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mer., 26 avr. 2017
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Bomb

L'Afghanistan, terrain d'essai d'une bombe US qui a déjà 14 ans : 32 morts

Le test par les États-Unis d'une nouvelle bombe de grande puissance en Afghanistan, qui traduit leur aspiration à la domination mondiale, pourrait relancer la course aux armements, estime le sénateur russe Igor Morozov. Le membre du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) est convaincu que la Russie doit initier des débats sur cette question au Conseil de sécurité de l'Onu.
© Inconnu
La GBU-43, bombe dite thermobarique ou « à effet de souffle », a été larguée par un avion MC-130. Il s'agit de la première utilisation en conditions réelles de la bombe GBU-43 MOAB (Massive Ordnance Air Blast Bomb) baptisée « la mère de toutes les bombes », qui a été testée en 2003.
« Le test par les États-Unis d'une bombe d'un genre nouveau en Afghanistan constitue une tentative de domination mondiale et renferme un élément de menace militaire, cette tentative étant lourde d'une nouvelle escalade de la course aux armements et d'un regain de tension dans le monde », a déclaré le sénateur à Sputnik.

Bomb

Corée du Nord : Les Etats-Unis prêts à tout faire péter ?


Commentaire: On peut dire qu'il fait très fort le Trump : en quelques jours, tout est devenu beaucoup, beaucoup plus tendu sur la planète. Bombardements en Syrie, porte-avion et sous-marins vers la Corée du Nord, énorme bombe (la plus puissante des engins non-nucléaires au monde) larguée « en soutien », en Afghanistan. Tout les ingrédients sont là pour que tout dégénère très rapidement en 3ème guerre mondiale. Pour ceux qui placent encore et encore et encore leurs espoirs d'une société nouvelle dans les solutions apportées par la clique politicienne, folle et dangereuse au dernier degré, voilà de quoi se réveiller :

© KCNA/CHINE NOUVELLE/SIPA/SIPA
Kim Jong-Un, à Pyongyang
La situation s'envenime entre Washington et Pyongyang. Selon les informations de NBC, les Etats-Unis seraient prêts à lancer une frappe préventive contre la Corée du Nord avec des missiles Tomahawks s'il devient certain que le régime de Kim Jong-un s'apprête à procéder à un nouvel essai nucléaire.

Donald Trump a de nouveau prévenu jeudi que les Etats-Unis allaient s'occuper du « problème » nord-coréen, avec ou sans la Chine, quarante-huit heures avant un anniversaire qui pourrait être marqué par un nouveau test nucléaire par Pyongyang. « La Corée du Nord est un problème » qui « sera traité », a affirmé Donald Trump. Selon NBC, un éventuel tir de dissuasion n'aurait toutefois lieu qu'avec le feu vert de la Corée du Sud, qui craint des représailles de son ennemi du Nord. Après les frappes en Syrie et la démonstration de force en Afghanistan, la démocrate Nancy Pelosi a réclamé la consultation du Congrès face à cette « escalade » avec la Corée du Nord et ces « bruits de sabre ».

Video

Donald Trump, cet acteur

Durant toute la campagne électorale américaine, Donald Trump a été présenté par tous les médias, y compris ses plus virulents « ennemis », comme un homme d'affaires, entrepreneur dans l'immobilier, un milliardaire, etc... Son autre visage, celui de l'acteur et homme de spectacle, n'était cité que sous forme anecdotique, et seulement quand cela pouvait apporter un certain bénéfice pour sa campagne. Or, quel est l'objectif d'un acteur quand il joue un rôle ? Faire en sorte que la fiction soit perçue comme la réalité pendant toute sa prestation. Il se pourrait bien que nous soyons en pleine représentation de l'acteur Trump.
© Inconnu
Comme le montrent les vidéos ci-dessous, le nouveau président des Etats-Unis est un familier de longue date des caméras et des projecteurs. Malgré ses milliards, il a continué à jouer comme si cela lui collait à la peau. L'une de ces vidéos est particulièrement significative. Il y participe à un match de catch, ce sport où tout est bidonné, tout n'est que spectacle, chorégraphié de telle sorte que tout paraisse réel. Peut-être que Donald Trump n'est-il que cela, un spectacle permanent, ou plutôt une interface chargée d'assurer le spectacle pendant que se déroulent les choses sérieuses.

Ne nous plaignons pas. Avec Donald Trump, notre demande permanente de shows, d'histoires captivantes avec de beaux héros et de sales méchants, d'émotions fortes provenant du fond de nos tripes, va être servie au-delà de nos espérances. Si, en plus, on lui adjoint un jeune acteur français, ce sera le nirvana.

Commentaire: Est-ce que Donald Trump a joué un rôle et change-t-il maintenant de personnage juste parce que le scénario l'exige ?


USA

Non, les États-Unis ne changeront pas

Le temps passe, les illusions s'effacent. Tous ceux qui avaient espéré voir un changement radical dans la politique américaine avec l'arrivée de Donald Trump peuvent clairement revoir leur enthousiasme à la baisse. La politique étrangère des É.-U. ne changera pas. Pour de nombreuses personnes, c'est enfin la désillusion. Et heureusement! Car dès le départ croire en la bienveillance de la nouvelle administration américaine envers le reste du monde et notamment croire à un changement de cap dans la crise syrienne était une approche erronée.

© AP Photo/ Alex Brandon
La toute récente attaque étasunienne contre la base aérienne syrienne de Shayrat, dans la province de Homs, a de nouveau montré le seul et véritable visage de la politique étasunienne, à savoir une politique ouvertement néocolonialiste. Sans oublier évidemment la complicité avec les terroristes, qui ont immédiatement profité de l'attaque pour tenter de passer à la contre-offensive. Une contre-offensive de Daech que l'armée syrienne a réussi à stopper.

Commentaire: Lire aussi :


Bomb

Thierry Meyssan : le monde bascule à nouveau dans la guerre

La Maison-Blanche s'est finalement alignée sur la Coalition constituée par les néo-conservateurs autour du Royaume-Uni et de diverses sociétés multinationales. Les États-Unis reprennent la politique impérialiste qu'ils ont décidée en 1991 et réactivent l'Otan. La rupture avec la Russie et la Chine a été consommée le 12 avril 2017. Le monde est à nouveau au bord de la guerre nucléaire.
© Jim Watson / Odd Andersen / Agence France-Press
Au cours de deux semaines d'intense bataille au sein de l'administration Trump, les États-Unis ont illégalement attaqué la base aérienne de Chayrat (Syrie), puis multiplié les signes contradictoires, avant d'abattre leurs cartes : en définitive, ils relancent leur politique impérialiste.

En moins de deux semaines, l'administration Trump a défendu 7 positions différentes concernant la République arabe syrienne [1].

Le 12 avril 2017, les États-Unis ont opéré leur grand revirement.

Au même moment, le secrétaire d'État Rex Tillerson se rendait à Moscou pour tenter une dernière approche pacifique ; le conseil de Sécurité de l'Onu se réunissait et actait le clash ; le président Trump relançait l'Otan contre la Russie.

Le conseiller spécial du président Trump, Steve Bannon, et son adjoint, Sebastian Gorka, se préparaient à rejoindre le général Michael Flynn, tandis que la presse jadis pro-Trump dressait le bilan de leur activité. La rumeur assure que le gendre du président, Jared Kushner, dispose désormais seul de l'oreille du président, sans que cette information soit vérifiable.

Il semble que la Maison-Blanche ait basculé sous l'impulsion de Britanniques qui cherchaient à préserver par tous les moyens le système jihadiste qu'ils ont créé [2]. Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson s'est appuyé sur les dirigeants européens qui s'étaient déjà laissés convaincre par les néo-conservateurs lors de la Conférence sur la sécurité, à Munich, le 19 février [3].

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Conséquences des frappes américaines en Syrie - Trump perd le soutien du peuple et gagne les félicitations de CNN : il est « enfin devenu président »

Pour continuer notre couverture de l'attaque chimique d'Idlib - sur laquelle aucune enquête n'a encore été ouverte - et de l'attaque américaine contre une base aérienne syrienne - qui reste injustifiée à ce jour - voici les développements les plus importants depuis notre dernière mise à jour (voir ici).
© Mikhail Voskresenskiy / Sputnik
Dégâts à la base aérienne d'Al-Shayrat, Syrie
Tout d'abord, la base aérienne d' Al-Shayrat est de nouveau opérationnelle, confirmant ainsi les rapports sur le terrain ainsi que les déclarations du Ministère de la défense russe selon lesquels les dégâts causés par les missiles Tomahawks américains (les 23 qui ont atteint leur cible sur les 59 tirés) n'étaient pas très étendus. C'est une bonne chose, parce que, comme le dit Qusai Nasr, un proche d'une des 14 victimes des frappes, la base était, et continuera à être activement impliquée dans la lutte contre Daech en Syrie. Aujourd'hui, les militaires peuvent continuer le combat contre la War on Terror que les États-Unis, d'abord sous Bush puis sous Obama (et aujourd'hui sous Trump, apparemment) ont seulement fait semblant de livrer.

L'Armée syrienne a confirmé que ses forces spéciales avaient ciblé un avion de reconnaissance américain qui survolait la nord-est de la Syrie. Puisque les États-Unis survolent cet espace aérien en toute illégalité, qui peut blâmer l'Armée syrienne ?

Les États-Unis prétendent que l'avion supposément responsable de la prétendue attaque chimique d'Idlib venait de la base d'Al-Shayrat. Si c'était le cas, la base devrait alors contenir des stocks d'armes chimiques. Et puisque les réserves de munitions ont été ciblées par les frappes américaines, on pourrait penser que certaines de ces supposées armes de destruction massive auraient été touchées. Eh bien, non. Des journalistes étaient présents sur le terrain immédiatement après les frappes - et personne n'a eu besoin de combinaison de protection... parce que l'armée syrienne ne contient tout simplement aucune arme chimique. C'est aussi simple que cela.

Vader

Ron Paul à propos de la frappe sur la Syrie : « Ils étaient terrifiés que la paix puisse survenir ! »

« Une victoire des néo-conservateurs » - c'est ainsi que Ron Paul, ancien député de la Chambre des représentants des États-Unis et trois fois candidat à la présidence, a décrit la frappe des États-Unis sur la Syrie, ajoutant qu'il ne s'attend pas à ce que les pourparlers de paix reprennent de si tôt.
© Mark Makela / Reuters
Ron Paul
En parlant à RT, Ron Paul a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve de la culpabilité de Damas qui puisse déclencher une réponse si imprudente et insolente des États-Unis.
« Je ne pense pas que la preuve existe, du moins elle n'a pas été présentée, et ils ont besoin d'une soi-disant excuse, ils ont beaucoup travaillé, notre gouvernement et leur coalition. »
Ce n'est pas la première fois que quelque chose comme cela est arrivé en Syrie ou ailleurs, a déclaré Ron Paul, mais il est maintenant commode d'y prêter attention et d'y réagir immédiatement.
« S'il y avait quoi que ce soit de vrai, je ne sais pas pourquoi ils ne pouvaient pas attendre et examiner la situation. En 2013, il y avait des histoires semblables qui n'ont débouché nulle part, car avec un peu de temporisation, il y a eu une résistance du Congrès et de la part du peuple américain. Ils pensaient que c'était une fraude et rien de tel ne se passait, et maintenant, je ne peux pas imaginer que ce qu'ils prétendent soit concevable, car cela aide ISIS, car cela aide Al-Qaeda.

De mon point de vue, il n'y avait pas besoin de se précipiter. Il n'y avait aucune menace pour la sécurité nationale. Ils doivent donner une raison pour faire ces choses », a ajouté Ron Paul.

Snakes in Suits

La Syrie, Rex Tillerson et le cortège d'absurdités occidentales

L'Occident songe à de nouvelles sanctions contre la Russie et le secrétaire d'Etat américain propose à Moscou de choisir entre Assad et Washington. Le gendarme américain est-il de retour ? L'expert militaire Philippe Migault examine la question.

© Inconnu
Rex Tillerson
Un parfum de lâche soulagement. C'est ce qu'inspirent les déclarations des principaux responsables de l'Union européenne depuis la frappe conduite par les Etats-Unis vendredi dernier [le 7 avril] sur une base aérienne syrienne, en guise de rétorsion après l'attaque chimique de Khan Cheikhoun attribuée au régime de Damas.

Commentaire: Lire aussi :


Vader

Le Pentagone - et Daech - ciblent l'Iran


Le commandant du CENTCOM
(Commandement central des États-Unis, le Pentagone), le général Joseph Votel, s'est pris pour la réincarnation du Docteur Folamour devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, mercredi dernier. « Nous devons chercher des opportunités de déstabiliser l'Iran, que ce soit à travers des moyens militaires ou d'autres méthodes. »

Si orwellienne notre époque soit-elle, cette phrase se classe au rang des déclarations de guerre. Avec pour conséquence la destruction par le vide de l'accord sur le nucléaire passé avec l'Iran, à l'ONU, à l'été 2015.

Joseph Folamour ne s'est pas donné la peine de mâcher ses mots.

L'Iran est une des plus grandes menaces auxquelles les USA sont confrontés aujourd'hui (c'est la doctrine officielle du Pentagone qui le dit ; il vient en quatrième position, après la Russie, la Chine et la Corée du Nord). L'Iran a développé son « rôle déstabilisateur » et constitue « la plus grande menace de long terme à la stabilité » de tout le Moyen-Orient.

L'Iran est perfide ; « Je pense que l'Iran opère dans ce que j'appelle une zone grise ». Et c'est « une zone située entre la concurrence normale entre pays - qui s'arrête juste aux portes de conflits ouverts ».

L'Iran est impliqué dans des « mesures de facilitation d'aides létales »; l'utilisation de « forces par procuration » ; et nombre de « cyber-activités ».

Les USA n'ont pas « vu d'amélioration dans le comportement de l'Iran ». Le garçon/pays turbulent en question pose encore « des menaces crédibles » à travers « son potentiel nucléaire » et son « robuste » programme de missiles balistiques.

Donc, en voilà assez ; nous allons les dégager.

Candle

La tragédie syrienne : le crime par excellence

La tragédie de Syrie est entrée dans sa septième année. Incrustée dans l'actualité, elle fait partie du paysage. Mais ses 400 000 morts, ses 2 millions de blessés ou d'handicapés, ses 14 ou 15 millions de réfugiés, déplacés ou exilés, son territoire dévasté à plus de 60% et son économie ruinée par les pillages, les sanctions, les embargos, ne suscitent pas d'émotion permanente.

© GEORGE OURFALIAN / AFP
Syrie
En effet, vus de nos « grandes démocraties » dont les langues sont mondiales, les valeurs universelles, la vocation planétaire et les deuils transnationaux, et qui se considèrent comme l'essence de l'humanité ou le nec plus ultra de sa conscience, les conflits de l'Orient compliqué sont lassants quand ils ne sont pas franchement hermétiques.