Traduction : SOTT

"La Vérité ne porte aucun masque, ne s'incline devant aucun sanctuaire humain, ne cherche ni la réputation ni les applaudissements ; elle demande seulement à être entendue." - Carl A. Wickland

Lorsque 20 enfants et 6 adultes se sont fait massacrer à Sandy Hook, nous avons été choqués et horrifiés - comme la plupart des gens - par ce qui, selon toute apparence, ressemble à un acte de brutalité insensée. Lorsqu'une personne subit la perte tragique et prématurée d'un proche, en particulier dans des circonstances inhabituelles et apparemment inexplicables, le chagrin intense du début laisse habituellement la place à un désir de comprendre COMMENT et POURQUOI cette tragédie est arrivée, afin d'y trouver un sens et d'y mettre un « point final », si l'on veut. C'est une réaction humaine tout ce qu'il y a de plus normale et naturelle. Nous avons ce besoin inné de comprendre le monde qui nous entoure, de comprendre son fonctionnement. Dans notre monde moderne, technologique, notre compréhension du monde et de son fonctionnement nous est en grande partie inculquée par telle ou telle autorité. Et la plupart d'entre nous acceptent les explications de ces autorités comme la vérité. Dans certains cas, ces explications reflètent effectivement la vérité.

Concernant la tuerie de Sandy Hook, tandis que le COMMENT de l'attaque nous a été expliqué, pour l'instant, il y a peu de réponses des autorités sur le POURQUOI. À savoir, POURQUOI un tireur solitaire a décidé d'entrer dans une école et d'assassiner 20 enfants et 6 adultes. À ce stade, trois semaines après l'événement, il semble que le monde doive se contenter en dernier ressort de la fiction selon laquelle un individu solitaire mentalement perturbé a massacré ces enfants parce qu'il était tout simplement... eh bien, perturbé. Plus particulièrement, Lanza aurait souffert du « Syndrome d'Asperger » ; pourtant, selon les experts, les gens souffrant de cette condition n'ont pas plus de risques que les autres de commettre des meurtres ou de se suicider, et d'ailleurs, ils s'en prennent rarement à autrui. L'explication de « l'individu perturbé » est donc pour le moins insatisfaisante, mais c'est néanmoins une explication.

Mais voilà une question. Et si les explications fournies par les autorités concernant cet événement étaient illogiques, n'avaient aucune valeur objective ? Plus spécifiquement, et s'il y avait de bonnes raisons de remettre en cause la véracité de la version officielle des événements ? Dans un tel cas, on pourrait penser que le besoin de donner un sens à cette tragédie et d'y mettre un point final demeurerait inassouvi. Mais vous auriez tort de penser cela, car il semble que la plupart des gens, surtout ceux qui ont été touchés directement par une tragédie, accepteront avec gratitude la première explication officielle plausible qu'on leur présente, même si, comme dans le cas de Sandy Hook, cette version n'explique pas vraiment le POURQUOI d'une telle tragédie. La raison pour laquelle la plupart des gens réagissent ainsi est probablement due à ce fameux besoin de mettre un point final à l'événement et de « tourner la page ».

Maintenant que ce point est clair, nous aimerions souligner que nos analyses précédentes du massacre de Sandy Hook n'étaient aucunement motivées par une volonté de « remuer la merde juste pour le plaisir de remuer la merde » (comme l'ont suggéré plusieurs personnes). Notre motivation était plutôt de satisfaire un besoin de trouver une explication plus satisfaisante au COMMENT et au POURQUOI - besoin résultant de notre incapacité à ignorer les incohérences effarantes de la version officielle.

Mais d'abord, nous aimerions attirer votre attention sur certaines fausses allégations - parmi les plus choquantes - qui ont été faites à propos du massacre de Sandy Hook.

« Acteurs » payés et allumés conspirationnistes

Un nombre alarmant de « voix » alternatives semblent gober (ou répandent délibérément) certaines suggestions selon lesquelles certains parents (ou tous les parents) des enfants victimes, voire même certains instituteurs, sont des « acteurs » qu'on aurait engagés, et que la raison pour laquelle la presse n'a publié aucune image des corps est qu'il n'y avait tout simplement pas de corps - suggérant ainsi, de façon quelque peu hystérique, que l'événement est une mise-en-scène de A à Z, et qu'il n'a en fait jamais eu lieu. En ce qui nous concerne, cette allégation est ridicule et totalement infondée. Lorsqu'ils subissent un stress émotionnel sévère, les gens normaux peuvent réagir d'une façon qui peut paraître étrange. Par exemple, il n'est pas rare que des gens soumis à un stress émotionnel qui les ferait normalement s'effondrer se mettent à éclater de rire. L'expression courante « rire pour ne pas avoir à en pleurer » indique la compréhension commune du fait que les émotions humaines sont souvent de nature oxymorique. La question de savoir pourquoi nombre de cyber-experts ont été incapables d'en arriver à cette conclusion logique demeure un mystère.

Quant à l'absence de photos de cadavres, la raison devrait être évidente, et nous ne voyons aucune raison de considérer cela comme une preuve de complot.

La photo de la Honda civic noire qui appartenait à la mère d'Adam Lanza montre le numéro d'immatriculation « 872 YEO » :

Nombre de cyber-experts affectés d'un sens commun défaillant ont émis des soupçons concernant le propriétaire du véhicule, sur la base d'un extrait de transmission live des forces d'intervention ce matin-là. À 30 minutes et 15 secondes, dans cette version supposément « exhaustive », on entend quelqu'un - probablement un policier sur les lieux - lire à voix haute les plaques d'immatriculation du véhicule (« 872 YEO »). Peu après, à 30 min. et 50 sec., on entend le nom « RODIA, CHRISTOPHER A. », suivi d'une date de naissance : « 6 août 69 », annoncés par un autre policier à la voix grave.

Cela a été présenté comme une preuve que la voiture n'appartenait pas à Nancy Lanza mais à quelqu'un du nom de Christopher Rodia.

Mais si vous écoutez la totalité du flux audio publié par la source originelle RadioReference.com, qui inclut toutes les transmissions de police ce matin-là, émises depuis tout le comté de Fairfield, vous réalisez que le flux inclut des transmissions radio émises non seulement par les officiers de police qui sont intervenus à Sandy Hook MAIS AUSSI par d'autres officiers affectés à la circulation, entre autres.

Dans la *véritable* version exhaustive des transmissions, on entend une unité « 272 » donner le numéro d'immatriculation 872 YEO à un répartiteur, et dire « véhicule possiblement suspect », en référence à la voiture que Lanza aurait prise pour se rendre à l'école. Cette transmission provient manifestement d'un officier faisant partie de l'équipe d'intervention lors de la fusillade de Sandy Hook.

Environ 20 secondes plus tard, un officier à la voix grave dit « 53 Edward, passe à l'opérateur, permis enregistré en Floride et dans le Connecticut. Nom de famille, Rodia R.O.D.I.A, Christoper... 6 août 1969... » Mais 5 minutes avant, on peut entendre le même officier de police à la voix grave dire : « commissariat 33, mise à l'arrêt d'un véhicule motorisé ». La conclusion évidente est que deux flux se sont entremêlés, et qu'une personne totalement dépourvue de discernement (par exemple, en ne remarquant pas la différence entre les deux voix des officiers de police) a décidé qu'il s'agissait d'une preuve que la voiture de Nancy Lanza appartenait à quelqu'un d'autre.

Dans tout le flux de transmission, on peut entendre d'autres références à des mises à l'arrêt de véhicules, avec des références aux types et aux marques de voitures. Il n'y a donc aucune raison de croire que l'extrait où Rodia est mentionné renvoie à autre chose qu'à un contrôle routier.

D'ailleurs, il s'avère qu'un certain Christopher Rodia, originaire du Connecticut, s'est fait arrêté en juillet 2012 dans le cadre d'une affaire de vol de tuyaux en cuivre. Nous avons vu personnellement des dossiers fiscaux publics qui montrent que Rodia possède une voiture totalement différente.

Nombre de gens se sont également étonnés de la réaction apparemment bizarre du lieutenant Vance, de la police du Connecticut, à une question posée par un reporter :


Pour une personne investie dans la croyance préformée que la fusillade de Sandy Hook est le résultat d'une sorte de conspiration, le fait que le Lieutenant Vance semble hésiter pendant plusieurs secondes, avant de finir par répondre totalement à côté de la plaque (la question portait sur la mère de Lanza et ses liens avec l'école), pourrait constituer une preuve de complot. Toutefois, la vérité est que, si vous écoutez attentivement, vous verrez que Vance « hésite » parce qu'il est en train d'écouter la question d'un autre reporter. Lors des conférences de presse, les questions des reporters fusent de toutes parts. Le Lieutenant Vance a probablement une bonne expérience des conférences de presse, et dans cette vidéo, il fait ce que font la plupart des intervenants : il désigne et se concentre sur un reporter dont il choisit d'écouter la question, à l'exclusion des autres. Dans la vidéo, si on entend la voix du reporter qui pose la question par dessus la voix des autres reporters, c'est probablement parce qu'il se tient juste à côté de la caméra. En bref, cette vidéo ne prouve rien de particulier.

Ce ne sont là que quelques exemples du genre d'absurdités flagrantes que certains individus répandent sur le massacre de Sandy Hook. Mais le fait qu'il y ait autant de désinformation manifeste à propos de cette tragédie (surtout dans les médias officiels) ne signifie par pour autant qu'il faille « jeter le bébé avec l'eau du bain ». En fait, comme nous allons le voir, le seul fait que les médias officiels nous abreuvent constamment de détails absolument faux concernant la fusillade soulève certaines questions intéressantes.

Pour avoir examiné de près un maximum d'éléments concernant la fusillade, nous croyons qu'il existe suffisamment de preuves (principalement, des questions sans réponses) laissant entendre que toute la vérité concernant ce massacre n'a pas été dite, et qu'une enquête publique exhaustive s'impose en conséquence. Certains diront que les forces et les agences de « sécurité » chargées d'enquêter sur cette affaire n'ont aucune obligation de dévoiler davantage d'informations au public, mais nous sommes d'un avis différent. On n'a cessé d'encourager (directement et indirectement) le public à méditer sur ce massacre et ses implications. Mais méditer sur cet événement sans avoir la totalité des faits est un exercice futile. Tous ceux qui ont été touchés de près par cet événement brutal méritent - c'est bien le minimum - d'être mis au courant des faits bruts de l'affaire.

Une altercation à Sandy Hook le 13 décembre impliquant Adam Lanza ?

Des rapports initiaux publiés par les médias ont affirmé qu'Adam Lanza s'était rendu à l'école la veille de la fusillade et qu'il avait été impliqué dans une « altercation » avec le personnel - dont trois furent tués le lendemain.


Depuis, ces propos ont été rétractés, la police d'État du Connecticut déclarant qu'elle n'était au courant d'aucun rapport concernant une altercation à l'école, mais nulle part il n'est fait mention de la personne qui a initialement fait une telle déclaration aux médias, ni sur quelle base. Si la police détient cette information, il est de son devoir de la mettre à disposition du public.

Armes à feu

La version officielle est que, pour une raison inconnue, Adam Lanza, un « nerd » de 20 ans souffrant du Syndrome d'Asperger, est entré dans l'école élémentaire de Sandy Hook, et, en l'espace de 3-4 minutes, a tué 26 personnes (écoliers + personnel scolaire) avant de se suicider. On nous raconte qu'il a fait ça avec deux armes de poing et un « fusil d'assaut » semi-automatique « Bushmaster » AR 15. Cependant, aucune déclaration définitive n'a été faite quant au nombre et au type d'armes que Lanza était censé avoir avec lui dans l'école. Les communications radio de la police incluent par exemple une référence à un fusil de chasse, et l'une des institutrices présentes dans l'école a rapporté que les premiers coups de feu qu'elle avait entendus ressemblaient à des détonations de fusil de chasse. Or, la version officielle ne fait aucune mention d'un fusil de chasseà l'intérieur de l'école.

Les sources de police ont dit qu'« une quantité hallucinante » de cartouches vidées jonchaient le sol de l'école. Des témoins oculaires ont rapporté avoir entendu des « centaines de coups de feu ». Les douilles retrouvées sur le sol de l'école provenaient, nous dit-on, d'un fusil d'assaut Bushmaster .233. Les médias officiels ont rapporté que le fusil Bushmaster avait été « trouvé dans le coffre d'une voiture » le matin de la fusillade après l'arrivée de la police sur les lieux. Cette version a plus tard été modifiée : le fusil aurait en fait été trouvé près du corps de Lanza, à l'intérieur de l'école. Il semble qu'un autre fusil ait été trouvé dans le coffre de la même voiture plus tard dans la soirée (après la tombée de la nuit).

Voici une photo de la voiture prétendument utilisée par Lanza pour se rendre à l'école. Sur cette photo, l'accès au véhicule a déjà été bouclé :

© MSNBC
La vidéo suivante montre un autre fusil découvert (nous dit-on) dans le coffre de la voiture de Lanza dans la soirée du 14 décembre, à l'école :


D'après cette capture écran issue de la vidéo, le fusil trouvé dans le coffre semble correspondre à un fusil de chasse Saiga avec une crosse ATI :


Le problème ici n'est pas de savoir si cela constitue la preuve claire qu'il y a eu complot. Le problème, c'est que les médias officiels ont rapporté des faits seulement quelques heures après la fusillade, des faits qui ne seraient officiellement découverts par la police que des heures plus tard. Spécifiquement, le fait qu'un fusil a été découvert dans le coffre de la Honda Civic supposément utilisée par Lanza pour se rendre à l'école. Notre question est donc : qui a dit aux médias qu'un fusil (quelle que soit sa description) avait été découvert dans le coffre de la voiture le matin de la fusillade, alors que, semble-t-il, le coffre de la voiture n'a été fouillé que plus tard, après la tombée de la nuit ?

Pour commencer à comprendre pourquoi les médias officiels ont colporté autant d'informations inexactes à propos du massacre de Sandy Hook, il faut lire ce commentaire de Paul Fahri, du Washington Post :
Un porte-parole d'Associated Press, Paul Colford, a déclaré que l'agence de presse avait reçu de mauvaises informations de sources dont « nous n'avions aucune raison de douter ». Il a ajouté : « Nous avions confiance en nos sources, et nos sources avaient tort. »
Mais cela n'explique pas vraiment cette apparente « précognition », donc il serait bien utile que les autorités policières enquêtant sur l'affaire tentent d'identifier ces « sources ».

La mère d'Adam Lanza

Nombre de communiqués initiaux publiés dans les médias ont affirmé que la mère de Lanza enseignait à Sandy Hook. Cette allégation s'intégrait à un récit plus complet qui tentait d'expliquer pourquoi Adam Lanza avait choisi Sandy Hook. La théorie était que Lanza était mécontent de l'attention que recevaient les écoliers de le part de sa mère. Ces communiqués ont été repris toute la journée du 14 décembre par plusieurs agences de presse, jusqu'à ce qu'on apprenne que la mère de Lanza n'était en fait pas institutrice et n'avait aucun lien avec l'école. Le WSJ a rapporté :
« un ancien responsable du conseil d'administration scolaire de Newtown a remis en question des communiqués diffusés précédemment selon lesquels Nancy Lanza avait un lien avec l'école élémentaire de Sandy Hook, possiblement en tant que membre du personnel enseignant. Personne n'a entendu parler d'elle, a déclaré Lillian Bittman, qui a officié au conseil scolaire local jusqu'en 2011. Les enseignants ne la connaissent pas.
Malgré cela, le communiqué suivant cite l'infirmière de l'école de Sandy Hook, qui aurait dit qu'elle connaissait bien Nancy Lanza et que celle-ci était une institutrice de maternelle « très expérimentée ».


Bien sûr, il est possible que l'infirmière de l'école ait connu Nancy Lanza en privé, mais à nouveau, il serait utile que les autorités policières clarifient la question : Nancy Lanza était-elle oui ou non institutrice, et avait-elle le moindre lien avec l'école de Sandy Hook ? Parce que, comme l'a remarqué W. Joseph Campbell, professeur ès communications à l'American University :
[L'idée que Nancy Lanza a été tuée avec ses élèves] « est une version qui paraît cohérente et qui explique tout, au contraire de la version réelle des faits. Il nous est difficile d'accepter l'idée qu'un événement aussi horrible puisse relever du gratuit et de l'aléatoire. L'idée que Nancy Lanza n'avait aucun lien, ou peu de liens, avec l'école rend la compréhension d'un acte aussi terrifiant et insensé encore plus difficile. »
La voiture de Lauren Rousseau

Les médias officiels ont également affirmé que plusieurs des voitures garées devant l'école étaient « criblées » d'impacts de balles. Voici une photo des lieux prise dans l'après-midi du 14 décembre. On peut voir la voiture de Lanza entourée d'un cordon jaune, en haut sur la photo :

Ci-dessous, un zoom des autres voitures, également entourées d'un cordon :

La vidéo suivante fournit la preuve que la Honda verte, qui appartenait à Lauren Rousseau, a été touchée par des balles, donc il est possible que les autres voitures entourées d'un cordon aient aussi été touchées. En passant, Laurent Rousseau fait partie des institutrices abattue dans sa classe avec pratiquement tous ses élèves.


Il serait utile que les autorités nous expliquent comment la voiture de Lauren Rousseau a pu être touchée, et si les autres voitures l'ont été aussi.

Lanza le tireur d'élite

La version officielle affirme qu'Adam Lanza est entré en tirant dans l'école de SH, est tombé sur la directrice Dawn Hochsprung et la psychologue scolaire Mary Sherlach, et les a toutes les deux « exécutées ». Lanza est alors entré dans une salle de classe et a abattu 15 enfants sur un total de 16 (le 16e a survécu en faisant le mort, caché sous les corps de ses camarades de classe), ainsi que leur institutrice Lauren Rousseau et une éducatrice spécialisée, Ann-Mary Murphy. Il a ensuite quitté la salle de classe, est entré dans la salle de l'institutrice Victoria Leigh Soto, et a demandé où étaient les enfants. Lorsque Soto lui a dit qu'ils étaient dans l'auditurium, Lanza a abattu Soto ainsi qu'une autre éducatrice spécialisée, Rachel D'Avino, et 4 écoliers, après qu'ils sont sortis du placard où ils se cachaient. Lanza a alors quitté la salle de classe, est entré dans le bureau de l'infirmière Sarah Cox, qui se cachait sous son bureau, et est ressorti quelques instants plus tard. Il s'est alors dirigé vers la salle de classe du professeur de musique, Maryrose Kristopik, et a tambouriné à la porte en criant « Laissez-moi entrer ». D'après les transmissions radio de la police (voir ci-dessous), Lanza a fait tout cela en 3 minutes environ. En voyant la police locale arriver, il s'est tiré une balle dans la tête. Fin de l'histoire.

Il serait donc utile que les autorités nous expliquent précisément comment Lanza a pu accomplir tout cela dans un laps de temps aussi court. ll serait également utile qu'elles nous expliquent comment quelqu'un qui, selon les rapports officiels, ne s'était jamais entraîné au tir avant l'attaque, a pu faire preuve d'une telle maîtrise et d'une précision aussi mortelle avec un fusil d'assaut.


Un deuxième tireur ?

Dans la foulée du massacre, nombre d'organes de presse officiels ont rapporté la présence possible d'un deuxième tireur. Plusieurs de ces rapports ont clairement dit qu'à l'époque, c'était une nette possibilité.

Par exemple, le Washington Post a cité un communiqué de l'AP affirmant qu'« un représentant des forces de l'ordre à Washington a déclaré que le suspect était Ryan Lanza, que son frère cadet avait été placé en détention en tant que deuxième tireur potentiel pour subir un interrogatoire, et que leur mère enseignait à l'école. »

ABC News a affirmé d'autorité que « le massacre impliquait deux tireurs ».
ABC News, 14 décembre 2012

[...] Deux tireurs sont impliqués dans le massacre, ce qui a poussé la ville de Newtown à faire fermer toutes les écoles de la ville et à poster des unités d'intervention devant l'école, ont déclaré les autorités aujourd'hui.

L'un des tireurs est mort, et une chasse à l'homme a été déclenchée pour retrouver un second tireur. La police fouille les voitures. L'un des tireurs a été décrit comme un homme de 24 ans muni de 4 armes et portant un gilet pare-balles, ont déclaré des sources à ABC News.

© SOTT.net
Communiqué d'ABC News rapportant qu'une chasse à l'homme est en cours pour retrouver le deuxième tireur – AVANT qu'ils ne changent leur version. Souvenez-vous : le premier tireur était censé être déjà mort lorsque la police est arrivée, donc il est impossible qu'ils aient « confondu » ce deuxième tireur avec l'autre.

Il est certes de la responsabilité des autorités policières de révéler au public qui a au juste fourni ces informations sur un possible deuxième tireur, mais il nous semble raisonnable de conclure que la police avait de bonnes raisons de croire que Lanza n'était pas seul. En effet, les transmissions audio de la police suggèrent que c'était le cas.

Lanza est censé être entré dans l'école vers 9:35. Dès les premiers coups de feu, une enseignante a appelé la police. Dans les transmissions audio de la police, on entend un officier de police dire :
« École de Sandy Hook, l'interlocutrice dit qu'elle pense qu'il y a un tireur dans le bâtiment.
2 minutes et 30 secondes plus tard, le même policier dit :
« les coups de feu semblent s'être arrêtés, c'est silencieux maintenant, l'école a été bouclée. »
45 secondes plus tard, le même policier dit :
« On m'a rapporté que l'enseignante avait vu deux silhouettes passer en courant devant le bâtiment, devant le gymnase, à l'arrière... tirs à l'arrière. »
5-10 secondes plus tard, un autre officier de police dit :

« ouais on les a, ils viennent vers moi le long [inaudible]... ils remontent l'allée, sur la gauche ».
1 minute et 45 secondes plus tard, le même officier dit :
« [inaudible] J'ai un complice sur le [inaudible] Je l'ai épinglé face contre terre. »
5 minutes plus tard, un officier fait une référence à « l'école » et au « complice appréhendé », et dit : « on va continuer à chercher ».

Ce que nous pouvons raisonnablement conclure de ces transmissions audio, c'est que la police locale est arrivée sur les lieux très rapidement, et que la fusillade à l'intérieur de l'école n'a pas duré plus de 3 minutes. Nous pouvons aussi nous risquer à conclure qu'il y avait d'autres « personnes d'intérêt » impliquées et que la police a possiblement appréhendé l'une d'entre elles.

En regardant une photo aérienne de l'école, on voit que le gymnase se trouve sur la droite du bâtiment. La référence de l'officier de police aux « deux silhouettes [que l'institutrice a vu] passer en courant devant le gymnase » tendrait à suggérer que deux personnes étaient en train de se diriger en courant vers l'arrière du bâtiment, après être passées devant le gymnase, soit avant, soit au moment où la police est arrivée sur les lieux.

Dans la vidéo suivante, on voit des policiers longer l'arrière du bâtiment en courant et remonter la colline boisée où, d'après les premiers rapports des médias, ils finiront par appréhender quelqu'un, même si on ne voit pas grand chose, avec les arbres qui bouchent la vue.


Dans la vidéo ci-dessous, on voit des policiers, armes dégainées, cerner une maison.


La maison en question est située juste derrière l'école de Sandy Hook et directement sous la zone où la police semble poursuivre quelqu'un dans les bois. La maison est entourée d'un cercle rouge sur la photo ci-dessous, et la zone où la police aurait arrêté un individu est entourée d'un cercle jaune.

En guise de confirmation que c'est bien la maison que les policiers sont en train de cerner dans la vidéo ci-dessus, voici une capture écran de ladite maison prise dans Google Street View. L'adresse est 3, Riverside Road, Newtown, CT.

Voilà nos questions concernant ces informations :
  • La police présente sur les lieux avait-elle une raison de soupçonner qu'il y avait plus d'un tireur ? Si oui, pourquoi ?
  • La police poursuivait-elle deux autres personnes liées à la fusillade ?
  • Une personne a-t-elle été capturée et « épinglée face contre terre » par un officier de police, et les autres officiers ont-ils poursuivi un autre individu dans les bois derrière l'école ?
  • Les policiers étaient-ils particulièrement intéressés par la maison située au 3, Riverside Road, Newtown, juste derrière l'école et dans la direction où les policiers semblaient poursuivre quelqu'un ? Où n'était-ce qu'un des domiciles/bâtiments qui ont été fouillés ? Si c'est le cas, pour quelle raison ont-ils fait ces perquisitions, si les détails de la scène du crime étaient plus qu'évidents : à savoir qu'un tireur solitaire était entré dans l'école et avait abattu 20 enfants et 6 enseignants, avant de se suicider, le tout en 5 minutes ?
Voilà des questions légitimes auxquelles les autorités chargées de l'enquête se doivent de répondre, dans l'intérêt du public.

Plusieurs Précédents - Le Massacre de Sandy Hook mis en perspective

Les récits suggérant l'implication de plusieurs tireurs lors de tueries précédentes n'ont toujours pas été expliqués. Des récits de témoins oculaires suite à la fusillade d'Aurora du 20 juillet 2012 décrivent un homme assis au premier rang de la salle n°9. L'homme aurait répondu à un appel téléphonique, se serait levé pour ouvrir la porte d'une issue de secours, et aurait attendu quelqu'un d'autre pour le faire rentrer dans la salle. Le flux radio de la police indique que, une heure après son arrivée sur les lieux, la police traquait encore au moins un autre suspect, et on peut entendre un officier de police dire : « Ça ressemble à une attaque coordonnée. » Le « tireur solitaire », James Holmes, 24 ans, a été arrêté par la police 1 à 2 minutes après le premier appel d'urgence (911) ; il a été retrouvé soit à l'intérieur, soit près de sa voiture (ce point n'a pas été clarifié), qui était garée près de l'issue de secours de la salle n°9. Holmes portait (nous dit-on) un masque à gaz, était équipé de « bombes lacrymogènes et portait une tenue pare-balles » ; or, un second masque à gaz et « un sac en toile contenant des bombes lacrymogènes et une tenue pare-balles » ont été découverts à plusieurs dizaines de mètres de son véhicule.

7 personnes ont été tuées deux semaines plus tard, le 5 août 2012, lorsqu'un « tireur solitaire » a ouvert le feu dans un temple Sikh, à Oak Creek, Wisconsin, au moment de la prière. Là aussi, nous aimerions savoir comment les récits de témoins oculaires faisant état d'une attaque « très bien coordonnée » menée par quatre hommes blancs entièrement vêtus de noir peuvent concorder avec la version officielle qui veut qu'un « suprémaciste blanc » solitaire et ancien spécialiste des opérations psychologiques au sein de l'US Army ait été abattu par la police intervenue sur les lieux suite à un appel d'urgence.

Le 5 novembre 2009, un « tireur solitaire » a tué 13 soldats et blessé 31 personnes, dont des soldats et des membres du personnel de la base militaire de Fort Hood, au Texas. L'auteur de la tuerie a été identifié comme étant Nidal Malik Hasan, commandant et psychiatre de l'US Army, et musulman d'origine palestinienne. À ce jour, aucune explication n'a été fournie quant aux premiers témoignages décrivant jusqu'à trois tireurs présents à deux endroits distincts à l'intérieur de la plus grande base militaire du monde. Dans l'extrait ci-dessous, le sergent Posten de l'US Army déclare aux médias qu'il ne souhaite divulguer que ce dont il est certain :


Un autre officier supérieur a décrit à CNN l'arrestation d'un deuxième suspect sur un terrain de golf, à 4km de la base de Fort Hood :

Qu'est-il advenu de ce suspect ?

Ces témoignages d'officiers de police, de personnel militaire et de personnes qui ont assisté à ces fusillades et qui décrivent tous un deuxième tireur ou un deuxième suspect (voire plus) ne peuvent tout simplement pas être écartés d'office, sans avoir d'abord été pris en compte et examinés.

Comment se fait-il que la seule chose que nous retenions de ces événements terrifiants est qu'ils ont été commis par des tireurs solitaires ?

Les trois quarts des Américains croient que plus d'un tireur était impliqué dans l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Ce qui veut dire qu'ils ne croient pas à la fiction du tireur solitaire et qu'ils reconnaissent implicitement qu'il y a eu complot, un complot qui, par définition, implique des puissances et un pouvoir qui s'étend au-delà du bureau du président US, la plus haute fonction de la nation (et du monde, pour certains).

Si nous y réfléchissons un instant, nous voyons que la conséquence de tueries comme celle de Sandy Hook est qu'elles finissent par susciter un sentiment de peur généralisé au sein de la population américaine, et en parallèle, poussent les gens à se tourner vers les autorités pour qu'elles les protègent. Considérez cette vidéo produite par le département de la Sécurité intérieure de l'Alabama en réaction au massacre de Sandy Hook. Le directeur du dépt. de la Sécurité intérieure de l'Alabama veut encourager les gens à « run, hide, fight » [s'enfuir, se cacher, se battre - ou comment survivre à une tuerie - NdT]. La vidéo commence par ces mots :
« La vie peut sembler aussi monotone qu'une journée au bureau, mais parfois, elle ressemble plus à un film d'action qu'à la réalité. Les autorités font tout leur possible pour vous protéger et protéger nos espaces public. Mais parfois, de mauvaises gens font de mauvaises choses. Leurs motivations sont différentes, les signaux d'alarme peuvent varier, mais les effets dévastateurs sont les mêmes. Et malheureusement, vous devez vous préparer au pire... »
Contrôle des armes ?

Le massacre de Sandy Hook n'était pas une tentative insidieuse de priver les Américains de leur « droit de porter des armes », droit défini par le 2e Amendement de la Constitution américaine. À chaque fois qu'une tuerie de cette nature a lieu, les ventes d'armes montent en flèche dans tout le pays. Il n'y a aucune preuve que le gouvernement US prévoie de se servir du massacre de SH pour justifier une tentative d'interdire aux particuliers de posséder des armes. De toute manière, il serait quasiment impossible d'appliquer ce genre de loi. Les crimes par armes à feu sont effectivement un problème aux USA, comparé aux autres nations, mais le problème n'est évidemment pas les armes elles-mêmes, mais les gens qui les utilisent. Donc, pourquoi y a-t-il autant d'Américains qui utilisent leurs armes contre d'autres Américains ?

La réponse réside probablement dans la nature de la culture et de la société américaines. Il existe un sous-prolétariat de masse aux USA, une classe qui depuis plusieurs décennies est économiquement marginalisée et abandonnée par un système d'éducation de plus en plus « défaillant » qui envoie nombre de gosses dans la rue à 16 ans, des gosses à peine capables de lire et d'écrire, et qui ont comme perspectives d'emploi soit le salaire minimum, soit le chômage. En même temps, ces gens sont exhortés par d'inlassables campagnes médiatiques et corporatistes à « consommer » et à posséder tout ce que le rêve capitaliste américain peut offrir de meilleur. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi nombre de ces laissés-pour-compte se tournent vers le crime (ce qui, aux USA, signifie souvent l'usage d'armes à feu, en raison de l'accès facile et du « droit » aux armes) afin d'obtenir leur propre part du gâteau.

Les répercussions de la violence due aux armes à feu (et la couverture médiatique de ces crimes) sur les membres de la classe moyenne supérieure plus privilégiée (en particulier celle des grandes villes) sont un sentiment palpable d'insécurité. Ce sentiment est exacerbé par la violence omniprésente, obscène, affichée à la télé américaine et dans les productions d'Hollywood. À l'âge de 18 ans, l'ado américain moyen aura déjà vu 16 000 meurtres et 200 000 actes de violence à la TV ou dans les films, et une grande partie de cette violence fictive se déroule dans les rues américaines. Un tel conditionnement renforce la perception que les rues ne sont pas sûres aux USA, parce que le subconscient humain a du mal à distinguer la violence réelle de la violence simulée.

Cette impression de menace omniprésente mais néanmoins vague joue probablement un rôle significatif dans la décision des citoyens US d'acheter ou non une arme. Plus important, les gens qui ont l'impression que la société au sein de laquelle ils vivent n'est pas sûre seront bien plus susceptibles d'accepter la militarisation de leur société et des forces de l'ordre et, en dernier lieu, la destruction de leurs libertés civiques parce que ces mesures seront prises « pour les protéger ».

Des massacres gratuits et « inexplicables » comme celui de Sandy Hook (et des dizaines d'autres) sont la « cerise sur le gâteau », dans ce processus ; à chacun de décider s'il s'agit ou non d'une stratégie délibérée.