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Néonicotinoïdes : « nouveau » désastre écologique en perspective

© DR
Les vers de terre, premiers touchés
Les néonicotinoïdes sont-ils en train d'engendrer un désastre écologique plus important qu'on ne l'imaginait? Tout porte à le croire, au vu de la méta-analyse présentée mardi 24 juin par un groupe d'experts internationaux.

En soi-même, l'impact de ces insecticides sur la mortalité des abeilles, souvent abordé par la presse, est déjà des plus inquiétants (voir le JDLE). Mais les néonicotinoïdes, pesticides utilisés 1994 en France et dont la part de marché serait d'environ 40%, pourraient avoir des effets bien au-delà. Et même sur l'ensemble de la faune, comme l'a révélé mardi 24 la Task Force on Systemic Pesticides lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Ce groupe de chercheurs de tous pays, qui conseille notamment l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a analysé plus de 800 études scientifiques publiées depuis une vingtaine d'années. Résultat: une gigantesque méta-analyse portant sur l'effet des néonicotinoïdes sur de nombreuses espèces. Le tout tronçonné en sept articles à paraître dans la revue Environmental Science and Pollution Research, dont le premier, sur les vertébrés, vient d'être publié.
Bizarro Earth

Le pôle Nord magnétique se déplace vers la Sibérie


Depuis le début du 20e siècle, les scientifiques savent que les pôles magnétiques de la Terre se déplacent en permanence. A l'heure actuelle, le pôle Nord magnétique est en train de se diriger vers la Sibérie. Crédits : ESA
Les mesures réalisées par les trois satellites européens SWARM révèlent que le pôle Nord magnétique est en train de se déplacer vers la Sibérie.

Le pôle Nord est en train de bouger. Pas le pôle Nord géographique, bien sûr, par lequel passe l'axe autour duquel la Terre tourne, mais le pôle Nord magnétique. En effet, ce dernier se déplace actuellement en direction de la Russie, et plus exactement de la Sibérie.

Ce résultat vient d'être fourni par les trois satellites de la constellation SWARM, lancés en novembre 2013 par l'Agence Spatiale Européenne.

Évidemment, il est connu depuis longtemps que le pôle Nord magnétique se déplace en permanence. Toutefois, les caractéristiques précises de ces changements permanents de position n'étaient jusqu'ici pas faciles à déterminer. Grâce désormais à la présence dans le ciel des trois satellites SWARM, les pérégrinations du pôle Nord magnétique vont désormais pouvoir être traquées de façon extrêmement précise.
Magnify

Les néandertaliens auraient acquis leur grand cerveau indépendamment de nous

© Inconnu
Des anthropologues ont analysé 17 crânes découverts dans une grotte espagnole et appartenant à ce qui semble être une forme précoce d'homme de Neandertal. Étonnamment, ces hominidés disposaient une boite crânienne relativement petite, ce qui signifie que les Néandertaliens ont acquis leurs grands cerveaux indépendamment de notre ancêtre commun.

D'après ce que nous savons / estimons, les humains et les Néandertaliens ont divergé d'un ancêtre commun, il y a environ 500 000 ans, une espèce appelée Homo heidelbergensis. Les humains modernes sont apparus en Afrique environ 300 000 ans plus tard, alors que les Néandertaliens gambadaient déjà à travers l'Europe et l'Asie.

Incroyablement, les restes des « protos néandertaliens » découverts dans le gisement de la Sima de los Huesos, en Espagne, sont âgés de 430 000 années, ils sont donc probablement trop jeunes pour appartenir à l'Homo heidelbergenesis.
Better Earth

Le champ magnétique de la Terre s'affaiblit

frterre
Trois satellites de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont mesuré avec une précision sans précédent le champ magnétique de la Terre. Cette étude a montré que le champ magnétique s'affaiblissait et que les pôles magnétiques se déplaçaient, rapporte Der Spiegel.

Les changements du champ magnétique de notre planète n'ont rien d'extraordinaire. Par exemple, il a été démontré qu'il changeait de direction en moyenne tous les 250 000 ans. Cependant, le dernier changement remarquable des pôles magnétiques - dit inversion Brunhes-Matuyama - s'est produit il y a déjà plus de 780 000 ans. Autrement dit, cette nouvelle métamorphose s'imposait depuis longtemps.

Le champ magnétique protège notre atmosphère contre le vent solaire - un flux de particules capables d'emporter les molécules de l'enveloppe gazeuse de la planète. Les chercheurs ont des raisons de penser que c'est ainsi que Mars, n'ayant pas de champ magnétique, a perdu son atmosphère. Le champ de la Terre dirige les particules chargées le long des lignes de force magnétique, formant une sorte de cocon de protection pour la planète. Le déplacement des pôles, par contre, n'affaiblit pas cette protection.
Fireball

L'astéroïde 2014 HQ124 imagé avec une précision exceptionnelle


Crédits : NASA/JPL-Caltech/Arecibo Observatory/USRA/NSF
Des images radar exceptionnellement précises de l'astéroïde 2014 HQ124 ont été obtenues le 8 juin 2014, à l'occasion de son passage à quelques 1,4 millions de kilomètres de la Terre.

Le 8 juin dernier, l'astéroïde 2014 HQ124 est passé à quelques 1,4 millions de kilomètres de la Terre. À cette occasion, une série de 21 images de l'astéroïde exceptionnellement précises ont été obtenues grâce à un réseau de radiotélescopes au sol.

La résolution de ces images, qui est de trois à quatre mètres, est la plus élevée possible via imagerie radar.

Les 21 images ont été prises toutes les 4 heures et demi. L'analyse de cette succession d'images montre que l'astéroïde est en rotation sur lui-même, avec une période de 24 heures environ.
Footprints

La bridgmanite - Le minéral le plus abondant de la Terre

La nature a mis à notre disposition certains échantillons des roches du manteau supérieur sous forme d'inclusions dans des laves, ce qui a permis de vérifier presque directement qu'il existe bien des péridotites dans cette partie du manteau. La sismologie et les expériences sur des matériaux à haute pression indiquent qu'il existe une zone de transition entre le manteau supérieur et le manteau inférieur à l'intérieur de la Terre.
bridgmanite
© Chi Ma
Cette lame mince de roche montre un échantillon de la météorite de Tenham âgée d'environ 4,5 milliards d'années. Elle renferme un cristal jamais retrouvé à l'état naturel mais qui constitue pourtant un des composants majeurs du manteau inférieur de la Terre. Il vient d'être baptisé : bridgmanite.
On pensait que l'olivine de la péridotite contenue dans les roches du manteau supérieur y subissait un changement de phase en devenant de la ringwoodite, ainsi nommée en l'honneur d'Alfred Edward Ringwood (1930-1993), un des grands noms des géosciences. Tout récemment, un échantillon de ce minéral depuis longtemps supposé commun dans le manteau à des profondeurs comprises entre 400 et 600 kilomètres environ a été retrouvé dans un diamant craché à la surface de la Terre par des laves qui en se refroidissant donnent des roches appelées kimberlites.

Commentaire: Voir en lien avec cette découverte :
Les scientifiques découvrent un nouvel océan gigantesque sur Terre masqué dans les profondeurs de la planète

Syringe

Inventons un virus encore plus virulent, pour voir...

© Inconnu
Une aire de repos improvisée sur le plancher de la salle d’exercices de la base d’entrainement navale de San Francisco, avec des draps érigés entre chaque lit par mesure de précaution contre la propagation de la grippe. Photographié pendant la Première Guerre mondiale, probablement dans la dernière partie de 1918.
Des chercheurs, dirigés par Yoshihiro Kawaoka de l'université du Wisconsin à Madison, ont génétiquement modifié un virus ressemblant à celui de la grippe espagnole, composé de segments de virus de la grippe aviaire et qu'ils prétendent être encore plus pathogène que l'original (qui a tué 50 millions de personnes).

Le Pr Kawaoka affirme que le travail de son équipe est essentiel, car il permet aux scientifiques d'avoir une longueur d'avance sur la compréhension des virus qui pourraient un jour poser un risque grave pour la population mondiale. Cette justification est bien loin de contenter la communauté scientifique.

La recette aviaire qui tue

Les scientifiques de l'université du Wisconsin à Madison ont utilisé une technique appelée la génétique inverse pour construire le virus à partir de fragments de grippe d'oiseau sauvage. Ils ont alors fait muter le virus pour le rendre aéroporté afin qu'il se propage plus facilement d'un animal à un autre.

Commentaire: Et à juste titre, on pourra s'alarmer de toutes ces manipulations « dont il ne faut pas s'inquiéter »...

- Virus du SRAS : l'Institut Pasteur égare des tubes
- Les monstres biologiques ou le mystère des virus géants
- Un nouveau virus mortel pour l'homme a été mis au point par des scientifiques dans le cadre d'un projet du gouvernement américain
- Le virus du SIDA aurait bien été créé artificiellement
- Un virus capable d'exterminer la moitié de l'humanité

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Test de Turing : Eh bien Non, il n'a pas été réussi !

Alan Turing
© Agence France-Presse
Alan Turing.
Le 8 juin 2014 et les jours suivants, les journaux du monde entier ont annoncé que le « Le test de Turing a été passé » (voir par exemple : ici ou ici ou ici, etc.).

Kevin Warwick, visiting professeur à l'Université de Reading et organisateur du test écrit :
« Dans le domaine de l'intelligence artificielle, il n'y a pas de jalon plus important et controversé que le test de Turing. Il est particulièrement approprié que ce fait marquant ait été réalisé à la Royal Society de Londres, source de nombreux avancements dans la compréhension du monde au fil des siècles. Cet événement entrera dans l'histoire comme l'un des plus excitants d'entre eux. »

« In the field of Artificial Intelligence there is no more iconic and controversial milestone than the Turing Test, when a computer convinces a sufficient number of interrogators into believing that it is not a machine but rather is a human. It is fitting that such an important landmark has been reached at the Royal Society in London, the home of British Science and the scene of many great advances in human understanding over the centuries. This milestone will go down in history as one of the most exciting ».
L'annonce est spectaculaire... mais excessive et malhonnête !
Cloud Lightning

Les grêlons pourraient se former à partir de bactéries

Les orages et la grêle ont marqué les dernières 24h. Et si ces billes de glaces étaient formées à partir de micro-organismes ?
hailstone
© @marcelpaneole/Instagram
Photo de grêlons publiée sur Instagram, à la suite de l'orage du 8 et du 9 juin 2014. (@marcelpaneole/Instagram)

ORAGES. Météo France maintien jusqu'à mardi 9 juin 2014 au matin son bulletin de vigilance Orange pour plusieurs départements, compris dans une bande allant du Nord et du Pas-de-Calais jusqu'aux Pyrénées Atlantique et aux Hautes Pyrénées.

Des orages violents sont possibles ainsi que des averses de grêle. La formation des grêlons dans les nuages est largement étudiée par les météorologues mais des découvertes récentes suggèrent que des micro-organismes présents dans les nuages pourraient jouer un rôle dans la formation de ces billes de glace.

Des bactéries au cœur des grêlons

« Des bactéries ont été découvertes dans l'embryon du grêlon, qui est la première partie à se développer. L'embryon est un instantané de ce qui a initié la croissance des grains de grêle » expliquait Alexander Michaud de la Montana State University lors d'une conférence en 2011 où le chercheur présentait des résultats surprenants.

Commentaire: Les grêlons et la pluie pourraient donc être un vecteur de transport de maladies.

People

« Leçon de vie » de la Vie ou l'intelligence cellulaire dans l'histoire de l'évolution

Et ça a commencé par la coopération. Quand la vie a pris naissance, les équipes de petites molécules se sont réunis pour effectuer des tâches qu'elles ne pouvaient gérer seules, ainsi va la théorie. Pour la première fois, des réseaux de ce genre ont été construits dans le laboratoire. [NB : nous connaissons aussi les Siphonophores comme êtres primitifs coloniaux formant des chaînes dont chaque partie à une tâche bien définie mais bien qu'ils soient unicellulaires, ce ne sont pas de simples chaînes de molécules - Vidéo (fr)]
Engrenage
© Photos Libres
La première vie peut avoir été une soupe primordiale de molécules d'ARN, mais les premières auto-réplications brutes des molécules dans ce « monde de l'ARN » auraient été confrontées à un gros problème. Elles ont dû passer par le stockage de plus d'informations, mais cela aurait donné des erreurs de copie plus probables. Obtenir une taille suffisamment grande fait que ces erreurs deviennent presque une certitude, détruisant les informations de la molécule.

En théorie, les premiers réplicateurs auraient pu éviter cet 'enchaînement catastrophique d'erreurs' en fractionnant les informations entre plusieurs molécules de coopération. Ensuite, le réseau aurait pu fonctionner aussi longtemps que des copies de chaque molécule auraient survécu.

Commentaire:
Voir aussi : Harmonie sociale en période de discorde mondiale

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