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sam., 29 avr. 2017
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Le message de Maria Zakharova sur l'attaque des USA sur la Syrie

Moscou estime que les frappes américaines sur une base en Syrie traduisent la lutte entre des clans et structures militaires, politiques et financiers des États-Unis qui ne parviennent pas à accepter les résultats de la présidentielle, dont les Américains auront honte.
© Inconnu
Maria Zakharova
« Je dirais que ce que nous voyons aujourd'hui, c'est le jeu de "trônes" américain. C'est une guerre entre les clans politiques et les structures militaro-financières et politico-financières qui refusent d'accepter les résultats de la présidentielle », a signalé Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, vendredi soir, en direct sur la chaîne de télévision NTV.

« Ce que nous avons vu aujourd'hui est vain, inepte et dangereux parce que les objectifs ne sont pas compréhensibles. Les États-Unis sont absolument dépourvus de toute stratégie à l'égard de la Syrie. La frappe est une mesure forcée résultant de cette lutte politique intérieure colossale », a-t-elle noté.

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War Whore

Syrie : le retour des faucons

Spectaculaire retournement diplomatique survenu la veille d'une réunion des grands à l'ONU ou après 6 ans de mise à l'index pour ne pas dire plus Bachar El Assad venait, par la voie américaine, d'être réintégré dans le concert harmonieux des nations. A l'aune d'un miraculeux gazage de sa population par son armée (une histoire qui nous en rappelle une précédente survenue en 2013, et à propos de laquelle, comme pour les armes de destruction massive de Saddam Hussein pas la queue d'une preuve ne fut depuis apportée par ses promoteurs), le revoilà réassigné à sa place de Grand Satan.
© Inconnu
Et Poutine, qui était devenu à force de victoires militaires et diplomatiques le vainqueur de fait de six années d'égarements occidentaux, reprend aussitôt son bon vieux rôle de Grand Satan à la puissance deux.

C'est le retour des faucons

La victoire de Trump n'aura été qu'un trompe l'œil, une parenthèse de quelques mois. Le matamore éructant vient enfin de recevoir sa fiche de poste et de comprendre le périmètre exact de son terrain de jeu. En quelques quarante-huit heures, après l'échec retentissant de ses premiers coups de
© inconnu
Nikky Haley
menton intérieur (que viva Obamacare !), éjection de son cerveau Steve Bannon et retournement à 360 degrés. Celui dont le départ ne constituait plus une priorité (mantra de la diplomatie US depuis 2011) est redevenu ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : le grand méchant loup d'un conte pour enfants.

On vit donc Nikky Haley, la chère ambassadrice des Etats Unis, venir la larme à l'œil exposer au Conseil de sécurité de l'ONU les photographies odieuses d'enfants gazés et fustiger les refus russe et chinois de se retourner contre le régime de Damas.
© Inconnu
Jeanne Shaheen
Quant à la sénatrice Jeanne Shaheen (les femmes dans la politique américaine seraient elles toutes des Lady Macbeth en puissance ?), parachevant l'histoire de Barbe Bleue d'une touche tout en finesse, elle put sans rire déclarer que RT (qu'une autre sénatrice vient de proposer contre la constitution de son pays d'interdire), ce fameux organe de propagande de Poutine ayant pignon sur la toile aux States, était l'équivalent de la presse d'Hitler.

Au pays de Mickey, ça passe comme une lettre à la poste. Dans les consulats américains que sont devenus la France et les autres grands pays européens tout autant. L'info étant livrée avec les croissants directement depuis Washington et un tout petit bureau dans la banlieue de Londres, on fait peu de cas de ce qui s'appelle une enquête. On lit les dépêches contre avalisées par Washington et la City, on juge, on sort sur le perron et on y va. Le gouverneur de France prononça donc avec la plus grande fermeté sa condamnation, qui fut reprise au mot près par le pantin polonais à la tête de l'UE, par la fondée de pouvoirs des Land teutons et par quelques autres.

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Chess

Trump a bombardé la Syrie « en raison des problèmes de politique interne » aux Etats-Unis

En violation du droit international, les USA ont bombardé une base militaire en Syrie sous prétexte de punir pour une attaque chimique dont ni Damas ni les combattants ne sont coupables. Washington avait besoin de franchir la ligne rouge pour renforcer la crédibilité de Trump aux yeux des Américains, selon le général libanais Hisham Jaber.

Et si Donald Trump avait entrepris de frapper la base aérienne syrienne de Shayrat uniquement pour stimuler sa côte de popularité auprès du peuple américain, qui n'hésite pas à critiquer le nouveau locataire de la Maison-Blanche, suppose Hisham Jaber, général libanais à la retraite, au micro de Sputnik.
« L'attaque contre une base aérienne en Syrie est une violation du droit international. Le Conseil de sécurité de l'Onu n'a pas autorisé la tenue d'actions militaires sur le territoire syrien. En outre, le Président Trump n'a pas demandé l'aval du Congrès américain. Je pense que M. Trump a entrepris cette démarche en raison des problèmes dans le pays. (...) M. Trump s'est servi de l'attaque chimique en Syrie comme prétexte pour bombarder et obtenir ainsi soutien du Congrès et des Américains », a déclaré Hisham Jaber.
Néanmoins, personne n'empêche les opposants du gouvernement d'Assad d'espérer que les frappes aériennes meurtrières de Washington « soient le début d'une guerre de grande envergure contre Damas aboutissant à l'invasion des troupes américaines en Syrie », note M. Jaber, qui ajoute toutefois: « Je ne pense pas que cela se produise, et je crois que les États-Unis ne bombarderont plus Damas. »

Bomb

« Que signifie cette mise en scène ? », Thierry Meyssan sur le bombardement étasunien en Syrie

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s'est passé ce matin en Syrie n'a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées.
© VoltairenetTV
Contrairement à ce que décrit le Pentagone, seuls 23 missiles de croisières et non pas 59 ont touché la base de Sha'irat, le 7 avril 2017 au matin. Celle-ci avait été évacuée de ses hommes et de son matériel à l'avance. Si la base est détruite, les dégâts sont relativement peu importants pour une attaque à 125 millions de dollars.
Ce matin, les États-Unis auraient tiré 59 missiles de croisières depuis la Méditerranée pour détruire la base militaire aérienne syrienne de Sha'irat. Il s'agirait d'une action unilatérale visant à sanctionner une attaque à l'arme chimique qu'ils attribuent à l'armée arabe syrienne.

Stupéfaite par l'ampleur de l'action états-unienne, la totalité des commentateurs conclut à un virage à 180° de l'administration Trump sur la question syrienne. La Maison-Blanche aurait enfin adopté la position de son opposition états-unienne et de ses alliés britanniques, français et allemands.

Vraiment ?


La réalité ne correspond pas à la communication

Des missiles de croisière états-uniens ont traversé sans encombre la zone contrôlée par la nouvelle arme russe permettant d'inhiber les communications et commandes de l'Otan. Selon le général Philip Breedlove, alors Suprême commandeur de l'Otan, cette arme a permis à la Russie de prendre l'avantage sur les États-Unis en matière de guerre conventionnelle. Elle aurait dû perturber les systèmes de guidage de ces missiles. Elle n'a pas fonctionné, soit que le Pentagone ait enfin trouvé une riposte technique, soit qu'elle ait été désactivée par la Russie.

Jet3

La guerre n'est pas finie : La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie

Selon un vice-président de la commission de la défense du parlement russe, la suspension du mémorandum avec les États-Unis sur la prévention d'incidents aériens en Syrie permettra à la Russie de réagir opportunément à des menaces américaines, à l'instar de leur frappe sur une base syrienne.

© SPUTNIK. DMITRIY VINOGRADOV
Aviateurs de l'armée russe
« Cette décision est absolument logique : à présent, beaucoup se posent la question de savoir pourquoi les missiles sol-air n'ont pas été utilisés. La réponse est que la Russie agissait dans le cadre du mémorandum. La sortie du de ce mémorandum permettra de réagir opportunément à différentes des menaces, concernant notamment nos aérodromes et nos unités se trouvant dans ce pays », a déclaré à Sputnik Louri Chvytkine, vice-président de la commission de la défense de la Douma (chambre basse du parlement russe).

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Snakes in Suits

Documentaire : « Mon chef, ce psychopathe »

© Inconnu


Commentaire: Pr P. Veraeghe, en parlant des cadres et autres dirigeants d'entreprise :
« Ces individus ne sont que les symptômes d'un système, alors, ils feront toujours la même chose, quels qu'ils soient. C'est l'ensemble du système qui est fou (...) »
On pourra préciser que « l'ensemble du système » auquel il est fait allusion a accru son efficacité au fil des siècles. En effet, à constater l'état catastrophique de notre monde actuel, impossible de croire que c'est de malchance que nous jouons. Que nos dirigeants sont justes incompétents ou quelque peu "bizarres", depuis les quelques décennies qui nous séparent du début du 20 ème siècle. Naturellement, donc, le système n'a qu'une « folie » efficiente à proposer. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment des individus nuisibles, portés par un système nuisible, pourraient-ils placer à des postes clés du pouvoir des personnes qui ne le seraient pas ?

On pourra garder en mémoire que ces leaders à la psychologie dérangée ont en quelque sorte besoin, malgré tout, d'être séparé du monde ordinaire pour pouvoir fonctionner sans être inquiété. Cette séparation est fournie par le système pyramidal sur lequel notre société est basée. Les technologies modernes, enfin, fournissent des moyens de contrôle toujours plus efficaces et augmentent la nocuité de cette caste psychopathique. Précisons aussi que l'imagerie hollywoodienne, sans être totalement fausse, aurait tendance à nous faire croire que les psychopathes sont tous des serial-killers assoiffés de sang qui finissent tôt ou tard leur vie en prison. Ceci est sans doute valable pour les plus particuliers et/ou les plus dysfonctionnels d'entre eux ; une grande partie de l'espèce est pourtant parfaitement intégrée dans les rouages du Système dans lequel nous vivons. Pour y voir un peu plus clair :

Biohazard

Voici la réalité sur « l'attaque aux armes chimiques » à Idlib : la Syrie a bombardé un entrepôt de munitions chimiques

Le ministre adjoint syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, Faisal Mekdad, a confirmé que le gouvernement syrien a fourni à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et au Conseil de sécurité des Nations Unies la documentation et les rapports nécessaires qui prouvent que les produits chimiques utilisés dans l'attaque de gaz d'hier contre Khan Sheikhoun dans la province d'Idlib, étaient en fait stockés et possédés par les groupes terroristes, opérant dans la région.
© Inconnu
Quelqu'un dit aux casques blancs que l'exposition au gaz Sarin se produit via le contact avec la peau.
Mekdad a déclaré que les rapports des médias, concernant les événements, ont été utilisés comme un outil de falsification et de distorsion des faits, soulignant que la Syrie a rempli toutes les obligations envers l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, et que ce dernier a déjà vérifié tout cela.

Il a également nié que l'armée syrienne soit en possession d'armes chimiques en déclarant : « L'armée n'a jamais utilisé de telles armes, même dans les batailles les plus intenses et critiques avec les groupes terroristes » tout en rappelant à Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU en Syrie, d'agir conformément à son rôle et d'aborder de manière neutre la situation.

Mekdad a également souligné que la Syrie condamne fermement les attaques contre Khan Sheikhoun, menées hier par des groupes terroristes armés et leurs partisans, qui ont opéré dans la région et ont demandé à la communauté internationale de tenir pour responsables ces groupes. Il a également exprimé ses inquiétudes quant au fait que la conférence de mercredi sur la question syrienne à Bruxelles pourrait être utilisée comme outil pour répandre des mensonges manifestes et des accusations contre la Syrie.

Whistle

Les États-Unis tirent des missiles Tomahawk sur une base aérienne en Syrie

Plus de 50 missiles ont été tirés depuis des destroyers de l'U.S. Navy dans l'est de la Méditerranée, touchant plusiers cibles sur la base aérienne de Shayrat. a frappe a été menée avec « 59 missiles », a précisé un responsable de la Maison Blanche, indiquant que les États-Unis avaient frappé la base aérienne qui, selon Washington, est « directement liée » aux évènements « horribles » de mardi.
© AFP 2017 US NAVY/Renso AMARIZ
Les USA attaquent la Syrie
L'opération a été achevée, selon un second responsable. Le président Donald Trump a affirmé que ces opérations étaient « dans l'intérêt vital de la sécurité nationale » des États-Unis. La télévision syrienne les a de son côté qualifiées d'« agression ».

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Alarm Clock

Attentat du métro de Saint-Pétersbourg, attaque chimique en Syrie : Trump s'est-il couché devant l'État profond ?


Ces derniers jours ont été très intéressants, en termes d'attentats terroristes géopolitiquement significatifs, et de duel entre « Trump et l'État profond » (l'un n'exclut pas l'autre, loin s'en faut)

D'abord nous avons eu l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg : un jeune Kirghize sans antécédents de violence a décidé de faire exploser un EEI (engin explosif improvisé) dans une voiture de métro, causant ainsi sa propre mort et celle de 14 civils innocents. La police russe aurait retrouvé l'ADN d'Akbarjon Djalilov, qui vivait en Russie depuis plusieurs années, dans la voiture où l'explosion s'est produite, ainsi que sur une deuxième bombe artisanale désamorcée retrouvée dans une autre station de métro. Bien sûr, cela ne veut pas dire que Jalilov a agi seul ou qu'il était le « cerveau » de ce massacre. Comme je l'ai suggéré à plusieurs occasions, quiconque est assez naïf ou manipulable pour accepter de déposer un sac-à-dos remis par un tiers dans un endroit précis, peut instantanément être transformé en « kamikaze » malgré lui.

Alors, qui peuvent bien être les complices de Jalilov ? D'après les médias occidentaux, quelque part en haut de la liste, ou trouve Poutine lui-même. Ça ne pose aucun problème à la BBC de théoriser que cet attentat était une « tentative de diversion, pour détourner l'attention du peuple de la mobilisation contre la corruption et de la volonté de certains de voir le président Poutine quitter le pouvoir ».


Clock

Syrie : Les informations ont précédées de quelques heures l'attaque chimique sur Idlib

Les premières informations sur l'attaque chimique du 4 avril ont commencé à affluer quelques heures avant la frappe réalisée par les Forces aériennes syriennes, selon le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem.

© Pinterest
Les premières informations faisant état d'une attaque chimique sont arrivées quelques heures avant que l'aviation syrienne ne réalise le 4 avril sa première frappe sur un entrepôt de munitions du groupe terroriste Front al-Nosra, a déclaré ce jeudi le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, lors d'une conférence de presse à Damas.
« L'annonce de ce qui s'est passé à Khan Cheikhoun [dans la province d'Idlib, ndlr] est arrivée à 6h00, alors que la première frappe des Forces aériennes syriennes sur un entrepôt de munitions du groupe terroriste Front al-Nosra, contenant des armes chimiques, a été effectuée à 11h30 », a expliqué le ministre.
La coalition nationale syrienne a fait état, mardi, de 80 morts et de 200 blessés dans une attaque chimique à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, imputant cette attaque aux forces gouvernementales syriennes. Le commandement de l'armée syrienne a rejeté les accusations et a reporté la responsabilité sur les djihadistes et leurs protecteurs.

Le ministère russe de la Défense a communiqué que l'aviation syrienne avait attaqué à Khan Cheikhoun un entrepôt de munitions des terroristes contenant des arsenaux d'armes chimiques destinés à des combattants en Irak. Une enquête sur l'incident a été ouverte par l'Onu et l'OIAC, mais aucune de ces deux organisations n'a publié de conclusions sur les coupables éventuels.