Science et Technologie
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Galaxy

Là-haut, les Russes sauvent les Étasuniens - Fuite de substance toxique à bord de l'ISS, le segment étasunien évacué, les spationautes confinés dans le segment russe

Une fuite de substance toxique issue d'un circuit de refroidissement a forcé mercredi les spationautes à évacuer le segment étasunien de la Station spatiale internationale (ISS), a annoncé l'agence spatiale russe.

© © NASA
"Une substance toxique a été émise depuis un circuit de refroidissement dans l'atmosphère de la station dans le segment étasunien de l'ISS vers 11H44 heure de Moscou (08H44 GMT)", a indiqué l'agence Roskosmos dans un communiqué.

"Actuellement, le secteur étasunien a été évacué et l'équipage est en sécurité dans le secteur russe", a ajouté l'agence.

Un représentant du centre de contrôle russe a précisé aux agences de presse russes que la substance en question était de l'ammoniac, un gaz incolore qui brûle les yeux et les poumons. Réparer la fuite pourrait, selon lui, nécessiter une sortie dans l'espace, mais pas l'évacuation de l'équipage.

"La situation est compliquée, mais sous contrôle. De telles fuites d'ammoniac sont déjà survenues dans le passé", a expliqué ce responsable.

Nuke

Les cuves des réacteurs nucléaires fragiles comme du verre ?

Je sais, nous n'avons pas trop le cœur à ça. Mais, en même temps, devons-nous fermer les yeux sur d'autres dangers qui nous menacent ? Chacun jugera.

C'est à une simple expérience de physique que nous invite Arnie Gundersen, un spécialiste du nucléaire. Une expérience destinée à nous faire comprendre le phénomène de la "fragilisation neutronique".

En deux mots, les parois des réacteurs nucléaires, qui sont métalliques, doivent résister aux énormes pressions régnant à l'intérieur. Mais ces parois sont également soumises à une irradiation constante...qui les fragilise : c'est ce que l'on nomme la fragilisation neutronique.

Que se passe-t-il si ces parois sont soumises à un jet d'eau (par exemple si l'on veut refroidir un réacteur) ?


Commentaire: Avec le même Gundersen :

- Arnie Gundersen : déchets nucléaires, le cadeau éternel


Telescope

L'univers en mouvement, en HD

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© NASA
"Space Suite" est une superbe vidéo de l'artiste Lucas Green qui a utilisé des images obtenues par les sondes Cassini, Hubble et d'autres télescopes spatiaux et au sol pour leur appliquer un rendu 3D du plus bel effet.

Votre Guru vous a déjà décrit bon nombre des objets célestes prenant vie dans la vidéo ci-dessous et leurs particularités dans différents articles que vous trouverez en lien, et dans l'ordre nous avons : La lune de Saturne Japet (ou Iapetus) avec sa forme caractéristique de noix ; Saturne et ses lunes; l'immense vortex polaire de Saturne ; les geysers sur Encelade ; une mise en mouvement du lever de soleil sur les montagnes du cratère Tycho sur notre Lune. Ensuite, il y a la foudre dans la Grande Tache Rouge de Jupiter, un survol de la galaxie du Sombrero, les deux images suivantes seront à renseigner (merci commentateurs !); sans doute une vue sur la tranche de la Voie lactée et certainement une image du champ ultra-profond de Hubble.

Commentaire: Contempler cet univers merveilleux permet d'apaiser, un peu, le tumulte des sollicitations artificielles induites par la folie ambiante et généralisée. Notre champ de vision s'en retrouve, peut-être, élargi ?


Nebula

Le trou noir de notre galaxie connaît une mystérieuse éruption de rayons X

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Ci-dessus deux clichés du rayonnement X généré par le trou noir de notre galaxie, l'un pris avant les éruptions de rayons X de l'année 2014, et l'autre pendant les éruptions. Crédits : NASA/CXC/Northwestern Univ/D.Haggard et al
A la fin de l'année 2014, le trou noir qui se trouve au centre de notre galaxie a été le siège d'une éruption de rayons X à l'intensité totalement inédite. Un phénomène que les astronomes peinent pour l'instant à expliquer.

On le sait peu, mais le trou noir supermassif niché au coeur de notre galaxie, appelé Sagittarius A*, génère habituellement une émission de rayonnement X.

Or, à la fin du mois de septembre 2014, la quantité de rayonnement X émise par Sagittarius A* s'est accrue de façon gigantesque, et ce durant une courte période. Cette éruption de rayons X, qui n'est toutefois pas la première du genre, est remarquable car il s'agit ni plus ni moins de la plus puissante éruption de rayons X jamais observée en provenance de notre trou noir. En effet, le rayonnement émis lors de l'éruption était trois fois plus intense que le précédent record, enregistré en 2012 (lire sur La Recherche l'article "VOIE LACTÉE Un trou noir avaleur d'astéroïdes").

Telescope

Hubble : une nouvelle photo des « Piliers de la création »

Pour célébrer les 25 ans d'images obtenues par les télescopes dans l'espace, le télescope Hubble a pris une nouvelle version, haute définition (clic pour agrandir), de sa célèbre photographie « Les Piliers de la Création » de 1995, située au cœur de la nébuleuse de l'Aigle.

L'équipe de Hubble écrit :
Les piliers sont baignés dans la lumière ultraviolette d'un regroupement de jeunes étoiles massives situées sur le haut de l'image. Des banderoles de gaz peuvent être vues s'échapper des piliers alors que d'intenses radiations les chauffes et les font s'évaporer dans l'espace. Les régions plus denses des piliers occultent la matière se trouvant en dessous du puissant rayonnement. Des étoiles naissent profondément à l'intérieur des piliers, qui sont constitués de gaz d'hydrogène froid mêlés à de la poussière. Les piliers font partie d'une petite région de la nébuleuse de l'Aigle, une vaste région de formation d'étoiles située à 6500 années-lumière de la Terre.

Fireball 5

Une nouvelle étude ravive une hypothèse similaire à celle de Némésis comme cause des grandes extinctions

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Une étoile qui vient frôler notre système solaire, déclenchant une pluie de comètes sur la Terre ? Un tel scénario est loin d'être improbable, selon les estimations d'un astronome allemand.

Imaginez la scène. Dans un futur indéterminé, une étoile surgit soudain du cosmos et vient frôler notre système solaire, à une distance de moins de trois années-lumière seulement. En raison des perturbations gravitationnelles provoquées par le passage cette étoile, quelques dizaines de milliers de comètes situées dans le nuage de Oort, cette zone sphérique entourant le système solaire et abritant plusieurs centaines de milliards de comètes, sont propulsées hors de ce dernier et filent vers l'intérieur du système solaire. Résultat : une pluie de comètes s'abat sur les différentes planètes du système solaire... dont la Terre.

Pour étrange que puisse paraître ce scénario, il n'en serait pas moins possible, selon une nouvelle étude publiée par l'astronome allemand Coryn Bailer-Jones (Institut Max Planck d'astronomie, Allemagne), mise en ligne sur le serveur de prépublication ArXiv sous le titre "Close encounters of the stellar kind".

En effet, après avoir étudié la trajectoire de plus de 50 000 étoiles croisant dans notre galaxie à l'aide d'outils statistiques, l'astronome allemand a découvert que plus d'une cinquantaine d'entre elles seraient éventuellement susceptibles de venir frôler un jour notre système solaire.

Commentaire: Voir -Les preuves de l'étoile jumelle du Soleil ?
-Les comètes géantes, messagères de vie et de mort


Bizarro Earth

La NASA doute-t-elle du réchauffement climatique ?

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© Jet Propulsion Laboratory News
La NASA, l'un des principaux instigateurs de la théorie de l'effet de serre et du changement climatique à la suite des affirmations douteuses de James Hansen relatives à la transposition à la Terre de l'état de l'atmosphère de Vénus serait-elle sur le point de changer son fusil d'épaule ? On est en droit de constater que le doute s'installe dans l'esprit des ingénieurs de cette organisation tentaculaire qui a largement bénéficié de crédits exceptionnels pour développer une recherche en tous genres afin de surveiller ce changement climatique qui désespérément n'arrive toujours pas ...

Le principal fautif de ce changement climatique supposé est le CO2, or ce gaz est essentiel à la vie sur Terre et dans les océans. Sans CO2, pas de plantes ni de plancton, c'est aussi simple que cela. Certains maraîchers le savent bien, si on enrichit l'atmosphère d'une serre en CO2, en restant dans des limites raisonnables, les plantes poussent plus vigoureusement. Ce phénomène est très bien expliqué car l'enzyme qui fixe le CO2, la RUBISCO, ne sait pas trop s'il doit s'occuper de l'oxygène ou du gaz carbonique pour son bon fonctionnement. Dès lors qu'on enrichit l'atmosphère en CO2, l'équilibre fonctionnel de la RUBISCO est déplacé vers une fixation plus rapide de CO2. Tous les biologistes qui se sont penché sur le fonctionnement des plantes le savent très bien.

Commentaire: Des milliards de dollars, c'est effectivement la somme nécessaire pour monter une propagande à l'échelle mondiale. Et même si l'édifice mensonger commence à se fissurer, l'idée d'un réchauffement climatique s'est bien implanté dans l'esprit des gens. A court terme, c'est fort avantageux puisqu'il suffit de brandir l'excuse climatique pour se justifier d'une énième taxe, d'une énième contrainte à imposer à la population.

A moyen terme, c'est toujours avantageux, puisque cela permet aux gens de ne pas prendre conscience qu'un autre type de menace se profile peut-être à l'horizon, comme une ère glaciaire, par exemple :

- Et si en fait, on allait vers une période de glaciation ?
- L'impact du « Petit âge glaciaire » fut soudain et féroce sur l'Europe
- La Terre face à un mini âge glaciaire : la NASA détecte une activité solaire particulièrement faible
- Petit Âge glaciaire : le puissant volcan en cause a été identifié
- Dérèglement climatique : allons-nous vers une nouvelle période glaciaire ?
- La période glaciaire: le retour au XVIIIe siècle ?


Magnify

Virus géants et apparition de la vie

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© Inconnu
Jean-Michel Claverie
Chantal Abergel et son époux Jean-Michel Claverie, de l'Université d'Aix-Marseille, se sont fait connaître par leur découverte d'un virus géant il y a plus de dix ans qu'ils appelèrent le Mimivirus (Mimicking Microbe virus) car il était tellement énorme en comparaison de tous les autres virus connus qu'on pouvait le confondre avec une bactérie. La chasse aux virus géants qui préoccupe ce couple de scientifiques vient de voir une nouvelle trouvaille dans du permafrost sibérien et il s'agit encore d'un virus géant parasitant des amibes comme les précédents appelé cette fois-ci Pithovirus après le Pandora virus et naturellement le Marseillevirus, tous découverts par le même laboratoire. Si l'on n'est pas un spécialiste des virus l'intérêt de cette énumération s'arrêterait là mais ce qui ressort des études de l'ADN de ces étranges virus est pour le moins déroutant.

D'abord la grande majorité des gènes de ces virus géants ne présentent aucune similitude avec d'autres gènes de bactéries, de plantes ou d'autres organismes vivants. Il s'agit de la première particularité. Les quelques gènes présentant des analogies avec d'autres organismes vivants placent ces virus, dans l'arbre phylogénétique, entre les archéobactéries et les eucaryotes qui comme vous et moi sont constitués de cellules aux fonctionnalités bien différenciées issues de symbioses primitives. Les mitochondries, ces usines à produire de l'énergie, et les chloroplastes des plantes proviendraient de symbioses anciennes et sont les signes distinctifs des eucaryotes qui possèdent un noyau cellulaire bien distinct.

Commentaire: ... et des virus :

- D'anciens virus congelés peuvent se réveiller
- Le virus de l'Armageddon ? Les experts craignent qu'une maladie transmise aux humains par les animaux ne dévaste l'humanité dans les cinq prochaines années
- Les monstres biologiques ou le mystère des virus géants


Compass

Une application pour mesurer le champ magnétique terrestre

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En téléchargeant « CrowdMag », vous pouvez transformer votre smartphone en une précieuse balise de mesure du champ magnétique terrestre.

L'intérêt de ces mesures est que, contrairement à ce que l'on croit instinctivement, le Nord magnétique de notre planète n'est pas un point fixe. Sa position varie légèrement au gré des tempêtes solaires ou de la tectonique des plaques. Il s'est même déjà inversé à plusieurs reprises au cours de l'histoire de la Terre.

Actuellement, sa position est surveillée avec précision par des satellites. « Ces données peuvent être extrêmement précises mais elles demeurent limitées dans le temps et l'espace » explique, dans un communiqué, l'Université du Colorado, impliquée dans le projet. « De plus, lorsqu'une tempête solaire vient frapper la Terre, il est actuellement impossible de savoir comment réagit l'ensemble du champ magnétique de notre planète » précise Manoj Nair, dans ce communiqué.

Beaker

L'Arctique et son cocktail de polluants

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© PAUL J. RICHARDS / AFP
Nombre de polluants organiques persistants (POPs) menacent l'ours polaire
A l'heure où les changements climatiques s'accélèrent, l'Arctique est plus que jamais affecté par la présence de contaminants dans le sol, l'eau ou l'atmosphère. La future présidence américaine du Conseil de l'Arctique (pour 2015-2017) l'a mis sur sa liste de priorités.

Les spécialistes de l'Arctique réunis à Ottawa, au Canada, la semaine dernière pour la conférence Arctic Change 2014 n'ont pas fait montre d'un grand optimisme. La fonte du pergélisol menace de libérer massivement dans l'atmosphère du méthane et du mercure. Dans la mer et les sédiments de l'archipel arctique canadien, mercure et méthylmercure sont à des niveaux toujours plus élevés, selon les chercheurs.

Concentration de mercure et méthylmercure

Kang Wang, de l'université du Manitoba (Canada), a récemment observé dans la mer de Beaufort une concentration importante de mercure et une production inhabituelle de méthylmercure dans le sous-sol. La situation est encore plus grave dans la baie de Baffin, à l'est de l'Arctique canadien.

Charles Gobeil, de l'Institut national de recherche scientifique de Québec, relève que l'accumulation de ces deux contaminants dans le réseau trophique marin est « à un niveau tel qu'elle pose des risques pour plusieurs espèces marines comme pour les Inuits » qui les consomment, selon une étude de sédiments collectés du détroit de Béring à la baie de Baffin. Le mercure s'accumule aussi par bioaccumulation et bioamplification dans le zooplancton, ajoute Jesse Carrie, de l'université du Manitoba, avec des concentrations élevées dans la mer de Beaufort et celle des Tchouktches, côté russe.

Commentaire: Difficile de penser que ce qui affecte de cette manière là ces animaux du bout du monde, ne nous affecte pas aussi, de la même façon, et sans doute en pire. Exposés que nous sommes, quotidiennement, aux polluants chimiques, radioactifs et électromagnétiques de toutes sortes.
Les volontés politiques de quotas et de barèmes environnementaux nous habituent à penser en terme de seuils, de limites, de compartiments, de séparations. En dessous c'est bon, on peut s'y habituer et l'accepter, au dessus, un peu moins. Si cela devient vraiment mauvais, on augmente artificiellement les seuils de tolérance : de la radioactivité, des produits chimiques, des métaux lourds, etc.
L'homme devient malade, mais ceci est « admis », au regard des chiffres, des calculs et des estimations.
Insidieusement, dans l'esprit de l'homme contemporain, il devient « normal » de tomber malade passé la quarantaine, dirons-nous, puisque l'homme est censé décliner à partir de cette période la.