Science et Technologie
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Fireball 5

Une nouvelle étude ravive une hypothèse similaire à celle de Némésis comme cause des grandes extinctions

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Une étoile qui vient frôler notre système solaire, déclenchant une pluie de comètes sur la Terre ? Un tel scénario est loin d'être improbable, selon les estimations d'un astronome allemand.

Imaginez la scène. Dans un futur indéterminé, une étoile surgit soudain du cosmos et vient frôler notre système solaire, à une distance de moins de trois années-lumière seulement. En raison des perturbations gravitationnelles provoquées par le passage cette étoile, quelques dizaines de milliers de comètes situées dans le nuage de Oort, cette zone sphérique entourant le système solaire et abritant plusieurs centaines de milliards de comètes, sont propulsées hors de ce dernier et filent vers l'intérieur du système solaire. Résultat : une pluie de comètes s'abat sur les différentes planètes du système solaire... dont la Terre.

Pour étrange que puisse paraître ce scénario, il n'en serait pas moins possible, selon une nouvelle étude publiée par l'astronome allemand Coryn Bailer-Jones (Institut Max Planck d'astronomie, Allemagne), mise en ligne sur le serveur de prépublication ArXiv sous le titre "Close encounters of the stellar kind".

En effet, après avoir étudié la trajectoire de plus de 50 000 étoiles croisant dans notre galaxie à l'aide d'outils statistiques, l'astronome allemand a découvert que plus d'une cinquantaine d'entre elles seraient éventuellement susceptibles de venir frôler un jour notre système solaire.

Commentaire: Voir -Les preuves de l'étoile jumelle du Soleil ?
-Les comètes géantes, messagères de vie et de mort


Bizarro Earth

La NASA doute-t-elle du réchauffement climatique ?

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© Jet Propulsion Laboratory News
La NASA, l'un des principaux instigateurs de la théorie de l'effet de serre et du changement climatique à la suite des affirmations douteuses de James Hansen relatives à la transposition à la Terre de l'état de l'atmosphère de Vénus serait-elle sur le point de changer son fusil d'épaule ? On est en droit de constater que le doute s'installe dans l'esprit des ingénieurs de cette organisation tentaculaire qui a largement bénéficié de crédits exceptionnels pour développer une recherche en tous genres afin de surveiller ce changement climatique qui désespérément n'arrive toujours pas ...

Le principal fautif de ce changement climatique supposé est le CO2, or ce gaz est essentiel à la vie sur Terre et dans les océans. Sans CO2, pas de plantes ni de plancton, c'est aussi simple que cela. Certains maraîchers le savent bien, si on enrichit l'atmosphère d'une serre en CO2, en restant dans des limites raisonnables, les plantes poussent plus vigoureusement. Ce phénomène est très bien expliqué car l'enzyme qui fixe le CO2, la RUBISCO, ne sait pas trop s'il doit s'occuper de l'oxygène ou du gaz carbonique pour son bon fonctionnement. Dès lors qu'on enrichit l'atmosphère en CO2, l'équilibre fonctionnel de la RUBISCO est déplacé vers une fixation plus rapide de CO2. Tous les biologistes qui se sont penché sur le fonctionnement des plantes le savent très bien.

Commentaire: Des milliards de dollars, c'est effectivement la somme nécessaire pour monter une propagande à l'échelle mondiale. Et même si l'édifice mensonger commence à se fissurer, l'idée d'un réchauffement climatique s'est bien implanté dans l'esprit des gens. A court terme, c'est fort avantageux puisqu'il suffit de brandir l'excuse climatique pour se justifier d'une énième taxe, d'une énième contrainte à imposer à la population.

A moyen terme, c'est toujours avantageux, puisque cela permet aux gens de ne pas prendre conscience qu'un autre type de menace se profile peut-être à l'horizon, comme une ère glaciaire, par exemple :

- Et si en fait, on allait vers une période de glaciation ?
- L'impact du « Petit âge glaciaire » fut soudain et féroce sur l'Europe
- La Terre face à un mini âge glaciaire : la NASA détecte une activité solaire particulièrement faible
- Petit Âge glaciaire : le puissant volcan en cause a été identifié
- Dérèglement climatique : allons-nous vers une nouvelle période glaciaire ?
- La période glaciaire: le retour au XVIIIe siècle ?


Magnify

Virus géants et apparition de la vie

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© Inconnu
Jean-Michel Claverie
Chantal Abergel et son époux Jean-Michel Claverie, de l'Université d'Aix-Marseille, se sont fait connaître par leur découverte d'un virus géant il y a plus de dix ans qu'ils appelèrent le Mimivirus (Mimicking Microbe virus) car il était tellement énorme en comparaison de tous les autres virus connus qu'on pouvait le confondre avec une bactérie. La chasse aux virus géants qui préoccupe ce couple de scientifiques vient de voir une nouvelle trouvaille dans du permafrost sibérien et il s'agit encore d'un virus géant parasitant des amibes comme les précédents appelé cette fois-ci Pithovirus après le Pandora virus et naturellement le Marseillevirus, tous découverts par le même laboratoire. Si l'on n'est pas un spécialiste des virus l'intérêt de cette énumération s'arrêterait là mais ce qui ressort des études de l'ADN de ces étranges virus est pour le moins déroutant.

D'abord la grande majorité des gènes de ces virus géants ne présentent aucune similitude avec d'autres gènes de bactéries, de plantes ou d'autres organismes vivants. Il s'agit de la première particularité. Les quelques gènes présentant des analogies avec d'autres organismes vivants placent ces virus, dans l'arbre phylogénétique, entre les archéobactéries et les eucaryotes qui comme vous et moi sont constitués de cellules aux fonctionnalités bien différenciées issues de symbioses primitives. Les mitochondries, ces usines à produire de l'énergie, et les chloroplastes des plantes proviendraient de symbioses anciennes et sont les signes distinctifs des eucaryotes qui possèdent un noyau cellulaire bien distinct.

Commentaire: ... et des virus :

- D'anciens virus congelés peuvent se réveiller
- Le virus de l'Armageddon ? Les experts craignent qu'une maladie transmise aux humains par les animaux ne dévaste l'humanité dans les cinq prochaines années
- Les monstres biologiques ou le mystère des virus géants


Compass

Une application pour mesurer le champ magnétique terrestre

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En téléchargeant « CrowdMag », vous pouvez transformer votre smartphone en une précieuse balise de mesure du champ magnétique terrestre.

L'intérêt de ces mesures est que, contrairement à ce que l'on croit instinctivement, le Nord magnétique de notre planète n'est pas un point fixe. Sa position varie légèrement au gré des tempêtes solaires ou de la tectonique des plaques. Il s'est même déjà inversé à plusieurs reprises au cours de l'histoire de la Terre.

Actuellement, sa position est surveillée avec précision par des satellites. « Ces données peuvent être extrêmement précises mais elles demeurent limitées dans le temps et l'espace » explique, dans un communiqué, l'Université du Colorado, impliquée dans le projet. « De plus, lorsqu'une tempête solaire vient frapper la Terre, il est actuellement impossible de savoir comment réagit l'ensemble du champ magnétique de notre planète » précise Manoj Nair, dans ce communiqué.

Beaker

L'Arctique et son cocktail de polluants

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© PAUL J. RICHARDS / AFP
Nombre de polluants organiques persistants (POPs) menacent l'ours polaire
A l'heure où les changements climatiques s'accélèrent, l'Arctique est plus que jamais affecté par la présence de contaminants dans le sol, l'eau ou l'atmosphère. La future présidence américaine du Conseil de l'Arctique (pour 2015-2017) l'a mis sur sa liste de priorités.

Les spécialistes de l'Arctique réunis à Ottawa, au Canada, la semaine dernière pour la conférence Arctic Change 2014 n'ont pas fait montre d'un grand optimisme. La fonte du pergélisol menace de libérer massivement dans l'atmosphère du méthane et du mercure. Dans la mer et les sédiments de l'archipel arctique canadien, mercure et méthylmercure sont à des niveaux toujours plus élevés, selon les chercheurs.

Concentration de mercure et méthylmercure

Kang Wang, de l'université du Manitoba (Canada), a récemment observé dans la mer de Beaufort une concentration importante de mercure et une production inhabituelle de méthylmercure dans le sous-sol. La situation est encore plus grave dans la baie de Baffin, à l'est de l'Arctique canadien.

Charles Gobeil, de l'Institut national de recherche scientifique de Québec, relève que l'accumulation de ces deux contaminants dans le réseau trophique marin est « à un niveau tel qu'elle pose des risques pour plusieurs espèces marines comme pour les Inuits » qui les consomment, selon une étude de sédiments collectés du détroit de Béring à la baie de Baffin. Le mercure s'accumule aussi par bioaccumulation et bioamplification dans le zooplancton, ajoute Jesse Carrie, de l'université du Manitoba, avec des concentrations élevées dans la mer de Beaufort et celle des Tchouktches, côté russe.

Commentaire: Difficile de penser que ce qui affecte de cette manière là ces animaux du bout du monde, ne nous affecte pas aussi, de la même façon, et sans doute en pire. Exposés que nous sommes, quotidiennement, aux polluants chimiques, radioactifs et électromagnétiques de toutes sortes.
Les volontés politiques de quotas et de barèmes environnementaux nous habituent à penser en terme de seuils, de limites, de compartiments, de séparations. En dessous c'est bon, on peut s'y habituer et l'accepter, au dessus, un peu moins. Si cela devient vraiment mauvais, on augmente artificiellement les seuils de tolérance : de la radioactivité, des produits chimiques, des métaux lourds, etc.
L'homme devient malade, mais ceci est « admis », au regard des chiffres, des calculs et des estimations.
Insidieusement, dans l'esprit de l'homme contemporain, il devient « normal » de tomber malade passé la quarantaine, dirons-nous, puisque l'homme est censé décliner à partir de cette période la.


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Réchauffement global : le méthane océanique, nouveau pretexte ?

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© Brendan Philip / UW
C'est maintenant admis puisque des milliers de « scientifiques » l'ont affirmé, l'eau chaude descend dans les profondeurs des océans. Il s'agit encore de la violation d'une loi physique fondamentale relative à la dilatation des corps sous l'effet de la chaleur, la densité de ces derniers diminuant quand la température augmente en provoquant cette dilatation. Mais qu'à cela ne tienne puisque ça arrange les adeptes de l'Église de Scientologie Climatique qui peuvent ainsi affirmer tout et n'importe quoi pourvu que les travaux relatés soient conformes aux principes fondateurs de cette confrérie dont les agissements deviennent de plus en plus sujets à caution.

L'exemple illustrant mon propos vient de l'Université de Washington qui a organisé à grands renforts de « grants » (crédits de recherche) des expéditions au large des côtes de cet Etat du Pacifique Nord jouxtant la Colombie Britannique canadienne. Il paraît que l'eau se réchauffe dangereusement jusqu'à une profondeur de 500 mètres et que ça devient alarmant car les calculs « auraient tendance » à montrer que « si » ce phénomène dû au réchauffement global « s'intensifiait » il y « aurait » alors libération d'immenses quantités de méthane, un gaz notoirement connu pour son « effet de serre ». Pour bien prouver que c'est vraiment alarmant et qu'il faut vite faire quelque chose pour que les océans ne se réchauffent plus (on en a discuté à Lima), les « calculs » ont montré que la quantité de méthane relâchée par ce phénomène de réchauffement entre 1970 et 2013 est supérieure à tout le méthane émis dans la mer et l'atmosphère par l'accident de la plate-forme de forage Deep Water Horizon en 2010. D'après l'un des auteurs de l'article paru dans Geophysical Research Letters du 5 décembre de cette année « les hydrates de méthane sont un immense et fragile réservoir de carbone qui peut être libéré si les températures changent ». Il faut admirer la tournure grammaticale de cette phrase qui utilise au conditionnel des tournures introduisant une ambiguité : « qui peut » ... « si ». Ça s'appelle de la science ou plutôt non, c'est de l'intoxication idéologique car tout scientifique vivant de la manne distribuée ad libitum par les comités d'attribution de crédits de recherches dans le domaine du climat et de ses changements se doit d'être en conformité avec les résultats attendus par ces mêmes comités.

Satellite

La sonde Voyager 1 aux prises avec une onde de choc anormalement longue

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Depuis 2013, la sonde Voyager 1 à quitté la zone d'influence du système solaire, pour entrer dans l'espace interstellaire. Or, elle affronte actuellement une onde de choc d'une durée sans précédent, vraisemblablement causée par une éruption solaire. À l'heure actuelle, les scientifiques ne s'expliquent pas les raisons de cette durée anormalement longue.

On s'en souvient, la sonde Voyager 1, toujours active depuis son lancement en 1977, a vraisemblablement dépassé les limites du système solaire, pour entrer dans l'espace interstellaire au cours de la période 2012-2013.

Mais si l'on pourrait a priori imaginer que le milieu interstellaire est un lieu calme et tranquille, tel n'est en réalité pas le cas. En effet, depuis que la sonde Voyager 1 est sortie des limites du système solaire, elle a eu à affronter trois puissantes ondes de choc, causées par des éruptions solaires : lors de ces trois événements, de grandes quantités de particules électriquement chargées émises par le soleil ont traversé le système solaire, en direction de l'espace interstellaire. Des vagues de particules qui ont à chaque fois fortement perturbé le plasma situé autour de la sonde (le plasma est du gaz ionisé, c'est-à-dire composé de particules électriquement chargées), ce que les instruments encore actifs à bord de la sonde ont pu mesurer.

Nebula

Collision galactique et formation stellaire

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© Inconnu
Des "étincelles" volent entre ces deux galaxies spirales alors qu'elles entrent en collision, produisant un spectacle de lumière dans les rayons X à environ 130 millions d'années-lumière de la Terre. Certains des plus brillants sursauts de rayons X proviennent de l'activité de supernovas qui n'avait jamais été, jusqu'alors, détectées et présentées dans l'image (en violet/ rose).

Les longueurs d'onde des rayons X, qui ont été captés par télescope spatial à rayons X Chandra de la NASA, entre les galaxies NGC 2207 et IC 2163, indiquent le taux élevé de production de nouvelles étoiles qui se forment lors de la rencontre galactique. Les ondes de choc de la collision provoquent l'effondrement de gigantesques nuages de gaz, ce qui engendre la naissance de nouvelles étoiles.

La paire de galaxies donne naissance à 24 étoiles, chacune avec la masse de notre soleil, chaque année, dépassant de loin la moyenne de trois par an dans notre propre galaxie.

Blue Planet

L'eau de la Terre apportée par les astéroïdes ?

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© Inconnu
Alors que Philae tentait d'atterrir sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, la sonde Rosetta tournait patiemment autour, en effectuant ses propres analyses. Et elle a révélé quelques résultats intrigants concernant le grand débat sur la façon dont la Terre a obtenu son eau.

L'origine de l'eau de la Terre est un grand mystère scientifique encore non résolu. Notre planète, à ses débuts, était une boule de magma chaude, de sorte que toute l'eau sur sa surface se serait évaporée dans l'espace. Selon la principale théorie, au moins une partie de notre eau provient d'un assaut de météorites s'écrasant sur Terre. Mais ces météorites étaient elles à la base des comètes, des boules de poussière et de glace qui fondent pour former une queue (coma) à l'approche du soleil, ou des astéroïdes, des pièces intactes de roche ?

Blue Planet

Michel Loreau : « On risque de faire disparaître en deux siècles autant d'espèces qu'en un million d'années »

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Le quagga, une sous-espèce de zèbre d'Afrique du Sud, a disparu au XIXe siècle.
Des espèces qui disparaissent 1 000 voire 10 000 fois plus vite que dans le passé... La sixième extinction de masse est engagée, et c'est l'homme qui en est responsable, souligne Michel Loreau, directeur de recherche en écologie.

Michel Loreau est directeur de recherche en écologie au CNRS et coauteur de Biodiversité, vers une sixième extinction de masse [1].

Terra eco : Comment définit-on une extinction de masse ?

Michel Loreau : Il y a des extinctions tout le temps, mais il y a des périodes où le taux d'extinction est plus fort, souvent en corrélation avec des phénomènes physiques, comme une activité volcanique importante ou une météorite tombée sur la Terre. En temps normal, 25% des espèces disparaissent en moyenne sur une période « courte » d'un million d'années. Pour parler d'extinction de masse, il faut une extinction de 75% des espèces sur cette même durée.

Quelle est la différence entre cette sixième extinction et les autres, recensées au cours de l'histoire ?