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Des neutrinos d'origine extraterrestre ont probablement été détectés


IceCube est un télescope à neutrinos d'un kilomètre cube enfoui sous les glaces du pôle Sud. Il s'agit du plus grand détecteur de neutrinos au monde. Crédits : NSF / B. Gudbjartsson
Un détecteur de particules géant a identifié des neutrinos qui ne se sont pas formés dans l'atmosphère terrestre, ni même au sein de notre système solaire, contrairement à l'immense majorité des neutrinos qui atteignent habituellement la Terre.

De mai 2010 à mai 2012, IceCube, un détecteur de particules géant enfoui dans les glaces du Pôle Sud, a été le témoin d'un phénomène inédit. Et pour cause, puisqu'au cours de cette période, IceCube a détecté le passage de 28 neutrinos, ces particules élémentaires de masse pratiquement nulle, qui seraient non pas le fruit d'une interaction entre les rayons cosmiques et l'atmosphère terrestre comme c'est le cas pour l'immense majorité des neutrinos qui atteignent la Terre, mais dont l'origine serait au contraire à rechercher... bien au-delà du système solaire. Un résultat révélé le 15 mai 2013 par les physiciens du détecteur IceCube, au cours du Particle Astrophysics Symposium organisé à Madison (Wisconsin, États-Unis).
Jupiter

Spectacle céleste fin mai : Vénus, Jupiter et Mercure ont rendez-vous

Le dernier rendez-vous planétaire remonte au début du mois de décembre 2012. Saturne, Vénus et Mercure s'alignaient alors le long de l'écliptique dans le ciel du matin.
© Jean-Baptiste Feldmann
Le dernier rendez-vous planétaire remonte au début du mois de décembre 2012. Saturne, Vénus et Mercure s'alignaient alors le long de l'écliptique dans le ciel du matin.

Le ciel nous offre un nouveau spectacle à suivre toute la fin du mois de mai : les trois plus brillantes planètes du Système solaire que sont Vénus, Jupiter et Mercure, vont se rapprocher dans le ciel du soir. Quelques conseils pour profiter de ce ballet planétaire.

Découvrez les conjonctions en image

En décembre 2012, alors que certains attendaient la fin du monde, d'autres profitaient d'un bel alignement planétaire le long de l'écliptique avec Mercure, Vénus et Saturne, après avoir admiré quelques mois plus tôt la superbe conjonction Jupiter-Vénus. Magie de la mécanique céleste, Mercure et Vénus vont se retrouver avec la planète gazeuse géante Jupiter pendant quelques soirs à la fin de ce mois de mai.

Vus depuis notre observatoire terrestre, ces rapprochements ne sont qu'apparents : en parcourant leurs orbites à des vitesses différentes, les planètes semblent parfois se rapprocher les unes des autres. Simple effet de perspective que les mesures de distances viennent confirmer : les 26 et 27 mai, quand les trois planètes se serreront dans le ciel du soir, Mercure sera à 1,16 UA (unité astronomique, distance Terre-Soleil), Vénus à 1,64 UA et Jupiter à un peu plus de 6 UA.

Voyons maintenant en détail les modalités de ce rapprochement planétaire qui se déroulera sur une dizaine de jours, laissant la possibilité de l'admirer malgré les aléas météorologiques.
Solar Flares

La « météo spatiale » guette les tempêtes solaires

Michel Kruglanski, porte-parole du Centre de météorologie spatiale que l'Agence spatiale européenne.
© Daniel Fouray/Ouest-France
Michel Kruglanski, porte-parole du Centre de météorologie spatiale que l'Agence spatiale européenne.
L'Agence spatiale européenne vient de créer à Bruxelles un centre chargé de donner l'alerte en cas d'éruption. Car c'est fou ce qu'un bombardement de protons pourrait faire comme dégâts !

Bruxelles. De notre envoyé spécial

Le 13 mars 1989, la province du Québec fut plongée dans le noir et le froid pendant plusieurs heures. De gros transformateurs servant à la distribution du courant électrique avaient été victimes de courts-circuits. À l'origine de cette méga-panne, une tempête solaire. En nous bombardant d'électrons, elle avait déstabilisé le champ magnétique terrestre. Et provoqué des surchauffes dans les conducteurs électriques.

Notre planète subit régulièrement les conséquences de la vie agitée qui règne sur le Soleil. La première grosse éruption n'a été scientifiquement constatée qu'en 1859. En Amérique du Nord, des lignes télégraphiques avaient été portées à incandescence, provoquant des incendies de postes et quelques brûlures chez des employés. Dégâts minimes, le monde d'alors étant peu industrialisé.
Cloud Lightning

Les rayons cosmiques déclenchent-ils la foudre ?

Il y a une vingtaine d'années, le physicien russe Alexander Gurevich a proposé une théorie expliquant le déclenchement des éclairs par le passage des rayons cosmiques à travers les nuages. Il vient de co-publier un article apportant des arguments supplémentaires, grâce à l'étude des signaux d'impulsions radio accompagnant la foudre.

Image d'un orage avec des éclairs, que l'on peut trouver sur le site de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Noaa). Le phénomène de la foudre garde encore probablement quelques surprises en réserve pour les géophysiciens.
© Noaa
Image d'un orage avec des éclairs, que l'on peut trouver sur le site de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Noaa). Le phénomène de la foudre garde encore probablement quelques surprises en réserve pour les géophysiciens.
L'idée qu'il existe une relation entre la météorologie et les rayons cosmiques, ou plus exactement des flux de particules chargées dans l'atmosphère, est fort ancienne. C'est elle qui a été à l'origine de la première chambre à brouillard, créée en 1912 par le physicien écossais Charles Wilson. En effet, le chercheur pensait que des ions libres, produits par des désintégrations radioactives sur Terre, servaient de germes de nucléation pour la condensation de gouttelettes à partir de la vapeur d'eau.

La même année, Victor Franz Hess, un physicien autrichien et américain, mesure le taux d'ionisation en fonction de l'altitude, avec un électromètre à feuille d'or embarqué dans un ballon. Il constate que ce taux décroît jusqu'à 700 m, puis augmente au-delà. Hess conclut alors que le phénomène des éclairs provient d'un rayonnement d'origine cosmique, extérieur à la Terre, heurtant et ionisant les atomes de la haute atmosphère. Nous savons maintenant qu'il avait raison, comme l'illustre de nos jours le détecteur de rayons cosmiques AMS-02 à bord de l'ISS (Station spatiale internationale).

Commentaire: Lire :

« Balade dans les nuages »
Le principal défenseur de l'induction des formations nuageuses de basse altitude par le rayonnement cosmique, est le physicien danois Henrik Svensmark, de l'Institut de recherche spatiale du Danemark. En 1997, Svensmark et Eigil Friis-Christensen ont signalé leur découverte dans un document décisif : « Variation of Cosmic Ray Flux and Global Cloud Coverage - a Missing Link in Solar-Climate Relationships » [Variation du flux de rayons cosmiques et de la couverture nuageuse mondiale - un chaînon manquant dans les relations entre énergie solaire et climat]. Dans ce document, ils décrivent comment la création d'ions dans la troposphère par les rayons cosmiques peut fournir un mécanisme de formation des nuages. Et, puisque le niveau du rayonnement cosmique est contrôlé par le cycle solaire, ils ont suggéré qu'en modifiant la couverture nuageuse de basse altitude, le Soleil est le facteur déterminant de la variation climatique terrestre.
Et :

« Cloud : le Cern sur la piste d'un lien entre rayons cosmiques et climat »

Moon

L'eau de la Terre est la même que l'eau de la Lune

L'eau retrouvée dans des échantillons de roches de la Lune, rapportés par les missions Apollo, a la même origine que l'eau sur Terre : elle serait venue des chondrites carbonées, lors de la formation de notre planète. Ce résultat vient chahuter les idées établies sur la naissance de la Lune.

Une représentation d'artiste de la collision de Théia avec la Terre. La collision aurait engendré la création de la Lune. Par ailleurs, l'analyse de l’eau contenue dans des roches lunaires montre qu'elle a la même origine que celle de la Terre. Ce résulta
© Fahad Sulehria
Une représentation d'artiste de la collision de Théia avec la Terre. La collision aurait engendré la création de la Lune. Par ailleurs, l'analyse de l’eau contenue dans des roches lunaires montre qu'elle a la même origine que celle de la Terre. Ce résultat suggère que l'origine de l'eau est liée aux chondrites, plus qu'aux comètes.
La question de l'origine de l'eau sur la Terre et sur la Lune est sujette à controverses depuis plusieurs décennies. La théorie globalement admise est que l'eau proviendrait de chondrites carbonées. Ces petits corps, très anciens et chargés d'eau, ont frappé la Terre lors de sa formation par accrétion, et lui ont donné l'eau qui se trouve au sein du manteau. Certains suggèrent toutefois qu'il est plus probable que l'eau provienne de comètes, composées à 80 % de glace, qui sont tombées sur notre planète une fois son accrétion terminée.

Cette affaire a à voir avec l'histoire de la Lune. L'hypothèse actuelle fait intervenir une collision entre la protoTerre et un corps de la taille de la planète Mars, appelé Théia. Ce choc se serait produit voilà 4,5 milliards d'années, et aurait généré un disque de débris conduisant à la formation de la Lune. L'eau, que l'on sait incluse dans les profondeurs de notre satellite, proviendrait donc de celle de la protoTerre. La Lune ayant rapidement formé une lithosphère solide, l'eau, chez elle, n'a pas pu arriver plus tard.

Dans une étude publiée dans la revue Science, le géochimiste Alberto Saal et son équipe viennent de démontrer, qu'effectivement, l'eau trouvée dans le sol lunaire a bien la même origine que celle de la Terre elle-même.
Comet

L'anti-queue de la comète PanStarrs

Comète PanStarrs
© Marco Fulle/INAF
Précédemment visible seulement au coucher du Soleil, la comète PanStarrs (C/2011 L4) est maintenant présente toute la nuit dans le ciel de l'hémisphère nord, regagnant les confins du système solaire en s'écartant largement du plan écliptique.

Perdant de plus en plus de son éclat, la large queue de poussière de la comète ne cesse cependant de grandir, comme en témoigne cette image à grand champ prise dans la constellation de Céphée le 15 mai. On y constate, sur la gauche de l'image, que PanStarrs a également développé une vaste anti-queue s'étendant sur plus de trois degrés d'arc, laquelle correspond à la traîne de poussière qu'elle a laissée dans son sillage.

La comète PanStarrs se trouvant à un peu plus de 1,6 unités astronomiques de la Terre, cela donne pour l'anti-queue une longueur de plus de 12 millions de kilomètres. Fin mai, la comète PanStarrs passera à quelques degrés du pôle céleste nord.
Meteor

La Nasa prépare ses radars pour étudier l'astéroïde 1998 QE2

L'astéroïde 1998 QE2 de 2,7 kilomètres de diamètre frôlera la Terre le 1er juin prochain à une distance de 5,8 millions de kilomètres.

Astéroide 1998 QE2
© EPA
Les experts de la NASA envisagent d'étudier cet astéroïde pour obtenir des informations sur les propriétés de sa surface et la forme et son orbite, a indiqué le laboratoire de la NASA. Les nouvelles données permettront aux scientifiques de déterminer l'origine de l'astéroïde, et de déterminer son orbite avec davantage de précision.
Solar Flares

Soleil : 4 puissantes éruptions le 13 et 14 mai 2013

Le Soleil sort de sa torpeur des derniers mois et aligne 4 éruption de classe X en moins de 48 heures.

Au manque de panache constaté ces derniers mois à la surface du Soleil (modestes épisodes d'activité, désertion des taches solaires, etc.) nombreux furent les physiciens solaires à s'interroger sur le pic d'activité en cours dont le "point d'orgue", plusieurs fois reporté, est annoncé pour la mi-2013. Ce pourrait-il qu'il soit déjà passé et, dans ce cas, ce fut en décembre dernier - en toute discrétion ou presque - ou alors, se pourrait-il qu'il soit double ... comme cela s'est déjà vu ? Prévoir les soubresauts de notre étoile demeure un exercice difficile pour les spécialistes qui s'appuient sur des modèles.


Néanmoins que l'on se console de cette passivité passée car en l'espace de 48 heures pas moins de 4 éruptions majeures ont fait sensation ! Les 4 premières de l'année 2013 dans la catégorie/classe X (les plus puissantes). A l'origine, la petite (entre 8 et 10 fois la taille de la Terre), complexe et non moins active région AR 1748, archipel de taches sombres situé sur le limbe est du Soleil. La première, classée X1.7 survint le 13 mai à 2h17 TU. Elle délesta le Soleil de plasma de haute énergie, bourrasques également nommée Ejection de Masse Coronale ou CME (Coronal Mass Ejection). Quelques heures plus tard, à 16h09 TU, une éruption de classe X2.8, encore plus violente, fut observée. Mais c'est le 14 mai à 1h17 TU que fut enregistrée la plus puissante, de classe X3.2 !
Solar Flares

Une quatrième éruption solaire en 2 jours

Une grosse éruption solaire susceptible de perturber des télécommunications sur Terre vient d'avoir lieu. Il s'agit de la quatrième éruption en deux jours.

Les éruptions sont souvent accompagnées d'émission du plasma solaire. Le nuage de plasma qui atteint la Terre engendre des orages magnétiques. Ces dernières éruptions sont devenues les plus puissantes depuis le 23 octobre 2012.
Solar Flares

Le soleil vient d'émettre coup sur coup les 2 plus fortes éruptions de l'année 2013

Traduit par Les chroniques de Rorschach

Le 13 mai 2013, le soleil a émis une éruption de classe X 2.8, avec un pic à 12:05 HAE. Il s'agit de la plus forte éruption de classe X de 2013 à ce jour, dépassant en force la flambée de classe X 1.7 qui est survenue 14 heures plus tôt. C'est la 16 ème éruption de classe X et la troisième en puissance. du cycle solaire actuel. Il s'agit de la plus forte la plus forte éruption de 2013 à ce jour.

Auparavant, Le 12 mai 2013, le soleil avait émis une première éruption solaire importante, avec un pic à 10 h HAE. Cette éruption est considérée comme étant une X 1.7, ce qui en fait la première éruption de classe X de 2013. Cette éruption a également été associée à un autre phénomène solaire, appelé « éjection de masse coronale « (CME) qui peut envoyer de la matière solaire dans l'espace. Elle n'était pas dirigée vers la Terre.

Les modèles expérimentaux de la NASA montrent que le CME a quitté le soleil à la vitesse de 745 miles par seconde. Elle n'était pas dirigée vers la Terre mais son sillage peut passer par les sondes spatiales STEREO-B Spitzer, c'est pourquoi leurs opérateurs de la mission ont été avertis. S'il y a lieu, les opérateurs peuvent mettre vaisseau spatial en mode sans échec afin de protéger les instruments de l'impact des matières solaires. Il existe en effet un certain rayonnement de particules associé à cet événement et elles peuvent affecter l'électronique et l'informatique embarquées.