« La corruption de la science est l'un des problèmes les plus importants auquel notre monde a jamais été confronté ; elle pourrait bien entraîner l'extinction de l'humanité. Cette perspective me glace, et elle devrait vous glacer aussi. Mais plus que d'en être glacée, j'ai eu le coeur brisé lorsque j'ai réalisé que le meilleur espoir de l'humanité - la Vérité, la belle Vérité - avait été ravagé et gâché par les gardiens mêmes du temple : les scientifiques eux-mêmes, sous l'influence d'un réseau étendu de conspirations pathologiques interconnectées et entièrement séparées du corps constitué par l'humanité normale. » - Laura Knight-Jadczyk, The Dot Connector Magazine, n°17, p.1
Comme le savent nombre de nos lecteurs réguliers, dans les deux derniers numéros du Dot Connector Magazine (la version papier de Sott.net), nous analysons d'un oeil froid et dépassionné l'étendue de la corruption de la science. La corruption existe dans la manière dont les articles scientifiques sont soumis aux feux de la critique au cours du processus d'évaluation par les pairs ; la corruption existe dans la manière dont les bourses sont accordées aux chercheurs ; la corruption existe dans la manière dont les découvertes scientifiques sont utilisées par le gros business ; et bien sûr, la corruption existe dans la manière dont les distinctions honorifiques et autres médailles sont accordées de façon sélective pour des raisons cachées. L'article d'investigation qui suit va jeter la lumière sur certains de ces domaines inhérents à la Corruption de la Science.

Il y a plusieurs semaines, à la veille du siège du RAID à Toulouse, le physicien théoricien/mathématicien Arkadiusz Jadczyk a été invité à participer à une cérémonie de remise de récompenses à l'Université Paul Sabatier de Toulouse. Cette cérémonie était organisée et financée par une organisation du nom de Telesio-Galilei Academy of Science (TGA), qui organisait là sa 5e cérémonie de remise de prix, événement qui devait se dérouler en même temps que la propre cérémonie de remises de prix de l'Université Paul Sabatier et qu'une série de conférences scientifiques.

Cette année, la Telesio-Galilei Academy of Science a honoré le « Centre CAIROS » de l'université Paul Sabatier de Toulouse, attribuant à certains des amis du principal coordinateur du Centre CAIROS (ainsi que d'autres scientifiques) des médailles « d'or », en remerciement de leurs contributions à la science. En retour, l'Université Paul Sabatier a offert ses propres médailles d'or au « père fondateur » autoproclamé de la Telesio-Galilei Academy of Science - le « professeur » Francesco Fucilla - et au professeur Waldyr Alves Rodrigues Jr., le président de la « Telesio-Galilei Academy of Science ».

Par le passé, des cérémonies de remises de prix TGA ont été organisées dans des lieux divers, mais c'était la première fois qu'une grande université accueillait l'événement. À l'occasion, l'ancien ministre et philosophe Luc Ferry a donné une conférence de trois jours pour la Société toulousaine de philosophie. Selon des rapports non confirmés publiés sur le site de TGA, Ferry a accepté le prix 2013 de la Telesio Galilei Academy of Science, et recevra plus tard de la TGA la Médaille d'or 2013, dans le domaine de la philosophie. Pour le programme des événements de la cérémonie, suivez ce lien.

La Telesio-Galilei Academy of Science, à l'origine nommée Santilli-Galilei Academy of Science, a été établie en 2007 dans le but de « promouvoir l'ouverture dans tous les domaines d'investigation scientifique », de « soutenir le véritable esprit scientifique et d'encourager les discours rationaux et scientifiques, dans l'unique but de faire avancer la science ». Nul doute que ce sont là des objectifs admirables. Toutefois, l'activité principale de TGA semble être de sélectionner des scientifiques pour leur offrir des médailles « d'or » et les inclure dans son « hall of fame » (panthéon). Des scientifiques, certains réputés dans leur domaine, d'autres moins, sont mentionnés sur le site Web de la TGA comme membres du comité, ou comme membres ou membres honoraires de la TGA. Cette liste est pour le moins impressionnante, et inclut des noms prestigieux. Mais la liste contient également beaucoup de noms avec lesquels les scientifiques officiels seraient probablement embarrassés d'être associés, compte tenu de leurs travaux.

L'an dernier, lors de la cérémonie de remise de prix de la TGA à Londres, le président Jeremy Dunning-Davies a parlé des origines et des objectifs de la TGA :


« L'ouverture scientifique » est incontestablement nécessaire, si on veut que la science soit au service de la belle Vérité. Pour des raisons qui seront expliquées dans la 2e partie de cet article, QFG/Sott.net était curieux de découvrir qui - et ce qui - pouvait se cacher derrière une organisation scientifique bénéficiant d'un mystérieux bienfaiteur qui ratisse large pour s'attirer le soutien de scientifiques. Nous avons donc décidé de faire des recherches sur certains des personnages affiliés à la « Telesio Galilei Academy of Science ».
« Rien n'est ce qu'il semble être, mais toute chose est exactement ce qu'elle est. » - Buckaroo Banzai
Commençons par jeter un œil au comité de direction de la TGA :
  • Francesco Fucilla, père fondateur (Scientifique)
  • Waldyr Alves Rodrigues Jr., Président (Physicien - Mathématicien)
  • Franco Selleri, Vice-président (Physicien - Mathématicien)
  • Jeremy Dunning-Davies, Président (Physicien - Mathématicien)
  • Terrance Clifford Amos, Vice-président (Scientifique)
  • Christian Corda, (Physicien - Mathématicien)
  • Jacques S. Boedels, Conseiller juridique du Comité
  • William A. Fucilla, Conseiller juridique du Comité
[Voilà le tableau à l'heure où nous écrivons cet article. Les choses pourraient toutefois changer rapidement, vu que les responsables de la TGA sont apparemment en train de supprimer du Web toute donnée incriminante et/ou indésirable]

Francesco Fucilla est décrit sur le site de la TGA comme son « Père fondateur », et a tout l'air d'un homme fort occupé. D'après son CV (qui n'inclut aucune référence universitaire vérifiable), nous voyons que cet italien de 60 ans se considère comme un géophysicien, auteur, philosophe, professeur, inventeur, entrepreneur en pétrole, homme d'affaires et producteur de films. Ses activités dans le domaine des affaires sont particulièrement curieuses. Il est mentionné comme directeur général ou Conseiller en développement/Scientifique en chef de dizaines de sociétés, certaines œuvrant dans le domaine de « l'énergie alternative » : Ce que vous remarquerez, si vous parcourez les liens ci-dessus, c'est que, en général, les mêmes noms apparaissent dans le comité de direction de chacune de ces sociétés, bien que leurs rôles permutent parfois.

Ces noms incluent :
  • Francesco Fucilla
  • Robert Fucilla
  • William Fucilla
  • Anthony Fucilla
  • Adrian J Eyre
  • Bruno Denantes
  • Mike Goodrich
  • Mike Goddard
  • Waldyr Rodrigues
  • Jeremy Dunning-Davies
Vous remarquerez également que plusieurs de ces noms figurent aussi dans le Comité consultatif de la TGA cité plus haut. Plusieurs autres choses ressortent. Des informations disponibles publiquement indiquent que presque toutes les sociétés détenues ou présidées par Francesco Fucilla partagent la même adresse (un « bureau virtuel » à Airport House, Purley Way, Croydon, Surrey, CRO OXZ, GB) et possèdent la même adresse commerciale : 788-790 Finchley Road, Londres, Angleterre, NW11 7TJ. La plupart de ces sociétés partagent aussi le même numéro de téléphone de contact anglais, qui est apparemment celui de Francesco Fucilla. De plus, nombre de ces sociétés sont à participation croisée, si bien qu'une partie d'une société possède plus ou moins de parts dans une autre ou dans plusieurs autres. Chacune des sociétés diffuse de multiples communiqués de presse et des comptes-rendus de ses séries de financement à la fois aux US et dans l'UE, ainsi que des demandes de brevet dans divers secteurs d'industrie et d'énergie « cleantech ». Malheureusement, il semble que les services ou produits offerts par ces sociétés sont dans les faits pour le moins rares, voire carrément inexistants.

Francesco Fucilla et le monde des Affaires

L'un des trois fils de Francesco Fucilla, Robert Joseph Fucilla, était directeur d'Ascension Securities Limited et, semble-t-il, de Mansion House Securities. Ces deux sociétés étaient des firmes de courtage qui, selon certains rapports, donnaient dans la vente agressive (la plupart du temps par téléphone) d'actions à haut risque d'autres sociétés détenues ou dirigées par Robert Joseph Fucilla et Francesco Fucilla. D'après ce que nous comprenons, une personne peut légalement créer une firme de courtage pour vendre des actions d'autres sociétés qui lui appartiennent aussi ; toutefois, Ascension Securities Limited et Mansion House Limited ont été sévèrement sanctionnées, et au final suspendues par la FSA, un organisme gouvernemental britannique qui s'occupe de la réglementation au sein de l'industrie des services financiers au Royaume-Uni. Selon Hallbrook Partners, une respectable association de protection des consommateurs dans le domaine financier :

Robert Fucilla et le co-directeur d'Ascension/Mansion Securities Luc Chaudhary ont co-produit et figuré dans plusieurs films, dont « The Big I Am », « Mercenaries » et « Pimp ».
Ascension Security Limited (ASL) n'a pas échappé à la publicité négative ni à la colère de l'organisme de contrôle, la Financial Services Authority (FSA). En dépit de son dépôt de comptes qui, en avril 2009, faisait état d'un chiffre d'affaires de plus de 2 millions de £ et des actifs à hauteur de plus de 500 000 £, ASL a cessé ses activités le 22 mai 2009 et a officiellement déclaré sa liquidation le 7 juillet 2009.

Le 26 mai 2009, ASL a écrit à ses clients pour leur annoncer que le 22 mai 2009 à midi, ASL avait volontairement cessé temporairement ses activités réglementées, et entreprenait dans le même temps un bilan complet de ses activités dans l'intention de fournir un service plus efficace.

Ce n'était pas tout à fait juste. Le 6 août 2009, la FSA a confirmé par écrit aux clients d'ASL que la décision d'ASL de cesser ses activités réglementées résultait d'une visite de la FSA et de discussions entre la firme et la FSA. La raison était que la FSA avait identifié de potentielles violations des règlements et des principes qui régissent les firmes réglementées telles qu'ASL.

La chute d'ASL reflète sans surprise celle d'autres sociétés plus petites de courtage réglementées. Le directeur Gary Porter a autrefois travaillé pour Mansion House Securities Ltd. Le co-directeur Derek Leonard Scrivener a aussi été vendeur pour Mansion House. Un autre directeur, Robert Joseph Fucilla, a travaillé à Pacific Continental Securities (GB) Ltd et à Square Mile Securities Ltd. Le personnel comprenait Rajan Aggarwal, qui travaillait à Manson House et à Square Mile, Costas Constanti, qui travaillait à Pacific Continental et Square Mile, et Jonathon David Wicks, qui avait travaillé quelque temps pour Pacific Continental et Square Mile. Un autre membre notable du personnel était Luc Chaudhary. Après plus de cinq ans passés comme vendeur à Pacific Continental, il a rejoint Mansion House en 2006 et en est devenu le directeur. En mars 2008, Mansion House a été condamné à une amende de 122 500 £ par la FSA pour violation des principes de la FSA concernant les règles de conduite des entreprises. Chaudhari a quitté Mansion House en mai 2008 et a rejoint Ascension Securities Ltd.

Le 13 janvier 2010, le Financial Services Compensation Scheme (FSCS) a déclaré ASL « en défaut de paiement ». Cela veut dire qu'ASL est incapable ou peu susceptible d'honorer ses engagements et que, le trésor public anglais, en tant que dernier ressort, peut prendre les commandes d'ASL et dédommager les demandeurs admissibles (dans la réserve de ses limites).
Remarquez plus haut que Robert Fucilla a également travaillé pour Pacific Continental Securities Ltd, une autre firme qui a été condamnée et suspendue, et qui a été décrite en ces termes par le commentateur financier Tony Hetherington : « Le courtier en disgrâce à piégé les investisseurs pour qu'ils dépensent des millions de livres dans des actions dont il s'est avéré plus tard qu'elles n'avaient aucune valeur ou presque. » Début 2009, les autorités britanniques évaluaient à 100 000 000 £ la valeur des plaintes des clients escroqués, un record en Grande Bretagne en termes de demandes de dédommagement, qui pourrait en fait avoir atteint 300 000 000 £.


Le district financier londonien
"Mansion House Securities Ltd (MHS) a été condamné par la FSA à 122 500 £ d'amende le 31 mars 2008 pour violation des principes de la FSA concernant les règles de conduite des entreprises, une violation qui a eu lieu entre le 3 mars 2006 et le 18 janvier 2007. MHS a accepté de régler l'amende au début de l'enquête de la FSA, se qualifiant ainsi pour un allègement de 30% dans le cadre des procédures de jugement exécutif. Sans cet allègement, la FSA aurait imposé une pénalité financière de 175 000 £. MHS a reçu l'ordre de faire évaluer de façon indépendante son niveau de conformité actuelle avec les normes réglementaires ainsi que ses activités passées, et de dédommager les clients lorsque nécessaire.

À compter du 3 avril 2009, la FSA a modifié les autorisations de MHS et lui a interdit de faire quoi que ce soit qui réduirait la valeur de ses actifs. Cela inclut le paiement de « montants inhabituels ou importants » à des employés ou des supérieurs ou quiconque liés à eux. MHS ne peut prêter plus d'une petite somme à quiconque et n'a pas le droit de s'engager dans la moindre reconstruction ou réorganisation financière sans le consentement de la FSA.

Cependant, cette variation des autorisations a empêché MHS de réaliser de nouvelles affaires, ce qui a inévitablement mené à sa mise sous administration judiciaire le 30 avril 2009.

Durant ses trois années d'activité, MHS a employé plus de 50 personnes dont beaucoup étaient d'anciens employés d'autres firmes de courtage qui avaient attiré l'attention des organismes de surveillance. Ces firmes incluaient la tristement célèbre Pacific Continental Securities (UK) Ltd, qui avait apparemment escroqué ses clients à hauteur de dizaines de millions de livres, voire plus, et qui aurait été condamnée à une amende de 2 millions de livres si elle n'avait pas fait faillite."
La Financial Services Authority (FSA) a condamné Mansion House Securities Limited (Mansion House) à une amende de 122 500 £ pour avoir délivré des conseils inappropriés et inexacts à ses clients lorsqu'elle leur a vendu des actions à haut risque.

Comme noté plus haut, il s'avère que nombre de ces actions à haut risque qu'Ascension Securities et Mansion House Securities refourguaient à des clients non avertis étaient des actions de sociétés détenues ou dirigées par Francesco Fucilla. Par exemple, Global Energy Technology (GET) est une société qui prétend développer des moyens d'utiliser l'eau pour alimenter les véhicules de transport. Bref, c'est une société de « voiture hydraulique ». Sur la liste des directeurs de GET, on trouve Francesco Fucilla mentionné comme Directeur général de Global Energy Technology, Waldyr Rodrigues comme Président, Bruno Denantes comme Président exécutif et ingénieur en chef et Adrian Eyre comme Président exécutif.

Si vous lisez le document d'offre de GET, vous verrez que GET est présenté comme le « Département technologie » d'« Ascension Securities Limited », la société sanctionnée par la FSA.

Encore plus inquiétant, cette clause qui apparaît dans le document d'offre de Global Energy Technology, dans les « Termes et conditions de l'offre », article 6.18 :
[En complétant et en délivrant un formulaire de souscription, les investisseurs potentiels] reconnaissent qu'Ascension Securities Limited et Mansion House Securities recevront une commission de 40 pour cent sur tous les montants reçus par la Société et résultant de la Vente incluse dans les coûts de l'offre.]
Il apparaît comme hautement inhabituel que 80% des investissements des actionnaires de Global Energy Technology soient directement versés à deux firmes de courtage, dont au moins une des deux était à l'époque dirigée par le fils du Directeur exécutif de Global Energy Technology. En outre, comme nous l'avons vu, moins de 6 mois plus tard, en mai 2009, ces deux firmes de courtage ont été sanctionnées, condamnées à une amende et suspendues par la FSA pour violation des règlementations et vente frauduleuse d'actions.

Une autre société intéressante est « Allied Gold ressources Plc », société enregistrée au Royaume-Uni en juin 2006 et dont le but est « de prospecter de l'or et de l'argent en Slovaquie ». Apparemment, encore une société appartenant à Francesco Fucilla (où il est mentionné comme Scientifique en chef et Conseiller en développement), avec Bruno Denantes comme Directeur général, Adrian J Eyre comme Directeur, William A. Fucilla comme Directeur et Terence Clifford-Amos comme Président.

Sur le document d'offre d'Allied Gold Resources Plc, vous verrez que la société est mentionnée comme étant la « Division d'exploitation minière » de la société Ascension Securities Limited sanctionnée par la FSA. En 2007, Allied Gold a annoncé sur son site Web que « Robert Fucilla, le directeur d'Ascension Securities, a[vait] acquis 7 500 000 actions » dans la société.

La société Phoenix Resources Plc semble également appartenir à Francesco Fucilla. Son objectif déclaré est de « rechercher activement du pétrole et du gaz dans le bassin Canning et Carnarvon en Australie occidentale ». Sur la page du Comité de direction de Phoenix Resources, Francesco Fucilla est mentionné comme Scientifique en chef et Conseiller en développement, M. Adrian Eyre comme Président, Bruno Denantes comme Directeur général et William A. Fucilla comme Directeur exécutif.

Sur le document d'offre de Phoenix Resources, vous verrez que la société est listée comme « Corporate Division, Oil and Gaz » (Division - secteur pétrole et gaz) d'« Ascension Securities Limited », la société sanctionnée par la FSA. On trouve plusieurs autres sociétés qui se consacrent à l'exploration minière de pétrole, de gaz et d'autres minerais - comme Allied Oil and Gas - et qui ont la même liste de directeurs (Fucilla, Eyre, Denantes and co).

Bruno Denantes est apparemment propriétaire d'une société française, DNI Srl. DNI Srl semble fortement impliquée, au moins en termes de soutien financier, dans un grand nombre de sociétés de Francesco Fucilla.

Nombre de ces sociétés détenues ou dirigées par Francesco Fucilla, Bruno Denantes, Adrian J Eyre and co se trouvent avoir été fondées en 2006, et pour certaines le même mois de cette année-là. Nombre d'entre elles ont en commun le fait d'avoir sollicité des investissements auprès du public pour des activités à haut risque qui ont échoué, ou sont au point mort, hormis la commande de rapports préliminaires.

Intéressons-nous un peu à Allied Gold Resources Plc (AGR). AGR a été enregistré au Royaume-Uni en juin 2006 « dans le but de prospecter et de produire de l'or et de l'argent en Slovaquie et à l'étranger. » En avril 2007, Allied Gold a offert au public 16,5 millions de ses actions ordinaires.

La société a levé plus de 1 million de livres de fonds auprès des actionnaires pour prospecter de l'or en Slovaquie, selon les rapports financiers publiés sur son site Web. Au cours des années suivantes, AGR a publié plusieurs rapports d'analyse chimique sur une région située dans la chaîne de montagnes Tríbec, en Slovaquie, et a prétendu avoir fait des forages et des prélèvements, allégation qui ne peut être vérifiée.

Étrangement, le comité de direction d'Allied Gold Resources a mandaté un rapport sur la probabilité de trouver de l'or en Slovaquie un an avant d'être « officiellement » créé en 2006. La rapport concluait ce qui suit :
« Une exploration de la Zone Zlatno - Au, Ag : Rapport technique indépendant »
compilé par Ludovit Kucharic pour Allied Gold Resources plc, 2006

Finalement, on peut résumer les informations sur la région en question par les points suivants : la zone est réputée contenir de l'or uniquement dans les sites alluvionnaires. Les tentatives pour découvrir des sources primaires ont échoué...
Néanmoins, AGR a fait du lobbying auprès du public pour le convaincre d'investir dans ce qui s'avérait être une entreprise extrêmement risquée, en affirmant que :


Une scène de la pièce « Enron »
La chaîne de montagnes Tríbec n'était pas traditionnellement considérée comme un lieu recelant de l'or comparé aux lieux plus connus. Toutefois, un certain nombre d'indicateurs émergeant d'une exploration et de chantiers précédents dans la région ont mené l'Expert à considérer que la région recèle potentiellement de l'or.

Dans le sud-est de la région, entre le village de Zlatno et Zlaté Moravce, on trouve des gisements alluviaux qui contiennent des paillettes d'or.


On trouve un certain nombre de placers d'or dans la zone de concession, historiquement marquée par des forages d'or. Dans la partie Nord-Ouest de la concession, près du village de Velký Kliž (crique de Brodý et vallée de Velké Zeleno), on trouve d'anciens placers d'or (probablement datant du Moyen-Âge) et d'anciens petits travaux de forage à ciel ouvert, dans une direction nord-ouest - sud-est, et de 30 à 35 mètres de largeur. Au moyen de batées utilisées pour filtrer les dépôts de courants fluviaux près des vieux gisements ouverts, on a découvert 21 - 30 [unité manquante] de poudre d'or dans 1 dm3 de matériau. La même situation géologique est également présente de l'autre côté (partie Sud-Est) de la concession. D'anciens placers d'or datant du Moyen-Âge existent également près du village de Zlatno.
Selon ces informations, il semble que les dirigeants d'Allied Gold ont encouragé les gens à investir dans leur société en « gonflant » le potentiel de prospection d'or en Slovaquie alors qu'il avait été déterminé auparavant que la région était dépourvue de toute perspective d'exploitation d'or.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Il semble maintenant qu'Adrian J. Eyre, d'Allied Gold, crie au scandale parce que, prétend-il, la société fondée par Allied Gold pour superviser l'opération de prospection d'or en Slovaquie, Wharf Resources Plc, s'est fait escroquée par les deux « experts » - le Dr Pollini et M. Antonio Papaleo - qu'Allied Gold avait engagés pour faire le travail, comme annoncé sur leur document d'offre. Selon Eyre, Wharf Resources Plc a acheté 90% de Rima Muran s.r.o., une société de forage slovaque, mais le travail n'a jamais été fait.
Le Dr. Alfredo Pollini (60 ans) - Le Dr. Pollini a obtenu un Doctorat en Sciences géologiques à l'Université de Bologne et est spécialisé dans la géophysique et l'hydrogéologie. Il est aussi Conseiller scientifique pour Consult Engineering s.r.l. et Directeur d'ENI-GAS s.p.a. Au cours d'une longue et éminente carrière, il a officié en tant que Conseiller scientifique et Géologue/Géophysicien en chef pour Georome s.r.l., IRI Group, Italimpianti Cons., ECOSUD s.p.a. parmi d'autres sociétés.

M. Antonio Papaleo (38 ans) - M. Papaleo a fait une longue carrière dans l'ingénierie. En 1993, il a travaillé comme consultant/chef de projet pour la Faculté d'ingénierie de l'Université de Calabre et pour le Centro Ingegneria Economica E Sociale S.C.R.L. , sur des projets de recherche scientifique. Entre 1994 et 1996, il fut Vice-président marketing de Ferrum Italia (un membre de F. Holdings PLC), qui se spécialise dans les projets industriels et de construction. En 1996 - 1997, il fut négociateur en chef pour le Building Centre Charity Trust/Summit (GB), et travailla à la promotion de l'industrie du bâtiment britannique. En 1998, il est devenu Conseiller des Présidents pour CIDEC (Confédération italienne des Commerçants), et a travaillé sur des stratégies marketing et sur la représentation institutionnelle de la corporation des commerçants. Il est actuellement porte-parole officiel de Strang Corporation (GB), membre de Upton Management Group Limited (TCI).

La société n'a pas d'autres employés. Il est probable qu'elle n'engage pas d'autres personnes, se contentant d'utiliser des consultants et des contractuels selon les besoins. Les termes de la désignation des Directeurs incluent qu'ils ne reçoivent aucune rémunération. Chaque nomination de directeurs peut prendre fin sur préavis de 3 mois.
Il est bien étrange qu'une prétendue société d'exploitation aurifère n'ait que deux employés, apparemment des experts expérimentés dans le domaine, et qu'ils ne reçoivent aucun salaire pour leur travail. Même si, selon le document d'offre d'Allied Gold, Pollini et Papaleo se partageaient 75% des actions d'Allied Gold.

Concernant les accusations faites par Allied Gold et Adrian J Eyre, Pollini et Papaleo ainsi qu'un autre membre du personnel en Slovaquie, Peter Corej, affirment qu'ils n'ont rien fait de mal et que les problèmes d'Allied Gold en Slovaquie étaient dus à une mauvaise gestion et une attitude orgueilleuse de la part des propriétaires d'Allied Gold :
Peter Čorej, ancien manager de la société Rima Muran et son co-propriétaire, démentit toutes les allégations [d'Allied Gold et de Adrian J Eyre). « Ils les ont inventées pour justifier leur échec auprès des actionnaires investisseurs », dit Corej. « Lorsque des sociétés parlent d'acheter des contrats à hauteur de dizaines de millions de dollars [couronnes] et emploient des dizaines de personnes. Ça n'a pas marché. Au contraire, [ils étaient] passibles de taxes, d'impôts, d'embauche et du paiement de centaines de milliers. »
Le résultat, apparemment, est que l'aventure d'Allied Gold en Slovaquie a pris fin avant même d'avoir commencé, et les investisseurs n'ont eu aucun retour sur investissement.

« Yellow Energy Plc » est une autre société appartenant à Francesco Fucilla, ou dont il possède une grosse part. Sur la liste des directeurs, à l'instar de tant d'autres sociétés du même acabit, les mêmes noms ressortent : Waldyr Alves Rodrigues Jr est Président & Directeur, Terence Clifford-Amos est Co-Président, Bruno Denantes est Directeur exécutif, Adrian J. Eyre et William Fucilla sont Directeurs exécutifs et Francesco Fucilla est Scientifique en chef et Conseiller en développement. Yellow Energy Plc a été « enregistré au Royaume-Uni en septembre 2009, dans le but de prospecter de l'uranium, de l'argent et des métaux de base, avec pour objectif de définir des gisements économiques et exploitables centrés en priorité sur la minéralisation de l'uranium en Australie occidentale. »

De façon intéressante, lorsque le gouvernement australien a ouvert certaines parties du pays à l'exploitation de l'uranium en 2008, les directeurs d'Allied Gold ont commencé à faire du lobbying auprès de leurs investisseurs, évoquant des perspectives de forage en Australie sous le nom de Yellow Energy Plc. Ces investisseurs étaient les mêmes qui avaient acheté des actions dans une société qui allait prétendument trouver de l'or en Slovaquie. Mais comme nous l'avons vu, il y avait peu de chance de trouver de l'or en Slovaquie. Donc il semble que Allied Gold ait commencé à proposer à ses actionnaires de s'embarquer dans une toute nouvelle opération de prospection en Australie, via une société différente détenue par les mêmes personnes. Il est intéressant de voir que le modus operandi de Yellow Energy semble être précisément le même que celui d'Allied Gold.

Les activités de prospection de Yellow Energy Resources en Australie impliquaient de payer un expert local pour faire les tests et les rapports initiaux, que la société postait sur ses sites Web :

Lake Irwin South Project, Rapport annuel d'exploration minière
Des explorations de la région avaient déjà été conduites précédemment par diverses sociétés.

De 1969 à 1973 : Kennecott, CEC, Le Nickel, Mineral Search and Development, Jones Mining et Hawkstone Minerals ont conduit diverses séries d'exploration pour trouver du nickel et du cuivre.

Kennecott, Le Nickel et Hawkstone Minerals ont poursuivi l'exploration jusqu'en 1979 ; ils ont mis en place d'importants programmes de forage pour Ni et Cu. Aucun autre élément n'a été testé. Ils n'ont pas réussi à localiser de minéralisation significative.
  • 1979 - 1982 : Esso a entrepris des recherches majeures de gisements de métaux de base volcanogéniques, sans succès
  • En 1983 : Nord Resources a prospecté de l'or, sans succès
  • 1987 - 1992 : CRAE a entrepris des recherches de métaux de base et d'or, sans succès
  • En 1995, Dioro Exploration NL a conduit des recherches préliminaires d'or et de métaux de base dans la région
  • De 1995 à 1999, Kalgoorlie Resources NL a prospecté de l'or, sans succès
  • 1998 - 2001 : Normandy a conduit des recherches de métaux de base et d'or, sans succès
  • 2007 - 2008 : Aura Energy Ltd a conduit un travail de reconnaissance préliminaire pour détecter de l'uranium. Les résultats d'uranium se sont avérés insignifiants.
Venture Minerals a conduit une recherche préliminaire d'uranium dans la région et n'a pas réussi à localiser de minéralisation d'uranium.
Il semble étrange, c'est le moins qu'on puisse dire, que l'argent des actionnaires soit sollicité et utilisé pour des activités qui ont une très faible chance de succès et de retour sur investissement. Toutefois, nous supposons que c'est là que l'aspect « à haut risque » entre en scène. Nous ne sommes pas experts, mais les opérations de prospection actuelles, du moins en Australie, sont apparemment loin d'être rigoureuses. Considérez ces photos issues du propre portfolio de Yellow Energy et censées représenter leurs tests initiaux sur le site de concession australien.

Le site Web de Yellow Energy ne présente pas d'autre preuve claire d'opérations supplémentaires en Australie.

Une autre société appartenant à Francesco Fucilla & co est la Dome Petroleum Resources, prétendument « enregistrée au Royaume-Uni en mai 2005 afin de conduire des activités d'exploration et de production de pétrole et de gaz en Australie. Toutefois, étrangement, la plupart des informations à l'attention des actionnaires postées sur le site de la Dome Petroleum sont identiques à celles postées sur d'autres sites de sociétés appartenant à Fucilla, et contiennent des informations non pas sur le pétrole mais sur les intérêts d'autres sociétés de Fucilla, comme les projets de prospection d'or et d'uranium en Australie et ailleurs.

La société Jurassica Oil & Gas Plc appartient également à Francesco Fucilla & co. Elle a été « enregistrée en août 2006 afin de conduire des activités d'exploration et de production de pétrole et de gaz, via des permis d'exploration et de forage dans les sous-bassins Gascoyne et Exmouth, qui font partie du plus large Carnarvon Basin, en Australie occidentale. » Étrangement, c'est plus ou moins la même mission que la société Fucilla & co susmentionnée, Phoenix Resources Plc qui, supposément, « recherche activement du pétrole et du gaz dans le Canning Basin et le Carnarvon Basin, en Australie occidentale. » Les documents d'offre d'action pour Phoenix Resources Plc, Jurassica Oil & Gas Plc et United Oil & Gas Plc semblent montrer que ces sociétés font aussi partie de la « Corporate Division Oil and Gas » de la firme de courtage sanctionnée, alias Ascension Securities Ltd, dont Robert Fucilla était le directeur. Ces sociétés, comme tant d'autres sociétés appartenant à Fucilla & co, ont également été créées en 2006.

Les intérêts de Francesco Fucilla, Adrian J Eyre, Bruno Denantes & co ne sont en aucune façon limités à la prospection de pétrole, de gaz, d'or et d'uranium. Par exemple, ces personnes sont mentionnées comme directeurs de Futurella Plc, une société de production d'eau en bouteilles implantée en Italie et qui a également fait faillite après avoir collecté (et utilisé une partie) du financement public, à hauteur de 400 000 € en 2009 et de 400 000 € en 2010. Plusieurs raisons à cette faillite de la société sont données par le comité de Futurella, dont la mise en cause de politiciens écologistes italiens « qui voulaient que le public boive de l'eau du robinet pour éviter de contribuer aux déchets environnementaux causés par le plastique » et l'allégation selon laquelle le gouvernement italien recommandait que les consommateurs utilisent des bouteilles en verre plutôt qu'en plastique et qu'ils boivent de l'eau du robinet.

Les suggestions pour sauver la société incluaient un plan visant à utiliser l'eau pour cultiver des légumes biologiques, et un appel aux actionnaires pour qu'ils investissent davantage d'argent afin de pouvoir délocaliser l'opération au Moyen-Orient, grâce à l'étrange transfert de 25 millions d'actions appartenant à Adrian J Eyre aux actionnaires, si 500 d'entre eux investissaient chacun 500 £ de plus dans la société.

Au final, Futurella Plc a été placée sous administration bancaire, avec des dettes faramineuses envers la banque, et, à l'heure où nous écrivons, la société semble ne plus exister.

Un autre aspect intéressant des nombreuses sociétés de Fucilla & co est que la plupart des noms de ces sociétés sont calqués sur ceux d'autres sociétés bien établies et réputées travaillant dans le même domaine d'activités. Par exemple, le nom de la société de Fucilla « Dome Petroleum Resources » est calqué sur le nom « Dome Petroleum of Canada », une société bien établie. Le nom « Allied Gold Resources » (Fucilla) est calqué sur celui de la grosse société de forage aurifère « Allied Gold ». Le nom de la société australienne de Fucilla « Phoenix Resources Plc » semble calqué sur celui de la société australienne « Phoenix oil and gas ». « Wharf Resources Plc » (Fucilla) est calqué sur « Wharf mine » (USA), une opération de la société de forage canadienne Gold Corp, établie de longue date. On pourrait continuer, mais maintenant vous voyez le tableau. Il semble que la plupart des noms des nombreuses sociétés de Fucilla ont été choisis dans l'espoir de « profiter » de la réputation de véritables sociétés respectables opérant dans le même secteur d'activité.

Certes, il n'y a rien d'illégal au simple fait de créer des sociétés (même nombreuses ou qui optent pour des stratégies risquées). Bruno Denantes, l'« industriel français » nommé directeur de nombre de ces sociétés, a juré dans une déclaration sous serment avoir injecté « des millions de dollars » dans les sociétés de Fucilla ces sept dernières années. Il a également attesté que Francesco Fucilla était « un génie et un esprit universel possédant un sens de la justice et de l'humanité que je n'avais jamais vu auparavant. » Nous reviendrons sur plus de détails là-dessus plus loin dans l'article...

Si toute cette affaire se résumait à une histoire de riches philanthropes qui arrosent des scientifiques avec de l'argent dans l'espoir de réaliser leurs rêves de toute une vie (tout en récoltant pourquoi pas quelques billets à l'occasion), alors il n'y aurait rien à redire. Ce serait une simple histoire de collusion entre le business et la science - bref, la routine. Mais là où les choses deviennent inquiétantes, c'est qu'il s'avère que nombre de ces sociétés opérées ou dirigées par Fucilla & co s'emploient aussi à lever des fonds auprès du public pour financer leurs activités et ont systématiquement recours à des techniques de vente agressive et à la diffusion d'informations mensongères dans le but de vendre aux clients des actions dont ils ne veulent pas ou qu'ils n'ont pas les moyens d'acquérir. Des preuves suggèrent également que les sociétés elles-mêmes correspondent au profil de « sociétés écran » caractérisées par une très faible activité (voire aucune).

On trouve un exemple de ces « techniques de vente agressives » en la personne de Luc Jean Chaudhary, le courtier impliqué dans les trois sociétés épinglées et placées sous contrôle administratif par la Financial Services Authority (FSA) du Royaume-Uni : Pacific Continental Services, Mansion House Securities et Ascension Securities. En 2006, alors qu'il était directeur de Mansion House, Chaudhary a été pris en flagrant délit de vente d'actions sans valeur par téléphone (ses appels ont été enregistrés). Il semble que ce genre de techniques officiellement illégales ont été utilisées par ces firmes de courtage sanctionnées, qui étaient également détenues ou dirigées par Fucilla & co. Et c'est à cause de ces pratiques illégales que ces trois sociétés ont été suspendues et qu'on leur a interdit de continuer à manipuler les clients pour leur faire acheter des actions à haut risque dans des sociétés dirigées par Fucilla & co.
Confessions d'un arnaqueur
The Guardian, 31 mai 2008

Pacific Continental Securities était sans doute la firme de courtage la plus célèbre du Royaume-Uni. Son équipe de jeunes vendeurs utilisait des techniques de vente agressive pour attirer les clients et leur faire acheter des actions qui, pour la plupart des investisseurs, vous garantissaient pratiquement la ruine financière.

Après une vague de plaintes, la Financial Services Authority a finalement interdit à la firme de s'engager dans de nouvelles activités l'année dernière. Pacific Continental a fait faillite peu après.

Mais tandis que les malheureux investisseurs ont perdu leurs économies, les courtiers se sont rempli les poches [...]
« Nous étions agressifs avec nos arguments de vente et ne donnions jamais d'avertissement sur les risques, si nous pouvions l'éviter. On m'encourageait à intimider, à forcer les clients à acheter - en fait, tout était permis du moment que le client achetait.

Quand l'un de nous réalisait une grosse vente, on criait, on applaudissait, on le félicitait - on riait même, si le client cédait une grosse somme sans beaucoup de résistance. Alors on nous félicitait au bureau et le directeur nous emmenait en virée - champagne et, pour certains, des boîtes de striptease. Et on montait d'un cran sur le tableau de ventes qui enregistrait nos réussites.

J'ai vendu des actions pour New Millennium Resources. Cette société était listée sur l'AIM (Alternative Investment Market) et faisait du forage en Angola. On nous a dit de parler aux clients des communiqués de presse diffusés par cette société, en détaillant ses nouvelles découvertes de diamants. C'était une bonne histoire pour vendre - et j'ai vendu pour 40 000 £ d'actions sur ce coup-là - dont 5000 £ à une vieille dame ». [...]

Au printemps 2006, New Millenium a été déclassé de l'AIM et les actions que j'ai vendues à hauteur de 10p ont de fait perdu toute valeur - elles n'ont jamais été vendables à profit. J'ai alors commencé à poser des questions qui ne m'ont pas rendu populaire - on m'a dit de me taire et de vendre.

Alors comment a-t-on fait pour arriver à vendre à un prix pareil ? C'était grâce aux « promoteurs de titres » - quelqu'un qui avait un intérêt dans les actions diffusait les communiqués de presse et achetait quelques milliers d'actions. En dépensant par exemple 300 £, ils doublaient le prix de l'action - si une personne achetait et que personne ne vendait, la valeur explosait. Les clients n'étaient jamais encouragés à vendre ; après tout, on voulait refourguer les actions que nous avions achetées aux promoteurs avec une grosse remise par rapport au prix de vente. [...]

La firme était une vraie chaufferie (NDT : Boiler room en anglais). C'était scandaleux, mais ce qui est encore plus scandaleux, c'est la façon dont certains ex-collègues ont établi des firmes identiques. Ils savent qu'ils sont dans leur tort - l'un d'eux avait même un garde du corps au cas où des clients mécontents paieraient pour le faire éliminer. Tout ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que je suis désolé. »
Opérations de chaufferie

La chaufferie est un procédé de vente d'actions qui s'opère la plupart du temps par des appels ou parfois par des courriers électroniques non sollicités. En anglais, l'escroquerie est désignée par les termes 'Boiler rooms' (littéralement chaudières) en raison de la grande pression et des techniques de vente persistantes utilisées par les fraudeurs pour vendre des actions. 

Toutefois, les actions vendues sont susceptibles d'être fausses ou tellement peu liquides qu'elles sont quasiment impossibles à vendre. [...] Les cibles typiques au Royaume-Uni sont les investisseurs ayant de l'expérience dans l'achat d'actions, dont les noms peuvent être trouvés dans les registres d'actions. Selon la FSA, le montant moyen perdu par les victimes des 'Boiler rooms' s'élève à 20 000 £.
Afin que cet article reste aussi concis que possible, le point central étant les origines financières troubles de la Telesio-Galilei Academy of Science, nous ne mentionnerons pas les autres nombreuses sociétés créées par Fucilla & co. Les lecteurs qui souhaitent en savoir plus sur leurs liens avec le « foncier » au Royaume-Uni et la scène footballistique corrompue en Italie, sur leur investissement dans des films sur des courtiers véreux, des gangsters, des maquereaux et des mercenaires, ainsi que sur les emails édifiants que nous avons reçus de plusieurs personnages-clés, rendez-vous sur notre forum et lisez ce fil de discussion, qui commence ici.

Francesco Fucilla et la science « marginale »

Il est important de garder à l'esprit que, pour quiconque (scientifiques comme non scientifiques) a pu être lié à Francesco Fucilla & co, il y a plus en jeu que leur histoire financière trouble. Il y a aussi la question de la réputation, en particulier concernant le travail de Francesco Fucilla dans le domaine de la science. Comme remarqué au début, Fucilla est le « Père fondateur » autoproclamé de la « Telesio-Galilei Academy of Science » (TGA). À ce jour, des centaines de scientifiques sont mentionnés soit comme membres du comité consultatif de la TGA, soit comme membres honoraires ou lauréats de médailles « d'or » et propriétaires d'« actions » dans l'une des sociétés de Francesco lors des cérémonies de remises de prix TGA. Nous nous sommes déjà intéressés à un ou deux projets scientifiques de Francesco Fucilla, projets qu'on ne peut décrire que comme « marginaux » - la « voiture hydraulique » de la société Global Energy Technology, qui appartient à Fucilla, est un exemple.

L'idée d'une « voiture à propulsion hydraulique » n'a rien de nouveau. Selon Wikipedia :
Les voitures à propulsion hydraulique ont fait l'objet de nombreux brevets internationaux, d'articles de journaux et de magazine scientifiques populaires, de reportages télé, et d'articles sur Internet. Les allégations concernant ces appareils se sont avérées inexactes, et certains sont même liés à des escroqueries à l'investissement.
En effet, les escroqueries à l'investissement et les sociétés de voitures à propulsion hydraulique sont très communes. Par exemple, en 2006, le New Jersey Department of Law and Public Safety (ministère de la Justice et de la Sécurité publique du New Jersey) a annoncé qu'un résident de l'Idaho avait été condamné pour vol de fonds investis dans un projet bidon de technologie énergétique.
Trenton - le Procureur général Stuart Rabner et le directeur de la division judiciaire criminelle Gregory A. Paw ont annoncé qu'un homme résidant dans l'Idaho avait été condamné à une peine de prison pour avoir volé des fonds à des victimes qui avaient investi dans United Fuel Cell Technologies Inc., une société bidon qui, prétendait le défendeur, avait développé une technique révolutionnaire consistant à convertir l'eau en carburant hydrogène.

Selon le directeur Paw, le juge de la cour supérieure Thomas P. Kelly, de Mercer County, a condamné Patrick Kelly, 51 ans, résidant à Kuna, dans l'Idaho, à cinq ans de prison pour vol au deuxième degré, parce qu'il n'avait pas transféré les fonds reçus. Le défendeur a aussi été condamné à payer 400 000 $ de dommages et intérêts. Kelly a plaidé coupable le 31 juillet, admettant avoir utilisé plus de 200 000 $ de fonds investis dans United Fuel Cell Technologies pour acheter huit voitures à son propre nom.
Voir ici pour une affaire similaire aux Philippines. Les allégations les plus célèbres concernant une « voiture à propulsion hydraulique » ont été faites par Stanley Meyers qui, au final, a été condamné pour escroquerie lourde à l'encontre des investisseurs.

Une autre société appartenant à Francesco Fucilla est Steriwave QC Plc, un prétendu projet commun entre Steriwave Plc, AltiMed Global et la société française de Bruno Denantes, DNI Srl. Apparemment, Steriwave QC Plc agit en qualité de revendeur pour les produits « médicaux » d'« Altimed » qui font décidément partie de la science « marginale ». Par exemple, un produit appelé le « AquaActivator » prétend utiliser l'eau ionisée pour « équilibrer l'oxydation et la restauration des processus biochimiques vitaux pour l'organisme. » La brochure « AquaSeries » poursuit :
La base de toutes les activités biologiques au sein d'un organisme est l'eau, car celle-ci est responsable du flux des processus biochimiques. L'intensité de l'oxydation et des réactions de restauration dépend des activités des électrons dans les solutions aqueuses. L'eau permettant l'induction intramoléculaire, le potentiel intramoléculaire de l'eau peut moduler les structures externes via l'électromagnétisme. L'AquaActivator est recommandé pour : les intoxications, les inflammations, les conditions médicales hypersensibles, le diabète et nombre d'autres maladies dans lesquelles les processus de tissus d'échanges sont violés en raison de la formation de toxines endogènes (internes).
Un autre appareil de traitement pseudo-scientifique bizarre est « The Therapy Helper » (l'aide à la thérapie) :
Il est destiné à appliquer une thérapie antiparasitaire, antiprotozoaire, antifongique, antibactérienne et antivirale via une méthode de thérapie par biorésonance exogène (ABRT).

C'est un système hautement efficace qui diminue l'activité des pathogènes - les microorganismes et leurs toxines - et promeut également leur élimination d'un organisme. Les fréquences de fluctuations électromagnétiques sont réglées à différents niveaux selon le type de maladie (helminthes, champignons, bactéries, virus, pinces, etc.). Le système est facile d'utilisation et a été développé de manière à débarrasser le corps des pathogènes. Il distingue automatiquement la fréquence active de l'activateur, balayant tout le spectre des fréquences pathologiques.

Procédure standard : tenez les électrodes avec les pouces pendant 7 minutes. Éteignez l'appareil et faites une pause de 20 minutes. Ensuite, tenez-le à nouveau pendant 7 minutes et reposez-vous pendant 20 minutes. Répétez le processus. ...

L'appareil peut être utilisé pour les problèmes suivants : invasion helminthique (ascaris, ténia, douve), lambliase, trichomonas, chlamydes. Parasites de la peau. Infections virales et microbiennes (Syndrome de détresse respiratoire aiguë, maladie de Naxos, amygdalite purulente, maladies vénériennes). Champignons. Maladies de la voie gastro-entérique (ulcères et gastrite, dysbiose). Maladies du système pulmonaire, asthme, bronchite, pneumonie. Maladies du système urogénital (prostate, cystites, et bien d'autres). Syndromes douloureux (tête, dents, cœur). Éruptions cutanées, ulcères, brûlures, boutons. Arthrite et myosite. Baisse ou épuisement des forces protectrices de l'organisme.
En d'autres mots, des appareils similaires aux « zappers » d'Hulda Clark et aux « rayons » de Royal Rife.
Hulda Clark, une naturopathe, prétendait que toutes les maladies humaines étaient liées aux infections parasitaires, et affirmait aussi être capable de guérir toutes ces maladies, dont le cancer et le HIV/SIDA, en détruisant/« zappant » ces parasites avec des appareils électriques. À la suite d'une série de difficultés et d'actions judiciaires par la Federal Trade Commission, elle a délocalisé son entreprise à Tijuana, au Mexique. Les allégations et les appareils de Clark ont été rejetés par les autorités, de la US Federal Trade Commission à la Food and Drug Administration en passant par des personnalités de la médecine alternative comme Andrew Weil, qui ont déclaré qu'ils étaient dénués de fondement scientifique, « bizarres » et potentiellement frauduleux.
Clark est morte le 3 septembre 2009 d'un myélome multiple (un cancer du sang et des os) que, apparemment, ses appareils n'ont pu guérir ou qui pourraient bien, en fait, avoir causé cette maladie.
Royal Rife était un inventeur américain qui prétendait qu'un appareil à « rayons » qu'il avait inventé pouvait affaiblir ou détruire les agents pathogènes en stimulant énergétiquement les résonances destructrices dans leurs agents chimiques constitutifs. Les affirmations de Rife ont connu un regain d'intérêt dans les cercles de médecine alternative grâce au livre « The Cancer Cure That Worked » (1987), qui prétendait que Rife avait réussi à guérir le cancer, mais que son travail avait été censuré par une puissante conspiration ourdie par l'AMA (Association médicale américaine). Après la publication de ce livre, divers appareils portant le nom de Rife sont sortis sur le marché, et promus comme remède à des maladies comme le cancer et le SIDA. Electronics Australia a analysé un « appareil Rife » typique et a découvert qu'il consistait en une batterie de neuf volts, des câbles, un interrupteur, un minuteur et deux courts tuyaux de cuivre, et qu'il administrait un courant « pratiquement indétectable » peu susceptible de pénétrer l'épiderme. Plusieurs vendeurs d'autres « appareils Rife » ont été condamnés pour escroquerie thérapeutique, et dans plusieurs cas, des personnes atteintes de cancer qui avaient utilisé ces appareils en remplacement de la thérapie médicale sont mortes. Les appareils Rife sont actuellement classés comme sous-catégorie des appareils radioniques, qui sont généralement considérés comme de la pseudo-médecine par les experts officiels.
Vous pouvez consulter ce lien pour voir les descriptions des autres produits, qui relèvent toutes du même genre de divagation pseudo-scientifique. Consultez ce lien pour voir les documents de « certification », tous rédigés en tchèque. Apparemment, ces documents se contentent de dire que les appareils sont « opérationnellement fonctionnels ». Voilà une vidéo d'un autre projet Steriwave réalisée par Francesco Fucilla :


Les autres sociétés Steriwave incluent :
  • Steriwave Terraforming, qui prévoit d'utiliser l'hormone d'une plante pour augmenter le rendement des cultures et reverdir les déserts
  • Steriwave Sartec, qui prévoit de développer un « réacteur piézo-nucléaire « pour gérer les déchets
  • Steriwave DNI, une société qui a repris l'ancienne société de Bruno Denantes et prétend fournir des « services de consulting (ingénierie et OM (opération - maintenance)) et du soutien aux opérations de forage des sociétés pétrolières et gazières dans le monde entier »
D'après nos recherches (et nous vous encourageons à faire les vôtres), il semble que les intérêts commerciaux de Francesco Fucilla & co constituent un labyrinthe étourdissant de sociétés et de sociétés-sosies, dont beaucoup promeuvent des théories et des appareils pseudo-scientifiques, dont certains ont été liés à des arnaques. Presque toutes les sociétés de Francesco Fucilla & co ont cherché et obtenu des soutiens de la part du public, probablement via des techniques de vente agressive de firmes de courtage contrôlées par des membres de la famille ou des associés proches de Fucilla lui-même. Mais très peu de ces sociétés semblent avoir réalisé quoi que ce soit, ou du moins, avoir fourni des retours sur investissements aux clients amadoués.

Comme nous l'avons vu, Adrian J. Eyre est lourdement impliqué dans l'administration de sociétés adeptes de pseudo-science de Fucilla & co. C'est Adrian J. Eyre et Robert Fucilla qui ont envoyé des dizaines de plaintes bidon à la société d'hébergement du forum Cassiopaea.org dans l'espoir d'empêcher les membres du forum de faire des recherches. En creusant un peu, nous avons découvert qu'Adrian J. Eyre ne donnait pas seulement dans la pseudo-science promue par les sociétés de Fucilla & co, mais qu'il avait également un penchant pour la science poubelle.

En 2007, Eyre et un homme du nom de Boris Volfson ont créé une société appelée « Gravity Machines 1 Ltd », qui a ensuite été renommée « Gravity Machines Plc ». Cette société ne semble plus exister aujourd'hui, mais d'après le parcours professionnel du partenaire de Eyre, Boris Volfson, on peut deviner de quoi il s'agissait :
Un inventeur de l'Indiana obtient un brevet américain pour construire un vaisseau spatial à propulsion anti-gravitationnelle

« Le vaisseau de Volfson est théoriquement alimenté par un bouclier superconducteur qui modifie le continuum espace-temps au point d'en défier la gravité. Ce projet donne naissance à une machine en mouvement perpétuel, ce que les physiciens considèrent comme une impossibilité.

Ce n'est pas le premier brevet de ce genre à être accordé, mais cela montre que ceux qui examinent les brevets sont dupés par de la fausse science, déclare le physicien Robert Park, chien de garde de la science poubelle à l'American Physical Society de Washington DC. Park répertorie les brevets US portant sur des inventions impossibles. »

Le projet de vaisseau anti-gravitationnel de Boris Volfson, membre du comité de la Telesio-Galilei Academy of Science
Bizarrement, les deux sociétés « Gravity Machine » fondées par Eyre et Volfson avaient la même adresse de « bureau virtuel » que la plupart des sociétés de Fucilla & co : Airport House, Purley Way, Croydon, Surrey, CRO OXZ, et la même « adresse commerciale » : 788-790 Finchley Road, London, Angleterre NW11 7TJ.

Par conséquent, nous ne sommes pas surpris que Volfson et un autre directeur de sa société de vaisseau anti-gravitationnel, Giovanni Guglielmo, figurent comme membres du comité de la « Telesio Galilei Academy of Science ».

En bref, il semble raisonnable d'affirmer que, étant donné la nature et l'historique de nombre des sociétés détenues ou dirigées par Francesco Fucilla et ses associés, et leur financement potentiellement illégal et immoral, toute personne respectable devrait être prudente si elle entretient des liens étroits de nature professionnelle ou scientifique avec la TGA de Francesco Fucilla. En effet, d'après notre propre expérience personnelle et nos recherches sur le passé de Francesco Fucilla, la création de la TGA par ce dernier semble relever d'une tentative d'associer un maximum de scientifiques authentiques à Fucilla et à ses sociétés, ceci afin d'apporter une caution scientifique à des théories et produits scientifiques autrement considérés comme extrêmement « marginaux » (d'aucuns pourraient dire « givrés »). Comme toujours, le but de la publication de ce rapport est d'alerter le public des possibles dangers dans le domaine de la science et des affaires, et d'alerter nos amis au sein de l'establishment scientifique sur ce qui se cache derrière la TGA. Avec ces faits en tête, chacun peut alors décider pour lui-même de la véritable nature des activités de Francesco Fucilla et de sa TGA.

Pour notre part, nos brefs échanges personnels (toujours en cours) avec Francesco Fucilla ont été moins qu'édifiants. Les extraits suivants ne sont qu'un échantillon des dizaines d'emails que les propriétaires de QFG/Sott ont reçus ces derniers jours de la part de Francesco Fancilla :
Ven, 6 avril 2012 04:34:31 -7000 (PDT)

De : "francesco fucilla" ffucilla@

À : "Francesco Fucilla" anthony.fucilla@, "ANTHONY FUCILLA" anthony.fucilla@, f.fucilla@, fucilla@, "Prof. Francesco Fucilla" ffucilla@, "bruno newest email denantes" brdnico@, "Denantes Bruno" brunodnvector@, "br Denantes" be2nantes@, "Group Administration" group@, "Mike Goodrich" mike.goodrich@, "goddard mike" mike.goddard1@, "ivan steele" ivan.steele134@ "Pierre Angles" angles@, andrei_grib@, Wolfgang_Spr sproessig@, "waldyr alves rodrigues jr" walrod@

Sujet : re ; Premier Affidavit des actionnaires pour la police en France et aux Royaume-Uni plus à suivre
Date : Ven, 6 avril 2012 12:34:24 +0100

Cher tous,


Francesco Fucilla, une personnalité perturbée ?
Je trouve ça difficile qu'un esprit aussi illogique puisse être un scientifique aussi respecté !!

C'est de loin le pire cas d'autisme que j'aie vu !!

Les mathématiques, c'est de la logique, et cet homme est DÉNUÉ de toute toute logique !!

Je suis absolument sûr qu'il a bien appris (comme les perroquets) comment faire mumuse avec les nombres et les symboles sans savoir de quoi il parle !!

Je suis horrifié de voir une telle vendetta tout cela parce que Pierre n'a jamais proposé qu'il [Ark] soit nominé pour recevoir un prix, et en résultat, lui et sa femme ont lancé une campagne diffamatoire contre mon groupe d'affaires afin de discréditer les récompenses méritées de ses collègues du CAIROS !!

Nous avons affaire à de l'ADN reptilien ici !!

Comme vous le savez, tout organisme vivant fonctionne sur le même logiciel et partage la même séquence d'acides aminés et de nucléotides, et de temps en temps certaines séquences sont ramenées des millions d'années en arrière, nourrissant ainsi certains individus avec des séquences reptiliennes ou et des formes inférieures d'anciennes séquences présentes aujourd'hui chez des formes inférieures de la vie animale, comme la vie reptilienne, altérant en eux les fonctions comportementales du système limbique pour imiter ses prédécesseurs.

Eh bien, M. Ark a exactement la séquence d'ADN reptilien de nucléotides actuellement partagée par toute vie reptilienne intégrée dans son système limbique dont les fonctions principales sont la survie......... la haine, l'agression, la peur, la vendetta et ainsi de suite !!

C'est un bon spécimen pour mes recherches sur le comportement humain. Sa place est dans un labo pour y être disséqué pour la recherche sur les traits d'inversion évolutionnaire dans la vie animale !!

SVP envoyez cet email et la pièce jointe au monde entier

Je posterai toutes les données sur un site dédié à la recherche sur les inversions d'ADN reptilien dans l'ADN humain et ou les corrélations dans les séquences de nucléotides de l'ADN reptilien et humain !!!

Affectueusement

votre francesco

AFFIDAVIT DE BRUNO DENANTES DANS LE DOSSIER FRANCESCO FUCILLA M. et Mme azjadczyk

6.4.2012

À QUI DE DROIT

Je soussigné, Dr Bruno den antes, résidant 173rue de Cjwrcnton, 75012 Paris certifie que c'est la vérité, toute la vérité et rien que la vérité alors que Dieu me vienne en aide.

Je soussigné, Dr Bruno Denantes, prête serment et dis que je suis un scientifique international et un homme d'affaires dont les intérêts vont des propriétés à l'agriculture en passant par le pétrole, le gaz, les minéraux, les technologies et autres. Je suis le plus gros investisseur individuel du Groupe scientifiquement et logistiquement dirigé par Francesco Fucilla.

Je connais Francesco Fucilla depuis 2004. J'ai investi des millions de Dollars et continue à investir dans ledit groupe de sociétés telles que Steriwave, Global, car jamais dans ma vie de scientifique et d'homme d'affaires je n'ai rencontré d'être humain plus honnête ni de plus Grand génie et scientifique. Jamais au cours de ma vie je n'ai rencontré un homme d'une telle dignité, honnêteté et moralité. L'honnêteté, la générosité et l'humanisme de Francesco Fucilla ont été une inspiration dans ma vie et nous offrent à tous l'espoir futur d'un monde meilleur. Francesco m'a montré ces 7 dernières années qu'il n'y a aucun Géoscientifique qui l'égale, son génie a offert à notre groupe découvertes sur découvertes, intégrant la Géoscience et la science biologique/chimique d'une façon jamais vue auparavant. C'est un génie universel qui possède un sens de la justice et de l'humanité inégalés pour moi. Il a été en mesure de nous présenter des stratégies économiques qui ont permis à nos sociétés de n'avoir aucune dette et d'être doté d'un fonds de roulement et d'actifs par milliards. Francesco Fucilla recevra davantage de soutien financier de ma part et d'autres actionnaires de longue date car notre argent ne pourrait être plus en sécurité qu'entre ses mains.

En effet, moi et tous les autres actionnaires de notre groupe de sociétés témoigneront de ces faits, il ne pourrait y avoir de mensonges diffamatoires et d'injustice criminelle plus grands que ceux répandus par M. et Mme azjadczyk sur leurs sites Web.

Je témoignerai de l'attestation ci-dessus dans n'importe quel tribunal.

Dr Bruno Denantes PhD Dni Holdings.
Depuis que nous avons commencé notre enquête sur TGA, Fucilla & co et leurs myriades de sociétés, nous avons reçu des menaces de mort, des canulars téléphoniques et de multiples autres emails abusifs nous demandant de supprimer de notre forum les « messages calomnieux et criminels... sinon ». Compte tenu de ces menaces, nous n'avons pas été surpris d'apprendre que d'autres personnes ont aussi été menacées de la même façon par Francesco Fucilla.

Ce qui suit est une décision de justice rendue par le juge Lawrence Collins à la Cour de Justice britannique (division chancellerie) le 6 décembre 2005 dans la cadre d'un procès entre Ascension Securities et The Motley Fool Ltd. Le procès a été intenté par Ascension Securities contre The Motley Fool (un site Web et forum Internet sur l'investissement) pour « diffamation », en raison de commentaires sur Ascension Securities Ltd postés par des actionnaires dans un fil de discussion sur le forum de The Motley Fool.
Ascension Securities Limited vs The Motley Fool Limited

Référence neutre : f200S1 EWHC 3064 (Ch)
À LA HAUTE COUR DE JUSTICE
DIVISION CHANCELLERIE
Cours royales de Justice
Strand. London. WC2A 2LL
Date : 12/06/2005
Avant : '
M. LE JUGE LAWRENCE COLLINS
.~ ~--------------
Entre :

ASCENSION SECURITIES LIMITED
-et-
THE MOTLEY FOOL LTD.

Et Un Autre
Plaignant
Défendeurs
----......--.........
~.........
M. BEN PIIESI de Ormerods pour le Plaignant
M. ADAM SPEAKER (instruit par Taylor Wessing) pour le Défendeur
MW___------.-.-
Jugement Approuvé
.............................
M. LE JUGE LAWRENCE COLLINS
Transcription digitale par Marten Walsh Cherer Ltd.,
Midway House, 27/29 Cursitor Street, London EC4A lLT.
Telephone No: 0207405 5010. Fax No: 0207405 5026

C'est la troisième fois que cette affaire m'est présentée. Les Plaignants, Ascension Securities Limited, d'après mon souvenir, bien que les documents ne soient plus en possession du tribunal, est une firme de courtage relativement récente autorisée par la FSA. La première fois qu'ils se sont présentés à moi, ils étaient représentés par le père de l'un des dirigeants [note de l'éditeur : vraisemblablement Francesco Fucilla] qui a demandé une injonction interdisant ou requérant le retrait de plusieurs messages sur un forum géré par les défendeurs, Motley Fool Limited. La teneur des messages était qu'Ascension Securities était en quelque sorte une réincarnation de/affiliée à une autre société appelée Pacific Continental, qui selon les messages avait été impliquée dans des transactions frauduleuses [NdE : assertion qui par la suite s'est avérée VRAIE]

À l'époque, j'avais été interpelé par le fait que, bien qu'on m'ait dit qu'Ascension Limited possédait un déontologue ou un avocat interne et aussi des juristes - à l'époque identifiés comme Onnerods - néanmoins, la requête n'avait pas été faite par la société elle-même ou par ses juristes et conseil, ou même par son avocat interne, mais par le père de l'un des dirigeants [NdE : à nouveau, vraisemblablement Francesco Fucilla]. En conséquence, j'avais répondu que la requête devait être faite par des professionnels et présentée de façon adéquate aux défendeurs mentionnés, afin que le tribunal puisse évaluer la pertinence de la requête. Il est aussi ressorti de la première de ces audiences que M. Fucilla, un dirigeant des plaignants, avait autrefois été employé par cette société, Pacific Continental, information qui n'est apparue à la lumière que suite à mes questions.

Ceci est l'audience intra parties de la requête, et les plaignants ne souhaitent plus la poursuivre parce qu'ils considèrent qu'ils ont reçu des garanties suffisantes de la part de The Motley Fool Limited, les défendeurs, de retirer les informations offensantes. La question qui reste est celle des frais. Les demandeurs disent qu'en essence, les défendeurs ont accordé aux demandeurs ce qu'ils réclamaient et que donc, ils devraient s'acquitter des frais.

Les défendeurs disent que cette requête a été mal interprétée, qu'elle n'aurait pu aboutir en raison d'un certain nombre de vices de procédure, dont le fait d'être dans la mauvaise division, aucun formulaire de réclamation n'ayant été publié, et autres vices de procédure moins importants.

En outre, les défendeurs soulignent que les principes dans des cas de ce genre, particulièrement dans les affaires de diffamation, si c'est la raison de l'action en justice - ce qui est manifestement le cas - n'ont pas été observés. Ils soulignent que le demandeur doit démontrer que l'affirmation est diffamatoire sans aucun doute possible, qu'il n'y a pas de motifs à conclure que l'affirmation pourrait être vraie, qu'aucun autre argument de la défense n'est concluant, et qu'il y a des preuves indiquant qu'il a été demandé de répéter ou de publier la déclaration diffamatoire. Ils soulignent que le demandeur n'a pas identifié sur formulaire de demande ou de réclamation les causes individuelles d'action, les mots précis dont il se plaint ni leur signification.

En outre, on m'a montré des échanges dont on ne m'avait parlé à aucune des deux audiences précédentes et dans lesquels il est apparent que les défendeurs agissaient de façon raisonnable en demandant aux plaignants d'identifier précisément l'objet de leur plaintes. On m'a montré une série d'emails, mais je ne considère pas que ce soit le genre d'emails qu'une organisation commerciale responsable devrait envoyer si son intention est d'identifier correctement l'objet de sa plainte.

En effet, il apparaît de bout en bout que le comportement des plaignants n'est pas de ceux que j'associerais à une firme de courtage dirigée/réglementée correctement. J'espère que cette expérience leur aura appris qu'il leur faut demander des conseils professionnels et utiliser une assistance professionnelle s'ils veulent s'engager dans ce type d'opération. Ces personnes ne sont pas de simples plaignants individuels qui ne bénéficient d'aucune assistante et ne peuvent se permettre une assistante professionnelle. Je me rappelle, bien que je ne dispose plus du document, que leur chiffre d'affaires pour l'année était en excès de 250 000 £, donc leur manque de moyens financiers ne peut être invoqué pour expliquer l'extraordinaire laxisme dont ils ont fait preuve dans la gestion de cette affaire.

En ce qui concerne la provision concernant les frais, on m'a renvoyé au cas Picnic at Ascot vs Derigs. Il me semble qu'on ne peut pas dire que les demandeurs aient été vraiment gagnants. Ils ont obtenu ce qu'ils voulaient, mais je ne pense pas que les frais engagés pour obtenir ce qu'ils voulaient devraient être payés par les défendeurs. Il me semble que les demandeurs n'auraient selon toute probabilité pas obtenu d'injonction, étant donné les erreurs de procédure qu'ils ont commises et le fait qu'ils ont omis de me raconter toute l'histoire. Ils ont obtenu des garanties non pas à cause de leur action mais parce qu'ils ont fini par fournir les détails requis concernant les données auxquelles ils objectaient. Dans ces circonstances, je dis sans la moindre hésitation que les demandeurs devraient payer les frais des défendeurs.
Vous pouvez en savoir plus sur le point de vue des défendeurs en consultant ce lien.

Remarquez ce commentaire du juge dans la décision ci-dessus : « La première fois qu'ils se sont présentés à moi, ils étaient représentés par le père de l'un des dirigeants ». Dans ce cas, « l'un des dirigeants » d'Ascension Securities Limited semble être Robert Fucilla. Ce qui suggère que « le père de l'un des dirigeants » était Francesco Fucilla. Donc, il semble que Francesco Fucilla a porté plainte pour « diffamation » contre le forum de The Motley Fool parce que les membres de ce forum de discussion avaient tenté de faire ce que QFG/Sott.net a fait - publier les résultats de leurs recherches sur Ascension Securities Limited, et, dans notre cas, sur plusieurs autres sociétés de Fucilla & co. Comme résultat, The Motley Fool a gagné le procès, et Fucilla & co ont dû payer leurs frais de défense. Les propriétaires de The Motley Fool ont toutefois supprimé le fil de discussion mis en cause parce que, de leur propre admission, ils n'avaient ni le temps ni l'énergie d'aller continuellement au tribunal pour se défendre contre des accusations douteuses de « diffamation » telle que celles portées par Fucilla.

Malheureusement, la décision de justice ne semble pas avoir dissuadé Fucilla et ses copains. Dans deux fils de discussion (débutés en 2009) sur le forum de The Motley Fool, Mike Goddard, le secrétaire de Yellow Energy Plc, menace les propriétaires du forum de poursuites judiciaires s'ils ne retirent pas plusieurs messages concernant Yellow Energy postés par un membre du forum.

Notez aussi que le juge a fortement critiqué le « comportement des demandeurs ». Un comportement que QFG/Sott.net a pu observer chez Francesco Fucilla et ses cohortes. Apparemment, en dépit des souhaits du juge, Francesco Fucilla n'a tiré aucune leçon de cette expérience ; il continue à nous envoyer des messages et des emails hystériques et diffamatoires, nous menaçant de poursuites judiciaires. Francesco Fucilla et ses associés n'ont apparemment tiré aucune leçon de leur tentative de poursuites bâclée contre The Motley Fool. Ils n'ont pas appris que ce que les membres du forum de Motley Fool faisaient, et ce que nous faisons aujourd'hui, relève de la liberté d'expression, un droit qui est protégé.

Malheureusement, ce genre de fraudes « pump and dump » sur des actions côtés en cents n'ont rien de nouveau et sont monnaie courante dans notre monde moderne. Idem pour les tentatives transparentes de geler la liberté d'expression en menaçant les gens de procès en diffamation fantaisistes et en déposant des plaintes aux fournisseurs d'accès de ceux qui dévoilent leurs activités. La question est toutefois de savoir si les scientifiques respectés et les universités respectables souhaitent être associés à des sociétés du genre de celles détenues et gérées par Fucilla & co, qui utilisent des tactiques d'escroquerie « pump and dump » sur des actions cotées en cents et qui prétendent inventer des voitures à propulsion hydraulique.

Le président de la TGA, Jeremy Dunning-Davies, a raison : la science a besoin d'ouverture et de vérité. Mais quel genre d'ouverture peut-on espérer de la part d'une organisation comme la Telesio Galilei Academy of Science lorsque son « père fondateur», Francesco Fucilla, écrit des messages publics dans lesquels il demande que d'autres scientifiques soient « disséqués sur une table comme des animaux » ? À quel genre de vérité peut-on s'attendre de la part d'organisations comme la Telesio Galilei Academy of Science lorsque son père fondateur et plusieurs membres de son comité sont impliqués dans nombre d'entreprises à la légitimité douteuse et frisant l'illégalité ?

Notre brève interaction avec la TGA, Francesco & co nous a montré que, comme pour tous les escrocs et leurs activités, la Telesio Galilei Academy of Sciences n'est tout bonnement pas ce qu'elle prétend être.

Joe Quinn est auteur et éditorialiste pour Sott.net, ses essais ont été publiés sur de nombreux sites d'informations alternatifs. Email de contact : [email protected]
Niall Bradley est éditorialiste pour Sott.net et contribue également au site Veterans Today. Email de contact : [email protected]