Les restes de la pyramide de Piye. Image credit: Geoff Emberling
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Les restes de la pyramide de Piye. Image credit: Geoff Emberling

Geoff Emberling fait ce que peu d'archéologues dans le monde peuvent faire : il est à la recherche d'une cité royale perdue !

L'ancienne capitale était gouvernée par des rois de Nubie, dans une région qui se trouve aujourd'hui dans le nord du Soudan, juste au sud de l'Egypte.

On sait peu de choses sur ces rois qui sont soudainement apparus sur la scène historique vers 800 avant JC et qui ont conquis toute l'Egypte avant de finalement retourner dans le désert. « Nous n'avons aucune idée d'où provenaient ces rois », a déclaré Emberling, chercheur au Musée d'archéologie Kelsey à l'Université du Michigan, « en fait, ils ont surgi de nulle part. »

La Nubie, aussi connue sous le nom de royaume de Koush, a été l'un des premiers centres africain d'autorité politique, de richesse et de puissance militaire. Mais en raison d'un manque d'informations, elle n'a pas fait partie des grandes discussions sur l'ascension et la chute des civilisations comme l'Egypte et la Mésopotamie.

Une grande partie de la recherche archéologique a mis l'accent sur les tombes et les temples de la capitale nubienne d'El Kuru (ou El Kourou) mais, précise Emberling, « Il y a eu un réel manque de fouilles des zones de peuplement, où l'on trouvait les gens vivant au quotidien. »

Emberling est parti à El Kuru dans la dernière semaine de Décembre 2012 pour six semaines. Il a travaillé à proximité d'un tronçon de la rivière du Nil qui coule à travers le désert du Sahara. « J'ai l'espoir de repartir avec une bonne idée sur l'endroit où peuvent être les restes de la ville », a-t-il ajouté.

Emberling a une idée générale sur l'endroit où creuser, sur la base des carnets de George Reisner, un archéologue américain qui a étudié les pyramides nubiennes en 1918-1919. Les notes de Reisner mentionnent une longue muraille, avec une porte, face au Nil. Il a également écrit qu'il y avait un puits qui aurait pu être assez grand pour faire partie d'un palais. Mais le site n'a pas été fouillé et a disparu sous le sable. « L'un des défis est que les restes de la ville sont complètement invisible sur le site aujourd'hui », a déclaré Emberling.

Il travaille en collaboration avec les archéologues du Danemark et du Soudan en utilisant une variété de techniques: l'imagerie satellite, les relevés topographiques, la magnétométrie et le carottage géologique.

« Nous pourrions ne pas trouver la ville. Il se pourrait qu'une crue du Nil l'ai détruite dans une certaine mesure et nous pourrions ne trouver que quelques restes éphémères. Nous verrons bien. », conclut Emberling.