Le lecteur devrait maintenant saisir l'idée : l'approche de SOTT.net envers l'Expérience Cassiopéenne est réellement de celles composées de 10 % d'inspiration et de 90 % de transpiration. Une question posée, ou une réponse donnée, suffit souvent à inspirer toute une lignée de recherches qui mènent à des données et des conclusions qui ne peuvent être que secondairement liées à la question d'origine. C'est tout ce qui importe : la découverte, et en ce sens, les données des transmissions cassiopéennes relèvent plus du Fil d'Ariane que du Livre des « Révélations Divines ». Les indices fournis amènent les personnes intéressées à entreprendre des recherches à travers un vaste labyrinthe d'informations et de « désinformation » vers ce que j'aime à appeler le cœur du sujet : ces domaines d'études qui ne sont pas seulement cruciaux pour parvenir à comprendre la condition humaine et la nature du cosmos, mais qui sont aussi étroitement interconnectés et toujours apparemment une étape au-delà de ce qui est couramment considéré comme la « connaissance ordinaire ». En d'autres termes, un mystère en révèle un autre, et puis un autre. C'est un voyage sans fin de découverte, ce qui, je pense, se situe au cœur de la science et du mysticisme. N'importe quoi d'autre, comme la croyance que « nous savons maintenant tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet » ne mène qu'à la stagnation intellectuelle et à la mort de la curiosité. Comme nous aimons à le dire par ici, il n'y a pas de repas gratuit... ni de textes infaillibles.

Pour les curieux, la recherche inspirée par l'expérience cassiopéenne a mené l'équipe de SOTT vers de nombreux sujets sur lesquels nous nous concentrons. Sans eux, et les expériences de la vie que nous n'aurions sûrement jamais vécues si nous ne nous étions pas engagés dans ce projet, nous n'aurions probablement jamais appris tout ce que nous savons sur l'histoire et le danger d'une catastrophe cométaire, la nature électrique de l'univers, la psychopathie, la ponérologie, la théorie polyvagale et la séparation du bon grain de l'ivraie quand on aborde le nombre immense de « théories conspirationnistes » sur le marché. Ou du moins, cela nous aurait pris beaucoup plus de temps. Après tout, tous ces domaines ont leurs spécialistes et défenseurs respectifs, ces francs-tireurs scientifiques qui sont arrivés à la conclusion que tout n'était pas correct dans leur champ d'étude particulier, que ce soit en histoire, en politique, en psychologie, en ufologie, en astrophysique, en météorologie ou n'importe quelle autre science. Mais ils le font généralement d'eux-mêmes, déconnectés du tableau plus vaste et de la manière dont tout cela s'imbrique. Souvent, ce processus leur prendra toute une vie de recherches, avec l'inconvénient que d'autres domaines possibles de recherches demeurent inabordés. (Observez les chercheurs en paranormal qui se moquent des « théories du complot » ou les conspirationnistes du 11 septembre qui se moquent des ufologues.) Mais nous essayons d'en assembler autant que possible pour fournir une vision de la réalité aussi complète que possible autant que nous le pouvons. Un de ces domaines, celui que je vais aborder ci-dessous a rapport à la génétique et aux possibilités inhérentes à cette mystérieuse brique de la vie : l'ADN.

La Poubelle d'une Personne...

Considérant le fait que la structure de l'ADN a été découverte il y a seulement une soixantaine d'années, il n'est pas surprenant que nous devions encore résoudre tous ses mystères. C'est seulement ces 30 dernières années, ou presque, que le rôle de l'épigénétique (les changements héréditaires dans l'expression d'un gène) a été mieux compris et les éventuelles implications et applications dans ce domaine sont énormes. Ensuite il y a le génome humain, qui a seulement été décodé il y a 10 ans, en révélant le nombre étonnamment ridicule de quelques 35 000 gènes. Mais les gènes ne représentent qu'un faible pourcentage de notre ADN. Étant donné qu'on pensait depuis longtemps que l'unique fonction de l'ADN était de simplement coder pour les protéines qui constituent notre structure physique, la question a intrigué les scientifiques pendant des années. Le terme d'ADN « poubelle » a été inventé dans les années 1970 pour désigner les longues portions d'ADN non-codant aux fonctions inconnues qui représentent environ 98 % du génome humain. De nos jours, on sait qu'au moins une partie de cet ADN remplit une fonction de régulation tandis que d'autres portions demeurent mystérieuses. Le 23 septembre 2000, Laura a questionné les Cs sur cette « poubelle » :
Q : Vous avez dit une fois [le 24 novembre 1994] que le noyau de l'ADN est une enzyme pas encore découverte liée au carbone. Est-ce exact ?

R : Oui.

Q : Ici, dans ce livre, il est dit : « Les preuves s'accumulent sur le fait qu'une portion relativement faible de la séquence d'ADN sert aux prétendus gènes de structure. Les gènes de structure mènent à la production de protéines. On estime qu'il y a environ 50 000 gènes de structure avec une taille approximative de 5 000 paires de bases, ce qui rend compte de seulement 250 millions des 3 milliards de paires de bases estimés. A quoi sert le reste de l'ADN ? Une partie de l'ADN est ainsi appelée séquences répétées, répétée des milliers de fois. Sa fonction est inconnue. La répétition Alu, par exemple, contient plus de 300 000 copies de la même séquence de 300 paires de bases. Assurément cet ADN n'est pas poubelle et joue quelque rôle important dans l'architecture chromosomique de régulation des gènes ou la réplication des chromosomes. Jusqu'à 1977, on pensait que les gènes étaient des séquences uniques d'ADN codés en ARN puis en protéine. Cependant, des études ultérieures ont montré une plus grande complexité. On sait maintenant qu'il y a des fragments d'ADN dans un gène qui ne sont pas traduits en protéine. Ces séquences interposées, ou introns, sont quelque peu un mystère mais ils semblent être un phénomène très commun. » Maintenant, cette chose dont ils parlent, ces introns, sont-ils le noyau dont vous parliez ?

chromosome
© Pharmapolis.net
Les introns sont des séquences d'ADN non-codant que l'on trouve intercalées entre les gènes de tous les eucaryotes.

R : En partie.

Q : Et à propos de cette répétition Alu avec plus de 300 000 copies de la même séquence de paires de bases. Qu'est-ce que c'est ?

R : Unité tribale.

Q : Qu'est-ce qu'une unité tribale ?

R : Zone segmentée de composés marqueurs significatifs.

Q : Ça code quoi ?

R : Profil d'union physiologique/spirituel.
Avant tout, jusqu'à ce que les ribozymes (des ARN qui ont la capacité de catalyser des réactions chimiques) soient découverts dans les années 1980, les scientifiques pensaient que seules les enzymes pouvaient agir comme catalyseurs biologiques. Mais la capacité de certains ARN à agir de même est logique du point de vue de l'évolution. (C'est à dire, qu'est-ce qui est venu en premier ? L'ARN pour produire l'enzyme ou l'enzyme pour catalyser les réactions ?) Ces ribozymes ont été découverts sur un intron d'ARN. Leurs cousins de l'ADN, les désoxyribozymes (ou ADNzymes) n'ont été découverts qu'en 1994 avec une recherche publiée en décembre de cette année-là, juste après la session à laquelle il est fait allusion ci-dessus. Mais à cause du manque de groupements fonctionnels spécifiques de l'ADN pour des réactions similaires et sa structure en double hélice stable, les ADNzymes doivent être créés en laboratoire - il reste encore à les trouver dans « la nature » - et même là, ils ne fonctionnent seulement qu'en interagissant avec de l'ADN monocaténaire. Mais étant donné la facilité avec laquelle ils sont créés et sont capables de catalyser des réactions, peut-être que le « noyau » d'ADN auquel il est fait référence ci-dessus est un désoxyribozyme qui apparaît naturellement ? Comme Yingfu Li et Ronald Breaker, auteurs d'une revue critique de la recherche sur le sujet en 1999, l'écrivent :
Malheureusement, les structures monocaténaires ne sont que très rarement prélevées dans la nature, lors de processus cellulaires tels que la réplication de l'ADN, la réparation de l'ADN et l'expression génétique. Il n'est pas surprenant alors qu'on n'ait pas trouvé que l'ADN remplisse un quelconque rôle dans la catalyse biologique... Plusieurs questions fondamentales concernant la fonction de l'ADN doivent encore être investiguées plus profondément afin de décider si l'ADN est vraiment la molécule inerte qu'on pensait ou s'il peut aspirer aux rôles catalytiques que jouent les protéines et l'ARN... Le fait que la nature n'engage que peu ou pas du tout d'ADN catalytique est quelque peu déconcertant et suggère que le potentiel catalytique de l'ADN pourrait être inadéquat. Le fait que les caractéristiques cinétiques de plusieurs désoxyribozymes sont comparables à celles des ribozymes naturels indique que ça n'est pas le cas. Clairement, nous devons explorer plus profondément le potentiel catalytique de l'ADN pour établir ses limites en tant qu'enzyme.
Peut-être qu'un autre angle à avoir est celui des histones, les « bobines de protéines autour desquelles l'ADN s'enroule à l'intérieur de la cellule » et les enzymes qui agissent sur elles pour déterminer leur fonction. En 2009, des scientifiques ont découvert la structure de deux de ces enzymes. D'après l'article rendant compte de l'étude dans R&D :
Les structures fournissent des aperçus sur la façon dont l'encapsulation de l'ADN est tout aussi importante et complexe que l'information contenue dans l'ADN lui-même et comment ces enzymes font partie d'un système de contrôleurs qui s'assurent que l'encapsulation est en ordre... Les enzymes sont connues sous le nom d'histone-déméthylases car elles éliminent les groupes méthyles (modifications chimiques d'une protéine) des histones. [HK : la méthylation est une façon par laquelle l'épigénétique s'accomplit.]

Des mutations dans le gène qui code une des enzymes, PHF8, entraînent un type de retard mental hérité... De nombreux biologistes croient que les modifications sur les histones sont un code analogue au code génétique. Selon la structure des histones, l'accès à l'ADN dans le noyau peut être restreint ou relativement libre. L'idée est : les modifications donnent aux enzymes qui agissent sur l'ADN des informations précieuses sur la façon d'atteindre l'ADN lui-même...

Pour comprendre le rôle des histone-déméthylases dans la cellule, Cheng dit d'imaginer que la cellule est une bibliothèque qui contient des milliers de livres. « Pour trouver un livre particulier dans une bibliothèque, vous avez besoin de certains signes qui vous indiquent comment les rayonnages sont organisés », dit-il. « De la même manière, la machinerie qui lit l'ADN a besoin d'un certain guidage pour aller au bon endroit. »

Les histones ont un noyau autour duquel l'ADN s'enroule et des queues flexibles qui s'étendent au-delà du noyau. Les enzymes de la cellules attachent toute une série de grelots - les groupes méthyles n'en sont qu'une sorte - aux queues des histones pour rappeler à la cellule comment traiter l'ADN qui y est associé.

Les groupes méthyles signifient différentes choses selon leur emplacement sur l'histone. De plus, les modifications varient d'une cellule à l'autre. Dans le cerveau par exemple, les modifications sur un gène particulier pourraient signaler « ce gène doit être lu fréquemment » et dans un muscle, une série de modifications différentes dira « reste calme ».
Donc il semble qu'à la fois les ADNzymes et les histones ont des implications dans l'expression génétique spécifique/l'épigénétique (quels gènes sont activés et désactivés et quand) et dans la technologie génétique éventuelle qu'elle soit conçue ou « naturelle » (par ex : la nutrigénomique). Nous pourrons développer ces idées dans de futurs épisodes, mais pour l'instant passons aux commentaires sur l'ADN poubelle qui est « une unité tribale/des composés marqueurs » codant le « profil d'union physiologique/spirituel ». Tout d'abord, en 2008 Physorg rapportait :
Au cours de l'évolution, ces répétitions [non-codantes] étaient dispersées parmi différentes espèces, créant de nouveaux sites régulateurs à travers ces génomes. Donc, la série de gènes contrôlée par ces facteurs de transcription doit probablement différer de manière importante entre les espèces et peut être un moteur principal d'évolution. Cette recherche montre aussi que ces répétitions sont tout sauf de l'« ADN poubelle » puisqu'elles fournissent une grande source de variabilité évolutive et pourraient détenir la clé de certaines des différences physiques importantes qui distinguent les êtres humains de toutes les autres espèces...

smoking monkey

Les humains et les singes partagent la grande majorité de leurs gènes. Alors qu'est-ce qui rend humain les humains ?

« Les résultats du Dr Bourque et de ses collègues du GIS sont très excitants et représentent ce qui pourrait être une des découvertes majeures de la décennie en biologie de l'évolution et de la régulation des gènes », a déclaré Raymond White, Ph.D., et Rudi Schmid, Professeur Emérite au département de Neurologie de l'Université de Californie à San Francisco et Président du Conseil Scientifique du GIS.

« Nous suspections depuis quelques temps qu'une des voies majeures qui différencient les espèces les unes des autres - par exemple pourquoi les rats diffèrent des singes - se trouve dans la régulation de l'expression de leurs gènes : où sont les gènes exprimés dans le corps, à quel moment du développement et à quel point ils répondent aux stimuli environnementaux », a-t-il ajouté...

Le Dr White a aussi ajouté : « Cette hypothèse sur la formation de nouvelles espèces par des distributions épisodiques de familles de gènes de séquences régulatrices d'ADN est une hypothèse puissante qui guidera maintenant un tas d'expériences pour déterminer les relations fonctionnelles de ses séquences régulatrices d'ADN avec les gènes qui sont proches de leur lieu d'atterrissage. Je prévois qu'à mesure que notre connaissance de ces événements grandira, nous commencerons à comprendre beaucoup mieux comment et pourquoi le rat diffère tellement du singe même s'ils partagent fondamentalement le même complément de gènes et de protéines. »
L'origine de la variabilité génétique a été un mystère et une pomme de discorde majeure (sans jeu de mot) depuis que Darwin a publié son célèbre livre sur l'évolution. En fait, contrairement à la croyance populaire, Darwin lui-même ne souscrivait pas à l'idée que des « mutations aléatoires » aient mené à la variation qui permet à la sélection naturelle de suivre son cours et produire des êtres avec de nouvelles caractéristiques. C'est un curieux morceau de l'histoire. De nos jours, interrogez pratiquement n'importe quelle personne ayant une formation universitaire sur l'histoire de la théorie de l'évolution et elle vous dira que Lamarck était un nigaud bercé d'illusions dont les théories furent réfutées dès que Darwin est entré en scène. Et bien pas vraiment. Darwin lui-même pensait que la variabilité résultait de « l'action directe et indirecte des conditions d'existence, de l'usage et du défaut d'usage [HK : aussi connu sous l'expression « ce qui ne sert pas se perd »] (Darwin 1859, p. 489). Darwin avait même l'idée que le climat et l'alimentation étaient les principaux candidats pour les changements acquis qui amènent le matériel génétique modifié à se transmettre à la descendance (bien sûr, il n'a pas utilisé le terme « matériel génétique » - il a dénommé ces particules hypothétiques porteuses de l'hérédité des « gemmules »). Pour cet observateur impartial (hum !), on dirait que Darwin était sur quelque chose - quelque chose que la police de la pensée scientifique de l'époque n'approuvait pas. Mais nous aborderons ce sujet plus en détail dans un prochain épisode sur la bio-ingénierie. (Voir le livre d'Eva Jablonka et Marion Lamb Evolution in Four Dimensions.)

Pour en revenir à l'ADN poubelle, la chose suivante était mentionnée par The Daily Galaxy en 2011 :
Des chercheurs du Georgia Institute of Technology ont maintenant déterminé que l'insertion et l'effaçage de larges fragments d'ADN [des séquences apparentées aux virus appelées rétrotransposons] près des gènes sont très variables entre les humains et les chimpanzés et pourraient expliquer les différences majeures qui existent entre les deux espèces.

L'équipe de recherche, dirigée par le Professeur de Biologie de Georgia Tech John McDonald, a vérifié que tandis que la séquence ADN de gènes entre les humains et les chimpanzés est presque identique, il y a de grandes « brèches » génomiques dans les régions adjacentes aux gènes qui peuvent affecter l'étendue avec laquelle les gène sont « activés » et « désactivés »... « Ces brèches génétiques sont dues, à l'origine, à l'activité de séquences d'éléments transposables apparentées aux rétrovirus... Les éléments transposables étaient autrefois considérés comme de « l'ADN poubelle » ayant un petit rôle ou pas du tout. Maintenant, il semble qu'ils pourraient être une des raisons essentielles de notre telle différence avec les chimpanzés... Nos résultats sont dans l'ensemble cohérents avec la notion que les différences morphologiques et comportementales entre humains et chimpanzés sont essentiellement dues à des différences dans la régulation des gènes plutôt qu'à des différences dans la séquence des gènes eux-mêmes », a déclaré McDonald.
Donc, de nouveaux et différents « sites régulateurs » activant et désactivant les gènes peuvent expliquer les différences que nous observons entre des espèces qui ont des gènes similaires. La référence à l'« unité tribale » des Cs est intéressante ici. La tribu est l'unité sociale humaine de base, normalement s'entend - nous nous sommes égarés pas mal loin de nos structures sociales évolutionnairement adaptées, sans parler de l'alimentation mais c'est un autre sujet. J'irai même jusqu'à dire que c'est ce qui a permis notre survie continue au cours de centaines et de milliers d'années : la dynamique d'une unité tribale favorise le développement positif du caractère, la santé mentale, la transmission des connaissances essentielles à la survie et une vraie viabilité culturelle et écologique. Nos structures cérébrales supérieures sont en fait conçues pour des interactions sociales d'un type spécifique : les structures mammifères les plus primitives qui encouragent le lien social agissent de concert avec les centres supérieurs de la communication, ce qui donne notre répertoire distinctif de comportements humains. (Voir Polyvagal Theory de Stephen Porges pour tous les détails). Donc, tandis que nous pouvons avoir de l'ADN de chimpanzé, en un sens, notre profil unique de corps et d'esprit, de matière et de conscience, en est très éloigné. Et la localisation de certains « marqueurs » rétrotransposons, et leur influence sur l'expression génétique (et qui sait quoi d'autre ?), peut être la clé de certaines variations phénotypiques plutôt remarquables - notre « composition morphologique et comportementale » unique - tout ce qui fait de nous distinctement des humains. Qui sait ? Cela pourrait même expliquer les différences au sein de notre propre espèce, disons, entre ceux qui « entrent » naturellement dans le modèle tribal - ceux qui peuvent se soumettre au processus de socialisation et vivre au diapason avec les autres - et ceux qui ne peuvent pas : les psychopathes.

De choses douces et de Substituts maternels

Bien qu'il y ait sans aucun doute beaucoup à apprendre de et sur la génétique, je ne peux pas m'empêcher de penser que certains « scientifiques » vont trop loin en considérant les gènes comme la fin des fins de chaque bizarrerie et comportement humains. John Cleese l'a bien exprimé pour moi :


Mais si vous préférez que la critique scientifique provienne de vrais scientifiques plutôt que de comédiens britanniques vieillissants, voici celle d'Eva Jablonka et de Marion Lamb (référencé ci-dessus) pour vous :
[L'approche centrée sur un gène prédominant] n'est plus nécessaire pour attribuer l'évolution adaptative de chaque structure et activité biologiques, y compris le comportement humain, à la sélection de variations génétiques fortuites qui sont sourdes à la fonction. Quand tous les types de variations héréditaires sont considérés, il devient clair que les changements induits et acquis jouent aussi un rôle dans l'évolution... la conception populaire du gène comme simple agent causal n'est pas valide. L'idée qu'il y a un gène pour l'audace, la cardiopathie, l'obésité, la religiosité, l'homosexualité, la timidité, la stupidité ou tout autre aspect de l'esprit du corps, n'a aucune place sur la tribune du discours génétique... La stabilité repose sur le système dans sa totalité, pas sur le gène... l'effet d'un gène dépend de son contexte. (pp. 2, 6, 7)
Aussi, je suis sceptique à chaque fois que quelqu'un dit « tout est dans les gènes ». Et l'homosexualité est une de ces questions où le débat peut s'enflammer et j'ai souvent entendu cette réponse qui laisse entendre que les homosexuels sont « nés comme ça ». Autrement dit, cela n'est pas seulement un « choix de vie ». Bon, je suis d'accord avec ça mais il y a d'autres façons d'« ancrer » un comportement humain mis à part la génétique et l'une d'elles est l'imprégnation comportementale. Tiré de la session du 28 mars 2010 :
Q : (L) Nous avons reçu une question d'un lecteur qui voudrait demander : « l'homosexualité est-elle déterminée au stade précoce d'imprégnation ? »

R : Dans certains cas. Il y a de nombreuses raisons.

Q : La seconde partie de la question est : « Si non, qu'est-ce qui détermine l'orientation sexuelle à un âge précoce ? » Bon, ils viennent juste de dire qu'il y a de nombreuses raisons. Pouvez vous lister n'importe lesquelles de ces autres raisons ?

R : Influences de vie antérieure et plus rarement, la génétique.

Q : (L) Donc laquelle de ces trois raisons est la plus fréquente ?

R : On pourrait dire que l'imprégnation précoce est légèrement la cause la plus fréquente.

Q : (Ailén) Donc tu étais très proche Laura. (Perceval) Est-ce que le cas d'imprégnation précoce a un rapport avec les sévices ?

R : Pas nécessairement tant des sévices qu'un manque de contribution appropriée à des moments de haute susceptibilité. Aussi, chez certains individus, la séquence de créneaux d'imprégnation est différente ou non synchrone avec la tendance de la majorité. En un sens, alors, c'est génétique bien que tout ce genre d'individus ne deviennent pas nécessairement homosexuels.

Q : (L) Je pense que le lecteur voulait savoir si c'est un état qui peut être modifié, à supposer que l'individu voudrait changer ?

R : Pas généralement.

Q : (Ailén) Quand vous parlez d'un manque de contribution appropriée, je suppose alors que, d'une certaine façon, le développement n'est pas normal. Cela veut-il dire que les homosexuels rencontrent un quelconque obstacle dans leur croissance spirituelle ?

R : Non, ça n'est pas implicite.

lorenz

Le zoologue autrichien Konrad Lorenz et trois canards. En remplissant leur « fenêtre d'imprégnation maternelle » avec lui-même, il a eu la chance de devenir leur substitut maternel.

Q : (L) Bon, vous connaissez Konrad Lorenz et l'histoire de ses canards. L'histoire c'est qu'il y a cette fenêtre de temps où le substrat de la psychologie du canard est ouvert pour recevoir l'empreinte de l'image de la mère. Donc ces canards n'ont pas été exposés à une maman canard mais plutôt à ses bottes durant cette période. Ils en sont venus à prendre ses bottes pour leur mère. Pour toujours. Ces canards croyaient que les bottes étaient « maman ». Donc, ce que ça signifie, c'est qu'il y a ce genre de... circuits imprimés... où il y a une fenêtre qui s'ouvre quand ils peuvent être programmés. Tout ce qui s'écrit en eux à ce moment-là, c'est ce qui règle ce circuit. C'est vraiment comme un circuit fondamental dans notre machinerie. Et je pense que ça veut dire que ces individus peuvent avoir soit des circuits hypersensibles soit des fenêtres quand les circuits peuvent être inscriptibles qui sont différentes des autres personnes. Peut-être que leur fenêtre ne s'ouvre pas au même moment que la majorité des gens.

Disons, par exemple, que la majorité des gens dans leur première semaine, reçoivent l'empreinte de leur mère - probablement. Les bébés qui ne reçoivent pas d'empreinte maternelle parce qu'ils sont confiés à l'adoption ou qu'il y a un genre de circonstance atténuante, ils ont toujours ce manque parce que rien n'a été écrit. S'ils sont mis dans un berceau et jamais chéris, ils ne reçoivent jamais cette empreinte. Puis, la fenêtre se ferme et tout ce qui s'est écrit sur ce circuit imprimé durant cette période où la fenêtre était ouverte est ce qu'il y aura pour toujours. Ok, alors peut-être que la fenêtre de certaines personnes s'ouvre trop tôt ou peut-être qu'elle s'ouvre pendant qu'ils sont vraiment tout petits à l'hôpital et ils ne reçoivent jamais l'empreinte de leur mère. Ou peut-être qu'elle s'ouvre et se ferme très rapidement à cause de leur sensibilité. Peut-être qu'ils sont imprégnés par le regard du docteur avec un masque sur le visage, ou une infirmière qui passait, ou un distributeur de coca.

(Perceval) Peut-être que quel que soit le stade pour l'empreinte de la sexualité, peut-être que c'est plus tard et pour la plupart des gens c'est à un certain âge mais il y en a pour qui, pour des raisons génétiques, c'est plus tôt ou plus tard et donc les adultes qui entourent cette personne agissent d'une façon différente que ce qu'ils auraient fait si l'enfant était plus jeune. (L) Oui. Et quand on parle de choses telles que des empreintes, il faut prendre un individu en particulier et puis se dire « ok, est-ce que cette personne a... » et alors il faudrait répondre par oui ou par non à toutes ces questions pour dégrossir. Ça pourrait être aussi varié que le nombre d'individus qui existent ! Et la même chose pour les homosexuels. Chacun est différent. Ça pourrait être en partie dû à une vie antérieure, en partie à une vulnérabilité de l'imprégnation ou même, comme ils l'ont dit, dans de rares cas, une cause génétique.

(Perceval) Je me demande ce que l'imprégnation est réellement. Quelles sont les données réellement imprégnées ? Est-ce l'interaction, ou des mots ou la façon d'être traité par un autre humain ? (L) Et bien posons la question. En général, quelle est l'empreinte qui détermine la sexualité pour un individu ?

R : L'interaction plaisante avec un modèle adulte à un moment ou pendant la période où la fenêtre d'imprégnation est ouverte en conjonction avec la libération d'hormones spécifiques et de substances chimiques cérébrales.

Q : (Perceval) Donc, vous avez un enfant, un garçon, et si la fenêtre est ouverte, là il reçoit plus d'attention féminine de la part de sa mère. Mais si la fenêtre s'ouvre plus tard, quand le père s'intéresse plus au garçon et commence à le traiter « comme un homme »... comme les pères vont parfois réprimander leurs fils sur des choses comme « tu pleures comme une gamine » ou « ne fais pas ta petite fille », « tu vas porter une robe ? » etc... Si vous avez la fenêtre ouverte là durant cette période et que vous recevez ce genre de traitement... (L) Autrement dit, une fenêtre d'imprégnation retardée. (Perceval) Oui et que vous produisez des substances chimiques et êtes traités ainsi ou raillés ou moqués et rendus à croire que vous êtes une petite fille... (Burma Jones ) Bien qu'ils aient dit une interaction « plaisante » avec des modèles adultes. (Perceval) C'est l'idéal. (Belibaste) Généralement, à quel âge s'ouvre cette fenêtre ?

R : De 18 mois à 2,5 ans.

Q : (Burma Jones) C'est une grande fenêtre. (L) Ouais, ça n'est pas toute la fenêtre mais l'étendue.

(Ark) Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi la sexualité n'est pas ancrée et pour quelle raison ? Ça pourrait être fixé comme le nombre de jambes et là il n'y aurait aucun problème. Tout le monde est ainsi avec deux jambes et tout le monde naît hétérosexuel sauf en cas de radiations, mutations, etc, etc. Il doit y avoir une raison à cela mais quelle est-elle ? Pourquoi y a-t-il cette possibilité que des gens soient changés de cette façon qui mène à la souffrance ? Ou peut-être que je ne sais rien de la structure interne.

finch
© Axel Griesch
L’apparence d'un père influencera les choix d'accouplement de ses filles. C'est peut-être pourquoi cette petite pinson n'a pas l'air tellement impressionnée. Une imprégnation sexuelle similaire se produirait-elle chez les humains ?

(Burma Jones) Bon, je me demandais, si cette empreinte vient d'un modèle adulte, est-ce que ça fixe aussi le genre de personne que vous allez rechercher pour vous unir ?

R : Oui.

Q : (Burma Jones) Donc peut-être que c'est aussi fait pour que vous recherchiez un partenaire au sein de votre propre « groupe » ? Comme établir les parents tôt dans la vie.

R : Modification du système de contrôle.

Q : (Perceval) C'est probablement comme vous disiez, une interaction plaisante avec un modèle adulte. Donc, si c'est plus tard que 18 mois ou 2 ans et demi... (L) Donc si vous avez vraiment une interaction déplaisante, ça peut vraiment vous bousiller. (PoB) Est-ce que ça veut dire que quelqu'un peut rendre une autre personne homosexuelle par des types de traitement spécifiques ?

R : Oui.

Q : (Burma Jones) Bien, on dirait que si tu sais quand a lieu la vulnérabilité d'imprégnation d'une personne et que tu l'enlèves et la mets en contact avec quelqu'un avec qui tu veux l'apparier, alors tu pourrais établir toute l'imprégnation pour elle. (L) Oui, tu pourrais. (Perceval) Le problème est que la fenêtre normale se situe entre 18 mois et 2 ans et demi et là, il y a des gens qui ont des fenêtres retardées. (L) Et peut-être des gens qui ont des fenêtres précoces. Donc, c'est comme ce dont parlait Sidney Baker, notre physiologie individuelle en termes de santé et à quel point nous sommes entièrement individuels. Il y a certains schémas pour la majorité mais là encore il y a des plages. Donc chacun est vraiment complètement individuel et différent. (Andromeda) Est-ce qu'ils parlent ici d'un modèle de rôle du même sexe ou du sexe opposé.

R : Opposé généralement.

Q : (L) Donc si vous avez une expérience plaisante avec un membre du sexe opposé pendant cette période d'imprégnation, cela vous configurera pour être attiré par des membres du sexe opposé. (Perceval) Ça suggère un peu qu'une personne normale dans une famille normale avec à la fois une mère et un père, que le bébé ou le jeune enfant va interagir avec les deux...

R : Il faut noter que l'enfant est sensible aux substances de type phéromone qui peuvent déclencher cette fenêtre d'imprégnation. Cette partie du processus est « ancrée ».

Q : (Perceval) Donc pour les filles et les garçons, ils sont programmés à être attirés par les hommes ou les femmes. (L) Donc disons qu'une fille est programmée pour être amorcée par la présence de phéromones d'un homme et l'interaction est plaisante alors ce qui est supposé s'écrire sur le circuit, s'écrit et tout va bien. Si la phéromone ouvre une fenêtre et que ce qui se passe dans l'interaction est extrêmement déplaisant, alors tout est foutu. Et éventuellement il se pourrait que s'il y a certaines différences génétiques chez cette enfant, alors peut-être qu'elle est programmée pour que les phéromones d'une femme ouvrent la fenêtre. Aussi, il y a un grand nombre de possibilités ici. C'est évidemment un truc interactif qui le déclenche, écrit le circuit et tout ce que vous voulez.
Donc nous avons des causes possibles d'homosexualité en termes d'imprégnation, d'influences de vie antérieure et de génétique (par ordre de fréquence décroissante) ainsi que l'influence des phéromones et la libération d'hormones sur le processus d'imprégnation. Bien qu'on suspecte depuis longtemps que les phéromones humaines existent, il n'y a pas eu beaucoup de recherches concluantes pour le confirmer jusqu'à récemment. De manière intéressante, une des études récentes les plus convaincantes concernait les différences entre les hommes hétéros et homos (et les similitudes entre les femmes hétéros et les hommes homos) dans leur façon de réagir à des odeurs corporelles spécifiques liées à l'attirance sexuelle :
Les deux substances chimiques de cette étude étaient un dérivé de testostérone produit dans la sueur des hommes et un composé semblable à l'œstrogène dans l'urine des femmes, les deux étant suspectées depuis longtemps d'être des phéromones. ... Le composé semblable à l'œstrogène, bien qu'activant les régions liées à l'odorat chez les femmes, stimulait l'hypothalamus chez les hommes. C'est une région à la base et au centre du cerveau qui gouverne le comportement sexuel et, par son contrôle de l'hypophyse située juste en dessous, l'état hormonal du corps.

pheromone
© David Shankbone
Un fêtard israélien anonyme en posture pour une dispersion maximale de phéromones.

D'un autre côté, la substance chimique de la sueur masculine a fait tout le contraire, elle a activé principalement l'hypothalamus chez les femmes et les régions liées à l'odorat chez les hommes. Les deux substances chimiques semblaient mener une double vie, jouant le rôle d'odeur pour un sexe et de phéromone pour l'autre.

Les chercheurs suédois ont maintenant répété l'expérience en ajoutant un troisième groupe composé d'hommes gays. Les homos ont répondu aux deux substances chimiques de la même manière que les femmes l'ont fait, rapporte le Dr Savic, comme si la réponse de l'hypothalamus était déterminée non pas par le sexe biologique mais par l'orientation sexuelle de son propriétaire...

Certains chercheurs considèrent le travail du Dr Savic comme une forte preuve en faveur des phéromones humaines. « La question de savoir si les phéromones humaines existent a été résolue. C'est oui. », ont écrit les auteurs d'un commentaire dans Neuron à propos du compte-rendu du Dr Savic de 2001...

Le modèle d'activité différent que le Dr Savic observe chez les gays pourrait soit être à l'origine de leur orientation sexuelle ou être un effet de celle-ci. Si l'orientation sexuelle a une cause génétique, ou est influencée par des hormones dans l'utérus ou à la puberté, alors les neurones de l'hypothalamus pourraient se connecter d'une façon qui modèle de manière permanente vers quel sexe une personne est attirée... Certains chercheurs croient qu'il y a probablement une composante génétique à l'homosexualité à cause de sa concordance parmi les jumeaux. L'occurrence de l'homosexualité masculine chez les deux membres d'une paire de jumeaux est de 22 % chez les faux jumeaux mais s'élève à 52 % chez les vrais jumeaux.
Étant donné la nature sexuelle des phéromones en question, leur effet probable sur l'hypothalamus et l'effet de l'hypothalamus sur l'état hormonal général du corps, la suggestion des Cs est nettement possible, du moins en théorie. Quant aux effets liés au sexe possibles entre les nourrissons et ceux qui prennent soin d'eux, le 17 août 2000, le journal israélien Ha'aretz publiait « Les nouveaux pères secrètent une hormone qui renforce les liens avec le bébé ». L'ocytocine est secrétée chez les mères pendant la grossesse et a pour effet de promouvoir le lien mère/enfant. Elle a également été mesurée chez les pères lors du deuxième et sixième mois de la vie de leur enfant et on a trouvé qu'elle améliorait « le sentiment de paternité et leurs liens avec le nouveau-né ». Voici comment ils décrivaient l'expérience :
mirror neurons

Les neurones miroirs permettent littéralement d'éprouver ce qu'une autre personne éprouve. Les scientifiques sont en train de découvrir davantage de voies par lesquelles le comportement d'une personne peut influencer l'état hormonal et le futur développement d'une autre, surtout entre parents et enfants.

Quelque 43 pères ont été filmés pendant qu'ils jouaient avec les nourrissons à des jeux sociaux conçus pour piquer la curiosité des bébés. On leur demandait de présenter aux bébés six nouveaux jouets contenus dans un panier. Les chercheurs ont relevé le lien entre pères et nourrissons par le biais du regard du père sur l'enfant, leur démonstration d'affection, les bruits qu'ils faisaient et le contact physique, dont les câlins, les bisous et le fait de toucher le corps du bébé, ses mains et ses pieds.

Il est apparu que les pères ayant des taux plus élevés de prolactine étaient plus enclins à jouer aux jeux d'investigation destinés à susciter la curiosité. En même temps, plus le taux d'ocytocine est élevé, plus les pères sont susceptibles d'établir un fort lien social avec le bébé. « Les hormones comme la prolactine et l'ocytocine jouent un rôle important en établissant un sentiment de paternité durant les premiers stades de développement du nourrisson », déclare Feldman.

Amour maternel, curiosité paternelle
Dans une étude antérieure menée par le Pr Feldman, des taux accrus d'ocytocine ont été trouvés à la fois chez les mères et les pères qui jouaient avec leur bébé depuis 15 minutes. Les taux d'hormone ont été mesurés chez 112 parents - 71 mères et 41 pères - à partir d'échantillons de salive prélevés avant et après le jeu.

Les résultats ont montré que les taux d'ocytocine augmentaient pendant le jeu chez les mères et les pères, mais chez les mères, cela se produisait uniquement si elles avaient beaucoup de contact physique affectueux avec les bébés. A l'inverse, le taux d'hormone augmentait chez les pères seulement s'ils fournissaient un contact stimulant qui encourageait l'enfant à explorer.

Une autre étude dirigée par Feldman et publiée récemment examinait les taux d'ocytocine chez les nourrissons. Elle fut conduite avec 55 parents (36 mères et 19 pères) d'enfants âgés de 4 à 6 mois. Ses résultats montrent que les taux d'hormone après le jeu avait augmenté chez les parents comme chez les bébés.

« De cette façon, par une interaction coordonnée, les parents modèlent la capacité de l'enfant à établir des relations étroites, ressentir de l'empathie, comprendre les sentiments et les intentions des autres et faire confiance à autrui », explique Feldman.
Donc, non seulement les scientifiques en viennent à comprendre les effets des hormones sur la sexualité et l'état hormonal général du corps, mais aussi ils commencent à établir l'influence réciproque de certains comportements attentionnés et temporisés et leurs effets hormonaux et d'apprentissage à la fois chez les enfants et les parents. Pour ce que j'en sais, il n'y a eu aucune recherche sur ces dynamiques précoces en terme d'orientation sexuelle mais au moins un type d'imprégnation sexuelle a été trouvée chez les humains, cela s'appelle l'Effet Westermarck. Pendant la fenêtre d'imprégnation de cet effet (les six premières années de la vie), les enfants qui vivent ensemble en promiscuité ne ressentiront aucune attirance sexuelle mutuelle lorsqu'ils commenceront à en éprouver plus tard dans la vie. Mais si une parenté même étroite, par exemple un frère et une sœur, vivent séparément durant cette période, ils peuvent être attirés sexuellement l'un envers l'autre à l'âge adulte.

L'imprégnation sexuelle est également bien établie chez les animaux, comme le mandarin par exemple, qui apprend à être attiré par des partenaires qui ressemblent à leur éducateur d'origine, même si ce parent est un parent éloigné et même si ce parent éloigné est d'une espèce totalement différente. Si un jeune animal est imprégné par un humain, il restera complètement indifférent à sa propre espèce et essaiera même de s'accoupler avec des humains (Jablonka and Lamb, p. 168). Étant donné la forte influence de l'imprégnation sur la sexualité des animaux, je ne pense pas qu'il soit déraisonnable de chercher des explications similaires pour la sexualité humaine. Et étant donné la capacité des animaux à s'imprégner d'objets inanimés, cela pourrait aussi expliquer certaines de nos bizarreries sexuelles (par ex. le fétichisme) et de nos perversions (par ex. le sadisme, la pédophilie). Ce qu'il reste à étudier, ce sont les mécanismes biologiques exacts par lesquels une telle imprégnation peut s'établir.

Et quant à l'autre influence possible - les vies antérieures - le biologiste et psychiatre canadien Ian Stevenson pensait que c'était une bonne possibilité sur la base de ses travaux de recherches de plusieurs décennies sur le sujet. Pour ceux qui ne connaissent pas bien l'œuvre de Stevenson, lisez deux de ses livres, 20 Cas suggérant le Phénomène de Réincarnation et Réincarnation et Biologie : la Croisée des Chemins, où il argumente en faveur de la réalité des vies antérieures et leurs influences sur la vie présente. Ces livres sont ardus mais essentiels si vous souhaitez la meilleure science sur le sujet. Voici une courte description de ses travaux importants pour la sexualité :
stevenson

Ian Stevenson fut le premier à étudier scientifiquement la réincarnation.

Nombre de ces enfants avec des souvenirs de vie antérieure présentent des aptitudes ou des talents qu'ils possédaient dans leur vie précédente. Souvent, les enfants qui appartenaient au sexe opposé dans leur vie précédente, montrent des difficultés à s'adapter à leur nouveau sexe. Ces problèmes liés au « changement de sexe » peut mener à l'homosexualité plus tard dans leur vie. Des anciennes filles qui renaissent en garçon peuvent souhaiter s'habiller en fille ou préférer jouer avec des filles plutôt que des garçons.

Jusqu'à maintenant, toutes ces singularités humaines ont été un mystère pour les psychiatres conventionnels - après tout, on ne pouvait blâmer les parents du comportement de leur enfant dans ces cas précis. Finalement, la recherche sur la réincarnation éclaircit quelque peu le sujet. Par le passé, les médecins mettaient de telles bizarreries sur le compte d'un manque ou d'un surplus de certaines hormones, mais maintenant ils devront y repenser. [HK: Bien sûr, cela se pourrait aussi, en fonction de l'individu.]
Les scientifiques appellent ce phénomène « non-conformité de genre infantile ». Comme l'écrit Neil Swidey pour le Boston Globe, « la recherche indique que chez les garçons qui présentent une NGI, environ 75 % d'entre eux - peut-être plus - deviendront gays ou bisexuels ». Et comme le premier cas de l'article de Swidey le montre, même chez les vrais jumeaux, l'un peut être convaincu d'être une fille tandis que l'autre présente les caractéristiques d'un garçon typique. Le principal argument de l'article est que l'homosexualité pourrait avoir une cause prénatale - que les hormones in utero déterminent l'orientation sexuelle, tout comme elles déterminent le développement des caractéristiques sexuelles physiques. Comme Swidey l'indique :
Dans l'ensemble, la recherche suggère que tôt dans l'utérus, quand le cerveau du fœtus prend soit la direction mâle soit la femelle, quelque chose de fondamental pour l'orientation sexuelle se produit. Personne n'est sûr de la cause. Mais c'est là où les gènes pourraient être impliqués, peut-être en régulant l'exposition aux hormones ou en dictant la taille de ce groupe clé de neurones dans l'hypothalamus. Avant que les chercheurs n'éclaircissent cela, ils devront se repencher sur la question de savoir si, en fait, il existe un « gène gay ».
Il est aussi possible que ces influences puissent déterminer comment l'enfant répondra plus tard à certaines interactions avec les parents et les effets des hormones libérées par ces interactions. Mais si cela n'est pas considéré comme une possibilité par les scientifiques, il y a des chances que cela ne soit jamais étudié. Et bien sûr, la politique entoure la question. Beaucoup considéreraient (faussement) que de telles recherches soutiennent l'idée que l'homosexualité est « apprise » et peut donc être « désapprise », fournissant ainsi des munitions aux fondamentalistes et à leurs croyances anti-homosexuels.

Mais le potentiel pour le développement humain à l'égard de l'imprégnation est énorme. Pensez-y. Quoi d'autre dans notre environnement précoce pourrait affecter la personne que nous deviendrons plus tard dans la vie ? Notre tendance à être attirés vers un certain type d'individus ultérieurement a été brièvement mentionnée ci-dessus. Peut-être que certains d'entre nous sont prédisposés à entamer des relations avec des individus qui ne sont vraiment pas bons pour nous ? Cela pourrait expliquer le phénomène des « femmes amoureuses de psychopathes » discuté par Sandra Brown MA. Et bien sûr, il y a la fenêtre d'imprégnation du langage qui doit être « comblée » au moment approprié pour apprendre les compétences linguistiques. Qui sait quels autres genres de circuits pourraient exister qui se retrouvent « vierges » par suite de notre ignorance ? Les humains pourraient-ils avoir des potentiels dont nous sommes totalement ignorants, ou des gènes désactivés qui feraient que nous vivons nos vies en fonctionnant comme l'ombre de ce que l'on pourrait réellement être ? Nous pourrions être comme ce gadget qui traîne dans la maison et prend la poussière simplement car on a jamais trouvé comment le mettre en marche. Ou encore pire, on pourrait penser que ce n'est qu'une décoration.


Comment: Prochainement : le Contrôle de l'Esprit !