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Meilleur du Web: Amérique Latine et propagande médiatique

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Depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez au Venezuela en 1999, une nouvelle ère s'est ouverte en Amérique Latine. L'élection de président progressistes et révolutionnaires en Bolivie, en Équateur ou en Argentine ont redonné espoir à des millions de personnes que les années de néolibéralisme effrénés avaient condamnés à la pauvreté et aux injustices. Dans un contexte de révolutions sociales et de reconquête des souverainetés, certains pays en revanche persistent sur le chemin du pillage de leurs ressources naturelles, la libéralisation croissante de leur économie ainsi que sur le durcissement de la répression policière et militaire. C'est le cas du Mexique, du Pérou ou encore du Paraguay. Deux politiques, deux visions de l'économie se font donc face. Dans cette opposition idéologique et politique, les médias occidentaux semblent avoir choisi leur camp...

Les médias dominants sont devenus dans nos sociétés dites « démocratiques » de redoutables agents de propagande et de manipulations. En France, comme dans la majorité des pays occidentaux, la plupart des grands médias sont aux mains de puissants groupes industriels et financiers. Le quotidien Le Figaro à l'entreprise d'armement Dassault, la chaîne TF1 à la multinationale Bouygues ou encore la station de radio Europe 1 au groupe Lagardère. Loin d'être « indépendant » ou « objectif », comme ils adorent s'autoproclamer, un de leur rôle consiste à faire accepter aux citoyens les politiques antisociales et austéritaires qui leur sont imposées. Du matin au soir, les téléspectateurs, les lecteurs et les auditeurs ont droit à leur leçon de catéchisme libérale. Pour ces VRP du système, seul la libéralisation et la financiarisation de l'économie apporteront croissance et emploi. La situation catastrophique dans laquelle se trouve l'Europe après avoir adopté les mesures dictées par les institutions financières internationales et la commission européenne n'entame apparemment en rien la détermination des éditocrates, spécialistes et autres économistes « réalistes » dans leur croisade contre les derniers acquis de l'État social.

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Meilleur du Web: John Pilger : les médias, armes de guerre

Traduction : Nicolas Casaux

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Pourquoi tant de journalistes ont-ils succombé à la propagande ? Pourquoi la censure et les distorsions sont-elles des pratiques courantes ? Pourquoi la BBC se fait-elle la voix d'un pouvoir rapace ? Pourquoi le New York Times et le Washington Post trompent-ils leurs lecteurs ? Pourquoi n'enseigne-t-on pas aux jeunes journalistes à analyser l'agenda médiatique et à contester les hautes prétentions et les basses intentions de cette fausse objectivité ? Et pourquoi ne leur enseigne-t-on pas que l'essence de ce qu'on appelle les médias mainstream (dominants) n'est pas l'information, mais le pouvoir ?

Ces questions sont urgentes. Le monde fait face à un risque majeur de guerre, peut-être nucléaire - avec des USA déterminés à isoler et à provoquer la Russie et finalement, la Chine. Cette vérité se voit inversée et travestie par les journalistes, dont ceux-là même qui firent la promotion des mensonges qui menèrent au bain de sang irakien de 2003. Les temps dans lesquels nous vivons sont si dangereux, et l'opinion publique le perçoit de manière si distordue que la propagande n'est plus, comme Edward Bernays l'appelait, « un gouvernement invisible ». C'est le gouvernement. Elle règne directement sans craindre la contradiction et son principal objectif c'est de nous conquérir : notre vision du monde, notre capacité à séparer la vérité des mensonges.

Die

Meilleur du Web: South Stream : le coup de génie géopolitique de Poutine causera une énorme onde de choc dans toute l'Eurasie

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La carte 2009 des gazoducs en service et prévus
L'Union européenne aurait donc infligé une défaite à Poutine en le forçant à abandonner le projet de gazoduc South Stream. C'est du moins ce qu'entonnent les médias institutionnels occidentaux. Quelle absurdité ! La réalité sur le terrain va dans un tout autre sens.

En abandonnant le gazoduc South Stream au profit d'un Turk Stream, la toute dernière manœuvre spectaculaire dans la saga du Pipelinistan [1] ne manquera pas de causer une énorme onde de choc géopolitique dans toute l'Eurasie, et ce, pour un bon moment. C'est le nouveau grand jeu eurasiatique à son meilleur.

Résumons. Il y a quelques années, la Russie a conçu deux projets de gazoduc : le Nord Stream (aujourd'hui pleinement opérationnel) et le South Stream (toujours à l'état de projet), afin de contourner l'Ukraine, qui est peu fiable comme pays de transit. Voilà maintenant que la Russie propose un nouvel accord avantageux avec la Turquie, qui lui permet d'ignorer la position de la Commission européenne, qui n'est pas constructive (dixit Poutine).

Une récapitulation s'impose pour comprendre le jeu en cours. Il y a cinq ans, j'ai suivi de très près l'opéra absolu [2] du Pipelinistan qu'était la guerre des gazoducs rivaux South Stream et Nabucco. Nabucco avait fini par être écarté. Le South Stream pourrait éventuellement ressusciter, mais seulement si la Commission européenne retrouve ses sens (ne parions pas là-dessus).

Hourglass

Meilleur du Web: Poutine le sage ?

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Dans un article relevé par dedefensa, (publié en entier, ici) James Petras exprime ses appréhensions concernant la situation russe en général en proposant une lecture des événements qui se sont succédé depuis l'effondrement de l'Union soviétique. Ses propos s'articulent sur une vision causale dans laquelle le rôle des oligarques russes est négatif, tandis que Poutine est présenté comme un redresseur de la situation interne, prenant toujours tardivement conscience des intentions destructives de l'Occident. Pour finir, il invite le président russe à développer une politique activement "anti-impérialiste" seule en mesure, à ses yeux, de favoriser le salut de la Russie.

Ces propos rejoignent pour l'essentiel les diverses interventions de Paul Craig Robert exhortant Poutine à passer fermement à l'action parce que, dit-il en substance, l'Occident n'arrêtera pas son offensive destructrice si les pulsions guerrières qui l'animent ne rencontrent pas une riposte vigoureuse et décisive.

Beaucoup d'analystes déplorent par ailleurs la "prudence" de Poutine et l'on sait que la question ukrainienne suscite des positions ultranationalistes dans les milieux militaires russes qui combattent pour le Sud-Est de l'Ukraine et pour la défense de l'identité des russophones.

Robot

Meilleur du Web: Stephen Hawking, l'intelligence artificielle et la fin de l'espèce humaine

Traduction partielle : SOTT

Terminator
© Warner Bros. Pictures
Le britannique Stephen Hawking, professeur, physicien théoricien et cosmologiste, est universellement connu, et aussi bien dans le champ de la science pure que dans celui de la communication, à cause de ses travaux et des conditions extraordinaires de son état de santé où il effectue ses travaux.

L'article du Wikipédia qui lui est consacré indique sur ce dernier point que « Hawking souffre d'une dystrophie neuromusculaire qui est attribuée à une sclérose latérale amyotrophique (SLA) ; sa maladie a progressé au fil des ans et l'a laissé presque complètement paralysé».

Nous parlons par conséquent d'un très grand savant qui présente des caractéristiques extraordinaires dans sa vie personnelle, suffisamment pour en faire également un personnage hors du commun pour l'« image » que véhicule la communication, qui lui donne une notoriété supplémentaire considérable hors du champ de la science pure. La conséquence est que ce trait fondamental de sa vie personnelle en fait, en plus de ce qu'il est dans sa fonction réelle, un personnage intensément médiatique à l'image des « people » dont la communication est si friande, dans notre société où le système de la communication véhiculant le sensationnalisme s'empare de tous les sujets pour les faire intervenir puissamment dans la perception que nous avons de la gloire factice ou de la destinée catastrophique du Système.

Magnify

Meilleur du Web: L'homme : un microbe sur un grain de sable

e-penser nous explique le Champ Profond de Hubble et ses exploits. Et nous serions seul dans l'univers ?

e-penser

Megaphone

Meilleur du Web: Une déclaration de première importance de Sergeï Lavrov

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Enfin, le ministère russe des Affaires étrangères a trouvé le temps, l'énergie et le personnel pour traduire cette déclaration des plus importantes. Ils l'ont même publiée. Et si l'un d'entre vous détecte une certaine irritation de ma part, vous avez raison : je suis frustré par la façon dont les Russes se montrent incompétents pour tout ce qui concerne l'information du public.

J'ai mis en caractères gras ce que je considère être les passages les plus importants de la déclaration de Lavrov ce jour-là. Je voudrais juste ajouter ce qui suit :

1) Lavrov est considéré comme très « modéré » et son langage a toujours été strictement diplomatique. Alors, quand vous lisez Lavrov, imaginez seulement ce que pensent les gens des autres ministères russes.

2) Lavrov ne fait pas mystère de son point de vue concernant les Etats-Unis et leurs plans pour l'avenir de notre planète. Quand vous lisez ses mots, essayez d'imaginer ce que peut ressentir et penser un « néoconservateur » états-unien et vous comprendrez immédiatement pourquoi les élites américaines éprouvent à la fois de la haine et de la crainte à l'égard de la Russie.

3) Enfin Lavrov admet ouvertement que la Russie et la Chine ont conclu une alliance stratégique à long terme (prouvant à tous les dénégateurs qui prédisaient que la Chine poignarderait la Russie dans le dos qu'ils avaient tort). Cela seul est, je dirais, le développement stratégique le plus important de la dernière décennie.

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Meilleur du Web: France : quartiers populaires, mépris de « classe » et humiliation de « race »

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Le mi-mandat de François Hollande a été l'occasion d'une émission télévisée avec le président de la République soigneusement préparée et tout aussi attentivement scrutée par les « experts » et « chroniqueurs » divers en charge d'éclairer « l'opinion ». Les quartiers populaires et leurs habitants ont été les grands absents, tant dans l'émission télévisée elle-même que dans les commentaires de nos chroniqueurs compétents. Pourtant, lors des dernières présidentielles de 2012, les quartiers populaires sont au cœur de la campagne socialiste. « Avec François Hollande, nous avons fait un choix qui n'était pas évident : celui de ne pas vouloir annoncer un "plan gadget" de plus, mais plutôt d'aborder de manière transversale la priorité donnée aux quartiers populaires (1) » déclare par exemple au Monde, Razzy Hammadi, le chargé de la politique de la ville auprès de François Hollande. Pourtant les quartiers populaires connaissent une véritable descente aux enfers depuis plusieurs décennies que les choix économiques de François Hollande confortent et accélèrent. Regardons nos quartiers populaires.

Paupérisation, précarisation, discrimination

Avec sensationnalisme les médias lourds reviennent régulièrement sur les quartiers populaires pour en souligner les « dangers » : réserves de « djihadistes », espaces soi-disant de « non-droit », violences endémiques, lieux de deals incontrôlables et incontrôlés, etc. Ces images chocs sont décontextualisées. Les contextes historiques et économiques sont éludés avec un double résultat : une réduction des quartiers populaires à la négativité avec l'occultation des résistances et des initiatives populaires pour résister à la dégradation de leurs environnements ; une imputation des responsabilités de la situation aux habitants, aux jeunes, aux parents, etc. Pour ne citer qu'un exemple, citons celui du reportage d'Envoyé spécial consacré au quartier de la Villeneuve à Grenoble, intitulé « La Villeneuve : le rêve brisé ». Véritable caricature imbibée de mépris de classe, ce reportage a suscité la réaction suivante d'habitants du quartier :

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Meilleur du Web: Russie : la tactique du poing fermé

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Sans doute dira-t-on que Brisbane est passé par là et que la "guerre" (de communication) ne connaît désormais plus aucune restriction. Ce sont les Russes qui attaquent tous azimuts tandis que le bloc BAO, ayant accompli son bizutage de Brisbane considéré par lui-même comme une grandiose manœuvre stratégique de type napoléonien (mais démocratique, certes), reste plutôt impavide sur le fait en l'absence de toute nouvelle idée brillante du genre, et préférant par ailleurs commettre des actes sidérant d'inconséquence et d'irresponsabilité (voir plus loin, du côté d'un vote à l'ONU). Cette intensification de l'offensive russe et de la "guerre" qui en est le cadre signifierait que MK Bhadrakumar n'avait pas tort (voir le 18 novembre 2014) : "Que va-t-il se passer si la Russie abandonne sa position d'autorestriction et passe d'une non-coopération passive à une opposition active à la politique US ? Jusqu'ici, il n'en a rien été pour diverses raisons. Le G20 de Brisbane est-il ce moment décisif, finalement, pour la direction russe qui se pliait aux exigences de l'Ouest ?"

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Meilleur du Web: L'art d'avoir toujours raison - se prémunir des stratagèmes de dialectique éristique

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© Inconnu
L'art d'avoir toujours raison est un célèbre ouvrage écrit par Arthur Schopenhauer vers 1830. Dans ses lignes il nous présente les stratagèmes de dialectiques et de sophismes utilisés lors de débats entre des individus ayant des points de vues divergents. Aujourd'hui ces techniques sont beaucoup utilisées, et assez difficiles à déceler par des néophytes. Il devient donc nécessaire de les connaitre pour pouvoir les parer, ou simplement ne pas se laisser berner. En effet, elles sont utilisées autant par les journalistes que les hommes politiques et spécialistes en tout genre. Les connaitre permet donc une meilleure analyse de leur discours.

I - Base de toute dialectique

Tout d'abord, l'essentiel de toute controverse est le fait qu'une thèse soit posée par l'adversaire (ou nous-mêmes, peu importe). Pour la réfuter, il y a deux méthodes possibles :

1. Les modes :

a) ad rem > soit que cette thèse n'est pas en accord avec la nature des choses, la vérité objective absolue.

b) ad hominem ou ex concessis > soit qu'elle contredit d'autres affirmations ou concessions de l'adversaire, c'est à dire la vérité subjective relative. Dans ce dernier cas, il ne s'agit que d'une preuve relative qui n'a rien à voir avec la vérité objective.

Commentaire: On pourra ne pas être d'accord avec la conclusion. En pratique, une controverse est rarement bénéfique aux différentes parties et rares sont les discussions qui amènent à d'authentiques remises en question. Ce que l'on sait reste souvent superficiel, et nous assénons, en réaction, des opinions qui ne nous appartiennent pas comme si nous étions en guerre, afin de détruire un point de vue différent, et d'imposer par la parole, au début tout du moins, sa vision du sujet débattu.

La justesse de nos idées semblent être validée par ce sentiment de victoire réconfortant quand nous croyons avoir débattu triomphalement. Sentiment subjectif, possiblement induit par une chimie de récompense produite par notre cerveau. En général, cela suffit à nous contenter, et l'on sent retourne dans cette zone de confort, intellectuelle, sans qu'aucune nouvelle idée n'ait pu faire changer notre façon de vivre et d'appréhender le monde.

Tout autant illusoire semble être ce sentiment de rancœur dépressive quand nous croyons avoir été laminé par un argumentaire « supérieur ».

On pourrait donc penser que, pour tirer quelque chose de constructif de toute discussion, il faille être un minimum réglo avec soi-même ; honnête, le mot est lâché. Il semblerait que l'entrainement à vouloir voir notre monde extérieur, et intérieur, comme il est et non pas comme on voudrait qu'il soit puisse participer à la croissance de cette honnêteté, afin de pouvoir saisir une réalité objective qui ne s'encombre pas d'opinion.