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lun., 26 sept. 2016
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La Chine se tourne vers les marchés internationaux pendant que Washington favorise les conflits armés mondiaux

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

© Kim Kyung-Hoon/Reuters
La Chine et les États-Unis vont dans des directions diamétralement opposées. Pékin devient rapidement le principal centre des investissements étrangers dans les industries de haute technologie, notamment la robotique, l'énergie nucléaire et la machinerie de pointe, en collaboration avec des centres d'excellence technologique comme l'Allemagne.

En revanche, Washington poursuit un virage militaire sans merci dans les régions les moins productives, de concert avec ses alliés les plus barbares, comme l'Arabie saoudite.

La Chine s'active à acquérir une supériorité économique mondiale en reprenant et en innovant les méthodes de production les plus poussées, tandis que les USA dégradent et avilissent l'immense capacité de production à laquelle ils étaient parvenus pour promouvoir des guerres destructrices.

L'importance grandissante de la Chine est le résultat d'un processus cumulatif qui a progressé de façon systématique, au moyen d'une croissance de la productivité et de l'inventivité se faisant étape par étape, avec des montées soudaines sur les échelons de la fabrication de technologies de pointe.

Propaganda

Réalité oubliée et dégénérescence des médias


Commentaire: Le travail de désinformation et de propagande orchestré par les médias sert des objectifs immédiats : il faut bien justifier les profits générés par l'exploitation des énergies fossiles que l'on va piquer au voisin. Il faut justifier, encore, les profits juteux générés par la guerre, évidemment bonne pour la nation et l'industrie. Il faut justifier, encore et toujours, les ambitions impérialistes des positions géostratégiques conquises. Il faut justifier, enfin, les lois toujours plus liberticides qui camisolent le citoyen, ne lui laissant, "pour son bien et sa sécurité", qu'un ersatz de liberté.

Mais le battage médiatique n'est-il pas surtout la conséquence et la manifestation des esprits authentiquement dérangés de notre époque ? Des esprits qui pensent que les mensonges dont ils ont fini par se convaincre eux-mêmes peuvent transformer la réalité, de façon magique ? Une "réalité', pourtant mensongère, qui doit être acceptée par la population, afin d'établir un consensus : "la réalité n'est pas objective, elle est ce que nous voulons qu'elle soit, quand nous le disons". Autant dire tout de suite qu'à plus ou moins long terme, la folie, la destruction et l'annihilation s'invitent à la fête, qu'on le veuille ou non. Pour rappel :
Dans cette étude, les auteurs ont exploré la fonction du cortex cingulaire antérieur (CCA) mentionné ci-haut dans l'article sur le mensonge, et ont découvert que les patients schizophrènes présentent une activation du cortex cingulaire antérieur extrêmement plus faible lorsqu'ils mentent. C'est-à-dire que mentir sans provoquer l'activation du CCA signifie que l'on a sombré dans la folie.

Un article de Wikipedia sur le sujet apporte des indices intéressants quant à la possibilité que le mensonge et la croyance en des mensonges endommage le cerveau. (...)

Les indices semblent tous pointer vers l'idée que mentir, s'accrocher à un mensonge, même s'il ne s'agit que d'un mensonge à soi-même, et croire à des mensonges, endommage cette zone du cerveau. Il est dit que toute lésion du tissu cérébral provoque un certain relâchement du raisonnement pertinent et que, en conséquence, cela peut affecter la personnalité. Lobaczewski fait remarquer que les personnes qui n'aiment pas penser, se focaliser, ou parler de sujets dérangeants lorsque ces éléments dérangeants les environnent, doivent recourir à des sortes d'œillères les rendant inaptes à voir à la vérité. (...) En tous les cas, ce processus revient à éliminer consciemment ou inconsciemment des informations de son champ de vision. Cela peut devenir une habitude. Mais il y a un prix à payer. Tout processus de pensée fondé sur des informations incomplètes et où, à un certain niveau, le Moi sait qu'elles ont été ignorées ou éliminées afin - par désir ou besoin - d'arriver à une conclusion plus plaisante, plus acceptable socialement parlant, relève du raisonnement psychopathique. Et que se passe-t-il lorsqu'on prend l'habitude de raisonner comme un psychopathe, même si l'on en est pas un soi-même, génétiquement parlant ? Cela conduit le cerveau à la psychopathologie ; et une fois que ce seuil a été franchi, il est très dur de faire demi-tour.
Imaginons les dégâts que cela peut provoquer quand une population entière adopte ce type de comportement.


Au cours des dernières décennies, les grands médias des États-Unis ont trahi le peuple américain d'une manière historique en diffusant de fausses informations ou des narratives trompeuses sur pratiquement tous les sujets internationaux importants, et continuent à ce jour à mener le pays dans des conflits destructeurs et inutiles.

Pour moi, un tournant majeur fut atteint lorsque les principaux organes d'information ont refusé de se pencher sur les tenants et aboutissants du scandale Iran-Contra, y compris sur ses origines dans les contacts illicites entre les Républicains et les Iraniens au cours de la campagne de 1980 et la collaboration de l'administration Reagan avec des trafiquants de drogue pour soutenir la guerre des Contras au Nicaragua. (Au lieu de cela, les grands médias ont dénigré les reportages sur ces véritables scandales.)

Si ces histoires peu recommandables avaient été pleinement expliquées au peuple américain, leur opinion sur Ronald Reagan et George H.W. Bush serait beaucoup moins favorable et la montée des sous-fifres néocons de Reagan aurait pu être stoppée. Au contraire, les néo-conservateurs ont consolidé leur domination sur la politique étrangère officielle de Washington et le fils inepte de Bush fut autorisé à s'emparer de la Maison Blanche en 2001.

Ensuite, on aurait pu penser que l'invasion désastreuse de l'Irak en 2003 - justifiée par une cohorte de mensonges - aurait finalement condamné les néocons, mais, à l'époque ils avaient déjà profondément pénétré les médias nationaux et les grands groupes de réflexion, et leur influence s'étendait au-delà du Parti républicain jusque dans les profondeurs du Parti démocratique.

Bullseye

Dans l'imbroglio syrien : dites bonjour à la coalition ATM (Ankara-Téhéran-Moscou)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dit « le sultan », s'apprêterait donc à effectuer une visite de haut niveau à Téhéran (la date n'a pas encore été fixée), essentiellement pour donner le coup d'envoi à la coalition ATM (Ankara-Téhéran-Moscou) en Syrie. Quiconque aurait osé prédire une secousse tectonique géopolitique d'une telle ampleur il y a à peine quelques semaines aurait été traité de fou furieux. Mais que s'est-il passé pour que l'impossible se produise ?

© Google
L'ATM, la solution ?
C'est qu'un revirement stratégique majeur s'est déjà produit quand la Russie s'est mise à bombarder les djihadistes en Syrie à partir d'un aérodrome en Iran, revirement dont les répercussions ont été magistralement mal interprétées par les suspects habituels dans les médias institutionnels étasuniens. Le premier ministre de la Turquie, Binali Yildirim, a ensuite déclaré ce qui suit samedi dernier à Istanbul : « La priorité absolue pour nous, c'est de mettre fin au bain de sang [en Syrie] le plus tôt possible. Tout le reste ne constitue que des "détails"sans importance.

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Bad Guys

Immigrés clandestins, la Nouvelle Armée Syrienne et l'Empire Britannique

Ce serait hilarant si ce n'était pas aussi grave. Les Britanniques ont voté pour quitter l'Union européenne sur la base de la combinaison d'un paquet de mensonges par les ministres du gouvernement qui soutiennent la campagne 'exit' et la xénophobie brandie contre tous ces « étrangers » qui volent nos emplois, nos maisons, nos places dans les transports en commun, etc. Un retour vraiment honteux de l'époque où des hôtels et des pensions de famille affichaient des panneaux qui annonçaient : « pas de chiens, pas de noirs, pas d'Irlandais ». A présent, s'il fallait en croire les idioties avancées par les partisans du « exit », ils pourront ajouter « et pas d'Européens, d'Arabes ou de Musulmans - seulement des Britanniques titulaires d'un passeport ».

© Google
Les British en Syrie
Les cibles de ce dénigrement particulièrement virulent sont les « immigrés clandestins ». Peu importe que beaucoup, pour sauver leur vie et en risquant le tout pour le tout, aient fui leur pays que le Royaume-Uni s'est empressé de détruire, et qui sont à peine en mesure de s'en sortir avec la paperasserie, pour renouveler ou demander un passeport ; ils pensaient au moins trouver chez nous un refuge. Ils sont traités comme des criminels et dénigrés par une bande de politiciens. « Ils menacent notre mode de vie » est devenue la ritournelle politique. Que l'humanité Repose en Paix.

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Dominoes

Bataille d'Alep : le Stalingrad du Moyen Orient

Est-ce le commencement de la fin ?... Du moins de la bataille d'Alep. Le contrôle total de cette ville, par leurs mercenaires, étant un objectif majeur des membres de l'OTAN ; sa perte : inconcevable pour eux. Attaquer une Nation qui n'attaque personne... Se ruant depuis la Turquie, encadrées par les forces spéciales de l'OTAN, les milices occidentales avaient pu s'emparer à la suite d'un assaut massif, et par surprise, de tous les "quartiers Est", dès le début de la « guerre civile ».

© Inconnu
Syrienne d'Alep préparant sa mitrailleuse contre les "égorgeurs de l'OTAN"...
Mais, depuis six ans maintenant, les "quartiers Ouest" résistent aux assauts répétés des « égorgeurs » (2) qui reçoivent leur approvisionnement régulier, en hommes et matériels, de la Turquie frontalière. Malgré les bombardements aveugles auxquels ils se livrent avec leurs mortiers, pour faire plier la population et leurs défenseurs. Ecoles, hôpitaux, marchés, administrations, stations d'épuration, transformateurs électriques, casernes de pompiers, étant leurs cibles privilégiées.

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Dollars

Ces banques qui blanchissent des centaines de milliards de dollars

Tandis que les autorités prétendent supprimer le cash pour lutter contre la fraude, le blanchiment ou le terrorisme et que Tracfin vous espionne, les grandes banques blanchissent des milliards par simples virements bancaires.

Les liens entre HSBC et l'argent de la drogue sont récemment revenus sur le devant de la scène. Un nouveau procès allègue que certaines victimes auraient payé de leur vie la complicité d'HSBC avec les cartels mexicains. L'homme qui accuse HSBC est Richard Elias. Après plus d'une décennie passée à travailler comme assistant du Procureur des États-Unis au Département de la Justice, Richard a fondé son propre petit cabinet à St Louis. En tant que Procureur fédéral, il a dirigé les enquêtes visant les pratiques de JP Morgan Chase & Co., avant la crise, en matière de prêts hypothécaires. Ces enquêtes ont abouti à un accord amiable sans précédent s'élevant à 13 milliards de dollars. Il est vraiment très bon.

Aujourd'hui, Richard représente les victimes qui veulent se faire dédommager par les banques internationales fournissant un soutien aux terroristes. Il a récemment déposé plainte contre HSBC au nom des familles de trois victimes d'attaques "épouvantables" menées par des cartels à Mexico. Selon le dossier, "HSBC aurait sciemment aidé les cartels, notamment ceux de Sinaloa, Juarez et Los Zetas, grâce à une culture généralisée faite d'inconscience et de corruption, découlant de plans anti-blanchiment d'argent déficients."

Commentaire: Concernant HSBC : Quand au Mexique, qui est, pour son plus grand malheur, voisin des États-Unis, sa situation générale est catastrophique. Ceci expliquant d'ailleurs cela.



Star of David

Un Think Tank israélien appelle à préserver Daech pour contrecarrer l'axe Moscou-Téhéran-Damas

Le Think Tank israélien 'The Begin - Sadat Center for Strategic Studies - BESA' appelle à préserver le groupe terroriste daech.
' L'existence de daech continue à servir un but stratégique
...
L'administration américaine ne semble pas être capable de reconnaître le fait que daech peut être un outil très utile''.
Ainsi a écrit Efraim Inbar, directeur du Think Tank israélien, basé à Tel-Aviv, 'The Begin - Sadat Center for Strategic Studies - BESA'.

Dans une note d'analyse publiée le 2 août sur le portail officiel de BESA, Efraim Inbar, qui est aussi professeur d'études politiques et expert à la 'Bar-Ilan University' et au 'the Middle East Forum', a exprimé une opinion d'une immoralité assommante, lorsqu'il a appelé à préserver daech au lieu de le détruire.

Selon lui, daech sert à deux grands objectifs stratégiques pour Israël, les USA et l'occident.

C'est un nid de guêpes

Daech, indique BESA, attire vers lui, dans son 'califat' en Syrie, les radicalisés 'musulmans' du monde entier. Cela les tient occupés et les détournent de leurs objectifs potentiels en Occident.

Battery

Après le château de Versailles, c'est les lignes hautes tension qui sont vendues

L'an passé au mois d'août, on a appris que l'Etat avait loué pour 99 ans (donc vendu) une aile du château de Versailles à un groupe hôtelier. Eh bien c'est également mi août qu'on apprend (merci à mes lecteurs chez EDF). Stéphane nous dit : "le gouvernement a décidé d'ouvrir en catimini le capital de la filiale d'EDF qui est en charge de l'étude et de la maintenance des Lignes haute tension. Il s'agit de Réseau de Transport Electrique (RTE). La directive européenne mets l'ensemble des opérateurs électriques sur la paille, EDF compris.

L'ouverture du capital de RTE est donc sensée sauver la mise d'EDF, mais comme on ne s'attaque pas au coeur du problème, ce n'est donc qu'une argutie pour privatiser RTE qui est une entreprise qui donnera une rente financière assurée à son futur propriétaire! Derrière la Caisse des Dépôts et Consignations qui est pressentie pour rentrer au capital se cachent en effet des intérêts privés. Le syndicat CGT(majoritaire) a diffusé un tract explicatif sur ce sujet.

Notez que la faillite des opérateurs électriques mériterait qu'un journaliste fasse un papier dessus, vue les conséquences potentielles pour l'ensemble de l'économie européenne et de la vie quotidiennes des européens!"

Bullseye

C'est simple: voici les trois raisons pour lesquelles l'alliance Russie-Iran-Turquie est prometteuse... pour tous

La Russie, l'Iran et la Turquie ont renforcé leur coopération politique et militaire dans le but de lutter contre l'Etat islamique (EI, Daech) et de résoudre la crise syrienne. Voici trois raisons pour lesquelles cette coopération est prometteuse. La semaine dernière, Téhéran a permis à Moscou d'utiliser sa base aérienne de Hamadan pour ravitailler les bombardiers chargés de frapper des cibles terroristes en Syrie, principalement à Alep, un pas sans précédent dans l'histoire moderne de l'Iran. D'un autre côté, la Turquie, qui a lancé le processus de normalisation des relations avec Moscou après une grave crise entre les deux pays, cherche à coopérer avec la Russie dans tous les domaines, y compris militaire.

© Google
Une alliance qui donne espoir de changement
Le journal China Youth Daily cite trois raisons qui pourraient expliquer l'amélioration de la coopération entre les trois pays. Premièrement, si la Russie, l'Iran et la Turquie joignent leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme, cela augmentera leurs capacités de vaincre Daech. En outre, ils feront comprendre aux Etats-Unis, à l'Europe et aux pays proche-orientaux qu'ils sont les acteurs principaux en Syrie. "Toute tentative politique, économique et militaire de résoudre la crise en contournant Moscou, Téhéran et Ankara est vouée à l'échec", note le journal. En second lieu, l'alliance offre une occasion d'exercer une pression sur l'Arabie saoudite, l'allié le plus proche de Washington au Proche-Orient.

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Il faut redresser les médias tordus


ATTENTION : Les médias ne reflètent pas la réalité.
Le « kilomètre tordu » de la comptine anglaise où tout est complètement tordu [1], c'est Fleet Street, bien connue des journalistes londoniens. C'est ce qui m'avait été dit, quand j'ai rejoint la BBC à Bush House, tout au bout de Fleet Street. Ce n'est pas seulement la rue qui est tordue, mais nombre de ses occupants. Et c'est un problème professionnel dans les médias, qu'on dit aussi « retors » ou « véreux » de façon tout à fait justifiée.

Et pourtant, autrefois (un brin de nostalgie n'est jamais de trop) le journaliste avait le choix. Il pouvait travailler dans un journal soutenant les conservateurs ou les travaillistes, ou encore les libéraux. Maintenant, c'est du pareil au même : tous les journaux anglais, y compris le Guardian, détestent Jeremy Corbyn, le dirigeant travailliste. Aux US, tous les médias détestent Trump. On n'a plus le choix, qu'on soit lecteur ou rédacteur.

Et c'est très grave, l'opinion à sens unique. Voyez ce que ça a donné, chez les Russes. Je ne parle pas d'aujourd'hui, ils jouissent d'un supermarché très complet, pour choisir leurs idées, mais de 1991.