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mer., 13 déc. 2017
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La CPI prend l'eau de toutes parts

Outre les révélations de Mediapart, sur lesquelles l'IVERIS reviendra dans un prochain article, la Cour Pénale Internationale (CPI) continue de toucher le fond.

siège officiel de la Cour pénale internationale
© Martijn Beekman/ANP-AFP 2016
Siège officiel de la Cour pénale internationale crée par le Statut de Rome en 1998. Situé à La Haye, aux Pays-Bas, les procès peuvent néanmoins se dérouler en tous lieux.
En effet, le 11 octobre, Eric Bacard, fonctionnaire de la Cour depuis 2004, ancien expert en médecine légale auprès du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie (TPIY), était entendu comme témoin lors du procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Son audition était fort ennuyeuse en apparence, mais en apparence seulement. En réalité, elle a mis en lumière des faits essentiels à la manifestation de la vérité et a également permis de prendre la mesure de l'amateurisme de cette justice internationale en matière scientifique.

- Le fonctionnaire/témoin rédige un rapport d'expertise fondamental pour l'accusation en trois jours chrono et oublie de changer la date sur son ordinateur.

- L'expert en médecine légale ne vérifie pas s'il y a des scellés sur les sacs mortuaires, ni avant, ni après ses prélèvements ADN.

- L'expert ne peut pas procéder à l'exhumation du corps de Madame Bamba, l'une des femmes décédées ce jour-là, car la famille ne retrouve plus l'emplacement de la tombe dans le cimetière d'Abobo, la plaque identifiant la sépulture ayant mystérieusement disparu. Finalement, ce sont les autorités ivoiriennes qui procéderont à cette exhumation, mais l'expert est incapable de dire sur quelles bases ces autorités ont fini par identifier la tombe...

- Lors du contre interrogatoire très pertinent et très pointu du professeur Jacob, membre de l'équipe de défense de Laurent Gbagbo, Eric Bacard, emploie des conditionnels, ignore les réponses, ne se rappelle plus, « il lui semble » ...

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Sept idées fausses sur les médias

French medias
Les gardiens de nos médias CAC 40 ont une rhétorique bien rodée pour se garder de toute critique, et continuer à passer pour des héros des libertés publiques tout en œuvrant à verrouiller le système d'information français. Demi-vérités, mythes éculés ou mensonges éhontés, certains de leurs arguments s'avèrent hélas encore très efficaces auprès du public. Voici comment s'armer intellectuellement contre ces pseudo-évidences en sept leçons.

Les journalistes ont-ils trahi, au sens où Julien Benda pu parler en son temps d'une trahison des clercs ? On pourrait le penser, à voir avec quelle ardeur certains d'entre eux défendent les pouvoirs en place, mordent les mollets des quelques réfractaires, et se satisfont globalement d'un fonctionnement où leurs seuls interstices de liberté sont pourtant condamnés à demeurer sans vraie portée. L'idée de trahison est toutefois peu adaptée, la plupart des journalistes n'ayant pas une claire conscience de l'idéal professionnel qu'ils sacrifient en se faisant les défenseurs d'un système des médias devenu profondément vicieux dans son fonctionnement, et dangereux dans ses implications démocratiques.

La plupart n'agissent pas avec l'intention de nuire. Eux-mêmes sont en effet devenus, via l'instruction reçue dans les écoles de journalisme, ou la formation sur le tas dans les open spaces des rédactions contemporaines, le produit d'une vision javélisée de ce métier qui ne leur permet plus d'accéder au sens que celui-ci pouvait avoir, lorsque la grande presse d'opinion existait encore. Accompagnateurs enthousiastes de la ruine de leur profession, beaucoup de journalistes ont l'impression sincère de défendre un système actionnarial certes pas parfait, mais suffisamment bon, au sens où la psychanalyste Mélanie Klein, parlait de soins maternels suffisamment bons pour ne pas trop amocher un psychisme.

Lorsqu'ils interviennent dans l'espace public pour patrouiller en faveur de leurs actionnaires, qualifier de complotistes les détracteurs d'un système d'information gardienné dans sa quasi-totalité par les entreprises du CAC 40, et certifier la liberté d'expression dont ils jouissent, certains d'entre eux ont même réellement le sentiment de s'inscrire dans un glorieux combat historique en faveur de la vérité des faits. Si on les attaque, n'est-ce pas d'ailleurs le signe qu'ils gênent ? Si on les malmène dans les meetings, si on les insulte sur les réseaux, n'est-ce pas la preuve qu'ils ont mis leurs pas dans les traces des deux Albert, Londres et Camus ?

Chess

Le Pentagone laisse 1 000 daeshistes entrer en Syrie

General Sergey Rudskoy
© Vadim Grishankin / Sputnik
Le général Sergey Rudskoy.
Lors d'un point de presse, le 13 octobre 2017, le chef de l'état-major russe, le général Serguey Rudskoy, a indiqué que les bombardements de la Coalition états-unienne en Iraq se font rares. Ce faisant, un millier de combattants de Daesh ont pu librement quitter le pays pour la Syrie.

Ils y ont participé avec 2 000 autres combattants, à une offensive contre l'armée arabe syrienne, qui a été repoussée.

Chess

Syrie : l'armée reprend Mayadine, l'un des derniers fiefs de « Daech »

Syria
L'armée syrienne a « repris le contrôle » samedi de Mayadine, l'un des derniers bastions du groupe terroriste « Daech » dans l'est de la Syrie, a annoncé l'agence officielle syrienne SANA.

Appuyées par les frappes de l'aviation russe, les forces gouvernementales syriennes avaient réussi jeudi à entrer dans Mayadine, capturant quatre quartiers et acculant les terroristes contre le fleuve de l'Euphrate, qui jouxte la ville dans la province de Deir ez-Zor.

« Des unités des forces armées (...) ont repris le contrôle de la ville de Mayadine à Deir ez-Zo r », selon SANA, qui cite une source militaire.

« Un grand nombre de terroristes de Daech ont été tués », précise l'agence officielle.

« Nos unités pourchassent ceux qui restent de (Daech) et qui ont pris la fuite (...) tandis que d'autres unités retirent les mines et les explosifs enfouies par les terroristes dans les rues et les places de la ville », a indiqué un bandeau de la télévision étatique syrienne.

Les terroristes de « Daech », qui contrôlent largement la province de Deir Ez-Zor, sont sous le coup de l'offensive de l'armée syrienne et ses alliés pour les en déloger.

Pocket Knife

Le massacre de Las Vegas et le rasoir d'Ockham

mandalay bay

Deux fenêtres, deux tireurs
Avec 59 morts et plus de 500 blessés, le massacre perpétré dimanche dernier à Las Vegas est la « pire » tuerie de l'histoire des États-Unis, détrônant l'hécatombe du night-club gay d'Orlando, en juin 2016, qui détenait le record précédent. Juste au moment où les gens commençaient à faire remarquer que ça faisait longtemps qu'un carnage (de grande ampleur) n'avait pas eu lieu aux States.

Selon la version officielle, l'effroyable massacre du 1er octobre est l'œuvre d'un loup solitaire, un riche américain blanc retraité de 64 ans, Stephen C. Paddock, qui résidait à Mesquite, dans le Nevada, possédait de nombreuses autres propriétés à travers le pays, et visitait fréquemment « Sin City ». Sans mobile apparent, Paddock a acquis à lui seul un arsenal d'armes lourdes et des milliers de cartouches de munitions, avant de tirer sur un festival de musique country qui se déroulait en plein air au Village, dans le Las Vegas Strip, la partie sud de la ville, et tout cela depuis deux fenêtres brisées de la suite 135 du 32e étage de l'hôtel-casino Mandalay.

Malgré une revendication initiale par Daesh, relayée par la fumeuse agence de veille SITE fondée par l'israélo-américaine Rita Katz, selon laquelle Paddock aurait « vu la lumière » il y a quelques semaines, aurait tourné le dos aux plaisirs raffinés qu'offre La Vegas, et serait devenu un soldat du Califat, les enquêteurs ont par la suite souligné l'absence de liens crédibles entre Paddock et le terrorisme international. Malheureusement, personne n'aura l'occasion d'interroger Paddock sur ses motivations, ou sur d'éventuels complices, parce que lorsque les forces de police de Las Vegas ont enfoncé la porte de la suite 135 à 23h20, Paddock s'était déjà tiré une balle. Pourquoi se suicider après avoir installé un système de surveillance vidéo sophistiqué afin de détecter l'éventuelle présence de membres de la sécurité ? Cette question reste en suspens. Pourquoi se suicider après avoir fait transférer 100 000$ aux Philippines, où sa petite amie l'attendait ? Aujourd'hui, le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo a déclaré lors d'une conférence de presse que des éléments de preuve (qu'il n'était pas en mesure de divulguer) indiquent que Paddock avait planifié sa fuite.

Paddock avait un casier judiciaire vierge, n'avait jamais commis d'actes de violence, n'avait aucune expérience militaire, n'était pas un « excité de la gâchette », n'avait pas d'opinions religieuses ou politiques particulières, et n'était pas connu des services de police. Néanmoins, d'après les autorités, c'est lui qui a planifié et mené - par ses propres moyens - une opération nécessitant un entraînement et une expertise technique considérables, tirant quelques milliers de cartouches à partir de 23 « armes semi-automatiques modifiées », criblant de balles la foule qui se trouvait en-dessous de lui, et cela en l'espace de 11-12 minutes, devenant ainsi le tueur de masse le plus cinglé (et le plus discipliné) de toute l'histoire de l'Amérique.

Affaire classée ? Pour les autorités, c'est certain. Mais au sein de la population, nombreux sont ceux qui ne croient pas une minute à cette version - à juste titre.

Vader

La CIA, 70 ans de crime organisé

Une interview de Douglas Valentine par Lars Schall - Le 22 septembre 2017 - Source Counterpunch
cia drug plane

Un avion de la CIA s’écrase au Yucatan avec 3,7 tonnes de cocaïne à bord


Lars Schall : - Il y a 70 ans, le 18 septembre 1947, la Loi sur la sécurité nationale a créé la CIA. Douglas, vous dites que la CIA est « la branche du crime organisé du gouvernement étasunien ». Pourquoi donc ?

Douglas Valentine : - Tout ce que fait la CIA est illégal, c'est pourquoi le gouvernement lui fournit la protection du secret total. Alors que les gardiens du mythe que sont les médias présentent les États-Unis comme un bastion de paix et de démocratie, les agents de la CIA gèrent des organisations criminelles dans le monde entier. Par exemple, la CIA a engagé l'un des principaux trafiquants étasuniens, dans les années 1950 et 1960, dont le nom est Santo Trafficante, pour assassiner Fidel Castro. En échange, la CIA a permis à Trafficante d'importer des tonnes de stupéfiants aux États-Unis. La CIA créé des entreprises d'armement, de fret et de financement pour aider les organisations criminelles qui trafiquent la drogue à faire le sale boulot. L'argent de la mafia se mélange à l'argent de la CIA dans des banques offshore, au point que les deux deviennent indiscernables.

Mais le trafic de drogue n'est qu'un exemple.

- Qu'est-ce qui est le plus important à comprendre au sujet de la CIA ?

- L'histoire de cette organisation qui, si elle est suffisamment étudiée, révèle comment la CIA réussit à garder le secret. C'est la contradiction essentielle, au cœur des problèmes des États-Unis : si nous étions une démocratie et si nous jouissions vraiment de la liberté d'expression, nous pourrions étudier et parler ouvertement de la CIA. Nous serions alors mis face au racisme et au sadisme institutionnalisé de cette institution. Mais nous ne le pouvons pas, et donc notre histoire reste inconnue, ce qui signifie que nous ne savons pas qui nous sommes, en tant qu'individus ou en tant que nation. Nous nous imaginons être des choses que nous ne sommes pas. Nos dirigeants connaissent des morceaux de la vérité, mais ils cessent d'être des dirigeants une fois qu'ils commencent à parler des choses vraiment diaboliques que fait la CIA.

Black Cat

Les États-Unis annoncent officiellement leur retrait de l'Unesco

La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a affirmé regretter profondément la décision des États-Unis, qui ont annoncé qu'ils se retireraient de l'organisation au 31 décembre. Ils l'accusent de préjugés « anti-israéliens ».
unesco
© Inconnu
Les États-Unis ont annoncé le 12 octobre leur retrait de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Leur sortie effective de l'institution créée en 1945 prendra effet le 31 décembre.

Commentaire: Quand on n'a pas de morale ni de sens critique ni de bon sens, quand on permet que la Palestine soit un immense camp de concentration, quand on appuie des terroristes qui détruisent vie et histoire... il est bien de laisser tomber un organisme qui essaie de lutter contre l'injustice et qui dénonce les abus. Les masques tombent et nous permettent de voir à l'air libre le vrai visage des choses.

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War Whore

Damas étale les armes occidentales prises aux terroristes

Les combattants de «Daech» et du «Front al-Nosra» ont reçu des roquettes, des mitrailleuses, des armes antiaériennes et même des chars en échange du pétrole volé en Syrie et en Irak, affirme le ministère syrien de la Défense.

Le ministère syrien de la Défense a publié une vidéo dans laquelle sont présentées les armes prises aux membres de diverses organisations terroristes opérant dans le pays, dont «Daech» et le «Front al-Nosra».

guns
Dans le rapport qui accompagne ce document, il est précisé que la plupart de ces armes ont été fabriquées aux États-Unis ou dans des pays alliés, relate l'agence officielle syrienne SANA.

ammunitions
Selon le ministère, les armes en question ont été livrées aux terroristes par divers canaux et sociétés installées en Europe de l'Est et ayant des liens avec les services de reconnaissance américains et otaniens.

Bell

La crise du gouvernement Trump s'aggrave en parallèle de la marche vers la guerre contre la Corée du Nord

Les divisions à peine dissimulées au sein du gouvernement Trump sur la politique étrangère ont encore été affichées mercredi. Le secrétaire d'État Rex Tillerson a été obligé de répondre à une information d'une source sûre de NBC qu'il a appelé Trump « un abruti » lors d'une réunion au Pentagone de hauts responsables de Trump en juillet et était sur le point de démissionner.

Trump
© Jonathan Ernst / Reuters
Dans des commentaires prudents aux médias, Tillerson a nié qu'il envisageait sa démission et a rejeté la suggestion que le vice-président Mike Pence et d'autres responsables l'ont persuadé de ne pas le faire. Il a balayé, mais n'a pas nié, le fait d'avoir traité Trump d'abruti lors de la réunion du Pentagone, et a poursuivi en louant le président et sa politique étrangère.

Nonobstant les efforts concertés de Tillerson, Trump et divers porte-parole du gouvernement de minimiser toute fracture, le secrétaire d'État a été en désaccord public avec le président, le plus sévèrement au sujet de la poussée intensifiée vers la guerre contre la Corée du Nord.

Dans une réprimande extraordinaire à Tillerson le week-end dernier, Trump a déclaré que le secrétaire d'État « perdait son temps » en disant aux journalistes qu'il étudiait la possibilité de pourparlers avec la Corée du Nord pour désamorcer le dangereux affrontement sur la péninsule coréenne. La répudiation pure et simple par Trump des négociations avec Pyongyang n'était pas seulement une claque dans la figure de Tillerson, mais aussi dans celle des dirigeants chinois, avec lesquels Tillerson venait de s'en entretenir.

Cult

Un éminent Néoconservateur appelle les Etats-Unis à renverser Poutine

Le président néoconservateur de la National Endowment for Democracy [NED - Fondation Nationale pour la Démocratie], financée par les contribuables américains, a appelé le gouvernement US à « trouver le courage » pour organiser le renversement du président russe Vladimir Poutine, en affirmant que le meurtre d'une journaliste russe, dix ans après, devrait en être l'inspiration.

Carl Gershman

Carl Gershman, président néoconservateur de la National Endowment for Democracy
Carl Gershman, qui dirige la NED depuis sa fondation en 1983, n'avance aucune preuve de la responsabilité de Poutine pour la mort d'Anna Politkovskaïa, mais utilise une colonne complète dans le Washington Post de vendredi pour créer cette impression, qualifiant sa mort de « fenêtre sur Vladimir Poutine, l'autocrate du Kremlin que les Américains regardent pour la première fois ».

Gershman termine son article en écrivant : « Politkovskaya a reconnu le danger [en Poutine], mais elle et d'autres libéraux en Russie n'étaient pas assez forts pour l'arrêter. Les États-Unis ont le pouvoir de contrer et écarter ce danger. La question est de savoir si nous sommes capables de trouver le courage pour le faire. Se souvenir de Politkovskaïa peut nous aider à relever ce défi. »

Le fait que Gershman demande aussi directement l'éviction du président russe, qui est clairement populaire, prouve une fois de plus que la NED est un véhicule piloté par les néoconservateurs qui cherche à créer les conditions politiques d'un « changement de régime », même si cela signifie destituer les dirigeants élus par les citoyens d'un pays.