La Science de l'Esprit
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Heart

Système 1, système 2 . Les deux vitesses de la pensée

Prenez votre souffle avant de vous plonger dans les 500 pages de ce livre fascinant qui explique pourquoi notre manière de penser nous conduit très régulièrement à faire des erreurs de jugement. Car si nous pouvons être victimes d'illusions d'optique, nous le sommes beaucoup plus souvent d'illusions cognitives. Tout le livre le démontre et on peut soi-même l'expérimenter grâce aux nombreux petits tests pédagogiques qui y sont proposés.

Un exemple pour s'en convaincre : vous êtes dans le métro et entre un passager qui se met à lire Le Monde. D'après vous, cette personne a-t-elle plus de chances d'avoir un doctorat ou de ne pas avoir fait d'études supérieures ? Vous penchez pour le doctorat, alors que le nombre de personnes sans études supérieures prenant le métro est bien plus grand que celui des personnes ayant un doctorat. Daniel Kahneman entre dans les méandres de nos modes de raisonnement et nous explique tout ce qui peut nous conduire à faire des erreurs. Certes, tous ses résultats proviennent de tests de comportement en laboratoire et rien n'assure que les gens réagiraient toujours de la même façon dans la vraie vie. On en ressort pourtant effaré de la façon dont nos émotions, notre humeur, ce que l'on a fait ou entendu juste avant, ou notre capacité à bâtir des liens là où il n'y en a pas faussent notre jugement.
Family

Le style parental et le tempérament à 4 ans liés à l'idéologie politique à 18 ans

© Inconnu
Le style parental et le tempérament dans l'enfance sont liés à l'idéologie politique à 18 ans, selon une étude publiée dans la revue Psychological Science.
Question

Peut-on miser sur le bon vouloir des individus et des entreprises pour protéger l'environnement ?

Man portrait
© Reuters
Les comportements individuels et la RSE des entreprises sont-ils susceptibles de pallier les défaillances du marché et de la régulation en matière de protection environnementale ? A l'issue des débats d'une conférence dédiée à cette thématique organisée récemment par Nicolas Treich, chercheur à la Toulouse School of Economics, le doute subsiste.

Devant l'échec de l'approche économique classique en matière de régulation environnementale, l'intérêt pour des solutions plus soft regagne du terrain. L'idée que les individus puissent agir autant en réponse à des mécanismes psychologiques que réglementaires, notamment en matière de comportements liés à l'environnement, n'est pas exactement nouvelle.

En 2008, l'économiste Richard Thaler et le juriste Cass Sunstein publiaient « Nudge », un best seller aux Etats-Unis, et pas seulement parce que le premier est un proche de Barak Obama. Le nudge, ou coup de coude, consiste à guider les gens pour leur bien (que ce soit à des fins environnementales, de santé ou d'éducation) tout en limitant les contraintes, obligations et interdictions gouvernementales.
Einstein

Lire et jouer dans l'enfance affecte la croissance du cerveau

Une étude menée sur une vingtaine d'années montre que l'environnement intellectuel dans lequel évolue un jeune enfant, par les livres ou les jouets éducatifs, contribue à façonner durablement... son cortex cérébral.

Dans le débat ancestral opposant l'inné et l'acquis, ce dernier vient de marquer des points. Grâce à des études portant sur vrais et faux jumeaux, le rôle de la génétique dans la croissance cérébrale est connu. Mais les chercheurs supposent également que le milieu dans lequel un enfant grandit impacte le développement du cerveau.

Depuis le dernier congrès annuel de la Society for Neurosciences, de nouveaux éléments semblent attester les intuitions des scientifiques. Martha Farah et ses collègues de l'University of Pennsylvania y ont présenté une étude au long cours au bout de laquelle ils ont montré que les enfants disposant de jouets éducatifs et de livres à l'âge de 4 ans avaient un cortex cérébral plus fin. Cela concerne deux régions de cette fine couche externe marquée par les nombreuses circonvolutions. Il s'y déroule les processus mentaux de haut niveau.
Pumpkin 2

Un lien établi entre la créativité et la maladie mentale

N'en déplaise aux « créatifs », selon cette étude du réputé Institut Karolinska, ils sont plus fréquemment traités pour troubles mentaux que la population générale. Ces chercheurs mettent en particulier en évidence l'existence d'une association particulièrement significative entre l'écriture et la schizophrénie, dans cette étude à grande échelle, menée sur plus d'1 million de personnes et publiée dans l'édition du 9 octobre du Journal of Psychiatric Research.

Dans une précédente étude, l'équipe du Karolinska montrait que les artistes et les scientifiques étaient plus nombreux dans les familles touchées par les troubles bipolaires et la schizophrénie, par rapport à la population en général. Aujourd'hui, leur étude couvre de nombreux troubles psychiatriques, tels que la dépression, le syndrome d'anxiété, l'alcoolisme, la toxicomanie, l'autisme, le TDAH, l'anorexie et le suicide et inclut, dans son champ, des personnes prises en charge en soins ambulatoires tout comme des patients hospitalisés.

Ce sont en effet les données sur une durée de suivi de 40 ans, de près de 1,2 millions de patients et leurs proches, qui ont été analysées par cette étude suédoise- qui a protégé d'anonymat l'ensemble des données.
People

Derrière une poignée de mains, le circuit de la récompense

Brain drawing
© Inconnu
Cerveau en coupe
Cette recherche en neurosciences menée au Beckman Institute confirme, au plan neurologique, l'effet d'une poignée de main sur l'interaction sociale à venir.

Ce sont toutes les zones du cerveau du réseau de la cognition sociale qui s'activent alors d'une manière spécifique, pour accroître l'impact positif de l'approche et diminuer l'impact négatif du comportement d'évitement. Ces résultats apportent, pour la première fois, un fondement scientifique à un geste incontestablement important dans les relations sociales ou d'affaires.

La poignée de main amicale est un standard dans le monde des affaires, elle permet de faire une bonne première impression. Ce geste qui à l'Antiquité démontrait que l'on n'était pas armé, exprime aujourd'hui l'absence d'hostilité. L'étude menée par Florin et Sanda Dolcos du département Psychologie du Beckman Institute (Université de l'illinois), en identifiant par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et étude de conductance de la peau, les réponses comportementales de 18 volontaires hommes et femmes qui ont visionné des vidéos en évaluant des interactions sociales non verbales dans un contexte d'affaires, montre l'implication des zones du cerveau du réseau de la cognition sociale.
People 2

Se faire rejeter socialement pourrait rendre plus créatif


Tirée de la prochaine version de Carrie qui a montré, suite au rejet qu’elle subissait de la part de ses petits camarades, qu’elle pouvait faire preuve d’une créativité dévastatrice… C’est un exemple de Guru, mais les exemples évoqués dans l’étude se porteraient plutôt sur Einstein, Steve Jobs, Lady Gaga (pétard de sort, le Guru vient de poser dans la même ligne Lady Gaga et Einstein…). Bon, juste le temps de retrouver une photo de mon Guru…
Ne laissez pas le rejet vous anéantir, il pourrait être votre passeport pour la créativité selon la science. Si un rejet social régulier ne vous fait pas perdre totalement confiance en vous et ne vous fait pas vous retirer du monde entier, il se pourrait qu'il augmente votre capacité à penser en dehors du courant dominant et ainsi puiser dans une unique vision du monde.

Ce qui suggère que le type de personnes que la société considère comme "génies" aurait tendance à avoir un caractère solitaire (a le faire seul). Ce n'est d'ailleurs pas la première étude que voit passer le Guru et qui évoque que les personnes qui ont tendance à se reclure dans une vie de solitude sont également les plus créatifs, mais impossible de retrouver la recherche dans mes archives non publiés sur GuruMeditation...

Les recherches menées par l'Université Cornell et Johns Hopkins ont montré que les personnes qui sont en mesure de gérer le rejet de la bonne manière, par la légèreté, en l'ignorant et en rehaussant leurs propres pistes indépendantes ("je suis destiné à quelques choses de meilleur") peuvent faire preuve d'une créativité accrue et même d'un succès commercial grâce à une capacité à éviter la pensée traditionnelle et la pensée de groupe pour poursuivre leurs propres solutions créatives aux problèmes. Ils ont testé leur hypothèse à travers une série de tests dans lesquelles ils ont manipulé l'expérience du rejet social. Les sujets de l'étude ont été amenés à croire que tout le monde, dans un groupe de travail, pouvait choisir avec qui travailler sur un projet d'équipe, pour se faire dire plus tard que personne ne les avait choisis dans une équipe.
People 2

La testostérone, l'hormone qui rendrait honnête

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La testostérone est plus qu'un stéroïde dopant ou une simple hormone de l'agressivité. Une équipe de l'université allemande de Bonn a montré qu'après une injection de testostérone, les hommes étaient moins enclins à tricher que d'habitude. Les chercheurs pensent que ce phénomène est dû à une poussée de fierté provoquée par l'hormone en question.

Commentaire: Lire également:

Trop de testostérone réduit votre empathie

Gem

Un neurochirurgien américain raconte son expérience de mort imminente

Eben Alexander a vécu bien malgré lui en 2008 une expérience de mort imminente, un récit controversé que ce neurochirurgien, particulièrement bien placé pour aborder un tel sujet, a décidé de raconter dans un livre.

"Proof of Heaven : A Neurosurgeon's Journey into the Afterlife" ("Preuve du paradis : le voyage d'un neurochirurgien dans la vie après la mort") ne sera publié que le 23 octobre aux Etats-Unis, mais les premiers extraits diffusés vendredi 12 octobre sur le site Internet du magazine américain Newsweek ont déjà provoqué de nombreuses réactions.

"AUTRE DIMENSION DE L'UNIVERS"

L'aventure de ce père de deux enfants a commencé avec un simple mal de tête en novembre 2008. Puis, la méningite bactérienne qu'il a contractée l'a rapidement plongé dans le coma. "J'ai été plongé dans un profond coma durant une semaine", raconte-t-il. Dans le même temps M. Alexander a "voyagé dans une autre dimension de l'univers, dit-il, une dimension dont je n'avais jamais rêvé qu'elle existait".
Magnify

Et si la dépression avait aidé l'espèce humaine à survivre ?

Des chercheurs américains ont montré que "la plupart des variations génétiques liées à la dépression ont eu un effet sur le système immunitaire".

La dépression touche de plus en plus de gens. A tel point que selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elle pourrait devenir dès 2020 la première cause de morbidité chez les femmes et la deuxième chez les hommes, juste derrière les maladies cardiovasculaires. En France, la dépression touche plus de trois millions de personnes et représente la première cause de suicide. Elle reste pourtant une maladie souvent sous-diagnostiquée dans le monde occidental, ses symptômes étant généralement mal connus de la population. Et ce n'est pas l'unique chose liée à cette maladie que les gens ignorent. Les scientifiques étudient désormais de plus en plus les liens entre le génome humain et la dépression. Et d'études en études, ils ont découvert que si la dépression est aujourd'hui "inadaptée", elle était "utile" il y a encore quelques siècles. Improbable mais vrai. Comment la dépression pouvait-elle aider nos ancêtres ? Pour trouver la réponse, il faut chercher du côté de la génétique.
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