La Science de l'Esprit
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Family

La double peine des enfants maltraités

L'enfance devrait être un moment privilégié de la vie. Pourtant, l'enfance, pour certains, peut être un vrai cauchemar à cause des maltraitances ou de la négligence qu'ils subissent. Que les réprimandes soient psychologiques ou physiques, elles ont des impacts sur le futur adulte qu'est l'enfant. Les chercheurs du Queensland, des États-Unis et de l'OMS font le point sur les conséquences de la maltraitance des enfants à partir d'études faites dans les pays développés.

Les chercheurs se sont concentrés sur les études qui s'intéressaient aux impacts de la maltraitance sur le long terme. Il s'avère que les personnes qui ont été maltraitées psychologiquement lors de leur enfance ont trois fois plus de chances d'être atteintes d'une dépression, une fois adulte. En ce qui concerne la maltraitance physique elle multiplie par 1,5 voire 2 les chances de faire de l'enfant, un adulte dépressif.

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Comment penser trop vite conduit à de mauvaises décisions

Des chercheurs ont confirmé que lorsque quelqu'un prend des décisions trop rapides, les erreurs se produisent plus facilement et pensent qu'ils en ont trouvé l'origine. Les cellules du cerveau semblent devenir dans ce cas hypersensibles aux nouvelles informations, y compris les mauvaises, et que cela nous conduit à en tirer les mauvaises conclusions.

Le cerveau voit les choses différemment lorsqu'il s'agit de prendre une décision à la volée. Cette découverte pourrait aider à mieux traiter certains désordres mentaux. L'équipe de recherche a entraîné des singes à jouer à un jeu où il s'agissait de retrouver la lettre L perdue dans de nombreuses lettres T (ou inversement). Avant chaque session, un cercle coloré brillait sur l'écran afin d'indiquer si les macaques seraient récompensés selon la vitesse ou la précision.

Commentaire: Système 1/Système 2 : les deux vitesses de la pensée
Comment pensons-nous ? Qu'est-ce qui guide nos préférences, nos jugements, nos décisions ? Quand faut-il ou non faire confiance à notre intuition ? Pourquoi agissons-nous souvent contre notre propre intérêt ?

Telles sont quelques-unes des questions qui servent de fil rouge à cet ouvrage, dans lequel Daniel Kahneman nous emmène à la rencontre des « deux personnages » qui se partagent notre esprit.

Le « Système 1 » est ultra-rapide, intuitif et émotionnel ; le « Système 2 » est plus lent, plus réfléchi, plus contrôlé et plus logique. Via de multiples expériences auxquelles le lecteur est invité à s'essayer lui-même, sont exposés les facultés extraordinaires de la pensée mais aussi les ravages des partis pris et autres biais cognitifs dont nous sommes les jouets : illusion de familiarité, effet de halo, biais optimiste, illusion de causalité, effet d'ancrage, illusion rétrospective... - autant d'exemples de notre tendance à interpréter les événements en fonction de ce que nous connaissons déjà, du sens que nous souhaitons qu'ils aient, et de notre incapacité, inversement, à raisonner statistiquement, en acceptant l'idée de hasard.



Book

Nous sommes pensées


« Nos pensées sont le produit de notre intellect, qui croise notre patrimoine de souvenirs et de connaissances avec la perception et l'analyse de l'ici et maintenant de la situation vécue.

De cette confrontation consciente, émerge un sens. Mais nous sommes aussi habités par des pensées qui s'activent à notre insu.

Ou encore, nous pouvons avoir l'illusion - consciente - que certaines pensées nous appartiennent alors qu'elles ne sont pas à nous.
 »

« D'où viennent ces pensées ? »

Magic Wand

John Major Jenkins, les Mayas, 2012 et tout le bataclan

Traduction : SOTT

© Inconnu
John Major Jenkins – « perspectivologiste » visionnaire New Age (c’est-à-dire subjectif)

Un récent article de SOTT Focus « Le bouleversement collectif de 2012 et l'histoire secrète des prophéties de fin des temps », écrit par votre serviteur, a reçu quelques critiques prévisibles. Une de ces critiques provenait du célèbre John Major Jenkins, lui-même. Pour être honnête, j'ai été honoré que M. Jenkins considère mes écrits dignes de critiques. Mais comme il a soulevé certaines plaintes, les éditeurs de SOTT ont suggéré de réagir en conséquence. Ce n'est que justice, après tout.

John Major Jenkins, pour ceux d'entre vous qui ne le connaissent pas encore, est le principal artisan du buzz créé autour du 21 décembre 2012. De son propre aveu, l'idée n'a pas exclusivement commencé avec lui, toutefois, M. Jenkins a amené le concept de « transformation de 2012 » vers de nouveaux sommets avec plusieurs livres (huit, selon mes calculs) et beaucoup de conférences et de présentations, y compris à l'Institut d'Études Mayas, la Society for American Archaeology [Société pour l'Archéologie américaine - NdT], et diverses universités - du moins c'est ce qu'il me dit. Il a publié et exposé dans un large éventail de lieux et écrit un nombre assez impressionnant d'essais sur le sujet.

Family

Chez les bébés, les mots déclenchent les comportements sociaux

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Cette étude de la Northwestern University montre comment le langage, même encore incompris, permet au nourrisson de déchiffrer les intentions de ses parents et de son entourage ainsi que les comportements dignes d'être partagés et donc reproduits.

Cette expérience apporte un nouvel éclairage sur la puissance du langage, avant même son apprentissage, dans la transmission de sens des actions et des comportements sociaux.

Sherlock

Samuel Barondes : décoder les mystères de la personnalité

Ce livre de psychologie a pour sous-titre « Décoder les mystères de la personnalité ». Samuel Barondes est également l'auteur de Cellular dynamics of the neuron [Dynamiques cellulaires du neurone], Neuronal recognition [Reconnaissance neuronale], Molecules and mental illness [Les molécules et la maladie mentale], Mood genes [Les gènes de l'humeur], etc. Ce qui est intéressant est la façon dont il relie la personnalité à la génétique et aux neurosciences.

Le livre s'organise autour d'une méthode de catégorisation des personnalités, qui se base sur une étude des mots employés (à partir du dictionnaire). Avec cette étude linguistique et des tests statistiques, cinq principaux traits apparaissent :

Chalkboard

Une réalité mathématique dessinée en fractales par un homme atteint par le syndrome du savant

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“une main quantique à travers mes yeux” (J.Padgett)
Jason Padgett est un américain qui a acquis, sans le vouloir, des capacités étonnantes en mathématiques après une agression en 2002. Il a été durement touché à la tête et il vit maintenant la réalité sous forme de fractales mathématiques descriptibles par des équations. Il est atteint du syndrome du savant qui lui permet désormais de pratiquer une forme de synesthésie.

Avant l'incident, Jason ne possédait aucune capacité particulière en math, il était même plutôt mauvais. Il a copié la plupart des réponses à son examen de géométrie dans l'enseignement secondaire et n'a jamais eu beaucoup d'intérêt pour cette matière. Il est allé à l'université pour la quitter sans finir son cycle. Il a ensuite travaillé dans la vente pendant quelques années et puis s'est installé dans un magasin de meubles fabriqués par son père. L'accident vasculaire cérébral provoqué par son agression a ostensiblement changé l'architecture du cerveau de Jason. Après une période d'introspection d'une durée de trois ans, il a commencé à dessiner ce qu'il voyait juste en face de ses yeux. Les résultats étaient incroyables, une série d'approximations mathématiques, de fractales dessinées à la main, les premières du genre. Les mathématiciens et les physiciens ont été surpris : certains des dessins de Jason dépeignent des équations mathématiques qui, jusque-là, étaient seulement présentables sous forme graphique. D'autres représentent de réels modèles d'interférences électroniques.

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Les processus de la créativité mis en évidence grâce à une étude sur le cerveau de rappeurs

Le cerveau est un organe encore peu connu du corps humain. Que ce soit pour comprendre les maladies, les émotions ou encore les rêves, des examens divers ont lieu tous les jours sans relâche. Dernièrement, des chercheurs américains se sont d'ailleurs penchés sur le processus de la créativité. Ils ont essayé de le décrypter en étudiant les cerveaux de plusieurs rappeurs en pleine improvisation.

La science est partout, même dans le rap ! L'association est surprenante et pourtant elle est au coeur d'une récente étude concernant les processus cérébraux humains - une étude publiée jeudi 15 novembre dernier dans Scientific Reports. En effet, il y a peu des neuroscientifiques américains ont essayé de percer les mystères de la créativité en étudiant les cerveaux de plusieurs rappeurs.

C'est à l'Institut national sur la surdité et les désordres de la communication du Maryland que s'est déroulée l'étude. 12 rappeurs - possédant cinq ans d'expérience au moins dans l'improvisation de rimes rythmées - se sont prêtés au "jeu". Equipés d'écouteurs dans lesquels une musique instrumentale était diffusée, ils ont été soumis à des IRM. Durant celle-ci, chacun d'entre eux devait rapper un texte appris par coeur puis improviser. Les sujets on été dans un état de "complète immersion dans le processus créatif" ont expliqué les chercheurs. Et l'étude a été concluante car les résultats des imageries cérébrales ont mis en évidence les zones du cerveau activées durant le processus de création.

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Coup de foudre : 2 critères, 2 régions cérébrales décident du résultat

Ces chercheurs de Caltech identifient 2 régions cérébrales qui vont faire le résultat d'un speed dating et permettre de décider du « potentiel romantique » de quelqu'un en quelques secondes seulement. L'étude publiée dans l'édition du 7 novembre du Journal of Neuroscience, est l'une des premières à étudier ce qui se passe dans le cerveau en cas de décisions rapides à conséquences sociales réelles.

Les psychologues savent que les gens peuvent porter des jugements sur les autres rapidement et à partir d'informations limitées, comme l'apparence, explique John O'Doherty, professeur de psychologie, co-auteur de l'étude. Cependant, on connaît fort peu du mécanisme cérébral des interactions sociales lorsqu'elles peuvent avoir de lourdes conséquences dans la vie. Ces chercheurs de l'Institut de Technologie de Californie (Caltech) ont décrypté une partie du mécanisme neurologique de décision en jeu, dans le speed-dating. Ils nous dévoilent une combinaison de 2 facteurs liés à l'activité de 2 parties distinctes du cerveau. Sans surprise, le premier facteur est l'attractivité physique. Le second facteur, peut-être moins évident, intègre la notion de compatibilité nécessaire chez un partenaire, c'est-à-dire si le candidat répond bien aux critères souhaités. 2 facteurs auxquels correspondent deux régions du cerveau.

2 + 2 = 4

Les lésions cérébrales liées aux migraines ont-elles un impact sur les capacités mentales?

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Les femmes qui souffrent de migraine sont plus susceptibles de présenter de petites lésions cérébrales, montre une étude néerlandaise publiée dans Journal of the American Medical Association. Mais ces lésions ne semblent pas avoir un impact significatif sur les capacités mentales et la mémoire.