Traduction : SOTT

John Major Jenkins
© Inconnu
John Major Jenkins – « perspectivologiste » visionnaire New Age (c’est-à-dire subjectif)

Un récent article de SOTT Focus « Le bouleversement collectif de 2012 et l'histoire secrète des prophéties de fin des temps », écrit par votre serviteur, a reçu quelques critiques prévisibles. Une de ces critiques provenait du célèbre John Major Jenkins, lui-même. Pour être honnête, j'ai été honoré que M. Jenkins considère mes écrits dignes de critiques. Mais comme il a soulevé certaines plaintes, les éditeurs de SOTT ont suggéré de réagir en conséquence. Ce n'est que justice, après tout.

John Major Jenkins, pour ceux d'entre vous qui ne le connaissent pas encore, est le principal artisan du buzz créé autour du 21 décembre 2012. De son propre aveu, l'idée n'a pas exclusivement commencé avec lui, toutefois, M. Jenkins a amené le concept de « transformation de 2012 » vers de nouveaux sommets avec plusieurs livres (huit, selon mes calculs) et beaucoup de conférences et de présentations, y compris à l'Institut d'Études Mayas, la Society for American Archaeology [Société pour l'Archéologie américaine - NdT], et diverses universités - du moins c'est ce qu'il me dit. Il a publié et exposé dans un large éventail de lieux et écrit un nombre assez impressionnant d'essais sur le sujet.

M. Jenkins a fourni du matériel pour l'anthologie de 2012 de Joseph Gelfer (publiée en 2011), pour une anthologie à paraître sur l'archéoastronomie de Benfer et Adkins (University of Florida Press), et son travail a été discuté dans un débat parrainé par le Dr Ed Barnhart au Centre d'exploration Maya. ET - Je voudrais le mentionner en toute bonne foi - son amour pour la communauté Maya l'a incité à aider à construire une école à San Pedro, au Guatemala.

On peut dire avec certitude que M. Jenkins est un poids lourd dans l'arène « 2012 », et qu'il a fait ses devoirs. Je parie qu'il n'y a rien que je pourrais probablement dire pour lutter contre son expertise sur le sujet. Alors, pourquoi toute cette agitation pour quelques revendications que j'ai faites dans un article ? Une personne comme moi ne représente certainement aucune menace à l'empire que Jenkins a construit ? Eh bien, comme Laura Knight-Jadczyk me l'a assuré à plus d'une occasion et ne le sait que trop bien : « Être attaqué signifie souvent que vous êtes dans le vrai ».

Peut-être que je me suis approché d'un peu trop près de l'empire, ce qui implique que Jenkins est peut être un agent COINTELPRO ou une personne crédule involontairement active qui a pignon sur rue pour planter une graine et cultiver des chercheurs malavisés qui tombent dans un piège de crédulité entourant le phénomène 2012... Un point que Jenkins n'a pas encore affronté ou traité de toute façon, malgré deux plaintes dans le fil de commentaires qui suivent l'article en question et deux courriels aux éditeurs de SOTT affirmant les erreurs dans mes revendications. Il semble qu'il y ait une sorte d'éléphant dans le salon d'après mes calculs, et peut-être qu'il en fait partie aussi ?

Donc, prenons un moment pour examiner ce qui a mis M. Jenkins hors tension.

Tout d'abord, Jenkins a été offensé par l'idée que j'ai lié son travail de manière concise aux travaux de Munro Edmonson. Jenkins est allé loin, insistant sur le fait que je sous-entendais qu'il avait plagié Edmonson. Rien de semblable, comme en témoigne ma déclaration où il est écrit :
« ... les Mayas ont réussi d'une manière ou d'une autre à noter quand cet alignement aurait lieu - selon une première théorie proposée par l'anthropologue, Munro Edmonson, en 1988, et poursuivie par un chercheur indépendant, John Major Jenkins, qui a affirmé que les Mayas savaient où l'écliptique coupait la Great Rift (une bande de nuages de poussière sombres dans la Voie Lactée), et ont donné à cette position dans le ciel une importance particulière dans leur cosmologie. - Jenkins, ‟ Qu'est-ce que l'alignement galactique ? ˮ »
L'argument initial de Jenkins pour cela, avant de m'accuser de faire allusion au plagiat était :
« Munro Edmonson a noté dans son livre de 1988 que la période se terminant en 2012 tombe pendant un solstice. Cela lui a suggéré un éventuel emplacement intentionnel, pour lequel les anciens Mayas auraient dû avoir eu une connaissance précise de la période de l'année tropique (365,2422 jours). C'est tout. J'ai cité Edmonson dans mon livre de 1992 appelé ‟Tzolkin ˮ ».
J'ai l'impression que Jenkins utilise une sémantique assez tortueuse. Il ne prouve pas nécessairement que j'ai tort dans ce que j'ai déclaré, mais il semble qu'il préfère simplement prendre TOUT le crédit. Ce qui ne me dérange pas en soi et qui, de plus, appuie mon point de vue selon lequel tout ce cinéma autour du 21.12.2012 commence avec Jenkins - plutôt qu'avec les Mayas. S'il insiste sur le fait qu'il est à l'origine de TOUT ceci et de sa brillante découverte « sans précédent », alors tout va bien. Laissons le faire ! Mais il peut ne pas aimer ce que j'ai à dire à ce sujet.

Le livre d'Edmonson « The Book of the Year: Middle American Calendrical Systems » (1988), [« Le livre de l'année : les systèmes calendaires Méso-Américains » - NdT] que Jenkins cite en commentaire, et que j'avais référencé pour corroborer ma déclaration - met en avant une théorie qui prétend que les Mayas ont basé leur calendrier sur certaines observations astronomiques. Peut-être que je n'ai pas énoncé la phrase comme Jenkins aurait voulu que je le fasse - c'est-à-dire en soulignant les travaux de Jenkins et en minimisant ceux d'Edmonson - mais l'affirmation n'est pas fausse.

En fait je n'ai pas déclaré qu'Edmonson était à l'origine de l'idée globale d'« alignement galactique », je n'ai fait qu'illustrer le cheminement à partir du travail d'Edmonson jusqu'à celui de Jenkins - à savoir qu'Edmonson avait une théorie reliant le calendrier maya à 2012, et que Jenkins a apparemment fait bon usage de cette théorie. Comme l'article est un essai de rédaction sur un spectre beaucoup plus large qui entoure le « phénomène 2012 », et non pas une thèse universitaire sur les éléments spécifiques entourant les travaux de Jenkins OU les travaux d'Edmonson, je n'ai pas jugé utile de surcharger le lecteur des moindres détails plutôt hors de propos. Il existe déjà un article assez long, après tout.

Le reste de ma déclaration est très précis selon le lien renvoyant au propre travail de Jenkins que j'ai fourni dans l'essai conformément à la déclaration (voir ci-dessus). Là où ma déclaration pourrait être une cause de trouble - de la plus mesquine façon possible - est de suggérer que le travail de Jenkins a suivi celui d'Edmonson - bien que la chronologie l'atteste. La déclaration ne suggère en rien spécifiquement ou n'implique même pas un plagiat, ou encore que Jenkins base tout son travail sur les observations d'Edmonson. J'ai simplement indiqué le fait qu'Edmonson a été le premier à relier une quelconque signification entre le calendrier maya et 2012.

La plainte de Jenkins selon laquelle je l'accuse de plagiat semble être une exagération grossière, et au pire, une menace en l'air. Ce type de mode opératoire sort directement du manuel COINTELPRO, d'ailleurs : ignore ce qui est dit et redirige vers une déclaration exagérée et trompeuse dans le but de discréditer la source. Et avant d'être accusé d'avoir prononcé moi-même des affirmations sans fondement, permettez-moi de confirmer que je ne fais qu'énoncer une observation intéressante - pas le fait que Jenkins fasse partie du COINTELPRO.

Jenkins a également eu des problèmes avec mon affirmation selon laquelle : « Le concept d'un ‟alignement galactiqueˮ provient exclusivement de la version New Age de la ‟prophétieˮ maya sur 2012 ».

Apparemment, il n'aime pas être étiqueté de « New Ager », mais il préférerait être considéré comme un chercheur indépendant. C'est de bonne guerre. Bien que dans le contexte du reste de ce qui a été dit, la déclaration n'a en fait rien à voir avec Jenkins. Je faisais référence à l'ironie que l'idée d'« alignement galactique » comme ayant trait à la vague Maya 2012 n'apparaît pas dans les écrits Mayas - que les Mayas n'avaient pas de glyphe représentant le mot « galaxie » ou « alignement galactique » ou n'importe quelle équivalence, comme en témoigne l'archéo-astronome Anthony Aveni, dans son livre, « The End of Time: The Maya Mystery of 2012 » (2009, University Press of Colorado) [La Fin des Temps : le Mystère des Mayas et 2012 - NdT].

En outre, je pense qu'il n'est pas secret que la plupart des affirmations sur le phénomène 2012 font partie d'un ensemble non codifié de croyances New Age sur les anciennes sagesse et spiritualité maya, et soient emballées et vendues comme tel selon les préférences de Terrance McKenna, Daniel Pinchbeck, David Wilcock et d'autres.

Dans un de ses courriels, Jenkins se cramponne à l'idée que « la première allusion à l'alignement galactique fut faite par les historiens des sciences du MIT, Giorgio de Santillana et Hertha von Dechend dans leur livre de 1969 « Hamlet's Mill ». C'est vaguement vrai, sauf que je n'ai jamais entendu parler d'un scientifique qui oserait utiliser le terme « alignement galactique » en s'attendant à être pris au sérieux, ce qui est évidemment la raison pour laquelle Jenkins a soigneusement choisi les termes « allusion à l'alignement galactique » pour faire référence à l'ouvrage - peu importe l'aspect arbitraire du terme « allusion ».

Ce que Jenkins omet de mentionner pour sa défense, c'est que le livre a été sévèrement critiqué par ses pairs académiques pour un certain nombre de raisons, dont les moindres étant des arguments ténus sur la base d'information linguistique incorrecte ou périmée, le manque de familiarité avec les sources modernes; une dépendance excessive à l'égard des coïncidences ou des analogies, etc. Plusieurs commentateurs érudits remarquent :
« Comme vous pouvez le voir, ma réaction à ce livre est hostile [...] soixante pour cent du texte est constitué d'arguments complexes sur les étymologies indo-européennes qui auraient semblé vieillottes dès 1870. ».
~ Edmund Leach, anthropologue, 1970.
« La critique timide se réduit rapidement à se demander si la simple prose critique devrait même être employée pour quelque chose qui sollicite de toute évidence la suspension de l'incrédulité [...] Ce n'est pas un travail scientifique sérieux... »
~ Jaan Puhvel, indo-européaniste spécialisé dans la mythologie comparée, 1970.
« ...l'amateurisme dans le mauvais sens, en sautant aux conclusions sauvages sans aucune connaissance de la valeur historique des sources ou des travaux antérieurs.... Il y a une forte dépendance aux fantasmes de Rydberg, écrivant au siècle dernier [19e] et une apparente ignorance des progrès réalisés depuis son époque. »
~ Dr. HR Ellis Davidson, antiquaire et universitaire, 1974
En d'autres termes, Jenkins cite des foutaises pour corroborer ses dires et s'arrange pour cacher ce fait en soulignant les auteurs du Hamlet's Mill comme historiens des sciences acclamés du MIT. Toutes les plaintes de Jenkins apparaissant dans les commentaires de SOTT et ses courriels appuient sans le vouloir ce que je dis ou présente, là où il se distingue, « corroborant » son PROPRE TRAVAIL ou ses sources douteuses. De toute évidence, j'ai cité plusieurs sources, que Jenkins a négligé de noter comme par hasard.

Jenkins se plaint en outre à l'égard de ma déclaration « effrontément affirmée »: « il n'existe aucune preuve concluante que les Mayas aient été conscients de la précession axiale. » Il explique ce qui suit :
« Une telle affirmation est réfutée par les travaux de Grofe (Journal d'Archéoastronomie, tome 24, et dans le IAUVol. 278 Cambridge), et les travaux sur la 3-11 Pik formula par le vétéran Maya Barbara MacLeod chercheur/épigraphiste (présentée lors des Meetings Maya à Austin), et une telle affirmation est également mitigée par le matériau que j'ai cité dans mon livre de 1998 « Maya Cosmogenesis 2012 », impliquant des chercheurs tels que Gordon Brotherston, Marion Popenoe Hatch, et Eva Hunt. Sans parler de mon propre travail sur le Compte Long, Tortuguero Monument 6, la Corona Block V, et l'archaeoastronomie et l'iconographie à Izapa telles que présentées à l'Institut d'études mayas et la Première conférence Table ronde d'Izapa. »
Tout d'abord, rien n'a été « réfuté », seulement spéculé, et, devinez quoi ? Les sources Michael Grofe et Barbara MacLeod pour leurs commentaires sur le sujet semblent être Jenkins lui-même ! - Pas de surprise, et un peu trop circulaire pour utiliser le terme « corroborer ». Deuxièmement, le livre de Jenkins « Maya Cosmogenesis 2012 », - « impliquant » des savants - a été publié en 1998. Ceci est important dans le contexte de la déclaration en question parce que je citais le travail de 2006 de l'archéologue James Aimers et de l'anthropologue Prudence Rice. « L'Astronomie, le rituel et l'interprétation des assemblages architecturaux du E-Groupe Maya, l'ancienne Méso-Amérique » 17 (1): 79 - 96, Aimers et Rice, 2006} Aimers et Rice ont noté qu'il n'y a aucune preuve - archéologique ou historique - selon laquelle les Mayas auraient placé une signification sur les solstices ou équinoxes et donc leur prise de conscience d'un concept beaucoup plus complexe que les 26 000 années de précession axiale est pour le moins douteuse. Comme je l'ai dit plus tôt, Edmonson a tiré la conclusion que, parce que le calendrier (si tant est qu'il se termine le 21.12.2012) se termine sur un solstice, cela implique que les Mayas auraient pu avoir connaissance de l'année tropique, mais ce n'est certainement pas une preuve tangible de leur connaissance de la précession axiale.

En outre, une fois de plus, Jenkins néglige de reconnaître le contexte de la déclaration : «... il n'existe aucune preuve concluante que les Mayas aient été conscients de la précession axiale, mais on ne peut pas l'exclure non plus. » Il semble que le picorage de certains termes soit une pratique courante pour Jenkins.

La plainte suivante de Jenkins concerne ma déclaration selon laquelle : « Il est assez difficile de cerner une prédiction définitive de « l'alignement galactique » venant d'un Peuple qui ne semblait pas noter dans leurs écritures, ni dans aucune table astronomique ou chronologique, le centre d'une galaxie sur lequel nous nous alignons. » Il réplique avec le méli-mélo bizarre qui suit :
« L'anniversaire de GI à Palenque, l'anniversaire de Lord Jaguar, le rite de la désignation de l'héritier de Kan Bahlam, l'alignement du solstice à Izapa, le symbolisme du Crocodile Cerf Étoilé et de sa bouche dans de nombreux sites, la position de base du lever héliaque de Vénus dans le codex de Dresde, et d'autres exemples, tous les points d'alignements (de Vénus ou du Soleil) avec le renflement nucléaire du Centre Galactique sont des éléments centraux de la cosmologie Maya. Nous pouvons ainsi comprendre comment les alignements dans cette partie de la galaxie, et l'alignement en 2012, étaient connus et intégrés dans de nombreux types de traditions et de représentations. Les références de base pour le Centre Galactique/Trou Noir/l'emplacement des carrefours se trouvent dans le Popol Vuh, comme on peut le voir dans les notes de Tedlocks Dennis jusqu'à sa traduction, et que j'ai également citées et résumées dans mon livre de 1998 et de mes autres livres, articles et interviews. »
Encore une fois, et comme je l'ai déclaré dans mon article,
« Personnellement, je n'ai absolument aucun problème à croire que les anciennes cultures observaient les cieux et utilisèrent ces observations de manières prédictives. Là où ça devient problématique, c'est quand les spéculations avancées par Jenkins et de nombreux autres après lui - apparemment uniquement sur la base de ce que Jenkins affirme - disent que les Mayas ont spécifiquement indiqué que la transformation spirituelle de l'humanité se produirait lors de cet événement. Bien que discerner un alignement avec l'axe céleste soit une prouesse impressionnante pour une culture qui - pour ce qu'on en sait - n'avait guère de capacité technologique, il n'y a pas de preuve suffisante pour suggérer, en premier lieu, que les Mayas attachaient une grande importance à l'événement, à part le fait qu'il se produirait. Et deuxièmement, il n'existe aucune donnée concluante quant à la position précise de l'équateur galactique, même aujourd'hui avec nos meilleurs astronomes sur le coup. [...]

Je n'exclus pas l'idée que les Mayas aient pu disposer de méthodes - qu'elles soient mystiques ou technologiques - pour observer les choses plus précisément que nous aujourd'hui. On ne peut pas plus écarter cette idée qu'on ne peut certifier le nombre d'hypothèses avancées sur le sujet. Aussi remarquable soit le fait que le calendrier maya à compte long se termine quelque part à proximité relative de ce prétendu alignement précessionnel, il n'en reste pas moins que, quel que soit le moyen par lequel les Mayas aboutirent à leurs conclusions - quelles qu'elles pussent avoir été - il ne s'agit pas d'une « prophétie », mais d'une prédiction astronomique ! Et quelles que soient les déductions que nous pouvons tirer de cette prédiction, cela requiert des informations qui ne sont pas disponibles dans la culture Maya, malgré le fait que les Mayas existent toujours de nos jours ! On ne peut qu'en déduire, à la place, que cela n'était pas aussi important pour eux que ça l'est pour les auteurs New Age et les réalisateurs d'Hollywood. Intéressant, ça ! »
Ça n'est pas tant que nous devons ne pas croire au concept d'un genre de grand changement nous tombant dessus, peut-être à la fois favorable et destructeur, mais plutôt que nous devons réaliser que les spécificités du processus et son issue sont pour l'heure inconnues. En tant que tel, il est irréfléchi et imprudent de repousser notre responsabilité quant à une action appropriée, sur la base hautement spéculative que nous serons tous illuminés ou sauvés par quelque événement hautement hypothétique, voire même douteux. Rappelez-vous, un tas de gens mettent leur vie dans la balance de cette manière ; c'est sérieux !

Une des nombreuses déclarations de Jenkins à l'effet contraire :
« Les anciens Mayas ont compris quelque chose au sujet de la nature du cosmos et de l'évolution spirituelle de l'humanité qui est passé inaperçu dans notre propre vision du monde. Cette compréhension implique notre alignement avec le centre de notre galaxie, notre centre cosmique et source, et identifie 2012 apr. J.-C., comme une période de transformation énorme et une opportunité pour la croissance spirituelle, la transition d'un Âge Mondial à un autre. »
Je ne conteste pas que quelque chose est vraisemblablement en cours. Je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain concernant les revendications de Jenkins, et pour être honnête, j'admire quelques-unes de ses observations perspicaces, et - dans un sens - J'espère vraiment qu'il a raison ! Mais les faits sont là et nous devons y faire face. Si nous voulons atteindre l'illumination, par exemple, avant tout, nous ne devons pas nous mentir à nous-mêmes !

Ainsi, je suis d'accord avec la réponse de Joe Quinn (un rédacteur en chef de SOTT.net) aux commentaires de Jenkins. Mes déclarations au sujet de Jenkins et son travail ne sont pas des diffamations personnelles, mais visent plutôt à aller au cœur de ce que nous reconnaissons être - peut-être/le plus probable - une affirmation fallacieuse.

Un bon présentateur et pronostiqueur d'idées populaires mélangera presque toujours la vérité avec des mensonges et des erreurs (consciemment ou inconsciemment). Une fois encore, critiquer Jenkins n'est pas jeter le bébé avec l'eau du bain, mais il ne considère pas les implications de telles déclarations sur la « transformation 2012 » et il ignore les faits gênants, peut-être parce que ce serait empiéter sur son terrain, ou peut-être éventuellement parce qu'il est la victime involontaire de sa propre espérance et d'un manque de discernement - cela arrive. Pourtant, par cette norme, Jenkins omet de prendre en compte chaque variable et donc ses théories sont incomplètes et relèvent de la spéculation - même si éloquemment présentées.

Nous devons nous rappeler que même les idées magnifiques qui sont conçues et présentées de façon fascinante, ne sont pas nécessairement vraies - il se peut que ce soit le cas. Cependant, nous devons aussi reconnaître qu'une personne vraiment brillante ne sélectionnera pas et ne s'attendra pas à corriger quelqu'un d'autre avec des erreurs logiques. Nous ne sommes jamais libres de reconnaître ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas jusqu'à ce que nous maîtrisions le discernement.

Jenkins déclare dans Tzolkin: Visionary Perspectives and Calendar Studies [Tzolkin : perspectives visionnaires et études du Calendrier - NdT] :
« Je souhaite avant tout promouvoir une approche visionnaire [c'est-à-dire subjective] de ces questions, car il y a bien plus dans le Calendrier Sacré que ce qui peut être vu avec un esprit rationnel, pouvoir toucher de plus près l'esprit du calendrier [que ne le fait la littérature anthropologique]. »
Une fois encore, je n'ai pas de problème en soi avec les idées de Jenkins à propos de la possibilité de l'accès à des états supérieurs de conscience ou d'une prise de conscience d'un changement dans notre Temps. Le problème que j'ai, vient de la présentation du sujet comme d'une preuve irréfutable d'une prise de Conscience Collective, ou même de ce que les Mayas étaient, sans aucun doute, à prédire notre avenir, et al., [etc./et Cie - NdT] surtout quand elle est basée sur la « perspective visionnaire » d'une personne.

En outre, je me hasarde à imaginer qu'il faudrait huit volumes pour expliquer un sujet sur lequel les Mayas eux-mêmes avaient très peu à dire, et de sources encore existantes très limitées. Même avec nos avancées scientifiques/astronomiques contemporaines - que Jenkins tend à enterrer en raison des limites inhérentes - il semble à peine nécessaire de produire un « milieu » entier de la théorie juste pour affirmer un point assez élémentaire. Eh oui, le gars veut vendre des livres, j'ai pigé. Mais cette façon de faire semble plus ou moins être un moyen de cacher la réalité au milieu d'une surabondance de données généralement superflues et tordues.

C'est une tactique idéale pour les pronostiqueurs de bagatelles et d'idées fantastiques, car elle leur procure l'astuce - comme nous le voyons dans les plaintes de Jenkins - d'insister sur le fait que les critiques n'ont pas suffisamment examiné les données, ou qu'elles sont trop fades ou vides de sens pour le comprendre. Eh bien, M. Jenkins, ce n'est pas le cas ici ! Je soutiens l'idée générale - tout en restant humblement disponible si cela s'avère inexact - que si cela ressemble, sonne et cancane comme un canard, le plus probable est que c'est un canard !

Jusqu'à présent, aucune preuve tangible - ou vaguement brève - concernant les spéculations de Jenkins n'a émergé au grand jour. Je suis aussi partisan de la maxime héritée d'Einstein, selon laquelle « Si vous ne pouvez pas l'expliquer simplement, c'est que vous ne l'avez pas bien compris. » Bien sûr, les implications de cette déclaration peuvent également être facilement attribuées par erreur à de banales simplifications excessives New Age, mais ce n'est certainement pas le cas dans l'abîme infini et labyrinthique des « motivations » de Jenkins quant au fait de croire ses idées.

Comme une mise en évidence, j'ai déconstruit les arguments de Jenkins dans un même paragraphe de mon article. Je ne nie pas que j'ai simplifié le langage afin d'être intelligible pour le commun des mortels ; néanmoins mes points sont clairement établis et véridiques - dans le but d'être débattus par la seule sémantique.

Jenkins ferait bien de prendre note des efforts d'un véritable historien et érudit, Laura Knight-Jadczyk, qui a réussi à expliquer un sujet incroyablement titanesque, L'Histoire Secrète du Monde, en 800 pages à peine ! Jenkins, un homme apparemment intelligent, ne possède-t-il pas la capacité d'exposer un concept basique - de donner ou de prendre certains préambules, contexte et corroboration - avec un peu plus de concision ?

Cela semble plutôt intentionnel de la part de Jenkins de dissimuler la forêt au milieu des arbres. Ce qui nous amène naturellement à nous demander, pourquoi ? Et il se plaint d'être confronté à des interviewers qui ne comprennent pas ses arguments. Allez comprendre.

Eh bien, la vente de livres et les séminaires sont un bon moyen de gagner sa vie... Et pourquoi pas, tout le monde le fait ! C'est mieux que de faire la plonge dans les restaurants IHOP [Chaîne de restaurants américains spécialisée dans les petits déjeuners - NdT] ou que de traiter des données dans un placard pour une société suceuse d'âmes. Ce que la plupart des gens ne réalisent pas, c'est à quel point Jenkins est en réalité industrieux ; il a beaucoup d'intérêts commerciaux dans le tourisme en Amérique Centrale par exemple. C'est intéressant.

Ainsi, M. Jenkins, vous semblez être un homme assez courtois avec quelques idées très profondes, quoiqu'un peu perplexe et aveuglé par l'amour de votre propre monstre Frankenstein. Pour cela, je suis ému de compassion pour vous. Mais ma plus grande préoccupation va vers les millions, si ce n'est les dizaines de millions de personnes crédules que vous trompez, et qui s'accrochent désespérément à vos revendications - une caractéristique que vous promouvez activement. Il y a peu de différence entre vos déclarations et celles de toute autre religion - ce qui n'est pas dénigrer la religion, seulement la distinguer de la science ou de l'anthropologie. Mais vous semblez attribuer un poids beaucoup plus important à votre travail.

Comme vous pouvez le voir dans mon essai en question et mes réaffirmations présentes, je suis d'accord avec certaines de vos déclarations, en général, et je soutiens facilement la notion de « changement » à venir - nous affectant collectivement - probablement dans des proportions « bibliques »/cosmologiques. La différence étant que j'indique clairement que personne ne peut le savoir avec certitude de toute façon, ce à quoi vous faites allusion de manière tenace également, mais avec beaucoup moins de force. Et pour le bien de tous, c'est quelque chose que vous voudrez peut-être reconsidérer.
« Le moment viendra où tout ce qui est couvert sera révélé, et tout ce qui est secret sera connu de tous. »
~ Matthieu 10:26
Ce à quoi je voudrais ajouter : « Et ça ne plaira pas à tout le monde ».