Traduit de l'anglais par Résistance 71

Bilderberg Group
© Inconnu

Alfonso Luigi Marra accuse l'organisation secrète d'avoir comploté pour sélectionner Mario Monti comme premier ministre.

L'avocat italien Alfonso Luigi Marra a demandé au procureur de Rome d'enquêter sur le groupe secret Bilderberg pour activité criminelle, questionnant le fait de savoir si la réunion de 2011 en Suisse de cette organisation élitiste a mené à la sélection de Mario Monti comme premier ministre de l'Italie.

Le groupe Bilderberg est une réunion annuelle d'environ cent-vingt personnes les plus influentes au monde, provenant des milieux de la politique, des affaires, de la banque, des universités, des médias et même des familes royales. Les rapports de presse minimisent de manière routinière la signifiance réelle de cette réunion, malgré le fait qu'elle a prouvé à maintes reprises son statut de créatrice politique et qu'elle n'est pas une « simple réunion de babillages », comme certains ont caractérisé les activités du groupe Bilderberg.

La demande de Marra au procureur de la république de Rome pour qu'il fasse enquêter sur le groupe (version italienne ICI), identifie l'organisation comme étant « un gouvernement mondial secret cherchant à déstabiliser les démocraties au moyen du carnage » et qui a comptée sur une « collusion institutionnelle » pour conserver son agenda secret.

Marra cite l'article 18 de la Constitution italienne, qui bannit explicitement toute société secrète de s'engager dans des activités politiques.

Etiquetant le groupe comme « une confrérie unique et illégale » d'élististes qui se considèrent être « au-dessus des lois », Marra montre du doigt le groupe Bilderberg pour être à l'origine de guerres, d'effondrements économiques, d'armer des dictateurs, toutes activités qui "constituent une violation ouverte et évidente, c'est le moins qu'on puisse dire, d'articles du code criminel".

Marra demande expressément au procureur d'enquêter sur le Bilderberg pour s'être engagé dans des activités illégales « avec une référence particulière à la légalité de la conduite de Mario Monti en tant que membre du groupe Bilderberg ». Et « une évaluation sur le fait de savoir s'il y a des connexions entre certains politiciens qui étaient à la réunion de St Moritz en 2011 et sa nommination comme président du conseil ».

Mario Monti, un ancien conseiller international pour la banque Goldman Sachs, président pour l'Europe de la commission trilatérale fondée par David Rockefeller et également membre du groupe Bilderberg, a assumé les fonctions de premier ministre de l'Italie après la démission de Silvio Berlusconi en Novembre 2011.

Le cabinet de Monti était entièrement constitué de bureaucrates non-élus, faisant monter les accusations que Monti n'était que le dernier d'une liste de technocrates anciens employés de Goldman Sachs à être sélectionné de manière non-démocratique afin de contrôler les économie européennes.

Monti a participé au meeting Bilderberg de 2011 à St Moritz en Suisse durant lequel il est suggéré qu'un accord a été atteint pour le faire nommer à la succession de Berlusconi. La réunion ayant eu lieu en Juin, cinq mois avant que Monti n'ait été nommé premier ministre, si des preuves de cela étaient découvertes par le procureur, ceci indiquerait clairement qu'il y a eu collusion pour sécuriser la position de Monti.

Il y a bien d'autres exemples du comment le Bilderberg a influencé des évènements mondiaux majeurs par avance, sélectionnant des présidents et des premiers ministres de manière régulière dans un mépris total du processus démocratique.

En 2009, le président du groupe Bilderberg Etienne Davignon s'était même vanté du fait que la monnaie unique européenne l'Euro, était née du cerveau du Bilderberg. L'ancien premier ministre belge Herman Van Rompuy a été sélectionné pour son rôle de président de l'Union Européenne quelques jours après sa participation à un dîner réunion du groupe Bilderberg en Novembre 2009.

En 2010, l'ancien secrétaire général de l'OTAN et membre du groupe Bilderberg, Willy Claes, a admis que les participants aux réunions Bilderberg sont requis de faire appliquer les décisions qui sont formulées durant la conférence annuelle de ces personnalités puissantes. Dans ce cas, ceci violerait les lois dans bon nombre de pays, lois qui interdisent à des politiciens d'être influencés par des agents étrangers au cours de réunion secrète (NdT: la loi Logan - Logan Act - aux Etats-Unis par exemple est explicite à ce sujet et pourtant combien d'hommes et de femmes politiques ont-ils assisté à ces réunions sans avoir jamais été inquiétés ?...)

Pendant la réunion de 2011 à St Moritz, Dominique Baettig, un membre important d'un des plus grands partis politiques suisse, a essayé de confronter d'autres politiciens suisses participant à la reunion secrète et avait demandé une enquête parlementaire sur les activités de ce groupe.