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ven., 24 fév. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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Snakes in Suits

Immersion au cœur du Système de la sombre politique française

Du Général De Gaulle à Jacques Chirac, la France était respectée. Et avec le dauphin de Chirac, Dominique de Villepin, elle aurait continué à être respectée. Mais dans l'ombre, un CRIF voulut changer cette France, la dompter pour qu'il n'y eut plus d'électron libre capable, par exemple, de dire non à la guerre contre l'Irak (comme Jacques Chirac et Dominique de Villepin), sinon des agents soumis (1).
© Inconnu
Macron est aussi l'homme de Minc et de sa mondialisation outrancière, d'Attali et de son monstrueux Nouvel Ordre Mondial, du MEDEF ennemi des travailleurs, de Bruxelles et de ses diktats, des Atlantistes et des sionistes.
On commença par lancer l'affaire Clearstream (2), pour éclabousser artificiellement le dauphin, devenu le seul coupable, la victime expiatoire, tandis que Nicolas Sarkozy devint blanc comme une colombe. D. de Villepin fut mis hors jeu, mais les médias aux ordres avaient lancé le produit « super Sarko », avec un slogan prometteur, « Ensemble, tout devient possible ». Même le ridicule !

A partir de ce moment, le monde cessa de considérer notre pays, et avec Hollande (lui soi-disant Monsieur « le changement, c'est maintenant »), en particulier obsédé par le Président Assad (3) et appréciant le « bon boulot » des terroristes d'Al Nosra, ce fut encore pire ! Ses pitreries, depuis les escapades la nuit, en scooter, pour voir sa maîtresse, jusqu'au rejet par les Français, conduisirent le piteux Président, abandonné de tous, à renoncer à se représenter.

Le Système songea d'abord à propulser Valls, longtemps présenté par les sondeurs bidons comme le « favori des Français », puis y renonça, face à l'impopularité d'un homme maladivement autoritaire, brutal, dur, caméléon, et lui chercha un remplaçant. Alain Juppé devint ainsi le soi-disant nouveau « favori des Français », toujours selon les mêmes sondeurs bidons et les merdias laquais, en dépit de ses casseroles. Mais quand on plaît au Système, les casseroles ne comptent pas. Et si un candidat n'est pas agréé, on lui trouve des casseroles, et elles font la Une.

Las ! L'inattendu se produisit, François Fillon fut choisi par les Français de Droite pour les représenter. Et Donald Trump fut élu. Basta les imprévus !

Bulb

Donald Trump met un point final à l'organisation de l'impérialisme étasunien établi en 1947

Donald Trump vient de procéder à la plus importante réforme des structures administratives aux États-Unis depuis 69 ans. Il vient de mettre un terme au projet impérial et de refaire de son pays, un État comme les autres.
Mise à jour (31 janvier 2017) : face aux réactions indignées de la classe dirigeante états-unienne, Donald Trump a fait annoncer par son porte-parole que ce Mémorandum serait amendé, probablement en autorisant le directeur de la CIA à siéger de manière permanente au Conseil.
© Inconnu
Une réunion du Conseil de sécurité nationale présidée par le président Obama.
Modifiant le système de gouvernement établi en 1947, le président Trump a publié un Mémorandum relatif à l'organisation du Conseil de Sécurité nationale et du Conseil de Sécurité de la patrie (Homeland Security) [1].

Le principe adopté jadis était de gérer la « Sécurité nationale » sous l'autorité conjointe de la Maison-Blanche, de l'état-major interarmées et de la CIA qui fut créée à cette occasion.

De 1947 à 2001, le Conseil de Sécurité nationale fut le centre de l'Exécutif. Le président y partageait le pouvoir avec le directeur de la CIA qu'il nommait et avec le chef d'état-major interarmées sélectionné par ses pairs. Depuis le 11 septembre 2001, le Conseil était de facto placé sous la supervision du « Gouvernement de continuité » de Raven Rock Mountain.
© Inconnu
La décision de Trump est donc une bonne chose non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour l'ensemble du monde.
Désormais le chef d'état-major interarmées ne sera pas systématiquement représenté aux réunions, mais uniquement lorsque le sujet traité exigera sa présence. En outre, la CIA perd sa place au sein du Conseil où elle sera éventuellement représentée par le directeur national du Renseignement.

La CIA, qui était jusqu'ici l'arme du président pour conduire des actions secrètes, devient enfin une agence de renseignement au sens propre du terme, c'est-à-dire chargée d'étudier les acteurs internationaux, d'anticiper leurs actions et de conseiller le président.

MIB

Il y a vraiment un coup d'état qui couve aux Etats-Unis

C'est commencé : le Maidan américain a fait son apparition

Quand j'ai présenté dans l'info-sphère russe la thèse que les États-Unis se transformeraient en une Ukraine, en plus grand, beaucoup ont d'abord pensé que c'était une bonne plaisanterie politique. Mais ce qui se passe à Washington et dans d'autres villes américaines et certaines européennes montre que ce n'est pas une blague, mais la dure réalité dans laquelle nous vivons.
Si nous regardons attentivement et impartialement comment l'administration de Donald Trump est ébranlée, il est facile de voir que les mêmes techniques qui sont utilisées contre lui ont été élaborés sur les places de Kiev, du Caire, de Hong Kong et de Moscou. Si nous entrons dans les détails, nous pouvons dire avec certitude qu'un Maidan américain est préparé non seulement sur le même modèle que les sanglantes révolutions de couleur des autres pays, mais avec les mêmes commanditaires. Analysons ceci.

Une vague de protestations contre le nouveau président Donald Trump déferle dans les villes américaines. Les manifestations auraient soi-disant lieu pour soutenir les droits des femmes, mais les médias américains et les manifestants eux-mêmes ont clairement dit qu'ils sont venus protester contre la nouvelle administration. Selon diverses estimations, le nombre de manifestants dans cette « action des femmes » à Washington totalise quelque 200 000 personnes, mais les organisateurs ont dit qu'ils ont une « marche d'un million de femmes sur Washington ». « Marche de millions » ... cela ne vous rappelle-t-il rien ? C'est sous le même slogan que les libéraux russes organisent aussi leurs marches. Et les similitudes ne s'arrêtent pas là.

Le rôle de l'instigateur de la classe créatrice en révolte, lors du rassemblement, a été joué par Madonna qui, en passant, n'a jamais rempli sa promesse de satisfaire oralement tous ceux qui ont voté pour Clinton. En Russie et en Ukraine, le rôle de "meneur de protestation" a aussi été joué par les vedettes du rock : Shevcuk et Vakharchuk. Des manifestations en faveur de la « marche des millions » des Américains ont eu lieu dans de nombreuses villes européennes, ce qui rappelle réellement les manifestations de soutien aux Maidan et Bolotnaya.

Dollar

La dette d'Obama et le crash qui s'en vient

Alors que la plupart des américains sont restés focalisés sur l'investiture de Donald Trump, sachez qu'une véritable crise est en train de se développer en coulisse. Le monde participe à l'accélération de l'augmentation de la dette américaine à un rythme que nous n'avons jamais vu auparavant, et les rendements des bons du Trésor américain sont en train de monter en flèche.

© Inconnu
Un autre crash pour bientôt
Tout ceci pourrait devenir un énorme problème, car le train de vie des américains est uniquement entretenu par de la dette en raison de pays étrangers qui prêtent aux Etats-Unis de gigantesques montagnes d'argent à des taux d'intérêt extrêmement faibles.

Bell

D. Trump renvoit les diplomates étasuniens ayant participé au coup d'Etat en Ukraine

Victoria Nuland, assistante du secrétaire d'État américain pour l'Europe et l'Eurasie, ainsi que plusieurs diplomates haut placés, démissionnent cette semaine et quittent le département d'État, relate l'agence de presse AP.
Mme Nuland a visité Kiev à maintes reprises lors de la crise politique, en 2013-2014. En décembre 2013, elle distribuait des biscuits sur la place de l'Indépendance à Kiev, parmi les manifestants. Plus tard, elle a déclaré qu'il s'agissait de sandwichs qu'elle distribuait non seulement parmi les manifestants mais parmi les policiers.

Outre Victoria Nuland, Patrick Kennedy, sous-secrétaire d'État chargé de questions administratives, Joyce Barr et Michele Bond, assistants du secrétaire d'État, démissionneront également. Gentry Smith, chef du Bureau des missions étrangères quittera également son poste.

Source : https://fr.sputniknews.com/international/201701261029789536-victoria-nuland-departement-etat-usa/

Newspaper

La presse, incorrigible, vérifie les faits sous l'angle qui l'arrange

La « vérification des faits », ou « fact checking », que les journalistes s'imposent pour dévoiler les mensonges à caractère politique et idéologique, est devenue, avec le Brexit, puis avec la campagne de Donald Trump, une injonction primordiale pour la presse, qui veut en faire l'antidote à l'intox des tenants de la « post-vérité ».
Noble mission, mais dans un contexte manifestement très polarisé, qui voit les médias en rupture marquée avec les nouveaux leaders populistes, le fact checking peut se parer d'une objectivité de façade, pécher par omission, être utilisé à des fins partisanes, et se réduire au final à une riposte idéologique. Au nombre des justiciers anti-Trump, Vanity Fair en fournit une illustration, volontaire ou involontaire, parmi bien d'autres. Voulant faire œuvre de salubrité publique, le magazine culturel chic a « fact-checké » le discours d'investiture de Donald Trump du 20 janvier 2017, truffé, selon l'article, « de demi-vérités, de désinformation, et de clichés éculés ».

Voulant proposer plus pure information, il dresse une liste de rectifications des «pires contre-vérités» qu'il a identifiées. Le résultat ? Nous avons vérifié les vérifications de notre confère, pour découvrir qu'elles contiennent autant de présupposés, de clichés et d'approximations que le discours qu'elles entendent corriger. Vanity Fair n'est certes pas la référence en matière de politique washingtonienne, mais ses critiques se retrouvent dans d'innombrables comptes-rendus du discours inaugural. Voici donc un cas d'étude des difficultés en matière de vérification objective des faits.

Bizarro Earth

Imaginez un monde à l'envers... où les troupes russes menacent les frontières étasuniennes

© Sputnik/ Dmitriy Vinogradov
Ce qu'il suffit de faire pour mettre en évidence l'énorme hypocrisie et les deux poids deux mesures qui caractérisent la politique, intérieure comme étrangère, c'est d'intervertir les noms.

Les mesures prises par les pays et acteurs approuvés par l'establishment occidental et considérées comme totalement irréprochables auraient été vues comme «absolument scandaleuses» si elles avaient été appliquées contre eux-mêmes.

Voici quelques exemples :

Imaginez... qu'un proche allié de la Russie, dont les troupes avaient été formées par la Russie, bombarde le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, avec des bombes à fragmentation fournies par Moscou. En outre, dans le pays attaqué, une famine menace la vie de millions de personnes.

Eh bien, le pays le plus pauvre du Moyen-Orient c'est le Yémen. Il est bombardé et réduit en cendres par l'un des pays les plus riches, l'Arabie saoudite - proche allié de la Grande-Bretagne et qui utilise des bombes à fragmentation britanniques. Et vous savez quoi ? La brigade occidentale des «il faut faire quelque chose!», qui a exprimé tant de préoccupations «humanitaires» à l'égard des combats visant à chasser les terroristes d'Al-Qaïda / Al-Nosra d'Alep, garde le silence. Comme c'est étrange.

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« Les guerres illégales, c'est quoi ? » Exposé de Daniele Ganser


Commentaire : Si nous ne faisons pas attention, l'ignorance régnera partout jusqu'au moment où tout et n'importe quoi sera permis. Malheureusement c'est ce qui se passe : tout est permis, tuer, saccager, torturer, détruire, annihiler humains et histoire, annihiler la terre, le passé, contaminer jusqu'au petit recoin tout ce qui est vivant, déraciner, permettre que des êtres inoffensifs souffrent pendant que des multinationales s'engraissent à coups de milliards d'Euros en vendant des armes, en vendant des slogans, en vendant des mensonges, en vendant de la chair humaine. Et tout ça grâce à une fable que les gens croient les yeux fermés. Il est impératif, non seulement pour la survie de l'humanité mais aussi pour la survie de la conscience de l'humanité, de connaître la situation et le pourquoi de cette situation. Car ne l'oublions pas : les responsables de ces guerres illégales que les médias et les politiciens nous font croire légales, n'ont pas de conscience, eux.


Nous avons tout entendu à propos des guerres menées par l'OTAN, le plus souvent qualifiées d' « humanitaires et instauratrices de la démocratie » ou sensé lutter contre la terreur, une piste pour comprendre.. L'intervention de l'OTAN dans la prétendue « guerre contre le terrorisme » est-elle illégale ? Et que fait l'armée de la république allemande en Afghanistan et en Syrie ? Ce sont ces questions et d'autres encore que Daniele Ganser a exposées dans une conférence le 1er novembre 2016 sur le sujet des « Guerres illégales ».
© Inconnu
Daniele Ganser
Dans son exposé qui a duré exactement 1h30, il nous a exposé ses analyses sur les interventions des dernières guerres illégales de l'OTAN.

Au vu des exemples des guerres en Afghanistan, en Libye, en Irak et en Yougoslavie, il nous démontre clairement que ces guerres sont contre les droits de l'homme en vigueur. Ganser explique son point de vue sur les véritables causes de ces guerres et sur ce qui est caché ou présenté faussement par les médias principaux.

Binoculars

Après la première semaine de présidence de Trump, il y a la partie connue mais aussi celle qui ne l'est pas

On ne peut évidemment pas s'attendre à ce qu'un Président donne suite à toutes ses promesses la première semaine de son entrée en fonction. Sur bien des aspects, il est passé vite à l'action. Les nombreux décrets signés tout au long de ces sept premiers jours en disent long. Il y a toutefois des décisions prises plus discrètement qui ne vont pas tout à fait dans la ligne des promesses formulées dans son discours d'intronisation. À moins qu'il y ait des correctifs qui viennent en annuler la réalisation, certaines de ses paroles rejoindront celles de ses prédécesseurs qu'il a lui-même qualifiées de « vides ».


Assécher le bourbier !
Voici ce qu'il a dit de la présence militaire des États-Unis à l'étranger :
«Nous obéirons à deux règles simples : acheter américain et embaucher américain. Nous chercherons à garder l'amitié et les bonnes grâces des autres pays du monde, mais ils doivent comprendre que chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres. Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à quiconque, mais nous voulons qu'il serve d'exemple aux autres. Nous voulons être un exemple d'excellence. »
À la lumière de ces propos, nous sommes en droit de nous demander comment il peut justifier l'implantation d'une nouvelle base militaire étasunienne au Pérou, encourager par son silence l'arrivée de l'OTAN en Colombie où les États-Unis ont déjà 7 bases militaires. Au même moment, son Secrétaire d'État aux Affaires extérieures menace le Venezuela en déclarant qu'il va s'unir au Brésil et à la Colombie pour y réaliser un changement de régime.

En Syrie, les initiatives se poursuivent pour créer une nouvelle base militaire où plus d'un millier de soldats y sont déployés. Rien n'indique que cette initiative soit prise en concertation directe avec le gouvernement légitime de Syrie. Le «chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres » sonne plutôt faux en pareil contexte.

Dollars

Le système tient par l'imaginaire

Trump n'a pas perdu de temps.Il s'est empressé de tenir ses promesses de campagne. Les executive order se sont succédé sur l'Obamacare, le Trans-Pacific Partnership, l'immigration, le pipeline Keystone, etc. Des questions comme la politique du dollar fort, les taxes à l'importation, l'OTAN ont été abordées , un peu dans la confusion voire les contradictions. Tout cela est normal, Trump n'est pas comme les autres et c'est pour cela qu'il a été élu, parce qu'il ne ressemble à rien de connu. Et en plus il improvise plus ou moins !

© Joel Saget / AFP
Les journaux publient les graphiques boursiers, titrent sur le Dow 20 000: l'illusion et la magie jouent à plein. Les coupes d'impôts, les dérégulations, les réformes , les stimulus fiscaux, tout cela est enthousiasmant n'est-ce pas. Certes la confiance politique en Trump n'est pas là, mais l'exubérance suffit largement pour le court terme. Pourquoi se priver de tirer un coup de fusil.

Alors que les commentateurs ont les yeux braqués sur les gesticulations, les executive orders de Trump, bref sur le spectacle, ils passent à côté de l'essentiel: l'essentiel dans nos sociétés c'est ce que l'on ne voit pas. Nous disons souvent, mais ce n'est qu'une comparaison bien sûr , que c'est l'inconscient, le non-su, le caché qui gouvernent. Et ici ce qui gouverne, c'est le passif du bilan de nos systèmes.

Nos systèmes ont failli sauter, révulser en 2008, ils ne l'ont pas fait, mais c'est au prix colossal d'une fragilisation bilantielle. Une fragilisation colossale au niveau des chiffres mais encore plus au niveau qualitatif car pour « tenir » il a fallu tout faire remonter au coeur du système, le couple Gouvernements/Banques Centrales et singulièrement au cœur du centre, les Etats-Unis.

Il a fallu faire donner la garde, les troupes d'élite, celles de dernier ressort. On a « tenu » grâce au transfert des risques sur les banques centrales et les contribuables. Voilà ce qu'il faut savoir , avoir présent à l'esprit chaque matin.

Commentaire: A priori la meilleur façon de se préparer est de transformer l'argent qui risque de ne plus rien valoir en biens concrets.