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lun., 21 août 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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Airplane

Airbus est-il en train de passer sous contrôle américain, avec l'assentiment d'Emmanuel Macron ?

© Desconocido
Airbus prend le chemin de Technip. Selon Wikipedia, « Technip est (était) une entreprise d'origine française présente dans le management de projets, l'ingénierie et la construction pour l'industrie de l'énergie mais aussi accessoirement de la chimie ». Il faut retenir le terme « entreprise d'origine française » car il s'agit dorénavant d'une entreprise passée sous contrôle américain.

Comme l'indique l'excellente enquêtrice Martine Orange dans Médiapart https://www.mediapart.fr/journal/international/080817/letrange-strategie-de-john-harrison-lhomme-cle-de-defense-dairbus

En mai 2016, Thierry Pilenko, PDG de Technip, annonçait un mariage entre égaux avec l'américain FMC Technologies, bien que ce dernier soit trois fois plus petit que le français. Contre toute attente, Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, refusa de prendre un décret de sauvegarde pour protéger le groupe, et BPI France, premier actionnaire de Technip, avalisa cette fusion contraire à ses intérêts, car il s'agissait « d'une opportunité ».

Cette affaire faisait suite à une accusation de corruption menée contre Technip par la justice américaine. Voir sur cette accusation, montée quasiment de bout en bout par les intérêts américains pour prendre le contrôle de Technip, l'article daté de juin 2016 de la même Martine Orange (Technip: l'Etat brade un nouveau groupe industriel et même ses intérêts financiers https://www.mediapart.fr/journal/economie/181116/technip-l-etat-brade-un-nouveau-groupe-industriel-et-meme-ses-interets-financiers?page_article=2 )

Or la même manœuvre est en train de se renouveler contre Airbus. Là encore des accusations de corruption sont en cours d'instruction actuellement, avec l'accord tacite de Tom Enders, PDG de Airbus, qui a toujours recherché des alliances avec les industriels américains aux dépends des salariés français principalement basés à Toulouse.
Comme l'indique Martine Orange : Les dirigeants d'Airbus sont comme tétanisés. Pendant des mois, ils étaient parvenus à minimiser l'affaire de corruption qui menace tout le groupe (voir notre enquête). Et ils pensaient bien qu'ils allaient pouvoir continuer à gérer ce dossier à l'abri des regards. Ils comprennent qu'ils ne le pourront plus : l'enquête judiciaire pour corruption menée conjointement par le Serious Fraud Office (SFO) et le Parquet national financier (PNF) est devenue publique. Elle est désormais un sujet de préoccupation majeure au sein des pouvoirs publics.

Ceux-ci sont en train découvrir tout, avec retard. Bien que la France et l'Allemagne soient à égalité (11 %) les deux premiers actionnaires du groupe aéronautique, Tom Enders n'a pas éprouvé le besoin, semble-t-il, d'informer l'Élysée et la chancellerie à Berlin dès le début des menaces qui pesaient sur le groupe. De la même manière, les personnes censées représenter l'État au conseil d'administration ne paraissent pas avoir pris la mesure de la situation ni donné l'alerte.

Chess

SYRIE - L'Armée syrienne et ses alliés prennent le contrôle de la frontière jordanienne

DAMAS, Syrie - l'Armée arabe syrienne et ses alliés ont pris le contrôle des voies menant aux collines frontalières et la vallée adjacente près de la frontière jordanienne. Les terroristes, tout comme récemment à la frontière avec le Liban, ont été boutés hors de ces lieux.


Dollars

L'Europe va probablement légaliser le blocage des comptes bancaires courants

L'Europe planche actuellement sur l'idée d'une législation destinée à empêcher un Bank Run au cas où une banque se trouverait dans de telles difficultés financière qu'elle perdrait la confiance de ses clients.

Seul petit problème ? C'est la quasi-totalité du système bancaire qui est au bord de l'effondrement. Toutes les banques sont exposées à des degrés divers à des emprunts toxiques dont une bonne partie est composée de créances totalement irrécouvrables. Depuis le déclenchement de la crise financière en 2007, et l'investissement massif par les États membres de l'UE dans le sauvetage des banques (avec votre argent), ce sont des centaines de milliards qui ont été investis... en pure perte. Nous voilà dix ans plus tard et rien n'a changé sous le soleil. En fait, la situation a même empiré, et des banques systémiques comme la Deutsche Bank sont au bord de la banqueroute.

Pendant ce temps, dans presque tous les médias on vous serine que « tout va très bien, Madame la Marquise... ». Et si je dis presque tous, c'est parce que c'est l'agence Reuters qui a soulevé ce drôle de lièvre, dans un article du 28 juillet intitulé EU explores account freezes to prevent runs at failing banks (L'Union Européenne envisage un gel des comptes pour prévenir la ruée dans des banques en difficulté).

Faillite de la Banco Popular

Début juin Santander rachetait pour un euro symbolique la 3ème banque privée du pays (100 milliards sous forme de prêts), la Banco Popular, après ce qu'il faut bien appeler un bank run (jusqu'à deux milliards en une seule journée). Ne vous laissez pas endormir par les titres comme celui-ci : Santander sauve Banco Popular de la faillite (Figaro). La banque est bel et bien terminée, finie, lessivée. Après vous pouvez appeler ça comme vous voulez. Les actionnaires sont en slip; une partie des créanciers, qui avait troqué des taux d'intérêt plus élevés (plus de 8 %) contre la possibilité de ne pas être remboursés en cas de problèmes, a tout perdu.

Pour avoir un avis plus objectif sur ce qui s'est réellement passé, je ne puis que vous conseiller la lecture de journaux situés en dehors de l'Union Européenne, comme par exemple cet article du New York Times. Vous noterez au passage qu'on parle bien de « collapse », d'effondrement et non d'une sorte de merveilleuse concentration de deux fleurons européens.

Commentaire: La vidéo d'Olivier Delamarche qui est citée :




Bell

Nicolas Maduro dénonce une tentative d'attaque terroriste contre l'armée vénézuélienne

Nicolas Maduro a déclaré le 6 août à la télévision publique qu'une vingtaine d'hommes avaient lancé une attaque très tôt dans la matinée sur la base militaire de Valencia, à 180 kilomètres à l'ouest de Caracas. Selon lui, deux assaillants ont été tués et huit capturés.
© Reuters
Nicolas Maduro
Un officier déserteur et neuf civils auraient été identifiés. Des combats ont eu lieu pendant près de trois heures, selon Nicolas Maduro, qui y voit une « attaque terroriste » et pas une « rébellion » militaire.

Alarm Clock

Pour Oliver Stone, les sanctions US rappellent le début de la 1re Guerre mondiale

Le réalisateur américain Oliver Stone a vivement dénoncé la décision des autorités américaines de durcir le régime de sanctions contre la Russie, en comparant cette situation au début de la Première Guerre mondiale.
© Drew Kelly
Oliver Stone
« La semaine dernière, le Congrès a approuvé les sanctions contre la Russie, 419 [sénateurs] contre trois. Le Sénat n'était pas en reste, à 98 voix contre 2. C'est un vote stupide qui continue à augmenter la tension et rappelant août 1914 », a-t-il écrit sur son compte Twitter faisant référence au début de la Première Guerre mondiale.

Commentaire: Lire aussi :


Arrow Down

De nouvelles sanctions US réduiraient d'un tiers les exportations nord-coréennes

Les États-Unis proposeraient au Conseil de sécurité de l'Onu un projet de résolution visant à élargir les sanctions contre la Corée du Nord. Le projet prévoit, en particulier, l'interdiction des principales exportations du pays et la réduction de ses revenus d'exportation d'un tiers.
© Inconnu
Le projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, rédigé par les États-Unis, vise à réduire d'un tiers les recettes annuelles d'exportation de la Corée du Nord de trois milliards de dollars (2,5 mds EUR) en interdisant, en particulier, l'export nord-coréen de charbon, de fer, de minerai de fer, de plomb, de minerai de plomb et de fruits de mer, d'après un représentant du Conseil, cité par Reuters.

Commentaire: Quelle obsession intransigeante et mesquine contre la Corée du Nord.


USA

Sanctions américaines : Trump pris au piège

Les sanctions américaines qui touchent le secteur énergétique européen sont un véritable enjeu pour les Européens. Il s'agit pour ces derniers de s'unir et de parler d'une seule voix, estime Jean-Eric Branaa, spécialiste des Etats-Unis.
© Kevin Lamarque /Reuters
Donald Trump
RT France : Rex Tillerson a déclaré que Donald Trump avait signé les sanctions « à contrecœur ». Pourquoi signer des sanctions dont il ne veut pas ?

Commentaire: Lire aussi :


Attention

Les chiffres affolants de l'esclavage en 2017

Dans un livre dont le "Guardian" publie des extraits, un chercheur américain révèle que le trafic d'êtres humains ne s'est jamais aussi bien porté.

© Referencial
Esclavagiste, un métier d'avenir ? C'est le triste constat de Siddharth Kara, un économiste américain spécialiste de l'esclavage et du trafic d'êtres humains à la Harvard Kennedy School, établi dans son livre L'Esclavage moderne à paraître en octobre, mais dont le Guardian publie certaines conclusions en exclusivité. Pour ce livre, il s'est appuyé sur les données de 51 pays pendant une période de 15 ans et sur les entretiens détaillés de plus de 5 000 personnes ayant été elles-mêmes victimes de l'esclavage.

« Il s'est avéré que l'esclavage est aujourd'hui beaucoup plus profitable que ce que j'avais imaginé », a confié Siddharth Kara au quotidien britannique, « les profits pour un esclave basique peuvent aller de quelques milliers de dollars à des centaines de milliers de dollars par an ». Il estime qu'en moyenne, un esclave rapporte 3 978 dollars par an. Mais « l'industrie » de la traite d'êtres humains est dominée par l'esclavage sexuel. Alors que ses victimes représentent 5 % des esclaves, leur exploitation constitue 50 % de ces revenus illégaux. Le retour sur investissement pour les esclavagistes est aujourd'hui 25 à 30 fois plus élevé qu'aux XVIIIe et XIXe siècles.

Attention

Donald Trump promulgue la loi imposant de nouvelles sanctions à la Russie

Selon la Maison Blanche, le président des Etats-Unis a signé le texte, voté par une écrasante majorité des deux Chambres du Congrès américain, concernant de nouvelles sanctions contre Moscou, Téhéran et Pyongyang.
© Jonathan Ernst
Donald Trump
Le président américain Donald Trump a promulgué le 2 août les nouvelles sanctions économiques contre la Russie, adoptées par le Congrès pour punir Moscou pour sa prétendue ingérence dans l'élection présidentielle américaine. Le texte prévoit également des sanctions contre l'Iran et la Corée du Nord.

Commentaire: Lire aussi :


Bell

Les fous de l'empire rapprochent l'Allemagne de la Russie

À une majorité orwellienne de 99% à faire pâlir d'envie la dynastie Kim de Corée du Nord, la « démocratie représentative » de Capitol Hill a imposé son dernier paquet de sanctions, principalement contre la Russie, mais aussi l'Iran et la Corée du Nord.
© Inconnu
Main dans la main la Russie et l'Allemagne
L'annonce de la Maison-Blanche - vendredi, en fin d'après-midi au milieu de l'été - selon laquelle le président Trump a approuvé et signera le projet de loi a été littéralement enfoui dans le cycle des informations, au milieu du déluge habituel de sornettes hystériques russophobes du Russiagate.