Science et Technologie
Carte


Music

Le Son : système nerveux du cosmos ?

© laethian
Il existe un moyen de rendre les sons visibles. On appelle « cymatique » cette science énigmatique, qui puise ses racines dans l'histoire de l'univers. Quelle est la nature de l'onde sonore? Que sait-on vraiment de son pouvoir sur nous?

Allemagne, 18ème siècle. Ernst Chladni est un mathématicien doué et discret. L'homme est aussi musicien et sa passion pour le violon va le conduire à une découverte extraordinaire. Saupoudrant de sable un disque de cuivre, il en frotta le bord avec son archet. La plaque se mit à vibrer et le sable à se déplacer, dessinant d'authentiques formes géométriques. « Qu'on juge de mon étonnement voyant ce que personne n'avait encore vu », dira plus tard son ami et philosophe Lichtenberg, auteur de travaux sur l'électricité statique.
Beaker

Élément 117 : l'existence de l'ununseptium est confirmée

Une première confirmation de l'existence d'un nouvel élément de numéro atomique 117 avait été obtenue par un groupe de chercheurs en physique nucléaire états-uniens et russes en 2010. Récemment, une nouvelle équipe utilisant l'accélérateur d'ions lourds du GSI en Allemagne annonce à son tour qu'elle a créé et observé des noyaux de ce nouvel élément baptisé pour le moment ununseptium.

© G. Otto, Gesellschaft für Schwerionenforschung
L'intérieur de l'accélérateur linéaire de 120 mètres long du GSI (Gesellschaft für Schwerionenforschung) à Darmstadt en Allemagne. Il a permis d’accélérer les ions utilisés pour produire de nouveaux éléments et des isotopes radioactifs.
Blue Planet

Comprendre le cycle du carbone des océans

© PublicDomainPictures, pixabay.com, DP
Le lien entre hydrosphère et atmosphère est étroit, et c’est à l’interface des océans et de l’air que s’échangent d’abondantes quantités de gaz, notamment de dioxyde de carbone. Ces quantités dépendent notamment des écosystèmes marins, eux-mêmes liés à l’activité d’une bactérie, Alteromonas.
Les scientifiques pensaient que la décomposition du carbone organique dissous dans les océans était possible grâce à la complémentarité des espèces microbiennes. Pas forcément. Une seule bactérie, du genre Alteromonas, est capable de digérer le carbone sous toutes ses formes organiques, et contribue ainsi grandement à son cycle dans les océans, en libérant une partie sous forme de CO2 et en stockant le reste pour les autres maillons de la chaîne alimentaire.

Océans et atmosphère sont en communication permanente. Chaque année par exemple, ils échangent des dizaines de milliards de tonnes de dioxyde de carbone. Ces flux dépendent entre autres fortement du cycle du carbone sous-marin, résultant aussi du fonctionnement des écosystèmes, qui le transforment, le stockent et le rejettent.

Commentaire: Il convient de garder à l'esprit toutes les âneries que l'on nous débite à longueur de temps sur le réchauffement climatique.

Bulb

Une invention française produirait de l'énergie surunitaire

Jean-Christophe Dumas est un chercheur indépendant, passionné de physique, de chimie et d'électronique. Il vient d'inventer le réacteur à résonance, un petit engin en ferraille, qui pourrait bouleverser notre quotidien et modifier nos comportements en matière d'énergie.


Commentaire : L'appareil produirait plus d'énergie qu'il en consomme avec un rendement de 116%, constat d'huissier à l'appui.


Jean-Christophe Dumas

Commentaire: En fait Jean-Christophe Dumas a visiblement perfectionné une invention réalisée par Peter Daysh Davey. Le procédé de Davey, lui, ne produisait pas d'énergie surunitaire. Voir ici les tests qui ont été effectués par des expérimentateurs.

Les améliorations de Dumas consistent à utiliser une sphère au lieu d'une cloche, d'y percer des trous, et d'employer le nombre d'or comme écartement en mm entre les deux composants principaux (1.61 mm contre 6 mm pour l'invention de Davey).

Problème : le prétendue rapport expliquant comment les 116% ont été calculés n'est pas téléchargeable or la méthodologie de calcul employée est le nœud du problème. Est-ce qu'il n'y a pas eu une erreur ? Comment le bilan énergétique de sortie a été calculé ? Avec quels instruments, etc...

Critique sur hoaxbuster : Energie Libre : Effet Dumas

Bad Guys

« Frankenfish », « enviropig » et « chèvre-araignée », symboles d'une science dégénérée

© Inconnu
On les appelle des AGM, des animaux génétiquement modifiés. Depuis la fin des années 1980, les expérimentations génétiques sur les animaux ont de plus en plus d'utilisations concrètes : recherche médicale, sauvegarde de l'environnement et même, pourquoi pas, consommation humaine. Dernière expérience en date : le Brésil a autorisé, le 10 avril, la commercialisation de moustiques OGM pour lutter contre la dengue, une maladie tropicale répandue.

Entre aberrations génétiques et progrès de la science, francetv info a listé cinq exemples de ces animaux que l'homme a modifiés.
Bulb

Sciences cognitives : la pensée des animaux

© Inconnu
Les animaux pensent-ils ? est un documentaire ( voir en bas de page ) qui s'intéresse aux avancées en matière d'évolution, d'éthologie, d'anthropologie et de sciences cognitives remettant en question la définition du propre de l'homme, c'est-à-dire le langage, la culture, la conscience et l'empathie, qui existent aussi chez les animaux. Des chercheurs ont mis en place une série de tests pour évaluer les capacités cognitives de différents animaux.

Nous avons longtemps cru que les animaux n'agissaient que par instinct, mais des chercheurs ont conçu une batterie de tests étonnants qui tendent à prouver qu'ils sont tout à fait capables de réfléchir et semblent même nous surpasser dans de nombreux domaines. Que sait-on vraiment sur la façon dont les animaux perçoivent le monde et ses transformations au cours des siècles ? Cette frontière entre humains et non humains, qui domine la culture occidentale, est-elle universelle ?
Syringe

Développement d'une nouvelle génération d'anti-virus


Illustration CEA du fonctionnement de la MMP-12 (en rouge) sur l'interféron-alpha: la MMP-12 rentre dans le noyau de la cellule (en bleu), interagit avec l'ADN (en gris). À l'extérieur de la cellule, l'inhibiteur de la MMP-12 bloque le site actif de la MMP-12 modulant le taux d'interféron-alpha (en jaune).
Une collaboration internationale, pilotée par l'Université de British Columbia (Canada), et impliquant le CEA-IBITECS, identifie le rôle clé et inédit d'une enzyme, la protéase MMP-12, dans la régulation de la réponse immunitaire à une infection virale. Sur cette base, les chercheurs ont développé un inhibiteur de la MMP-12. Testé chez un modèle rongeur, celui-ci s'est révélé efficace pour renforcer la réponse immunitaire à ce type d'infection. Ces travaux, publiés dans Nature Medicine, ouvrent la voie à la mise au point d'une stratégie thérapeutique antivirale innovante.

Outre la digestion des protéines de nos aliments, les protéases sont des enzymes utilisées par notre organisme pour coordonner un grand nombre de fonctions physiologiques en contrôlant l'activité des protéines par hydrolyse. La MMP-12, ou "métalloélastase à zinc du macrophage" [1], est une protéase produite par le macrophage dans diverses situations inflammatoires. Jusqu'alors, son rôle lors d'une infection virale n'avait jamais fait l'objet d'aucune étude.

Des fonctions-clés inédites pour une protéase

Dans cette étude, les chercheurs ont découvert que cette protéase a un fonctionnement unique, directement lié à la réponse immunitaire à toute infection virale:
- 1 lors de l'infection de notre organisme par un virus, les macrophages secrètent la MMP-12 dans le milieu extracellulaire;
- 2 la MMP-12 pénètre très rapidement dans le noyau des cellules infectées par le virus;
- 3 une fois dans le noyau, elle va à la fois déclencher l'expression de certains gènes et bloquer l'expression d'autres gènes.

La résultante de ce programme de transcription mise en œuvre par la MMP-12 est la sécrétion de l'interféron-alpha. Via cette cytokine [2] connue depuis très longtemps pour participer à la défense de l'organisme, la MMP-12 participe donc à la réaction immunitaire pour lutter contre les virus.
Ce mécanisme de régulation, avec pour élément-clé une protéase, est inédit.
Attention

La fin du bluff des OGM

© Inconnu
La revue Food Chemistry (du groupe néerlando-britannique Elsevier Science) publie une étude scientifique sur le soja qui remet en cause le principe "d'équivalence en substance" imposé par les fabricants d'OGM pour passer outre les expérimentations à long terme des manipulations génétiques et selon lequel OGM et non-OGM, tout se vaut.

Une équipe de chercheurs (T. Bøhn, M. Cuhra, T. Traavik, M. Sanden, J. Fagan, R. Primicerio ) du Centre de Biosécurité de l'université de Tromsø (Norvège) vient de publier dans la très respectable revue Food Chemistry les résultats de leur étude comparative portant sur 31 lots de soja cultivés dans l'Iowa (Etats-Unis). Ces échantillons de soja ont été répartis en trois groupes :

- soja génétiquement modifié (GM) pour tolérer le glyphosate (le principe actif de l'herbicide Round up de Monsanto).

- soja non modifié cultivé en « conventionnel » c'est à dire avec intrants chimiques.

- soja non modifié cultivé en agrobiologie.
Ice Cube

Une naine brune aussi froide que l'Arctique

© Robert Hurt, JPL, Janella Williams, université de Pennsylvanie
Illustration de WISE J085510.83-071442.5, minuscule étoile de type naine brune. Il s’agit du cas le plus froid connu à ce jour et de la quatrième étoile la plus proche de nous. À sa droite, le point lumineux n’est autre que notre Soleil, distant de seulement 7,2 années-lumière.
Coutumier de la traque des astres sombres en déplacement rapide, l'astrophysicien Kevin Luhman vient d'ajouter à son tableau de chasse la découverte de la naine brune la plus froide connue. Distant de seulement 7,2 années-lumière, cet astre gazeux est la quatrième étoile la plus proche de notre Système solaire.

Minuscules et rayonnant faiblement, les naines brunes sont des astres aux propriétés physiques qui les apparentent malgré tout aux étoiles. Très nombreuses dans la galaxie, elles se cachent dans les fourrés du milieu interstellaire et échappent au recensement de la population locale, dans le périmètre de notre Soleil. Pour les astronomes, les meilleures chances de les débusquer restent donc les sondages du ciel dans le rayonnement infrarouge. De cette façon, l'astrophysicien Kevin Luhman (université de Pennsylvanie), à qui l'on doit la découverte, en mars 2013, des naines brunes les plus proches de nous (un couple distant de 6,5 années-lumière de la Terre), a confirmé avoir attrapé dans ses filets la plus froide de ses représentantes...

Trahi par son déplacement relativement rapide par rapport aux étoiles à l'arrière-plan, l'astre fut remarqué dans un premier temps en 2010 sur les sondages de Wise (Wide-Field Infrared Survey Explorer), satellite opérant dans l'infrarouge. Répondant au doux nom de WISE J085510.83-071442.5, sa position actuelle déterminée par parallaxe place le corps gazeux à seulement 7,2 années-lumière du Système solaire.
Nuke

Radiations photographiées : comprendre réellement les effets de Fukushima


Comment photographier ce qui ne se voit pas ? Comment témoigner de la catastrophe de Fukushima ? Depuis l'explosion de la centrale nucléaire le photographe japonais Masamichi Kagaya tente de répondre à ces questions. Il travaille en collaboration avec un professeur d'université pour révéler ces traces de contamination invisible à l'oeil nu.

Il se rend régulièrement sur place pour prélever des échantillons de flore et de faune et créer cet impact visuel en noir et blanc exposé dans une galerie de Tokyo.

L'exposition s'intitule « Des images de radiation de Fukushima », explications par son commissaire : « C'est vrai qu'avec des relevés on peut comprendre les taux de radiation. Mais sans image c'est difficile de comprendre leur réelle portée. C'est la raison pour laquelle il a fallu mettre cela en image. »
On voit ici le photographe dans la zone contaminée. Il espère que son travail sera utilisé pour illustrer notamment des manuels scolaires .
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