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mar., 26 juil. 2016
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Flashlight

Attentat de Nice : des failles de sécurité et un mensonge

© DR
Sur la promenade des Anglais, le 14 juillet, peu avant l’attentat. Des policiers municipaux (avec les chasubles jaunes) sont positionnés au croisement avec le boulevard Gambetta, qui marque le début de la zone rendue piétonne – le front de mer est à gauche de l’image.
Contrairement à ce qu'a affirmé le ministère de l'Intérieur, l'entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n'était pas protégée par la police nationale le 14 juillet au soir. Ce manque de transparence entame la confiance dans l'exécutif.

C'était il y a une semaine. Au volant d'un véhicule de 19 tonnes, Mohamed Lahouaiej Bouhlel fonce dans la foule réunie sur la promenade des Anglais, à Nice, pour les festivités du 14 Juillet. Il laisse derrière lui 84 morts, plus de 200 blessés, et des milliers de personnes traumatisées. Très vite pourtant, la polémique entre responsables politiques démarre, notamment sur les conditions de sécurité le soir du drame. Selon les éléments recueillis par Libération, la communication du gouvernement a, au minimum, travesti la réalité.

Quel était le dispositif officiellement prévu ?

Immédiatement après la tuerie, Christian Estrosi, ex-maire de Nice et actuel patron du conseil régional, a mis en cause la responsabilité du gouvernement : «J'aimerais comprendre comment ce camion a pu rentrer dans la zone piétonne ?» s'est-il interrogé, faisant comme s'il ignorait la réponse. Très vite, la question prend une tournure polémique. La mairie de Nice et le gouvernement se renvoyant la balle sur leurs responsabilités réciproques. La première accusant le second de ne pas avoir pris la mesure de l'événement en mobilisant un nombre réduit de policiers nationaux. Le second accusant Estrosi d'être parfaitement au courant du dispositif puisque les services de la mairie ont été étroitement associés aux différentes réunions préparatoires avec la préfecture. Pour tenter de mettre fin à la polémique, cette dernière détaille, dans un communiqué du 16 juillet, le dispositif spécialement pensé pour ce 14 Juillet : «La mission périmétrique était confiée pour les points les plus sensibles à des équipages de la police nationale, renforcés d'équipages de la police municipale. C'était le cas notamment du point d'entrée du camion, avec une interdiction d'accès matérialisée par le positionnement de véhicules bloquant l'accès à la chaussée. Le camion a forcé le passage en montant sur le trottoir.» Et de préciser que ce dispositif a été mis en place pour la première fois.

Bomb

La France dégénère en un Etat militarisé dirigé par la peur

Cité par Le Journal du Dimanche, Valls a déclaré: «J'ai toujours dit la vérité sur le terrorisme : on nous mène une guerre, il y aura de nouveaux attentats. C'est difficile à dire, mais d'autres vies seront fauchées.»

Il y a neuf mois, Hollande a fait part du même genre de sombres pressentiments en évoquant la «France en guerre» après les attaques à l'arme à feu à Paris, où 130 personnes ont été tuées par cinq kamikazes djihadistes.

L'état d'urgence déclaré après les atrocités du 13 novembre a été prolongé ce week-end pour trois mois après que 84 personnes ont été tuées à Nice jeudi dernier [14 juillet]. Dans cette attaque, un homme dans un camion semi-remorque de 20 tonnes a foncé dans une foule de milliers de piétons regardant le feu d'artifice du 14 juillet dans un station balnéaire de la Côte d'Azur.

Quelques 120 000 policiers et soldats seraient déployés maintenant à travers la France, ce qui est supérieur au nombre record de 115 000 agents de sécurité en état d'alerte lors de l'Euro 2016. Par ailleurs, 12 000 policiers réservistes sont en train d'être mobilisés.

C'est désormais devenu une routine de voir des soldats armés en patrouille aux côtés des gens qui font leurs courses et des amateurs de café le long des rues des villes françaises. Les citoyens doivent accepter les contrôles aléatoires de leurs sacs, des scanners corporels et des arches de détecteurs de métaux en entrant dans les bâtiments publics.

Attention

Attentat de Nice : la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

© VALERY HACHE/AFP
Une caméra de surveillance sur le front de mer, à Nice.
Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d'éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

USA

Derrière la tentative désespérée de coup d'état de la CIA en Turquie

Traduction Alexandre MOUMBARIS relu Marie-José MOUMBARIS pour le Comité Valmy

Dans la soirée du 15 juillet un groupe d'officiers de l'armée turque annonçait avoir accompli un coup d'Etat et pris le contrôle du pays. Ils prétendaient qu'Erdoğan était en fuite pour sauver sa vie et qu'ils étaient maintenant en train de rétablir l'ordre. Le seul problème de ces officiers et de leurs commanditaires, loin, à Langley [Siège de la CIA - NdT] en Virginie, et à Saylorsburg en Pennsylvanie où l'opérateur politique turc Fetullah Gülen est réfugié protégé par la CIA, est qu'ils n'ont pas réussi. Derrière la tentative de coup, ourdit une histoire beaucoup plus significative, une dramatique évolution géopolitique que l'imprévisible survivant politique qu'est le Président (encore) Recep Erdoğan était en train de fomenter lorsque des loyalistes de Gülen ont amorcés leur tentative de coup d'état désespérée, qui en toute apparence fut raté. Ce qui suit est une série de questions et de réponses sur l'arrière-scène des événements dramatiques qui se déroulent dans ce pays pivot dans l'ordre géopolitique.

Q : Quel commentaire feriez-vous sur les événements de vendredi à samedi, quand l'armée a mené une tentative de coup d'État ? Ces événements étaient-ils prévisibles ?

W.E. : Le coup d'État était une réaction à la récente évolution géopolitique dramatique d'Erdoğan. Il a été instigué par des réseaux turcs fidèles à la CIA. C'était clairement un geste désespéré, mal préparé.

Q : Qu'elles sont les véritables raisons de cette tentative de l'armée ? Qu'en pensez-vous ?

W.E. : Il s'agissait d'un réseau d'officiers dans l'armée fidèles au mouvement de Fetullah Gülen. Celui-ci est un instrument que la CIA contrôle à 100%. D'ailleurs il vit depuis des années en exil à Saylorsburg en Pennsylvanie, après avoir obtenu une carte verte [carte d'immigration aux é-u - NdT] grâce à d'anciens pontes de la CIA et à l'ancien ambassadeur étasunien à Ankara.

Gülen a été depuis des décennies un projet fou de la CIA d'armer l'Islam politique comme instrument de changement de régime. Rappelons qu'en 2013, il y avait des protestations de masse contre Erdoğan à Istanbul et ailleurs. C'est alors que Gülen, qui auparavant avait conclu une entente avec le Parti de la Justice et du développement [AKP] d'Erdoğan, rompait avec lui et le critiquait dans les médias qu'il contrôlait comme Zaman, le taxant de tyran. Depuis lors, Erdoğan s'est efforcé à déraciner son plus dangereux adversaire interne et ses amis, y compris avec des descentes sur Zaman et d'autres médias contrôlés par lui. Il ne s'agit pas d'une lutte entre le bon et le méchant chevalier. Cela concerne le pouvoir dans la vie politique turque. Si les lecteurs sont intéressés par les détails du projet Gülen et de la CIA je les invite de consulter mon livre, The Lost hegemon.

Stormtrooper

Attentat de Nice : une seule voiture de police municipale barrait la promenade des Anglais le 14 juillet

Une seule voiture de police municipale barrait la promenade des Anglais à l'endroit où elle devenait piétonne le 14 juillet au moment où est arrivé le camion conduit par Mohamed Lahouaiej Bouhlel, affirme le quotidien Libération jeudi 21 juillet, au terme d'une enquête fouillée.

© Google
Le camion blanc et toutes les questions autour
Une vive polémique oppose depuis l'attentat qui a fait 84 morts la municipalité Les Républicains de Christian Estrosi (1er adjoint et président de la métropole) au gouvernement sur le dispositif de sécurité mis en place le soir de l'attentat.

Selon Libération, qui s'appuie sur « une source policière qui a pu visionner les images de la vidéosurveillance » mais aussi sur des photos prises quelques instants avant l'attaque, « un seul véhicule de police, celui des agents municipaux, se trouvait au milieu de la chaussée, côté mer », à l'endroit où l'artère devenait piétonne en ce soir de fête peu avant que le camion arrive. Aucun membre de la police nationale n'est alors présent. « Et pour cause, ceux-ci ont été relevés aux alentours de 20 h 30 par leurs collègues municipaux. Il n'y a donc aucune voiture de police nationale susceptible de barrer la chaussée », poursuit le quotidien.

Jet4

La Syrie impute à la France des frappes ayant tué plus de 120 civils dans le nord du pays

La Syrie demande à l'ONU de prendre des mesures après qu'un raid aérien français a causé la mort de plus de 120 civils le 19 juillet à la frontière turco-syrienne, selon Damas, qui déplore en outre que la coalition soutienne des groupes terroristes. Le ministre des Affaires étrangères syrien a envoyé des missives au secrétaire général des Nations unies, ainsi qu'au président du Conseil de sécurité pour alerter l'organisation sur les présumés crimes commis par l'aviation française dans le pays. Lors du bombardement du village de Toukhan al-Koubra, situé près de la frontière turco-syrienne, cette dernière aurait provoqué la mort de plus de 120 civils.

© Google
Avions chasseurs Mirage
«L'injuste agression française a coûté la vie à plus de 120 civils, dont la majorité sont des enfants, des femmes et des personnes âgées, en plus des dizaines de blessées, donc beaucoup sont aussi des femmes et des enfants. Le nombre de civils toujours présents sous les décombres reste inconnu à ce jour», a écrit le ministre syrien cité par l'agence Syrian Arab News.

Cowboy Hat

L'Otan et le « putsch » turc

Erdogan en fuite volant vers l'Europe à la recherche d'un gouvernement qui lui concède l'asile politique, les putschistes désormais au pouvoir parce qu'ils occupent la télévision et les ponts sur le Bosphore, Washington et les capitales européennes, jusque l'Otan, prises au dépourvu par le coup d'Etat : ce sont les premières « nouvelles » venant de Turquie. Toutes plus fausses l'une que l'autre. Ce qui émerge avant tout c'est que, y compris dans sa tragicité (des centaines de morts et milliers d'arrestations), ce qui s'est passé en Turquie se présente comme la mise en scène d'un coup d'Etat.

© Google
La base d'Incirlik
Les putschistes n'essaient pas de capturer Erdogan, officiellement en vacances sur la Mer Egée, mais lui laissent tout le temps de se déplacer. Ils occupent symboliquement la télévision d'Etat, mais ne brouillent pas les émetteurs privés pro-gouvernementaux et Internet, permettant à Erdogan de les utiliser pour son « appel au peuple ». Ils bombardent symboliquement le parlement d'Ankara, quand il est vide. Ils occupent les ponts sur le Bosphore non pas en pleine nuit, mais de façon ostentatoire le soir quand la ville est pleine de monde, en se mettant ainsi dans un piège. Ils n'occupent pas par contre les principales artères, laissant le champ libre aux forces gouvernementales.

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Eye 2

Un déjà vu interminable: l'État d'urgence en France pour encore 6 mois

Après 7h30 de débats, les députés, réunis à l'Assemblée à nationale, ont voté la prolongation de l'Etat d'urgence, six jours après l'attentat à Nice. Plusieurs mesures, comme la fouille des bagages et des véhicules, ont également été adoptées. Un débat marathon d'environ sept heures et demi dans une atmosphère tendue. L'Assemblée nationale a adopté massivement, tôt ce mercredi matin, le projet de loi prolongeant l'état d'urgence post-attentats.

© afp.com/FRANCOIS GUILLOT
Valls et son État d'urgence
Peu avant 5 heures, les députés ont adopté, par 489 voix contre 26, et 4 abstentions, ce quatrième projet de loi de prorogation, dans un hémicycle bien plus garni que d'ordinaire. Les contestataires, quasiment tous à gauche (Front de gauche, des écologistes et des frondeurs PS), se situent au même étiage que lors des dernières fois.

Commentaire: Qui s'assemble se ressemble. Ils sont bien tous pareils, utilisant une tragédie pour abuser ainsi de la liberté des citoyens.

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Bomb

Sur le coup d'Etat militaire pro-OTAN en Turquie

Traduit par RAS pour le Saker Francophone

Le Coup d'État militaire pro-OTAN a échoué après quelques heures. Les rebelles ont immédiatement fermé le détroit de Dardanelles à tous les navires pour arrêter les navires russes voyageant à destination et en provenance de Syrie. Les organisateurs du coup d'État voulaient des relations plus étroites avec l'OTAN et Washington. Les Turcs veulent des relations plus étroites avec la Russie, et pas avec Washington.

Les Turcs veulent survivre, manger et rester au chaud face à l'hiver qui arrive. Ils ont besoin d'un marché avec la Russie et du gaz russe pour cela. Tout le monde sait maintenant que tout coup d'État des pro-Washington signifie la guerre, l'occupation étrangère, l'effondrement de l'économie, la misère et la mort de civils. Tout le monde parle de l'Ukraine comme un exemple.

1. Le Premier ministre de la Turquie a déclaré que le pays protégeant le chef de l'opposition Gülen − qui est censé être un organisateur du coup d'État militaire − ne peut pas être un ami de la Turquie. Inutile de dire, qu'il pense aux États-Unis. C'est un grand pas pour la Turquie vers la Russie et l'Eurasie loin de l'Occident. Il semble que la Turquie ait décidé que la partie non occidentale est gagnante dans le bras de fer avec l'Occident, et qu'ils [les Turcs] ne sont pas vraiment Européens après tout.

HAL9000

L'après-putch en Turquie

Ces militaires turcs haut placés ont été arrêtés et accusés d'avoir participé à la tentative du coup d'Etat en Turquie. Beaucoup d'entre eux ont été blessés lors de l'arrestation. On a forcé ces généraux humiliés, épuisés et battus - à en juger d'après leur physique - à poser pour une "photo réussie".
Ainsi, l'homme au t-shirt rayé et à l'oreille bandée au premier rang est l'ancien chef de l'armée de l'air tuque, le général Akin Oztürk, que les médias turcs soupçonnent d'être l'un des protagonistes de la tentative de coup d'Etat.

© @patronlar
Selon le portail informatiquehaber7.com, M.Oztürk était de mèche avec le général Hulusi Akar, chef d'état-major turc des armées. On peut clairement voir sur l'image que tous les militaires ont des ecchymoses sur le visage.

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