© Inconnu
Dans l'Orne, à l'Aigle, une fillette de 4 ans a dû être hospitalisée après qu'elle a essayé des vêtements en provenance de Chine reçus à son anniversaire. Elle souffrait de sérieuses lésions au visage et ne pouvait plus ouvrir un oeil. Une réaction allergique qui serait due à un fongicide contenu dans les vêtements.

C'est dans le journal Le Réveil Normand que les parents ont raconté le calvaire de leur fille âgée de 4 ans. C'est à l'anniversaire de la petite Marie que tout a commencé quand celle-ci s'est vu offrir des vêtements importés de Chine, une jupe et un t-shirt qu'elle finit par essayer. Mais le lendemain, c'est couverte de boutons que sa mère la retrouve. Celle-ci ne tarde alors pas à faire le lien : "elle avait l'empreinte de la jupe et l'empreinte du t-shirt", a raconté sa mère interrogé par RTL. Puis au cours des jours suivants, la fillette se gratte et propage la réaction jusqu'à son visage, où se développent de "graves lésions sur le visage qui lui ont fait vivre un véritable calvaire".

"Elle avait des boutons partout et ne pouvait plus ouvrir l'œil", a décrit la mère. Voyant que la situation empire, les parents emmènent rapidement leur fille aux urgences à Lisieux, puis au CHU de Caen où elle est emmenée chez le dermatologue. C'est là que l'origine de la violente réaction est déterminée : les vêtements importés contiennent un fongicide appelé diméthylfumarate (DMF). Déjà mise en cause dans d'autres cas d'allergie, cette substance est interdite à l'importation depuis 2008 mais est toujours utilisée dans certains pays exportateurs dont la Chine pour lutter contre les moisissures dans la fabrication des canapés, vêtements et chaussures.

Une fois, l'origine identifiée, la fillette a pu être soignée et se porte bien aujourd'hui, sans garder de séquelles, selon la maman. Les parents ont donc décidé qu'il ne donnerait pas de suites judiciaires. Une information confirmée par la gendarmerie de l'Aigle. Mais ils ont tout de même voulu en informer la presse locale, notamment Le Réveil Normand. C'est de cette manière que l'affaire est parvenue aux oreilles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui a ouvert une enquête. "Nous sommes sur le terrain, nous faisons des analyses du produit", a précisé jeudi la Direction se refusant pour l'heure à confirmer la responsabilité du DMF.

Les vêtements concernés retirés du marché

Néanmoins, les produits concernés auraient d'ores et déjà été retirés du marché. "Tous les moyens des services de l'État ont été mis en oeuvre pour que les stocks restants de vêtements identiques à ceux de la petite fille soient retirés de la circulation dans tout le territoire de la communauté de communes du Pays de l'Aigle", a ainsi précisé à Sipa le maire de la commune de L'Aigle, Thierry Pinot qui s'est dit "rassuré".

En attendant les premiers résultats de l'enquête, Marie Taillard, chargée de communication à la DGCCRF a renchéri de son côté pour l'AFP : "Nous allons mettre en place des procédures de retrait de ces produits du marché français et prévenir nos collègues européens".