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Science et Technologie


Bulb

Les nouveau-nés sont déjà très forts en grammaire, même dans des langues différentes !

Baby-bébé
© Inconnu

Une étude canadienne dirigée par Janet Werker, psychologue de l'Université de Colombie Britannique (Canada), montre qu'avant de savoir parler, des enfants vivant dans une famille bilingue sont capables de distinguer les différences grammaticales de deux langues dès l'âge de sept mois.

Des travaux antérieurs, menés par des chercheurs de l'Université Paris-Descartes, avaient déjà montré que les bébés savaient repérer la fréquence des mots dans la langue pour déterminer leur importance. Par exemple, en anglais les mots 'the' (le, la ou les) et le mot 'with' (avec) sont répétés plus souvent que d'autres mots dans la conversation, ce qui permet aux bébés de leur attribuer une valeur particulière.

Ces travaux montrent que des enfants élevés dans une famille bilingue utilisent la fréquence des tons et de la durée des réponses pour mieux distinguer deux langues, par exemple, l'Anglais et le Japonais où l'ordre des mots est inversé. Le cerveau des nouveau-nés aurait donc, comme le pense le grand linguiste Chomsky, la capacité innée d'isoler la structure grammaticale d'une langue ; c'est cette remarquable aptitude qui expliquerait la facilité déroutante avec laquelle les jeunes enfants parviennent à maîtriser aussi vitre la grammaire spécifique à une langue.
Comet

Météorite russe : la chasse aux débris commence, mais était-ce une comète ?

Traduit par Hélios pour le BBB

Une course aux souvenirs cosmiques a commencé après que des scientifiques aient dit qu'il restait toujours de nombreux morceaux de la météorite qui est tombée près de la cité russe de Chelyabinsk la semaine dernière.


L'origine extra-terrestre des 53 fragments rocheux ramassés sur la surface gelée du lac Chebarkul a été confirmée lundi matin lors de l'analyse menée par l'université fédérale de l'Oural.

Mais ce n'est que le début d'un processus de récupération des débris laissés par la grosse météorite, qui a explosé en entrant dans l'atmosphère terrestre et touché le sol vendredi par une série de bolides. Viktor Grokhovsky, membre du comité des météorites de l'académie des sciences russes, a été chargé de l'opération de recherche scientifique. ''Il y a encore beaucoup de fragments à découvrir à de nombreux endroits... ce n'est qu'une question de temps,'' a-t-il dit.
Comet

Il y a 360 millions d'années, une météorite géante a frappé l'Australie

Des scientifiques ont découvert une zone de 200 km de diamètre dans l'arrière-pays australien qui serait le point d'impact d'une gigantesque météorite tombée il y a 360 millions d'années, a indiqué mercredi un membre de l'équipe.

La météorite mesurait entre 10 et 20 km de diamètre -et était donc bien plus large que celle de quelques mètres tombée sur la région de l'Oural vendredi dernier-, a déclaré à l'AFP Andrew Glikson, professeur invité à l'université nationale australienne.

"C'est une découverte", a-t-il ajouté à propos de cette zone d'impact dans le bassin East Warburton, dans le sud de l'Australie. "Ce qui est réellement impressionnant, c'est l'étendue de la zone qui a été impactée par le choc. Un minimum de 200 km (de diamètre), ce qui en fait la troisième plus grande surface dans la monde" impactée par un choc d'objet céleste.
Fireball 5

Une gelée extra-terrestre découverte dans une réserve naturelle du Somerset après la chute de la météorite russe

Traduit par Hélios pour le BBB.

Des experts examinent une mystérieuse gelée trouvée dans une réserve naturelle du Somerset (Angleterre) à la suite de la chute de la météorite en Russie à des milliers de kilomètres de là.

Une matière visqueuse translucide qui ressemble à ''quelque chose de vivant'' a été découverte dans la belle réserve de Ham Wall par des amoureux de la nature. Les théories abondent sur ce qu'est cette gelée - depuis un ''champignon cristallisé'' jusqu'aux restes décomposés d'une grenouille.

Le responsable du site, Steve Hughes, perplexe, a dit : ''Quoique ce soit, c'est très étrange.''
Bizarro Earth

Une carte recensant tous les impacts de météorites depuis 4000 ans

En un sens, nous avons plutôt de la chance. Notre bonne vieille planète tourne paisiblement et esquive les astéroïdes like a boss (grand bien nous en fasse, parole de geek). Pourtant, si agile qu'elle soit dans le domaine... Elle s'en est pris des pruneaux la Terre ! La preuve.

Depuis 2300 avant Jésus Christ, la planète est littéralement assaillie, harcelée par pléthore d'astéroïdes. Et ces derniers ne sont pas du genre à toujours plonger dans les océans.

Cette carte recense toutes les météorites qui ont grêlées Terre. Créée par Javier de la Torre, cofondateur de CartoD, elle indique l'emplacement des 34 513 points d'impact enregistrés depuis les 4000 dernières années.
Comet

De nouvelles comètes identifiées : Larsen, Palomar, Tenagra et MOSS

Les comètes P/2004 H2 = 2013 C1 (Larsen), C/2012 LP26 (Palomar), C/2013 C2 (Tenagra), P/2013 CE31 (MOSS) ont été découvertes (ou re-découvertes) en ce début d'année.

Comet Lemmon
© Peter Ward, Barden Ridge Observatory
La comète Lemmon


Trois seront visibles en 2013, tandis que P/2013 CE31-MOSS est déjà passée en 2012. C/2013 C2-Tenagra aura son périhélie au soleil le 5 mai 2013, P/2004 H2 = 2013 C1-Larsen aura le sien le 11 décembre 2013, C/2012 LP26-Palomar aura le sien 17 août 2015.
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Un Américain de 15 ans développe un test pour dépister le cancer du pancréas

Parmi les grandes innovations médicales qui ont marqué l'année 2012, une des plus honorables est sans doute celle d'un test pour détecter le cancer du pancréas mis au point par un jeune Américain de 15 ans.

Jack Andraka, un Américain de 15 ans développe un test pour dépister le cancer du pancréas en 5 minutes
© Inconnu
Jack Andraka, un Américain de 15 ans développe un test pour dépister le cancer du pancréas en 5 minutes

Chaque jour, de nouvelles innovations issues de la recherche médicale apportent de nouveaux espoirs aux malades. Parmi celles-ci, il existe désormais un test de dépistage du cancer du pancréas dont on doit l'existence à un jeune prodige de 15 ans, Jack Andraka. C'est dans le cadre d'un projet d'école que cet étudiant du collège North County High School dans le Maryland, aux États-Unis, a décidé de se lancer dans des recherches sur ce cancer. Son but : imaginer un moyen de diagnostiquer la pathologie de manière fiable avant qu'elle n'atteigne le stade critique.

Ce sont finalement deux articles scientifiques libres d'accès sur internet qui l'ont mis sur la voie. Le test de dépistage de Jack Andraka se base sur la mise en évidence d'un bio-marqueur appelé mésothéline ou MSLN. Cette protéine, est présente naturellement dans les cellules du mésothélium, tissus biologiques, mais est produite en très grosse quantité dans les cellules tumorales. Au delà d'un certain seuil, la concentration de MSLN dans le sang et l'urine est suffisant pour affirmer le développement d'un cancer du pancréas mais aussi des ovaires ou des poumons. Sous forme de bande, le test nécessite alors une simple goutte de sang.
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A l'intérieur des geysers de la péninsule du Kamchatka, en Russie

Voici une vidéo intéressante réalisée par deux géologues russes qui ont essayé de comprendre le fonctionnement des geysers en introduisant une caméra très robuste à l'intérieur des conduits de six d'entre eux dans la célèbre Vallée des Geysers au Kamchatka.

Kamchatka peninsula, Russia : geysers
© Inconnu
Des geysers dans la péninsule du Kamchatka, Russie
Les vidéos ainsi obtenues, complétées par l'étude des roches autour d'anciens geysers aujourd'hui inactifs, ont révélé que les geysers du Kamchatka ne sont pas alimentés par l'intermédiaire de conduits longs et étroits, comme on le pensait jusqu'à présent. Au lieu de cela, des pièges à bulles se forment à l'intérieur de l'amas de blocs qui se sont accumulés pendant des glissements de terrain.

La caméra spécialement conçue pour ce travail de recherche était capable de résister à l'eau bouillante et aux violentes explosions de vapeur à l'intérieur d'un geyser. Au cours de trois visites dans la Vallée des Geysers, la caméra a doucement été descendue dans les conduits à l'aide d'un câble en acier ou d'une tige souple afin de filmer les éruptions. Les vidéos montrent des blocs avec des bulles qui s'élèvent lorsque le geyser est en phase de repos, puis des explosions de vapeur pendant les jaillissements.
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La constante évolution de l'appendice rajoute une nouvelle preuve qu'il pourrait finalement nous être utile

Voici encore une preuve que notre appendice (iléo-cæcal) ne serait pas inutile, après tout. La structure en forme de ver, trouvée près de la jonction de l'intestin grêle et du gros intestin, a évolué 32 fois chez les mammifères, selon une nouvelle étude. La conclusion ajoute du poids à l'idée que l'appendice permet de protéger nos bactéries intestinales bénéfiques lorsque survient une grave infection, votre Guru vous avez d'ailleurs introduit (avec bienveillance) cette idée dans son article : Et si notre appendice pouvait nous être vital ?

Charles Darwin fut l'un des premiers scientifiques à théoriser sur la fonction de l'appendice, qui en son temps avait seulement été identifiée chez les humains et d'autres grands singes. Il émet l'hypothèse que les lointains ancêtres de ces animaux ont survécu en se nourrissant de feuilles et ainsi, ils avaient besoin d'un grand caecum, une partie de l'intestin qui abrite des bactéries qui peuvent détruire les tissus végétaux un peu trop résistants. Plus tard, il a spéculé que ces ancêtres se sont orientés vers un régime en grande partie à base de fruits qui étaient plus faciles à digérer. Un grand caecum n'était donc plus nécessaire et il a commencé à diminuer, et aujourd'hui, notre caecum est minuscule. Darwin pensait que l'appendice, qui saillit hors du cæcum, est l'un de ses anciens plis qui se sont recroquevillés alors que le caecum a diminué. Par conséquent, il pensait qu'il n'exerçait aucune fonction.
Nebula

Le mystère de l'origine des rayons cosmiques éclairci


«Pour la première fois, nous avons pu détecter la source de l'accélération des protons» et démontré que ces rayonnements étaient accélérés par les ondes de choc produites par l'explosion de supernovas, a précisé l'astrophysicien lors d'une conférence de presse.
Photo: AFP
Les rayons cosmiques, des particules à haute énergie qui bombardent la Terre en permanence, proviennent bien de l'explosion d'étoiles en fin de vie --les supernovas--, ont démontré des chercheurs, résolvant ainsi un des grands mystères de l'astrophysique.


Les protons constituent jusqu'à 90% des rayons cosmiques qui frappent l'atmosphère terrestre et ont été découverts il y a un siècle par le physicien autrichien Victor Franz Hess.

Ils provoquent une pluie constante de particules qui atteignent le sol et créent des radiations affectant les passagers des avions et surtout les astronautes, durant de longs séjours orbitaux comme dans la Station spatiale internationale (ISS).

Les scientifiques avançaient jusqu'ici deux hypothèses sur l'origine des protons formant les rayons cosmiques: l'explosion de supernovas dans notre galaxie (la Voie Lactée) ou bien de puissants jets d'énergie provenant de trous noirs ailleurs dans l'Univers.