Directeur adjoint du Renseignement national.
  • Officier supérieur du renseignement au commandement des opérations spéciales conjointes.
Il est aussi le conseiller de Trump à la sécurité nationale. Autrement dit, ses compétences en matière de sécurité sont à des hauteurs stratosphériques et il deviendra bientôt le patron de tous les services de renseignement étasuniens. Et pourtant ces mêmes services de renseignement enquêtent sur lui pour ses contacts avec l'ambassadeur russe. C'est absolument extraordinaire. Même dans la vieille Union soviétique, le KGB censément tout puissant n'avait pas le droit d'enquêter sur un membre du Comité central du Parti communiste sans autorisation spéciale du Politburo (une grave erreur, à mon avis, mais peu importe). Cela signifie en gros que les 500 plus hauts membres de l'État soviétique ne pouvaient pas du tout faire l'objet d'enquêtes du KGB. En outre, la subordination du KBG au parti était telle que pour les affaires criminelles courantes, il lui était interdit d'enquêter sur un membre de la nomenklatura soviétique tout entière, environ 3 millions de personnes (une erreur encore plus grave !).