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sam., 21 jan. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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Vader

Washington a un discours de guerre envers la Russie

Des sections importantes de l'establishment politique américain préparent activement une guerre contre la Russie. C'est la seule conclusion qui puisse être tirée des termes utilisés pour décrire la Russie et le président russe Vladimir Poutine par les républicains et les démocrates de premier plan ces dernières semaines.

© Unknown
« Vladimir Poutine est-il un criminel de guerre ? » a demandé le sénateur Marco Rubio (républicain de Floride) à Rex Tillerson, candidat du président élu Donald Trump au poste de secrétaire d'État [ministre des Affaires étrangères], lors d'une audition au sénat mercredi : « Croyez-vous que Vladimir Poutine et ses potes soient responsables d'avoir ordonné le meurtre d'innombrables dissidents, journalistes et opposants politiques ? »

Tout en répondant que la Russie est une menace significative pour les intérêts américains, Tillerson s'est abstenu de reprendre les termes de Rubio. Cela a incité la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen à exprimer sa consternation que Tillerson soit « peu disposé à être d'accord avec la caractérisation par le sénateur Rubio de Vladimir Poutine comme un criminel de guerre. »

Cult

Nous, Etats-Unis, avons influencé les élections d'autres pays depuis plus d'un siècle

Le Président du Chili Salvador Allende salue ses partisans à Santiago quelques jours après son élection en 1970. Sa voiture est escortée par le Général Augusto Pinochet.

Tout Washington est scandalisé, tandis que les membres du Congrès rivalisent entre eux pour diaboliser la Russie à cause de sa supposée ingérence dans les récentes élections présidentielles américaines. « Toute intervention étrangère dans nos élections est absolument inacceptable », a déclaré Paul Ryan, le Président de la Chambre des représentants. Le comportement des Russes, selon d'autres députés, représente une « attaque contre nos principes fondamentaux démocratiques » qui « devrait alarmer tous les Américains », parce qu'ils « frappent au cœur de notre société libre. » Cet éclat de vertueuse indignation serait plus facile à gober si les Etats-Unis n'avaient pas eux-mêmes pris l'habitude chronique d'intervenir dans les élections à l'étranger.

Sur une période d'un peu plus d'un siècle, les leaders américains ont utilisé toute une variété d'outils pour influencer les électeurs dans des pays étrangers. Nous avons choisi des candidats, les avons conseillés, financé leurs partis, conçu leurs campagnes, corrompu les médias pour les soutenir et menacé ou calomnié leurs rivaux.

L'une de nos premières opérations pour façonner le résultat d'une élection étrangère s'est déroulée à Cuba. Après que les notre pays ait aidé les rebelles à renverser les Espagnols en 1898, nous avons organisé une élection présidentielle, recruté un candidat pro-américain et empêché d'autres candidats de se lancer contre lui. Deux ans après, après que les Etats-Unis aient annexé Hawaï, nous avons mis en place un système électoral qui niait le droit de suffrage à la plupart des indigènes hawaïens, assurant ainsi que seuls des candidats pro-américains pourraient être élus.

Vader

Les USA déploient des troupes en Norvège pendant au moins un an

En octobre 2016, il avait été question de déployer au moins 300 militaires américains à Vaernes, près de Trondheim, à environ 1.000 km, à vol d'oiseau, de la frontière que partagent la Norvège et la Russie. À l'époque, une porte-parole du ministère norvégien de la Défense avait expliqué qu'il s'agissait d'une demande adressée par Washington afin d' « avoir plus de formation, plus de stockage [d'équipements militaires, ndlr] et ce genre de choses. »

Désormais, ce projet est devenu réalité car un détachement d'infanterie du 1er bataillon du 2nd Marine Regiment, basé à Fort Lejeune, est arrivé en Norvège, ce 16 janvier. Cette présence militaire américaine, qui se fera par rotation sur 12 mois, vise à permettre aux Marines de s'entraîner avec l'armée norvégienne dans des conditions extrêmes.

Membre de l'Otan depuis 1949, la Norvège avait refusé la présence de troupes étrangères sur son territoire pour éviter des tensions avec l'Union soviétique tant qu'elle n'était pas attaquée ou menacée de l'être. Mais avec la fin de la Guerre Froide, cette posture a évolué, avc l'organisation d'exercices internationaux sur le territoire norvégien.

Dollars

Guerre au cash : Washington derrière la brutale expérience indienne


Commentaire : Nous savons ce que cache cette guerre que les institutions ont déclaré aux espèces depuis quelques années : un accroissement du pouvoir immense qu'elle détiennent déjà, par l'utilisation d'une technologie leur permettant d'exercer un contrôle renforcé sur chaque habitant de notre planète. Qui n'a pas besoin d'argent pour pouvoir boire, manger et s'abriter, à notre époque ? Une techno-dictature donc, censée offrir à nos gouvernants plus ou moins connus, plus ou moins visibles, l'assurance que leur train ne pourra pas dérailler. La soudaineté de cette épouvantable "expérience indienne", peut-être signe d'une étrange précipitation, achève de nous faire comprendre que notre "pouvoir de citoyen", celui que les médias et les politiques s'acharnent à nous faire croire qu'il existe, n'est qu'une illusion. Plus d'un milliard de personnes ont été mises devant le fait accompli. Chose extraordinaire permise par la nature même du Système auquel nous appartenons. C'est une bonne nouvelle, si tant est que l'on puisse suggérer cela en pensant aux centaines de millions de miséreux qui ne mangent pas à leur faim, présentement, en Inde. Notre impuissance manifeste, démontrée par ce type d'évènement peut-il nous faire prendre conscience, enfin, qu'il n'y a strictement rien à changer ou à améliorer dans le fonctionnement de nos sociétés ? Nul espoir à placer dans le type de structure sociale moderne que nous connaissons ? Pour finalement mettre en place un nouveau paradigme civilisationnel, rien de moins, où l'influence psychopathique des individus, reconnue, serait contenue, où la richesse matérielle et le pouvoir qui en découle serait limitée, où le bien-être de la communauté serait une priorité.

En pratique :

© Inconnu
Des Indiens faisant la queue devant une banque
Début novembre, sans préavis, le gouvernement indien a déclaré invalides les deux billets de banque de plus grande valeur, abolissant plus de 80 % de la valeur d'argent en circulation. Malgré toute l'agitation et l'indignation qui en ont résulté, personne ne semble avoir pris conscience du rôle décisif qu'a joué Washington dans cette décision. C'est surprenant, car ce rôle a été à peine dissimulé.

Le président américain Barack Obama a déclaré que le partenariat stratégique avec l'Inde était une priorité de sa politique étrangère. La Chine doit être maîtrisée. Dans le cadre de ce partenariat, l'agence américaine de développement USAID a négocié des accords de coopération avec le ministère indien des Finances. L'un d'eux a pour objectif déclaré de repousser l'utilisation de l'argent liquide en faveur des paiements numériques, en Inde mais aussi dans le monde entier.

Eye 1

S'agit-il d'une menace ? Le patron de la CIA dit à Donald Trump de tenir sa langue au sujet de la Russie

Quelques jours avant l'investiture de Donald Trump, le directeur de la CIA John Brennan, qui sera très bientôt remplacé par Mike Pompeo, lui a décoché quelques flèches sur les ondes de Fox News. « Il [Donald Trump] va désormais avoir l'opportunité de faire quelque chose pour notre sécurité nationale plutôt que de parler et tweeter, il va avoir une énorme responsabilité pour assurer que les Etats-Unis et les intérêts de leur sécurité nationale soient protégés », a déclaré dimanche le 15 janvier le chef de la CIA.

© Inconnu
La CIA est contre Trump
Faisant allusion à l'impulsivité de Donald Trump, John Brennan a souligné que « la spontanéité ne protégeait pas les intérêts de sécurité nationale ».« Quand il parle ou quand il réagit, il doit s'assurer qu'il saisit que les conséquences et l'influence [de ses propos] sur les Etats-Unis pourraient être profondes », a-t-il affirmé.

Commentaire: Lire aussi :


Cult

Le Deep State marque des points : Trump a été forcé de suivre la ligne

Donald Trump «admet enfin» que la Russie a piraté l'élection américaine, se réjouissent les médias américains. Ce cap semble signaler que «le Donald» commence à se plier à la ligne «officielle» de Washington, estime le journaliste Finian Cunningham.

© Associated Press
Cette ligne «officielle» de Washington consiste en une politique américaine belligérante envers la Russie.

Le même jour, Rex Tillerson, choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire d'Etat, a pris une position remarquablement dure face à la Russie sous la pression de sénateurs hostiles lors de son audience de confirmation devant le Congrès.

Rex Tillerson, lauréat de l'Ordre de l'amitié russe que lui a décerné le président Vladimir Poutine en 2013, a répondu à la provocation implacable des sénateurs en disant que les Etats-Unis devraient maintenir des sanctions contre la «résurgence de la Russie», ajoutant que «la prise de Crimée» était contraire à la loi. Dans son ensemble, le glissement de Donald Trump et de son cabinet entrant vers une position plus mesurée vis-à-vis de la Russie signale qu'un processus d'apprivoisement coercitif est lancé par l'establishment à Washington, avec des implications sinistres pour la démocratie supposée des Etats-Unis.

C'est un truisme de dire que les gagnants de la présidentielle américaine sont en réalité déterminés par le pouvoir élitiste des entreprises, le Deep State, l'appareil de renseignement militaire et les conglomérats de médias qu'ils contrôlent. Dans le cas de Donald Trump, le résultat semblait être une exception à la règle. Donc, après l'élection, «le Donald» est «sous traitement» pour produire le «résultat» désiré.

Chess

Moscou a invité l'équipe Trump à des pourparlers de paix sur la Syrie en contournant Obama

La Russie a invité l'équipe du président américain élu Donald Trump à des pourparlers de paix sur la Syrie le 23 janvier au Kazakhstan, contournant de facto l'administration sortante du président Barack Obama, rapporte vendredi soir le Washington Post.
Le département d'Etat, encore sous administration démocrate jusqu'à l'investiture de Donald Trump le 20 janvier, a indiqué de son côté que les Etats-Unis n'avaient pas été formellement conviés à ces discussions à Astana - organisées par Moscou, Ankara et Téhéran - mais qu'il conseillait à l'administration Trump de s'y rendre le cas échéant.

D'après le Washington Post, l'ambassadeur russe à Washington Sergueï Kislyak avait invité les Etats-Unis à cette réunion d'Astana, lors d'une conversation téléphonique le 28 décembre avec le futur conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Michael Flynn.

Mais un responsable de l'équipe Trump de transition, cité par le journal, a expliqué qu'"aucune décision n'avait pas été prise" durant cet appel téléphonique.

Video

Barack Obama, le marketing, & l'Empire ( Extrait du documentaire "La guerre invisible" (2010) )

Barack Obama, durant sa dernière année au pouvoir, a largué plus de 26 000 bombes sur 7 pays différents, et pourtant les médias « progressistes » et la gauche bien-pensante dans son ensemble pleurent douloureusement son départ, pour la seule raison qu'il avait l'air cool et classe en le faisant. Cela témoigne de l'emprise et de l'influence du marketing sur l'opinion publique, puisqu'en 2008, Barack Obama, en tant que marque / produit, recevait le « prix marketing de l'année » pour sa campagne présidentielle, devançant Apple et Nike.

© Inconnu
Obama
Le monde est plus que jamais dirigé par une aristocratie de corporations et de superpuissances, dont la propagande publicitaire, omniprésente, joue sur les sentiments pour altérer la perception de la réalité. Ce type est un meurtrier. Comme la plupart des présidents. Même s'il sourit et qu'il est noir.

Compass

Le « gentil » Obama et Trump le « méchant »

Barack Obama fut « santo subito » (« saint immédiatement ») : à peine entré à la Maison Blanche il fut décoré préventivement en 2009 du Prix Nobel de la paix grâce à « ses extraordinaires efforts pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Alors que son administration préparait déjà secrètement, par l'intermédiaire de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, la guerre qui deux ans plus tard allait démolir l'état libyen, en s'étendant ensuite à la Syrie et à l'Irak via des groupes terroristes fonctionnels à la stratégie USA/OTAN.

© Inconnu
Trump et Obama
Donald Trump est par contre « démon immédiatement », avant même d'entrer à la Maison Blanche. Il se trouve accusé d'avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération maléfique ordonnée par le président russe Poutine. Les « preuves » sont fournies par la CIA, la plus experte en matière d'infiltrations et coups d'état.

Commentaire: Lire aussi :
Et pour rappel :


Résultats de l'élection présidentielle US de 2016



USA

La déclaration de guerre des néocons contre Trump

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

Après plusieurs faux départs plutôt boiteux, les néocons ont maintenant franchi une étape qui ne peut qu'être qualifiée de déclaration de guerre contre Donald Trump.

Tout a commencé par un article publié par CNN intitulé Intel chiefs presented Trump with claims of Russian efforts to compromise him [Les chefs du renseignement ont présenté à Trump les allégations à propos d'efforts russes visant à le compromettre], qui affirmait :
Des documents classifiés présentés la semaine dernière au président Obama et au président élu Trump comprenaient des allégations que des agents russes affirment avoir des informations personnelles et financières compromettantes sur M. Trump, selon ce qu'ont dit de nombreux responsables officiels américains ayant une connaissance directe des réunions d'information à CNN. Ces allégations ont été présentées dans un résumé de deux pages annexé à un rapport sur l'interférence russe dans l'élection de 2016. Les allégations venaient, d'une part, de notes compilées par un ancien agent secret britannique, dont les responsables du renseignement étasunien considèrent le travail passé comme crédible [...] Le résumé de deux pages contenait aussi des allégations qu'il y a eu un échange continu d'informations pendant la campagne entre les suppléants de Trump et des intermédiaires du gouvernement russe, selon deux responsables de la sécurité nationale.
Le site internet Buzzfeed a publié ensuite le document complet. Le voici, dans son intégralité.

Lorsque j'ai lu le document, ma première intention était de le démonter phrase par phrase. Je n'ai cependant pas le temps de le faire et, franchement, ce n'est pas nécessaire. Je vous fournirai seulement suffisamment de preuves simples et directes que c'est un faux.