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sam., 30 juil. 2016
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Better Earth

L'Eurasie continue son union : le centre de gravité se déplace lentement mais sûrement d'Ouest en Est

© Wikimedia Commons
Le mouvement de balancier est flagrant et la concomitance amusante. Tandis que la créature US en Europe tangue sérieusement suite au Brexit, l'Eurasie continue son union. Au moment même où l'UE perdait un membre, l'Organisation de Coopération de Shanghai tenait son sommet annuel à Tachkent, en Ouzbékistan, et accueillait nouveaux membres et partenaires de dialogue.

L'Inde et le Pakistan deviendront membres à part entière en 2017. "Il ne reste que quelques formalités" a déclaré Poutine. Avec ces deux poids lourds asiatiques, l'OCS représentera 45% de la population de la planète, 19% de son PIB et 60% du territoire eurasiatique. La "moitié du monde" échappant à l'empire, on comprend que Mackinderse retourne dans la tombe...

L'Iran, à peine "désanctionné", devra attendre encore un peu. Ajoutons que, si son entrée aurait de gros avantages, elle pourrait également poser quelques problèmes. Fait rare qui mérite d'être souligné, Téhéran maintient d'excellentes relations à la fois avec les Chinois, les Indiens et les Pakistanais, et serait susceptible de jouer avec les Russes le rôle d'intermédiaire afin d'apaiser les tensions toujours existantes, quoique moins vives, entre Pékin et New Delhi d'une part, Islamabad et New Delhi d'autre part. L'Iran offrirait également à l'OCS une ouverture en or sur le Moyen-Orient et le Golfe persique.

Snakes in Suits

Psychopathie en action : comment le commandant de l'OTAN a tenté de pousser les USA à la guerre avec la Russie


Comment : Les psychopathes sont hélas bien là où on les attend : aux postes clés du pouvoir, prêts, s'il le faut, à entrainer le monde entier vers la catastrophe. Leur vision distordue de la réalité finit sans doute par les amener à croire parfois en leur propre mensonge, les rendant d'autant plus dangereux.

Breedlove perçoit-il « sincèrement » la Russie comme une menace ? C'est probable, même si totalement et pathologiquement irrationnel. S'il faut donc pour cela inventer toute une série de bobards pour inciter les aveugles et les incompétents à abonder dans son sens, il le fait donc, naturellement. Et par un manque de conscience inhérent à sa propre nature, il ne peut concevoir que ses actes puissent le mener aussi vers sa propre destruction. Hélas pour nous.

De façon générale :


© Reuters
Général Philip Breedlove
Alors que le général Philip Breedlove vient de prendre sa retraite après avoir laissé le commandement de l'OTAN, son compte Gmail a été piraté. Au menu de sa correspondance : lobbying intense tous azimuts, fausses preuves et complots.

Des dizaines de mails ont été mis en ligne sur le site DCLeaks, et ils permettent de retracer une correspondance active de Philip Breedlove avec de nombreuses personnalités, et pas des moindres, concernant la situation en Ukraine après le coup d'Etat de février 2014 qui a renversé le gouvernement élu en faveur d'un régime soutenu par les États-Unis.

Philip Breedlove a été commandant suprême de l'OTAN entre mai 2013 et mars 2016. Dans la presse européenne, il est décrit comme un homme belliciste connu pour s'appuyer sur des alliés afin de contourner la diplomatie et adopter un rôle plus agressif contre les rebelles en Ukraine. En février dernier, Philip Breedlove avait qualifié la Russie de « menace existentielle de long terme pour les États-Unis et pour nos alliés européens ».

Il apparaît à la lecture de ses courriels que le général correspond par exemple avec son prédécesseur à l'OTAN, le général Wesley Clark, ainsi qu'avec l'ancien secrétaire d'État, Colin Powell, resté célèbre pour sa fiole de pseudo-anthrax brandie devant l'Assemblée des Nations-unies, la responsable pour l'Europe de l'Est du département d'État, Victoria Nuland, et l'ambassadeur des États-Unis en Ukraine, Geoffrey Pyatt.

Chess

Pourquoi le Brexit n'aura pas lieu

Trop coûteux et trop complexe, le Brexit sera abandonné, tôt ou tard. L'Europe devra tout de même tirer les bonnes leçons de ce grand exercice de gesticulation symbolique.

Quelques heures à peine après l'annonce de la victoire du Brexit au référendum britannique les gagnants ont démontré qu'ils n'avaient aucune idée de ce qu'ils allaient faire concrètement dans les jours, les semaines et les mois qui viennent. Rien ne presse. On décidera plus tard d'activer ou non l'article 50 du Traité européen et puis on pourrait aussi conserver les bouts d'Europe qui nous intéressent - l'accès aux marchés par exemple. Peut-être même qu'on s'est trompé, ont laissé entendre certains.

Dans le même temps, les contrecoups de cette décision au plan politique international comme sur les marchés financiers restent très importants. Là aussi, on aurait pu s'attendre à une consolidation rapide, une fois que les électeurs auraient annoncé leur choix.

Cut

Objectif : OTAN-exit

Tandis que l'attention politico-médiatique est concentrée sur le Brexit et sur d'autres possibles détachements de l'UE, l'Otan, dans l'inattention générale, accroît sa présence et son influence en Europe. Le secrétaire général Stoltenberg, ayant pris acte que « le peuple britannique a décidé de quitter l'Union européenne », assure que « le Royaume Uni continuera à jouer son rôle dirigeant dans l'Otan ». Il souligne ainsi que, devant la croissante instabilité et incertitude, « l'Otan est plus importante que jamais en tant que base de la coopération entre les alliés européens et entre l'Europe et l'Amérique du Nord ».

© Google
Militaires de l'OTAN
Au moment où l'UE se fissure et perd des morceaux, par la rébellion de vastes secteurs populaires détériorés par les politiques « communautaires » et sous l'effet de ses propres rivalités internes, l'Otan se pose, de façon plus explicite que jamais, comme base d'union entre les Etats européens. Ceux-ci se trouvent de cette manière attelés et encore plus subordonnés aux Etats-Unis d'Amérique, lesquels renforcent leur leadership dans cette alliance.

Commentaire: Vous pouvez poursuivre votre lecture :


Hourglass

Comment le Brexit pourrait redistribuer la géopolitique mondiale


Favorable au Brexit, la reine Elizabeth va pouvoir réorienter son pays vers le yuan.
Alors que la presse internationale cherche des moyens pour relancer la construction européenne, toujours sans la Russie et désormais sans le Royaume-Uni, Thierry Meyssan considère que rien ne pourra plus éviter l'effondrement du système. Cependant, souligne-t-il, ce qui est en jeu, ce n'est pas l'Union européenne elle-même, mais l'ensemble des institutions qui permettent la domination des États-Unis dans le monde et l'intégrité des États-Unis eux-mêmes.

Personne ne semble comprendre les conséquences de la décision britannique de quitter l'Union européenne. Les commentateurs, qui interprètent la politique politicienne et ont perdu depuis longtemps la connaissance des enjeux internationaux, se sont focalisés sur les éléments d'une campagne absurde : d'un côté les adversaires d'une immigration sans contrôle et de l'autre des « pères fouettards » menaçant le Royaume-Uni des pires tourments.

Or, les enjeux de cette décision n'ont aucun rapport avec ces thèmes. Le décalage entre la réalité et le discours politico-médiatique illustre la maladie dont souffrent les élites occidentales : leur incompétence.

Alors que le voile se déchire sous nos yeux, nos élites ne comprennent pas plus la situation que le Parti communiste de l'Union soviétique n'envisageait les conséquences de la chute du Mur de Berlin en novembre 1989 : la dissolution l'URSS en décembre 1991, puis du Conseil d'assistance économique mutuelle (Comecon) et du Pacte de Varsovie six mois plus tard, puis encore les tentatives de démantèlement de la Russie elle-même qui faillit perdre la Tchétchènie.

Stock Down

Le Brexit a causé la plus forte chute des marchés mondiaux sur une journée de toute l'histoire

Traduit par Business Bourse

Plus de richesses ont été perdues lors de ce vendredi 24 Juin 2016 que sur n'importe quelle autre journée de toute l'histoire.

Comme vous le verrez ci-dessous, les investisseurs du monde entier ont perdu 2000 milliards de dollars le jour suivant du vote pour le Brexit. Et rappelez-vous, cela vient s'ajouter aux milliers de milliards qu'ont déjà perdu les investisseurs du monde entier au cours des 12 derniers mois. Il est important de comprendre que ce vote pour le Brexit n'est pas le début d'une nouvelle crise - Ce vote a simplement accéléré une crise financière mondiale qui avait démarré l'année dernière et qui était déjà en train de produire ses effets. Comme je l'ai signalé vendredi 24 Juin 2016, nous avons attendu le prochain "moment Lehman Brothers" qui déclencherait vraiment la peur et la panique dans le monde, et maintenant nous l'avons. Les six prochains mois devraient être absolument fascinant à suivre.

Selon CNBC, le montant total des richesses perdues sur les marchés boursiers mondiaux a dépassé vendredi dernier tout ce que nous avions jamais vu auparavant, et cela inclus notamment les jours les plus sombres de la crise financière de 2008...
Selon les données de S&P Global, l'Hémorragie de plus de 2000 milliards de richesses sur les marchés financiers mondiaux le vendredi 24 Juin 2016, est la pire jamais enregistrée. Dans ce contexte, ce chiffre a éclipsé les séances fortement volatiles lors de la crise financière de 2008, selon Howard Silverblatt, analyste chez S&P.

Le record précédent sur une journée de capitulation des marchés (Fortes ventes) était de 1900 milliards de dollars en Septembre 2008, souligne Howard Silverblatt. Selon l'Indice S&P Broad Market Index, la capitalisation boursière de l'indice est actuellement proche des 42.000 milliards de dollars.
Et bien entendu, certaines des personnalités les plus riches de la planète on été sévèrement impactées. Selon Bloomberg, les 400 personnes les plus riches du monde ont perdu un total de 127,4 milliards de dollars ce vendredi 24 juin 2016...

USA

Le « plan B » américain se dévoile en Syrie : toujours plus de guerre

Le ton monte entre Russes et Américains qui s'accusent mutuellement de non respect des clauses du cessez-le-feu instauré par eux en Syrie mais régulièrement violé sur le terrain. Pour Washington, ce sont les forces gouvernementales syriennes qui avec l'appui aérien russe violent le cessez-le-feu, alors que Moscou en rend responsable l'organisation terroriste le Front El Nosra mais aussi la prétendue opposition modérée qui quoique partie prenante à la trêve conclue partage avec elle ses positions sur le terrain.

Les Américains qui sont parfaitement au courant de la connivence qu'entretiennent les groupes armés qu'ils soutiennent avec le Front El Nosra non inclus dans les accords de cessez-le-feu, ne leur ont aucunement intimé de se démarquer de cette organisation qui s'attaque aux positions des forces du régime, ce qu'elles ne peuvent subir sans réagir. Mieux encore, ils ont prétexté de ce partage des positions entre rébellion « modérée » et El Nosra pour demander le plus officiellement aux Russes de ne pas procéder au bombardement des positions de celle-ci. Une demande qui démontre que Washington qui admet la nature terroriste de cette organisation ne la considère pas moins comme un allié pour la réalisation de l'objectif américain en Syrie qui est la chute du régime.

De la part des Américains, le cessez-le-feu négocié avec les Russes n'est à respecter scrupuleusement que par les forces du régime, même quand profitant de la couverture que lui offre l'imbrication de ses forces avec celle de la rébellion « modérée » c'est El Nosra qui est à la pointe des offensives et attaques contre elles.

Eye 1

Faudra-t-il bientôt fournir ses identifiants web pour se rendre au USA ?

Les autorités américaines prévoient de demander aux touristes et autres voyageurs leurs identifiants utilisés sur les réseaux sociaux, pour faciliter le travail d'enquête des services d'immigration et de renseignement.

Tout voyageur qui se rend aux États-Unis doit remplir un formulaire ESTA un peu particulier, qui demande par exemple si vous avez déjà été arrêté en possession de drogues, si vous avez une maladie mentale, si vous prévoyez de vous engager dans des activités de terrorisme ou d'espionnage, ou encore si vous avez déjà voyagé en Iraq, en Syrie, en Iran, au Soudan, en Somalie, ou au Yemen depuis mars 2011. Le formulaire doit aider les services de renseignement à savoir qui surveiller de plus près, qui rejeter à l'entrée, et peut servir de base légale pour renvoyer un étranger qui aurait menti.

Propaganda

Brexitinérance de la propagande : un grand merci aux merdias français


Comment: Un grand merci à toute la clique merdiatique française et européenne qui nous confirme de façon indiscutable que la réalité lui pose un véritable problème. Manipulation, mensonge, mauvaise foi, déni : voilà de quoi est faite la croix de l'information brandie par ceux que l'on appelle « journaliste », « reporter », « chroniqueur », « éditorialiste », « correspondant ». Qui déversent, dans les journaux et à la télévision, suite au résultat du référendum, une propagande ahurissante de flagrance, émanation d'une vision pathologiquement déformée du réel, où l'on va jusqu'à dénier aux autres leur aptitude à prendre des décisions.

Remercions donc encore une fois la caste médiatique et sa machinerie de la communication pour ce qu'elles sont : un film en négatif de la réalité, témoin parfait d'une époque malsaine sachant mettre à l'épreuve le bon-sens le plus commun, l'intelligence la plus élémentaire ; s'évertuant à pervertir notre appréciation des évènements pour faire du mensonge la vérité.


© Sipa
La presse française est quasi-unanime pour dénoncer le vote du Brexit
Manifestement sonnée par l'onde de choc du Brexit, la presse française quasi-unanime n'a pratiquement donné la parole depuis vendredi qu'à des experts en catastrophisme, à des Britanniques désespérés ou à des pro-Brexit rongés par le remord. Quitte à snober le choix d'un peuple...

Plus de 72% des électeurs britanniques se sont prononcés le 23 juin. Une mobilisation massive qui a conduit 51,9% d'entre eux, soit 17,2 millions, à voter "Leave" : le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne. Mais de notre côté de la Manche, le succès de cette consultation populaire a été éclipsé par un traitement médiatique des plus originaux qui, tout au long du week-end, a déroulé ce raisonnement : au lendemain du scrutin, les Britanniques se sont levé avec un sacrée gueule de bois car ils avaient voté sans réfléchir, donc ils regrettent et il faudrait qu'ils puissent revoter. Démonstration en quatre étapes.

Document

La France et l'Allemagne ont préparé un projet pour un « super Etat européen »

Après la victoire du Brexit, les ministres des Affaires étrangères français et allemand ont développé un nouveau concept d'Union caractérisé par un degré d'intégration très élevé de ses membres, esquissant les contours de cette UE du futur.

Le document, baptisé Une Europe forte dans un monde d'insécurité a été publié le 27 juin sur le site internet du ministère allemand.

Le nouveau concept pour l'UE est né en réaction à la décision des Britanniques de sortir de l'UE, confortant le point de vue de la France et de l'Allemagne qui estime que davantage d'Europe est nécessaire.

Le document publié sur le site de la diplomatie allemande prévoit «agenda sécuritaire européen» face aux menaces «intérieures et extérieures». Avant tout, les deux ministères proposent de bâtir une «politique européenne d'Asile et de migrations» grâce à laquelle on verra «le premier système multinational de gardes-frontières et garde-côtes dans le monde» dirigée par une «Agence européenne de l'asile».