Science et Technologie
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La Nasa se prépare au survol de Mars par la comète Siding Spring


La comète Siding Spring (comète C/2013 A1) observée par le télescope spatial Hubble. L'image de droite a été améliorée et permet de voir ce qui semble être deux jets de poussières sortir de la surface cométaire. © Nasa, Esa, J.-Y. Li (Planetary Science Institute)
La Nasa se prépare au rase-mottes de la comète Siding Spring au-dessus de la surface Mars. Avec quatre sondes en orbite et deux rovers, elle met en place une stratégie d'observation pour ne rien manquer de cet événement très rare. Sur Terre, les astronomes amateurs pourront également le suivre. Lors de son passage auprès de Mars, la magnitude apparente de la comète devrait atteindre 8.

Comme l'Agence spatiale européenne avec sa sonde Mars Express, la Nasa se prépare au passage de la comète Siding Spring à proximité de Mars. Découverte en janvier 2013, cette comète frôlera la Planète rouge le 19 octobre 2014 vers 18 h 30 TU à seulement 138.000 kilomètres, soit un peu plus d'un tiers de la distance moyenne entre la Terre et la Lune ! À titre de comparaison, la lune la plus éloignée de Mars, Déimos, se situe à 23.500 km de la planète.

À l'échelle du Système solaire, ce survol de Mars s'apparente à un rase-mottes. Lors de sa découverte, on estimait que cette comète pouvait s'approcher encore plus près de la planète, voire entrer en collision. Depuis, des calculs de trajectoire ont écarté ce risque de collision.
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Les radicaux libres combattraient le vieillissement plutôt que de l'induire

© Marmotte73, Flickr, cc by nc sa 2.0
Il existe une hypothèse selon laquelle les radicaux libres seraient des dommages collatéraux de notre respiration et favoriseraient le vieillissement. Mais une découverte récente la remet en cause, en montrant que ce pourrait être l’inverse.
Leur nom fait peur : radicaux libres. Ces molécules, naturellement produites par nos cellules durant les processus d'utilisation de l'oxygène, peuvent se révéler toxiques. En cause, un ou plusieurs électrons non liés qui risquent de déstabiliser les composés alentour, comme l'ADN ou les protéines. De ce fait, certains pensent que ces oxydants contribuent au vieillissement, et c'est pourquoi des laboratoires proposent des antioxydants pour espérer prolonger la vie.

Néanmoins, leur efficacité est contestée. Pourquoi ? Parce qu'à en croire les travaux dirigés par Siegfried Hekimi de l'université McGill (Montréal, Canada), les radicaux libres pourraient bien être bénéfiques, contrairement à la théorie couramment citée ! C'est du moins ce que leurs travaux, publiés dans Cell, suggèrent, montrant que ces molécules peuvent déclencher un mécanisme qui aboutit à la protection des cellules.
Telescope

Montagnes « tombées du ciel » sur Japet, une des lunes de Saturne

© NASA
Si vous pouviez vous rendre sur la lune de Saturne, Iapetus (ou Japet), vous seriez surpris de tomber sur une chaine de montagnes sortie de nulle part, de plus de 19 km de haut et s'étendant sur plus de 1300 km le long de la médiane de la lune. Mais d'où vient cette crête ? Iapetus ne présente pas de signes de volcanisme ou d'activité géologique qui serait susceptible de créer de tels sommets.

Qui a éclaboussé Iapetus ?

© NASA

© NASA
Les scientifiques ont suggéré que la montagne ne s'est pas formée à partir de forces exercées dans Iapetus, elle serait plutôt tombées du ciel.

Dans une nouvelle étude (lien plus bas), les chercheurs ont créé des images 3D des sommets avec les données de la sonde spatiale Cassini. Ils ont constaté que la plupart des pics de forme triangulaire étaient près de leur « Angle de talus naturel » ; l'angle fixe qu'un matériau atteint alors qu'il s'érode et tombe vers le sol.

© NASA
Zoom sur la crête de Iapetus par la sonde Cassini (NASA)
Cette idée suggère aux scientifiques une origine « exogène » (en dehors de la lune). On peut supposer que les sommets auraient une forme différente, ou une plus grande variété de formes, s'ils avaient été créés par des forces au sein de Iapetus.

L'hypothèse est que le matériau qui est, pour ainsi dire, tombé du ciel proviendrait d'un impact avec un grand corps planétaire, comme la collision qui a probablement créé notre lune. Ce matériau a ensuite formé un anneau autour de Iapetus qui s'est avéré assez instable, puis il est tombé sur la lune, créant la crête que nous voyons le long de son équateur. Une collision aiderait aussi à expliquer pourquoi cette lune a une orbite déséquilibrée et pourquoi un côté de celle-ci tourne le dos à Saturne.

Étude originale (en anglais).
Robot

Après les drones-tueurs : les robots tueurs...

Ces armes entièrement autonomes menacent les droits humains en temps de paix comme en temps de guerre.

Communiqué de Human Right Watch (Genève - 12/5/14)*


Les armes entièrement autonomes, ou « robots tueurs », mettraient en péril les droits humains fondamentaux, qu'elles soient utilisées en temps de guerre ou pour l'application de la loi, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui, à la veille de la première réunion multilatérale sur le sujet aux Nations Unies.

Le rapport de 26 pages, intitulé « Shaking the Foundations: The Human Rights Implications of Killer Robots » (« Fondements ébranlés : Implications en matière de droits humains du recours aux robots tueurs »), est le premier rapport qui évalue en détail les risques présentés par ces armes au cours des opérations d'application de la loi, en élargissant le débat au-delà du champ de bataille. Human Rights Watch a constaté que les armes entièrement autonomes menaceraient des droits et des principes au regard du droit international aussi fondamentaux que le droit à la vie, le droit à un recours et le principe de la dignité.
Stock Down

L'agriculture moderne affecte la pollinisation et la rentabilité

© Autan, Flickr, cc by nc nd 2.0
La pollinisation est un élément clé de la reproduction sexuée des végétaux supérieurs. Elle est le mode de fécondation privilégié utilisé par les plantes angiospermes (plantes à fleurs produisant des fruits), et gymnospermes (plantes à graines). L'intensification des techniques agricoles impacte ce processus essentiel.
Par une étude menée pendant plus de 20 ans, des chercheurs français ont à nouveau révélé l'importance des insectes pollinisateurs pour les terres agricoles françaises. Ils ont constaté que l'intensification de l'agriculture, en affectant les pollinisateurs, était de moins en moins efficace pour améliorer la productivité des cultures. Ils appellent les paysans à modifier leurs techniques à la fois pour leur rendement et pour le bien de la biodiversité.

Depuis les années 1960, les pratiques agricoles se sont intensifiées et ont permis d'augmenter les rendements des cultures. En contrepartie, cela a eu des retombées négatives sur la biodiversité, et en particulier sur les insectes pollinisateurs. Or, certaines cultures comme les pommes, les prunes et les courgettes dépendent énormément de ces précieux pollinisateurs. Il est d'ailleurs estimé que 35 % de la production agricole mondiale est directement liée à l'activité de ces animaux.
Shoe

Un vélo pliable sans rayon

frvelo

Le vélo pliable sans rayon
L'idée d'un vélo pliant a généré de nombreuses études: centrées sur la réduction du poids et de la taille, elles ont conduit à réaliser des bicyclettes souvent de petites dimensions. Ces vélos ont un châssis et des roues de petites tailles, au détriment de la stabilité, dans un souci de compacité et de portabilité pendant le transport.

La taille minimale du châssis pénalise cependant la position de l'utilisateur lors de la conduite et les roues de petites dimensions ressentent beaucoup les variations de terrain. D'autre part, les vélos traditionnels, évitent ces problèmes, mais le châssis rigide les rend peu flexibles pendant le transport dans les transports publics. Le but de ce brevet est d'avoir un vélo avec des dimensions standard (roues 26 ") tout en ayant un faible encombrement pendant le transport. Les roues privées de rayon, la taille minimum une fois pliée, le système de pliage en un seul mouvement, le système d'emballage pouvant être utilisé comme sac à dos, sont les innovations caractérisant cette invention.
Telescope

Des micro-organismes gelés de Mars ramenés à la vie ?

© NASA/GSFC/MSSS/Ciel et Espace
Le Pôle Nord martien
Nous savons déjà que de l'eau sous forme de glace est présente aux pôles, mais aussi à d'autres latitudes sur la planète Mars. Des scientifiques laissent entendre que d'importantes quantités d'eau liquide auraient sillonné des canaux, devenus aujourd'hui d'énormes cratères rocailleux. Or, si la vie (telle qu'on la connait) est liée à la présence d'eau, il se pourrait que l'on retrouve un jour des spécimens de vie extraterrestre prisonniers des glaces de la planète Rouge.

Selon les théories de certains spécialistes, des micro-organismes pourraient en effet avoir été gelés il y a des millions d'années et seraient depuis enfermés sous d'épaisses couches de glace. Aux dires de ces derniers, les petites bêtes pourraient être simplement endormies par les basses températures et seraient donc susceptibles d'être ramenées à la vie.

« Ces microbes attendent peut-être que nous perforions le sol martien, que nous ramenions un extrait de glace et que nous les ramenions à la vie » explique Victor Baker, professeur à l'Université de l'Arizona relayé par The Daily Mail. Bien entendu la difficulté actuelle est surtout de rapporter d'éventuels spécimens sur Terre.

En décembre 2013, la sonde américaine Curiosity avait découvert des preuves de l'existence passée d'un lac d'eau douce sur Mars, les roches ont été analysées et contiennent des traces de carbone,de soufre, d'azote d'hydrogène et d'oxygène, soit les conditions optimales pour le développement de la vie, il y a de ça plusieurs milliers d'années.

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Le premier être vivant doté d'un ADN artificiel voit le jour


Pour la première fois, des scientifiques américains ont réussi à créer une bactérie dotée d'un code génétique dont l'alphabet a été enrichi d'une paire de bases chimiques supplémentaire. Crédits : Richard Wheeler
Des scientifiques ont créé une bactérie dotée d'un code génétique « augmenté », en implémentant artificiellement deux lettres supplémentaires aux quatre lettres constituant son ADN. Une prouesse historique, mais qui soulève aussi des questions éthiques.

Verra-t-on un jour l'avènement de créatures dotées d'un code génétique « enrichi », codant pour des protéines qui n'existent pas encore ? Si cette perspective, tout autant fascinante qu'inquiétante, n'est pas encore d'actualité, une expérience historique vient toutefois suggérer qu'elle n'est peut-être pas si lointaine.

Et pour cause, puisqu'un article publié le 8 mai 2014 dans la revue Nature révèle que des biologistes ont ni plus ni moins réussi à créer, pour la première fois, une version de la bactérie Escherichia coli (notée E. coli) dont l'ADN n'est pas constitué des quatre lettres qui, depuis l'apparition de la vie sur Terre, composent toute molécule d'ADN, mais de... six lettres. En effet, aux quatre lettres qui, des microorganismes aux êtres humains, constituent l'alphabet du code génétique de n'importe quel être vivant, ces chercheurs ont réussi à ajouter deux lettres supplémentaires.
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Comment la peste noire a t-elle remodelé l'humanité pour le meilleur


Crédit Photo Creative Commons by wikipedia : Inspired by the Black Death, The Dance of Death or Danse Macabre, an allegory on the universality of death, is a common painting motif in the late medieval period.
La peste noire (1347-1351) a toujours bien mauvaise réputation : son nom inspirait autrefois la terreur. Pourtant une étude menée par la scientifique Sharon DeWitte de la South Carolina University montre comment la peste a participé à améliorer l'être humain.

La grande peste du XIV siècle aurait amputé l'Europe médiévale de la moitié de sa population modifiant pour des décennies les capacités de croissance économique. Mais quelles ont été les conséquences de cette élimination de la moitié du capital génétique humain de ces nations ? Pour répondre à cette question, les scientifiques ont analysé les ossements de centaines de cadavres décédés de la peste puis de centaines d'autres morts plusieurs générations après cette grande épidémie ayant touché la ville de Londres. Au total, 600 ossements enterrés dans les cimetières de Londres ont été analysés, les plus récents datant du XVIe siècle.

La réponse est étonnante : les descendants des survivants de la peste noire ont vécu bien plus longtemps et étaient en bien meilleure santé que leurs ancêtres. Le nombre d'adultes vivant au delà de 50 ans est bien plus important après le passage de la peste noire. Cette étude démontre à quel point une épidémie a la capacité de remodeler le développement humain. Comment expliquer ces changements? A priori les survivants ont bénéficié d'une amélioration de leur qualité de vie et ont bénéficié d'une nourriture plus abondante ; les premières victimes étaient comme souvent en de pareil cas, les plus faibles; les personnes âgées et les malades. Et si les lendemains ont du être horribles et difficiles pour les survivants, des villes et des villages entiers ayant été vidé de leurs habitants et les terres laissées à l'abandon, il est clair que plusieurs dizaines d'années après son passage, la peste avait remodelé l'être humain, permettant aux descendants des survivants de bénéficier d'avantages qui n'auraient jamais existé sans elle. Il est également probable qu'elle réalisa une sélection génétique de type darwinienne, laissant aux mieux armés génétiquement la capacité d'une descendance en meilleure santé. Ceci d'autant plus que de nombreuses autres récidives épidémiques de peste, certes bien moins importantes, continuèrent à frapper la population, en 1361, 1368, 1375, 1382, et 1390.
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Certains animaux marins capables de régénérer leur système nerveux

© Inconnu
Bathocyroe fosteri, de l'ordre des Lobata, est un cténophore commun dans les eaux profondes. La bouche est orientée vers le bas.
Des études menées sur des créatures sous-marines ont mis en avant d'incroyables facultés de régénération du système nerveux. Si les mécanismes qui sous-tendent ce phénomène sont mieux compris des scientifiques et que des capacités biomoléculaires du même type sont détectées chez l'être humain, une grande avancée dans le domaine médical pourrait bientôt être réalisée.

Au fur et à mesure de la progression des recherches en neurosciences, des moyens d'adaptation et de « réparation partielle» de notre cerveau ont été découverts. Ces derniers se manifestent via un processus qui est connu aujourd'hui sous le nom de générique de neuroplasticité (voir ici). Pour autant, ces aptitudes sont somme toute relatives face à celles qu'a développée une famille de créatures sous-marines. Il s'agit des cténaires ou cténophores.
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