Science et Technologie
Carte

Compass

Une application pour mesurer le champ magnétique terrestre

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En téléchargeant « CrowdMag », vous pouvez transformer votre smartphone en une précieuse balise de mesure du champ magnétique terrestre.

L'intérêt de ces mesures est que, contrairement à ce que l'on croit instinctivement, le Nord magnétique de notre planète n'est pas un point fixe. Sa position varie légèrement au gré des tempêtes solaires ou de la tectonique des plaques. Il s'est même déjà inversé à plusieurs reprises au cours de l'histoire de la Terre.

Actuellement, sa position est surveillée avec précision par des satellites. « Ces données peuvent être extrêmement précises mais elles demeurent limitées dans le temps et l'espace » explique, dans un communiqué, l'Université du Colorado, impliquée dans le projet. « De plus, lorsqu'une tempête solaire vient frapper la Terre, il est actuellement impossible de savoir comment réagit l'ensemble du champ magnétique de notre planète » précise Manoj Nair, dans ce communiqué.

Beaker

L'Arctique et son cocktail de polluants

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© PAUL J. RICHARDS / AFP
Nombre de polluants organiques persistants (POPs) menacent l'ours polaire
A l'heure où les changements climatiques s'accélèrent, l'Arctique est plus que jamais affecté par la présence de contaminants dans le sol, l'eau ou l'atmosphère. La future présidence américaine du Conseil de l'Arctique (pour 2015-2017) l'a mis sur sa liste de priorités.

Les spécialistes de l'Arctique réunis à Ottawa, au Canada, la semaine dernière pour la conférence Arctic Change 2014 n'ont pas fait montre d'un grand optimisme. La fonte du pergélisol menace de libérer massivement dans l'atmosphère du méthane et du mercure. Dans la mer et les sédiments de l'archipel arctique canadien, mercure et méthylmercure sont à des niveaux toujours plus élevés, selon les chercheurs.

Concentration de mercure et méthylmercure

Kang Wang, de l'université du Manitoba (Canada), a récemment observé dans la mer de Beaufort une concentration importante de mercure et une production inhabituelle de méthylmercure dans le sous-sol. La situation est encore plus grave dans la baie de Baffin, à l'est de l'Arctique canadien.

Charles Gobeil, de l'Institut national de recherche scientifique de Québec, relève que l'accumulation de ces deux contaminants dans le réseau trophique marin est « à un niveau tel qu'elle pose des risques pour plusieurs espèces marines comme pour les Inuits » qui les consomment, selon une étude de sédiments collectés du détroit de Béring à la baie de Baffin. Le mercure s'accumule aussi par bioaccumulation et bioamplification dans le zooplancton, ajoute Jesse Carrie, de l'université du Manitoba, avec des concentrations élevées dans la mer de Beaufort et celle des Tchouktches, côté russe.

Commentaire: Difficile de penser que ce qui affecte de cette manière là ces animaux du bout du monde, ne nous affecte pas aussi, de la même façon, et sans doute en pire. Exposés que nous sommes, quotidiennement, aux polluants chimiques, radioactifs et électromagnétiques de toutes sortes.
Les volontés politiques de quotas et de barèmes environnementaux nous habituent à penser en terme de seuils, de limites, de compartiments, de séparations. En dessous c'est bon, on peut s'y habituer et l'accepter, au dessus, un peu moins. Si cela devient vraiment mauvais, on augmente artificiellement les seuils de tolérance : de la radioactivité, des produits chimiques, des métaux lourds, etc.
L'homme devient malade, mais ceci est « admis », au regard des chiffres, des calculs et des estimations.
Insidieusement, dans l'esprit de l'homme contemporain, il devient « normal » de tomber malade passé la quarantaine, dirons-nous, puisque l'homme est censé décliner à partir de cette période la.


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Réchauffement global : le méthane océanique, nouveau pretexte ?

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© Brendan Philip / UW
C'est maintenant admis puisque des milliers de « scientifiques » l'ont affirmé, l'eau chaude descend dans les profondeurs des océans. Il s'agit encore de la violation d'une loi physique fondamentale relative à la dilatation des corps sous l'effet de la chaleur, la densité de ces derniers diminuant quand la température augmente en provoquant cette dilatation. Mais qu'à cela ne tienne puisque ça arrange les adeptes de l'Église de Scientologie Climatique qui peuvent ainsi affirmer tout et n'importe quoi pourvu que les travaux relatés soient conformes aux principes fondateurs de cette confrérie dont les agissements deviennent de plus en plus sujets à caution.

L'exemple illustrant mon propos vient de l'Université de Washington qui a organisé à grands renforts de « grants » (crédits de recherche) des expéditions au large des côtes de cet Etat du Pacifique Nord jouxtant la Colombie Britannique canadienne. Il paraît que l'eau se réchauffe dangereusement jusqu'à une profondeur de 500 mètres et que ça devient alarmant car les calculs « auraient tendance » à montrer que « si » ce phénomène dû au réchauffement global « s'intensifiait » il y « aurait » alors libération d'immenses quantités de méthane, un gaz notoirement connu pour son « effet de serre ». Pour bien prouver que c'est vraiment alarmant et qu'il faut vite faire quelque chose pour que les océans ne se réchauffent plus (on en a discuté à Lima), les « calculs » ont montré que la quantité de méthane relâchée par ce phénomène de réchauffement entre 1970 et 2013 est supérieure à tout le méthane émis dans la mer et l'atmosphère par l'accident de la plate-forme de forage Deep Water Horizon en 2010. D'après l'un des auteurs de l'article paru dans Geophysical Research Letters du 5 décembre de cette année « les hydrates de méthane sont un immense et fragile réservoir de carbone qui peut être libéré si les températures changent ». Il faut admirer la tournure grammaticale de cette phrase qui utilise au conditionnel des tournures introduisant une ambiguité : « qui peut » ... « si ». Ça s'appelle de la science ou plutôt non, c'est de l'intoxication idéologique car tout scientifique vivant de la manne distribuée ad libitum par les comités d'attribution de crédits de recherches dans le domaine du climat et de ses changements se doit d'être en conformité avec les résultats attendus par ces mêmes comités.

Satellite

La sonde Voyager 1 aux prises avec une onde de choc anormalement longue

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Depuis 2013, la sonde Voyager 1 à quitté la zone d'influence du système solaire, pour entrer dans l'espace interstellaire. Or, elle affronte actuellement une onde de choc d'une durée sans précédent, vraisemblablement causée par une éruption solaire. À l'heure actuelle, les scientifiques ne s'expliquent pas les raisons de cette durée anormalement longue.

On s'en souvient, la sonde Voyager 1, toujours active depuis son lancement en 1977, a vraisemblablement dépassé les limites du système solaire, pour entrer dans l'espace interstellaire au cours de la période 2012-2013.

Mais si l'on pourrait a priori imaginer que le milieu interstellaire est un lieu calme et tranquille, tel n'est en réalité pas le cas. En effet, depuis que la sonde Voyager 1 est sortie des limites du système solaire, elle a eu à affronter trois puissantes ondes de choc, causées par des éruptions solaires : lors de ces trois événements, de grandes quantités de particules électriquement chargées émises par le soleil ont traversé le système solaire, en direction de l'espace interstellaire. Des vagues de particules qui ont à chaque fois fortement perturbé le plasma situé autour de la sonde (le plasma est du gaz ionisé, c'est-à-dire composé de particules électriquement chargées), ce que les instruments encore actifs à bord de la sonde ont pu mesurer.

Nebula

Collision galactique et formation stellaire

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© Inconnu
Des "étincelles" volent entre ces deux galaxies spirales alors qu'elles entrent en collision, produisant un spectacle de lumière dans les rayons X à environ 130 millions d'années-lumière de la Terre. Certains des plus brillants sursauts de rayons X proviennent de l'activité de supernovas qui n'avait jamais été, jusqu'alors, détectées et présentées dans l'image (en violet/ rose).

Les longueurs d'onde des rayons X, qui ont été captés par télescope spatial à rayons X Chandra de la NASA, entre les galaxies NGC 2207 et IC 2163, indiquent le taux élevé de production de nouvelles étoiles qui se forment lors de la rencontre galactique. Les ondes de choc de la collision provoquent l'effondrement de gigantesques nuages de gaz, ce qui engendre la naissance de nouvelles étoiles.

La paire de galaxies donne naissance à 24 étoiles, chacune avec la masse de notre soleil, chaque année, dépassant de loin la moyenne de trois par an dans notre propre galaxie.

Blue Planet

L'eau de la Terre apportée par les astéroïdes ?

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Alors que Philae tentait d'atterrir sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, la sonde Rosetta tournait patiemment autour, en effectuant ses propres analyses. Et elle a révélé quelques résultats intrigants concernant le grand débat sur la façon dont la Terre a obtenu son eau.

L'origine de l'eau de la Terre est un grand mystère scientifique encore non résolu. Notre planète, à ses débuts, était une boule de magma chaude, de sorte que toute l'eau sur sa surface se serait évaporée dans l'espace. Selon la principale théorie, au moins une partie de notre eau provient d'un assaut de météorites s'écrasant sur Terre. Mais ces météorites étaient elles à la base des comètes, des boules de poussière et de glace qui fondent pour former une queue (coma) à l'approche du soleil, ou des astéroïdes, des pièces intactes de roche ?

Blue Planet

Michel Loreau : « On risque de faire disparaître en deux siècles autant d'espèces qu'en un million d'années »

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© DR
Le quagga, une sous-espèce de zèbre d'Afrique du Sud, a disparu au XIXe siècle.
Des espèces qui disparaissent 1 000 voire 10 000 fois plus vite que dans le passé... La sixième extinction de masse est engagée, et c'est l'homme qui en est responsable, souligne Michel Loreau, directeur de recherche en écologie.

Michel Loreau est directeur de recherche en écologie au CNRS et coauteur de Biodiversité, vers une sixième extinction de masse [1].

Terra eco : Comment définit-on une extinction de masse ?

Michel Loreau : Il y a des extinctions tout le temps, mais il y a des périodes où le taux d'extinction est plus fort, souvent en corrélation avec des phénomènes physiques, comme une activité volcanique importante ou une météorite tombée sur la Terre. En temps normal, 25% des espèces disparaissent en moyenne sur une période « courte » d'un million d'années. Pour parler d'extinction de masse, il faut une extinction de 75% des espèces sur cette même durée.

Quelle est la différence entre cette sixième extinction et les autres, recensées au cours de l'histoire ?

Mars

Un monticule martien circulaire

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© Inconnu
La caméra HiRISE, à bord de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA, a renvoyé une image assez particulière d'un relief circulaire sur la surface de Mars.

La caractéristique, qui mesure près de 2 km de large, ressemble à une sorte d'ilot circulaire entouré par une "mer" de flux de lave à l'aspect lisses. Il est situé dans la région d'Athabasca de Mars, qui contient quelques-unes des plus jeunes coulées de lave de la planète.

Les scientifiques de la NASA soupçonnent que le volcanisme a joué un rôle dans la création de cette étrange caractéristique :
Peut-être que la lave a pénétré sous ce monticule et la poussée vers le haut par le dessous. Il semble que si le matériau est absent du monticule, donc il est aussi possible qu'il y ait une quantité importante de glace dans celui-ci qui a été chassée par la chaleur de la lave. Il y a un éventail de caractéristiques de ce genre dans la région qui continuent d'intriguer les scientifiques.
La NASA espère obtenir davantage d'images de l'objet et d'autres autour de lui afin d'en savoir plus.

Magnify

Pour la première fois, de la poussière de comète a été découverte à la surface de la Terre

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Ci-dessus une particule de poussière cométaire vue au microscope électronique, issue des échantillons découverts dans les glaces de l'Antarctique. Crédits : Takaaki Noguchi
Pour la première fois, de la poussière de comète a été découverte à la surface de la Terre. Ces grains de poussière ont été retrouvés dans des échantillons de glace et de neige prélevés en Antarctique.

Une équipe de scientifiques vient de découvrir de la poussière de comète, dans les glaces de l'Antarctique. C'est la première fois que de telles particules sont découvertes à la surface de la Terre.

La découverte est bien évidemment très intéressante d'un point de vue scientifique : en effet, on sait que les comètes se sont formés dès l'origine du système solaire, il y a 4,56 milliards d'années, c'est-à-dire avant que les planètes ne se forment. Par conséquent, leur étude permet de mieux comprendre comment le système solaire est né.

Telephone

La communication directe entre 2 cerveaux technologiquement possible

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© Inconnu
Des chercheurs de l'Université de Washington ont voulu transmettre une information simple d'un cerveau à un autre, en utilisant une « interface de cerveau à cerveau » (brain to brain interface ou BBI). Ce dispositif a plusieurs fonctions : lire l'information provenant de l'activité neurale du cerveau émetteur, la décoder et transformer l'information numérique afin de générer une autre activité neurale dans le cerveau récepteur.

La même équipe de recherche avait montré en août 2013 qu'une connexion était possible entre deux cerveaux, grâce à une expérience où un chercheur avait fait bouger à distance le bras de son collègue. Après ce premier succès, les chercheurs ont voulu reproduire l'expérience à plus grande échelle, sur six volontaires répartis par groupes de deux.

Le principe de l'expérience était le suivant : le premier participant était devant un écran d'ordinateur avec un jeu vidéo dans lequel il devait défendre une ville en tirant un coup de canon. Mais au lieu de jouer directement, il devait penser au déplacement de la main qui tirait le coup de canon.

Le récepteur était assis dans une pièce située dans un autre bâtiment du campus. Il ne pouvait pas voir le jeu, et sa main se trouvait près d'une tablette tactile qui pouvait tirer le coup de canon. Si l'interface entre cerveaux fonctionnait, la main du destinataire bougeait et pressait la tablette pour déclencher le tir.

Cette nouvelle expérience a permis de réussir cet exercice avec des cobayes différents. L'efficacité du système variait de 25 % à 85 %. La prochaine étape des chercheurs va consister à tenter de transmettre des messages plus complexes.

Commentaire: Pas la peine de pousser bien loin la réflexion pour réaliser toutes les dérives que pourraient entrainer ce genre de recherches... Quelques pistes de réflexions sur un sujet connexe :

- Transhumanisme : l'homme « réparé et augmenté » a-t-il encore besoin du divin ?
- Qu'est-ce que le transhumanisme ?
- Reproduction artificielle ou embryologie expérimentale - L'aube du transhumanisme