Science et Technologie
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L'alarmisme climatique est la « plus grande fraude scientifique » selon un astronaute d'Apollo 7

Dans une récente interview, Walter Cunningham, astronaute d'Apollo 7, critique sévèrement la position des alarmistes climatiques.

L'alarmisme climatique est « la plus grande fraude dans le domaine de la science » et la revendication de consensus à 97% est absurde, a dit Walter Cunningham astronaute d'Apollo 7 à MRCTV dans une interview exclusive en avant-première de sa présentation à la prochaine conférence sur le climat du Heartland Institute, du 7 au 9 juillet.

« Depuis l'an 2000 environ, j'ai de plus en plus approfondi ce domaine, et je n'ai pas trouvé une seule des revendications alarmistes qui ait une base solide en quoi que ce soit. Et c'était un peu comme une évidence d'arriver à cette conclusion. »

Cunningham rejette la notion de climat anthropique, non seulement comme un fait - mais aussi d'avoir même à la qualifier de vraie « théorie » : « Dans les médias, elle est appelée théorie. Évidemment, ils ne savent pas ce qu'une théorie signifie vraiment », dit Cunningham qui a un BS en physique (Bachelor of science, avec les honneurs) de l'Université de Californie à Los Angeles et un MS (Master of science) avec distinction à l'Institut de Géophysique et des Sciences Planétaires, pour ses travaux de doctorat en physique.
Solar Flares

L'atmosphère solaire est plus grande que prévu


Ci-dessus le soleil vu par les deux sondes américaines STEREO A et STEREO B (le soleil est dissimulé derrière un cache noir circulaire, afin de pouvoir visualiser ses environs). Crédits : NASA/STEREO
Les mensurations de l'atmosphère solaire ont été revues à la hausse grâce à des observations réalisées par les deux sondes américaines STEREO.

Le soleil est entouré d'une vaste atmosphère qui est le siège d'une intense activité : des particules électriquement chargées s'y déplacent en permanence, des éruptions solaires s'y produisent très fréquemment, de gigantesques quantités de matériel y sont éjectées... (lire cet article sur l'atmosphère solaire publié sur le site de l'Observatoire de Paris).

Or, des observations réalisées par les deux sondes américaines STEREO (Solar TErestrial RElations Observatory) viennent de révéler que cette atmosphère solaire est encore plus grande que ce qui était supposé jusqu'ici.

En effet, la distance entre la surface du Soleil et la limite externe de l'atmosphère solaire est désormais estimée à 8 millions de kilomètres, soit environ 12 rayons solaires.
Newspaper

Associated Press met au travail des robots journalistes, ce qui ne changera pas grand chose à la qualité de la presse

L'agence Associated Press proposera dès le mois de juillet des articles d'analyse financière écrits par des robots plutôt que par des journalistes.

En 2012, le directeur technologique de Narrative Science, Kristian Hammond, prédisait dans Wired que 90 % des articles de presse seraient rédigés par des robots d'ici quinze ans. Nous n'y sommes pas encore, mais l'agence Associated Press a annoncé lundi le déploiement commercial d'une technologie fournie par Automated Insights, qui lui permettra de faire écrire des articles par des robots plutôt que par des journalistes.

Le système se limitera pour le moment aux seules informations financières contenues dans les rapports que publient les grandes entreprises américaines pour rendre compte de leur chiffre d'affaires, évolutions des ventes et bénéfices. Les données seront collectées dans les rapports fournis par Zacks Investment Research, et mises en forme de façon "journalistique" par les rédacteurs virtuels d'Automated Insights, dans lequel AP a investi.
Telescope

Un nouveau mystérieux sursaut radio rapide détecté

Une poignée d'énigmatiques sursauts radio ultrarapides ont été détectés depuis 2007 par un observatoire en Australie. Un autre de ces événements, identifié cette fois à Arecibo, sur l'île de Porto Rico, a calmé les sceptiques. Bien que leur distance reste difficile à déterminer de même que la nature de leur source, si l'existence de ces sursauts se confirme, elle représenterait une découverte astrophysique majeure de ce nouveau siècle.

© Duncan Lorimer, NRAO, AUI, NSF
En consultant des données collectées dans les longueurs d'onde radio du Petit Nuage de Magellan (galaxie naine dans le voisinage de la Voie lactée), l'astrophysicien Duncan Lorimer a identifié pour la première fois en 2007 un sursaut radio de moins de cinq millisecondes. Leur galaxie hôte et leur origine demeurent inconnus.
Depuis quelques années, les scientifiques sont confrontés à une nouvelle énigme astrophysique. D'étranges sursauts radio qui ont la particularité d'être très rapides (quelques millièmes de seconde) sont émis par des sources lointaines et encore inconnues. Depuis leur découverte en 2007, ils sont appelés FRB (fast radio bursts) ou « sursauts Lorimer », du nom de leur découvreur. Dans un premier temps, ces phénomènes (une poignée) furent exclusivement détectés par un radiotélescope basé en Australie.

Dans ces circonstances, le doute était permis quant à leur existence tangible. Après tout, il pouvait s'agir d'artefacts d'origine terrestre, comme cela a été plusieurs fois suggéré par les sceptiques. Toutefois, la détection le 2 novembre 2012 à 6 h 35 TU d'un sursaut d'une durée de trois millisecondes par la célèbre grande antenne de 305 mètres de diamètre d'Arecibo à Porto Rico n'a pas manqué d'attirer l'attention. Aux premières loges, le professeur Duncan Lorimer (université de Virginie-Occidentale, États-Unis) rappelle à ce propos que « lorsque vous faites une nouvelle découverte, il est très important qu'elle soit confirmée par d'autres groupes [de chercheurs] utilisant d'autres instruments ».
Satellite

Une île mystérieuse découverte près de Saturne, sur Titan


Voici à quoi ressemblerait la surface du satellite Titan, selon un dessin réalisé en 2013 au sein de la Nasa. (Ho-NASA-AFP)
Des chercheurs américains ont fait une extraordinaire découverte: une mystérieuse île à la surface de Titan, le plus gros satellite de Saturne.

C'est une étrange découverte qu'ont fait des chercheurs de l'université de Cornell, aux Etats-Unis, en étudiant des clichés envoyés par la sonde Cassini sur Titan, en expédition sur le satellite de Saturne depuis 2004. Les photographies prises à la surface du corps céleste laissent apparaître une mystérieuse île sur Ligeia Mare, une mer faite de méthane et d'éthane.

Cette île de près de 20 kilomètres de long n'apparaît pas sur tous les clichés. En effet, sur une photographie datant du 10 juillet 2013, la formation est clairement visible, tandis que sur celle prise le 26 juillet 2013, elle a entièrement disparu. Et si les chercheurs ne l'avaient pas remarquée auparavant, c'est qu'elle n'était pas non plus observable sur les images prises en 2007 et en 2009, expliquent-ils au site Phys.org.
Attention

Néonicotinoïdes : « nouveau » désastre écologique en perspective

© DR
Les vers de terre, premiers touchés
Les néonicotinoïdes sont-ils en train d'engendrer un désastre écologique plus important qu'on ne l'imaginait? Tout porte à le croire, au vu de la méta-analyse présentée mardi 24 juin par un groupe d'experts internationaux.

En soi-même, l'impact de ces insecticides sur la mortalité des abeilles, souvent abordé par la presse, est déjà des plus inquiétants (voir le JDLE). Mais les néonicotinoïdes, pesticides utilisés 1994 en France et dont la part de marché serait d'environ 40%, pourraient avoir des effets bien au-delà. Et même sur l'ensemble de la faune, comme l'a révélé mardi 24 la Task Force on Systemic Pesticides lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Ce groupe de chercheurs de tous pays, qui conseille notamment l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a analysé plus de 800 études scientifiques publiées depuis une vingtaine d'années. Résultat: une gigantesque méta-analyse portant sur l'effet des néonicotinoïdes sur de nombreuses espèces. Le tout tronçonné en sept articles à paraître dans la revue Environmental Science and Pollution Research, dont le premier, sur les vertébrés, vient d'être publié.
Bizarro Earth

Le pôle Nord magnétique se déplace vers la Sibérie


Depuis le début du 20e siècle, les scientifiques savent que les pôles magnétiques de la Terre se déplacent en permanence. A l'heure actuelle, le pôle Nord magnétique est en train de se diriger vers la Sibérie. Crédits : ESA
Les mesures réalisées par les trois satellites européens SWARM révèlent que le pôle Nord magnétique est en train de se déplacer vers la Sibérie.

Le pôle Nord est en train de bouger. Pas le pôle Nord géographique, bien sûr, par lequel passe l'axe autour duquel la Terre tourne, mais le pôle Nord magnétique. En effet, ce dernier se déplace actuellement en direction de la Russie, et plus exactement de la Sibérie.

Ce résultat vient d'être fourni par les trois satellites de la constellation SWARM, lancés en novembre 2013 par l'Agence Spatiale Européenne.

Évidemment, il est connu depuis longtemps que le pôle Nord magnétique se déplace en permanence. Toutefois, les caractéristiques précises de ces changements permanents de position n'étaient jusqu'ici pas faciles à déterminer. Grâce désormais à la présence dans le ciel des trois satellites SWARM, les pérégrinations du pôle Nord magnétique vont désormais pouvoir être traquées de façon extrêmement précise.
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Les néandertaliens auraient acquis leur grand cerveau indépendamment de nous

© Inconnu
Des anthropologues ont analysé 17 crânes découverts dans une grotte espagnole et appartenant à ce qui semble être une forme précoce d'homme de Neandertal. Étonnamment, ces hominidés disposaient une boite crânienne relativement petite, ce qui signifie que les Néandertaliens ont acquis leurs grands cerveaux indépendamment de notre ancêtre commun.

D'après ce que nous savons / estimons, les humains et les Néandertaliens ont divergé d'un ancêtre commun, il y a environ 500 000 ans, une espèce appelée Homo heidelbergensis. Les humains modernes sont apparus en Afrique environ 300 000 ans plus tard, alors que les Néandertaliens gambadaient déjà à travers l'Europe et l'Asie.

Incroyablement, les restes des « protos néandertaliens » découverts dans le gisement de la Sima de los Huesos, en Espagne, sont âgés de 430 000 années, ils sont donc probablement trop jeunes pour appartenir à l'Homo heidelbergenesis.
Better Earth

Le champ magnétique de la Terre s'affaiblit

frterre
Trois satellites de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont mesuré avec une précision sans précédent le champ magnétique de la Terre. Cette étude a montré que le champ magnétique s'affaiblissait et que les pôles magnétiques se déplaçaient, rapporte Der Spiegel.

Les changements du champ magnétique de notre planète n'ont rien d'extraordinaire. Par exemple, il a été démontré qu'il changeait de direction en moyenne tous les 250 000 ans. Cependant, le dernier changement remarquable des pôles magnétiques - dit inversion Brunhes-Matuyama - s'est produit il y a déjà plus de 780 000 ans. Autrement dit, cette nouvelle métamorphose s'imposait depuis longtemps.

Le champ magnétique protège notre atmosphère contre le vent solaire - un flux de particules capables d'emporter les molécules de l'enveloppe gazeuse de la planète. Les chercheurs ont des raisons de penser que c'est ainsi que Mars, n'ayant pas de champ magnétique, a perdu son atmosphère. Le champ de la Terre dirige les particules chargées le long des lignes de force magnétique, formant une sorte de cocon de protection pour la planète. Le déplacement des pôles, par contre, n'affaiblit pas cette protection.
Fireball

L'astéroïde 2014 HQ124 imagé avec une précision exceptionnelle


Crédits : NASA/JPL-Caltech/Arecibo Observatory/USRA/NSF
Des images radar exceptionnellement précises de l'astéroïde 2014 HQ124 ont été obtenues le 8 juin 2014, à l'occasion de son passage à quelques 1,4 millions de kilomètres de la Terre.

Le 8 juin dernier, l'astéroïde 2014 HQ124 est passé à quelques 1,4 millions de kilomètres de la Terre. À cette occasion, une série de 21 images de l'astéroïde exceptionnellement précises ont été obtenues grâce à un réseau de radiotélescopes au sol.

La résolution de ces images, qui est de trois à quatre mètres, est la plus élevée possible via imagerie radar.

Les 21 images ont été prises toutes les 4 heures et demi. L'analyse de cette succession d'images montre que l'astéroïde est en rotation sur lui-même, avec une période de 24 heures environ.
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