Bienvenue à Sott.net
mar., 22 août 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
Carte

Arrow Down

Golan : l'inévitable face-à-face Israël/Iran ?

Le journal russe Pravda revient dans l'un de ses récents articles sur la perspective de ce qu'il qualifie de « plus que probable confrontation Israël/Iran en Syrie » : « Israël et l'Iran, ces deux ennemis jurés, s'engagent désormais sur une voie qui les mène tout droit à la confrontation. Sans qu'il y ait aucun lien diplomatique de part et d'autre, les deux pays ne cessent d'échanger invectives et menaces et l'impression générale est qu'ils finiront par s'affronter : leurs intérêts divergents en Syrie ne sont en réalité qu'un prétexte.

© Inconnu
Certes l'Iran sait qu'Israël est en possession de bombes atomiques, ce qui ne rend pas faciles des frappes contre lui. Mais un événement s'est produit le 18 juin qui a prouvé à quel point les Iraniens sont sérieux quand ils se mettent à menacer : depuis la fin de la guerre Irak-Iran en 88, aucune frappe militaire iranienne hors des frontières nationales n'avait été recensée. Le dimanche 18 juin, l'Iran a donc effectué sa première attaque balistique extraterritoriale depuis 30 ans. 6 missiles balistiques de moyenne portée ont été tirés sur le sol syrien en réponse au double attentat sanglant commis par Daech quelque 11 jours plus tôt à Téhéran.

Info

« Tout le monde occidental arme les terroristes en Syrie »

Le Centre russe pour la réconciliation des belligérants en Syrie dispose de preuves irréfutables selon lesquelles les terroristes des groupes État islamique et Front al-Nosra, interdits en Russie, utilisent des armements occidentaux.
© www.trud.bg
Des armes qui viennent de la coalition
Le centre a notamment diffusé des photos d'éclats de munitions comportant des numéros de série. Les itinéraires d'acheminement des armes dans la zone du conflit sont en train d'être identifiés.

Footprints

Avec Macron, la Dictature en marche

© AP Photo/ Francois Mori
Sous prétexte de renforcer les mesures contre le terrorisme, le gouvernement Macron s'apprête à faire passer dans la loi les principales mesures d'exception de l'état d'urgence. En l'absence de tout contrôle judiciaire chaque préfet aura désormais le droit de perquisitionner ou d'assigner à résidence tout citoyen qui le dérange.

L'état d'urgence a été instauré par le gouvernement Valls le 14 novembre 2015 suite à l'attentat du Bataclan. Prolongé systématiquement depuis cette date, il permet en particulier au préfet, sans aucun contrôle du juge, de procéder à des perquisitions, d'assigner à résidence mais aussi de fermer des sites Internet, d'interdire des manifestations, de dissoudre des associations... Bref toute la panoplie de la parfaite petite dictature digne de la Corée du Nord.

Les médias tout puissants, relais officiels de la propagande d'Etat, nous ont longtemps expliqué qu'il s'agissait de mesures provisoires visant à lutter contre le terrorisme. Ah bon?

Prenons les assignations à résidence par exemple. Cette mesure permet aux préfets d'assigner à résidence toute personne: "dont son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre public". Et comment le préfet sait-il qu'une personne constitue une menace pour la sécurité et l'ordre public? Une boule de cristal? Bingo, presque. Généralement le préfet est informé par une note blanche des services de renseignements, notre Stasi bleu-blanc-rouge.
La note blanche ne possède pas d'en-tête, elle n'est pas datée, pas signée et ne comporte même pas de référence. Depuis le décret royal, on n'a pas trouvé mieux pour décider du sort d'un citoyen en le privant de toute liberté.
Alors vous vous dites, quel outil fantastique contre les candidats terroristes dont on soupçonne qu'ils pourraient un jour passer à l'acte mais dont on n'est pas sûr... Dans le doute aller hop, on les assigne tous.

SOTT Logo Media

Ère Macron, les symptômes d'une dictature

L'histoire nous dit ce qu'est une dictature, et l'histoire a tendance à se répéter...

© Vox Plebeia
Macron 1er

Crusader

Le monde dangereux des clichés occidentaux

L'humanité est un animal étrange, très avancé question technique, mais très arriéré, ignorant, borné, primitif, très proche du stade évolutif du protozoaire. Cette espèce est parfaite pour manipuler l'opinion publique à l'aide de doses de peur idoines et la répétition de mantras. Parmi ces derniers bourre-mou, la place d'honneur revient à l'expression singulièrement débile « Leader du monde libre ».

Cette semaine, SKY News - célèbre pour ses reportages : « Euh... comment défèquent-ils ? » et (s'étant faufilé auprès des soldats US le premier jour de l'invasion illégale de l'Irak) « Hé les gars ! Vous cherchez à venger le 11 septembre ? » - , a proposé la cerise sur le gâteau des mantras débiles. Parlant de la confusion lors de la visite de Trump au Royaume-Uni, des commentateurs ont déploré qu'il n'ait pu visiter la France en premier. Ceci dit, quel est le problème avec ça ?

Et je cite... « En tant que leader du monde libre, il devrait d'abord venir ici. » OK, ça a l'air puissant, mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Pour commencer, prétendre que l'élu des électeurs US est le « leader » des autres pays et de leur électorat, dénote d'une qualité d'aspirateur certaine, n'est-ce pas ? Comment peut-il être « leader » de quelque chose d'autre s'il a été élu pour gouverner les États-Unis d'Amérique et seulement les États-Unis d'Amérique ?

Qu'en est-il de cette ineptie de « monde libre » ?

Et c'est quoi cette absurdité de « monde libre » ? Cela signifie-t-il que certains pays sont libres et d'autres pas ? Je suppose que ceux qui rabâchent des mantras aussi idiots n'incluent pas la Russie dans le monde « libre », mais pourquoi pas ?

Vader

Kissinger : « L'idée de dominer le monde fait presque partie de l'ADN des Etats-Unis »

© AP Photo/Leonore Schick
L'ancien diplomate et politologue américain juge que les difficultés que Russes et Américains rencontrent actuellement dans leurs relations viennent de leurs différences historiques de la perception du monde.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rencontré l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, responsable américain à l'origine de la politique de détente vis-à-vis de l'URSS dans les années 1970. Les deux hommes ont échangé leurs points de vue concernant les perspectives des relations russo-américaines et certains des problèmes régionaux qui font l'actualité.
#WolfgangSchaüble, ministre des Finances allemand : c'est à l'#Europe de défendre l'«ordre mondial»
Plus d'infos ️ https://t.co/E4IajJPjDmpic.twitter.com/twt3P4PYWq

— RT France (@RTenfrancais) 21 juin 2017
« L'idée de dominer le monde fait presque partie de l'ADN de la politique étrangère américaine », a déclaré l'ancien diplomate en ouverture de son discours concernant l'état actuel des relations russo-américaines. Il a prétendu que l'autodétermination des deux pays au cours de ces deux derniers siècles étaient à la source des difficultés auxquelles ils font aujourd'hui face. Il a souligné que dans la hiérarchie mondiale, les Etats-Unis avaient tendance à ne pas toujours se poser comme un leader, mais comme le leader, tandis que la Russie prenait le rôle du défenseur et avocat d'un ordre mondial basé sur les principes de la religion, puis sur les principes marxistes.

Star of David

Israël frappe une position de l'armée en Syrie pour la cinquième fois en une semaine

Israël a frappé une position de l'armée syrienne après que deux projectiles en provenance du territoire syrien se sont abattus sur le plateau du Golan occupé par l'Etat hébreu. « Les forces israéliennes ont ciblé la batterie syrienne à l'origine des tirs», a déclaré l'armée israélienne le 2 juillet, sans préciser si sa réplique était terrestre ou aérienne.
© RTenfrançais
Israel frappe la Syrie
Un peu plus tôt le 1 juillet, l'armée israélienne avait mis en garde le régime de Damas après la chute de deux projectiles tirés de Syrie qui avaient atterri, apparemment de manière non intentionnelle, sur la partie du plateau du Golan occupée par Israël, sans faire de dégâts ni de victimes.

Commentaire:





Attention

« Les USA s'apprêteraient à une nouvelle provocation » à l'égard de la Syrie

© Sputnik. Mikhail Voskresenskiy
Dans un entretien accordé à Sputnik, Alexandre Goussev, directeur de l'Institut de planification stratégique, a exposé son point de vue sur le déploiement d'avions et de navires de guerre américains près de la base aérienne syrienne de Shayrat.

Le déploiement par les États-Unis d'avions et de navires non loin de la base syrienne de Shayrat pourrait signifier que les autorités américaines se préparent à commettre un nouvel acte de provocation, a fait savoir à Sputnik Alexandre Goussev, professeur et directeur de l'Institut de planification stratégique de Russie.
« Faites confiance, mais vérifiez ! Pourtant, à mon avis, il est nécessaire de bien suivre les informations relayées par CNN. Il y a maintenant une flotte conséquente de la marine américaine déployée dans la mer Méditerranée : le porte-avions USS George H.W.Bush, deux patrouilleurs, deux croiseurs, et leurs [missiles de croisière, ndlr] Tomahawk qui cibleraient la base aérienne de Shayrat », a indiqué l'interlocuteur de Sputnik.
Et de préciser que cette situation lui rappelle le 7 avril dernier, quand les États-Unis ont tiré 59 missiles contre la base aérienne de Shayrat, utilisée par l'aviation gouvernementale syrienne, en réponse à l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun du 4 avril attribuée au gouvernement syrien.

Cowboy Hat

Merci pour cette conversation, M. Poutine


Oliver Stone avec Vladimir Poutine. Capture d’écran de l’émission Conversations avec Vladimir Poutine
C'est un événement. Pendant quatre heures, les Français ont pu regarder sur France 3 les "Conversations avec M. Poutine" du cinéaste Oliver Stone. Comment ce documentaire de qualité, où la parole est longuement donnée au président de la Fédération de Russie, a-t-il pu passer entre les mailles du filet ? Comment a-t-il pu échapper à la vigilance de nos censeurs qui, au nom des droits de l'homme, nous infligent leur propagande en guise d'information ? Mystère, mais ne boudons pas notre plaisir.

Oliver Stone étant citoyen des USA, ces entretiens filmés entre juin 2015 et février 2017 portent pour l'essentiel sur les tensions géopolitiques entre Moscou et Washington. Lorsque le cinéaste lui demande, en février 2017, si l'élection d'un nouveau président américain est susceptible de changer quelque chose, Vladimir Poutine répond : "presque rien". C'est "la bureaucratie", explique-t-il, qui exerce le pouvoir à Washington, et cette bureaucratie est inamovible. En effet. A peine élu, Donald Trump est devenu l'otage de "l'Etat profond".

L'intérêt de ces entretiens est qu'ils mettent en perspective la pesanteur du "deep State", sa dimension structurelle. Les Russes ont le sens de l'histoire, et c'est pourquoi M. Poutine, pour comprendre le monde actuel, évoque l'usage de l'arme atomique contre Hiroshima et Nagasaki (août 1945). Privé de toute justification militaire, ce crime de masse a plongé l'humanité dans l'ère nucléaire. Pour Moscou, c'est le moment-clé de l'histoire contemporaine, celui qui fait tout basculer. En faisant peser la menace d'une destruction totale, Washington a pris une responsabilité gravissime.

La course aux armements n'est pas une invention moscovite. Dans les années 1980, une URSS fossilisée s'était laissé piéger par cette compétition mortifère, précipitant sa chute. Dans les années 2000, c'est encore Washington qui suspend les discussions sur les armes anti-missiles et s'empresse d'élargir l'OTAN jusqu'aux frontières de la Russie. Que dirait-on à Washington si la Russie nouait une alliance militaire avec le Mexique et le Canada ? Quand Oliver Stone évoque l'affaire - aujourd'hui oubliée - du destroyer US qui s'était dangereusement approché de la Crimée, M. Poutine demande ce que ce navire pouvait bien faire dans les parages. Mais la propagande a l'art d'inverser les rôles, et elle parla de provocation russe.

Stock Down

La thérapie de choc du Premier ministre Modi contre la population indienne

© Inconnu
C'est passé plutôt inaperçu ici mais, voici quelques mois, l'Inde a été confrontée à une thérapie de choc qui a provoqué bien des souffrances parmi la population indienne.

En 2014, l'Inde connaissait un véritable tremblement de terre politique. Au cours des dix années précédentes, le parti du Congrès national indien (le parti de Gandhi et Nehru, premier Premier ministre indien) avait dirigé le pays en compagnie de quelques autres partis du centre et du centre gauche. Il avait mené une politique néolibérale et fait prospérer la corruption. Mais il était alors apparu que ministres et lobbyistes avaient conclu des arrangements téléphoniques et que 24 milliards d'euros avaient été détournés lors de l'octroi des licences 2G aux entreprises de télécommunication. Partout, des gens étaient descendus dans la rue contre cette corruption.

Un séisme politique

Lors des élections de 2014, le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi tirait profit de la colère du peuple. Modi parvenait à reléguer l'extrémisme religieux de son parti à l'arrière-plan et à faire passer à l'avant-plan sa « lutte contre la corruption ». Il révélait que les grandes entreprises ne payaient pas une roupie d'impôt sur leurs milliards de bénéfices et qu'elles transféraient ces mêmes bénéfices vers des banques suisses. Il promettait au peuple de récupérer tout cet argent noir.

Le BJP obtenait bien vite une majorité au Parlement. Il formait un nouveau gouvernement, avec Modi comme Premier ministre. D'emblée, ce gouvernement faisait repasser au premier plan un nationalisme fortement teinté de religion. Ceux qui exprimaient des critiques contre les idées conservatrices hindoues ou se déclaraient athées se faisaient agresser, voire tuer par les milices du BJP. La répression des minorités linguistiques et religieuses devenait un point important de l'agenda du gouvernement. Désormais, on voyait très clairement ce que le parti voulait : se débarrasser du cœur de l'Inde, à savoir « l'unité dans la diversité ».