Jeudi, des associations ont reitéré leur appel aux autorités sanitaires concernant la présence de sels d'aluminium dans les vaccins. Deux membres de l'assocation E3M (malades de la myofasciite à macrophages et leurs proches) en étaient à leur 17e journée de grève de la faim.

Vaccins on baby
© Inconnu
Un communiqué du Réseau Environnement Santé (RES), invitant à une conférence de presse, se lisait comme suit :
« Depuis de nombreuses années, les métaux utilisés comme adjuvants vaccinaux défraient régulièrement la chronique. En effet, l'hydroxyde d'aluminiumest utilisé comme adjuvant dans de nombreux vaccins, à commencer par ceux qui sont obligatoires (diphtérie, tétanos et polio) et ceux qui protègent contre les hépatites A et B. L'éthylmercure connu sous le nom de thiomersal, sert quant à lui de conservateur, en particulier dans les vaccins contre la grippe.

Or ces deux métaux sont des neurotoxiques. Depuis de nombreuses années, les éléments scientifiques concernant ces deux substances s'accumulent. Des faisceaux de présomption indiquent même que l'aluminium et le mercure des vaccins pourraient être impliqués dans l'explosion spectaculaire des maladies neurologiques à laquelle nous assistons depuis ces dernières années, comme l'autisme ou la maladie d'Alzheimer. De nombreuses recherches montrent également l'implication de ces métaux dans l'apparition de nombreuses pathologies comme la myofasciite à macrophages, le syndrome de fatigue chronique etc. »
Après avoir soulevé un tollé en refusant de financer une étude de l'équipe de Romain Gherardi (Inserm, hôpital Henri Mondor de Créteil), dont les travaux ont mis en évidence un lien entre les sels d'aluminium des vaccins et la myofasciite à macrophages, l'Agence du médicament (ANSM) s'est ravisée jeudi en se déclarant favorable au lancement d'une telle étude.

L'équipe du Pr Gherardi a identifié 585 cas de myofasciite à macrophages. Chez ces malades, « on observe des troubles de la mémoire visuelle et verbale, des fonctions d'exécution, comme l'attention, la mémoire de travail et la planification », indiquait le chercheur en 2009. « Ce type d'atteinte du système nerveux a déjà été observé et identifié chez des malades souffrant d'atteintes organiques acquises, de type toxique ou inflammatoire, chez les soudeurs et les hémodialysés, exposés à l'aluminium ».

À la fin novembre, le Conseil d'Etat a reconnu un lien entre aluminium vaccinal et myofasciite à macrophages.