Enfant de la Société
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People 2

Bolivie : un peuple qui se dé-néolibéralise?

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Le 12 octobre dernier, le peuple bolivien a été appelé à s'exprimer sur l'avenir du pays andin dans une tournée électorale historique. Pour la troisième fois consécutive, le candidat indigène du Mouvement au Socialisme (MAS), Juan Evo Morales Ayma, a remporté la victoire au premier tour, avec un score de 60%. Le peuple a choisi : la Bolivie continuera son laborieux chemin de changement social, économique, culturel et politique, initié par le gouvernement de Evo Morales en 2006. Il n'est pas question de retour en arrière, vers des années marquées par des injustices et des inégalités croissantes.

Les élections nationales boliviennes de 2005 et de 2009 proclament le triomphe du candidat indigène Evo Morales, ex-syndicaliste et acteur de premier ordre au sein des mouvements sociaux. C'est un tournant sans précédent pour le pauvre pays andin qui, pour la première fois, est gouverné par un président d'origine indigène et de tendance progressiste (socialiste). Le 12 d'octobre 2014, Evo est réélu président de la Bolivie avec 60% des voix, contre 25% à son adversaire principal, le riche industriel Samuel Doria Medina. Mais qu'est-ce qui explique, après près de dix ans de présidence et beaucoup de défis, cet appui constant à l'administration Morales ? Quelles sont les caractéristiques de ce pays ? Et finalement, comment la situation politique et socio-économique a-t-elle évolué depuis l'arrivée au pouvoir du MAS ?
People 2

France : la grande pauvreté persiste

© pucci raf - Fotolia.com
La France compte deux millions de personnes vivant avec moins de 651 euros par mois, 3,6 millions de mal-logés et 3,5 millions de bénéficiaires de l'aide alimentaire. La grande pauvreté persiste en France.

Deux millions de personnes vivent aujourd'hui en France avec au maximum 651 euros par mois (22 euros par jour) pour une personne seule au seuil à 40 % du revenu médian, soit en situation de grande pauvreté, selon l'Insee (données 2011). Pour ces personnes, il est quasiment impossible notamment de se loger sans compter sur l'aide d'autrui, de parents ou d'amis. 3,8 millions ne peuvent que se contenter de minima sociaux (plus de 6 millions si l'on comprend les conjoints et les enfants), selon le ministère des affaires sociales (données 2012) [1]. Le RSA socle vaut au 1er septembre 2014 509 euros pour une personne, 1 069 euros pour un couple avec deux enfants.

Près de 700 000 n'ont pas de domicile personnel, dont plus de 400 000 hébergées de façon contrainte chez des tiers, selon la Fondation Abbé Pierre [2] (données 2012). Selon l'Insee, on compte 140 000 sans domicile fixe, dont un peu plus de 10 000 dorment dans la rue (données 2012).
Snakes in Suits

Ces hauts fonctionnaires, en vrais parasites de la société

© Inconnu
Ils trustent tous les postes clés de l'État et, spécificité française, produisent des hommes politiques qui, formatés par ce système, renoncent à le réformer quand ils sont élus.

Comme disait Clemenceau, « les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins ». Combien sont-ils, ces bouquins inutiles ? Difficile de le savoir. Selon les dernières statistiques de l'INSEE, la France comptait plus de 5,5 millions de fonctionnaires fin 2012.

Dans ce sérail, qui représente près de 22 % de la population active, les hauts fonctionnaires occupent quelques milliers de postes, dont environ 5 000 pour les anciens de l'ENA. Corps de direction des administrations, corps préfectoral, corps diplomatique, corps des magistrats, corps techniques de l'État, corps d'inspection générale, corps supérieurs de l'éducation et de la recherche... Ils trustent tous les postes clés de l'État et, spécificité française, produisent des hommes politiques qui, formatés par ce système, renoncent à le réformer quand ils sont élus.
Gingerbread

Abus sexuels d'enfants en Angleterre : vous n'avez encore rien vu

Le scandale sexuel de Rotherham qui a secoué le Royaume-Uni fin août n'est pas le dernier : d'autres ne vont pas tarder à éclater, prévoit un policier anglais, qui dénonce le manque d'engagement de la société à éradiquer le problème.

Rotherdam
© AFP/Oli Scarff
Deux femmes marchent dans une rue de Rotherham, dans le sud de l'Angleterre, où un scandale d'abus sexuels sur enfants a éclaté le 26 août 2014
« Le scandale d'abus sexuels de Rotherham est juste la partie visible de l'iceberg, selon le chef de la police », titre The Guardian. Dans une interview au journal britannique, Simon Bailey, policier en charge de la lutte contre les abus sexuels de mineurs dans le comté de Norfolk, a annoncé la révélation à venir d'autres scandales du type de celui de Rotherham, qui a éclaté fin août.

Dans cette ville du nord-est de l'Angleterre, pendant 16 ans, au moins 1 400 mineurs, pour la plupart des jeunes filles placées en foyers d'accueil, avaient été victimes d'un réseau d'agresseurs sexuels principalement d'origine asiatique. La police, la municipalité ainsi que les services sociaux avaient été vivement critiqués pour n'avoir pas réagi de manière adéquate aux plaintes des victimes.
Snakes in Suits

France : Valls et la politique de la peur

© Laurent Blachier
Comment garder le contrôle lorsque l'on est contesté de toutes parts, lorsque la politique mise en oeuvre se traduit par l'explosion du chômage et de la précarité, lorsque l'on dispose plus de la confiance ni de la part des Français ni même de son propre parti ? La méthode repose sur un mot : la peur.

Ou comment utiliser les menaces et les angoisses réelles pour détourner l'attention d'une politique dont le seul objectif est de rétablir les marges du patronat, de garantir le taux de profit. Cette instrumentalisation de la peur, doublée d'injonctions permanentes à l'unité nationale de nos gouvernants, vise à anesthésier la capacité de ripostes des salariés et à faire taire les critiques qui pleuvent sur Matignon et l'Élysée.

Pour qu'ils se taisent, les députés sont menacés d'une dissolution qui ferait le jeu de l'ump et du fn « aux portes du pouvoir ».
Bad Guys

le Système est nu, la pression monte

© Inconnu
Posons le problème : tout le génie du Système néolibéral, à la sauce américaniste, est d'avoir réduit la démocratie à l'opposition théâtralisée des profils gauche-droite d'un même parti politique à sa botte. Seulement, voilà, l'arnaque est éventée : la critique se libère et s'affirme jusqu'à venir parasiter les grands-messes d'enfumage de nos chers merdias de masse.

Moments certes encore rares, mais ô combien savoureux, comme cet exposé décapant du professeur de droit et d'économie Étienne Chouard sur France 2, dont nous vous proposons une transcription commentée. Sa diatribe antiSystème a fait, comme on dit, le buzz sur internet, démontrant s'il en était besoin que sa grille de lecture est de plus en plus partagée par le souverain grugé, le peuple donc. Je vous propose de l'écouter, dans la vidéo ci-dessous, ou de lire la transcription de sa déclaration, puis de lire notre décryptage, qui fait suite à la transcription.

Étienne Chouard dans l'émission Ce soir ou jamais, sur France2, le 5 septembre 2014 - Extrait [1]

Quenelle - Golden

L'affaire de la « quenelle » poursuit Anelka jusqu'en Inde

L'attaquant français n'a pas pu jouer dimanche en ouverture du nouveau championnat indien. La conséquence de sa suspension après l'affaire dite de la «quenelle».

Figure de proue de l'Indian Super League, le nouveau championnat indien qui s'ouvrait dimanche soir, Nicolas Anelka n'a finalement pas pu faire ses grands débuts avec le club du Mumbai FC alors qu'il était attendu sur la pelouse. L'ancien attaquant de l'équipe de France ne figurait même pas sur la feuille de match contre l'Atletico Calcutta. Sévèrement battu (3-0), le Mumbai FC aura pourtant bien besoin de sa star de 35 ans dans les prochains jours. Sauf que la présence de l'enfant terrible du football français est loin d'être assurée.

Anelka avait été suspendu cinq matches par la Fédération anglaise de football pour l'affaire dite la «quenelle». Lorsque le buteur a signé son contrat avec le club basé à Mumbai, la FA avait demandé à ce que cette sanction soit appliquée à tous les championnats internationaux, Inde compris.
Bug

Ébola et notre inconscience

Sans avoir encore explosé aussi exponentiellement que ne le prévoyaient certains modèles (que nous avions précédemment cités dans nos articles précédents) l'épidémie d'Ébola se développe rapidement, et pourrait très bien atteindre, non seulement l'ensemble des pays dits pauvres, mais aussi à un moindre degré (quoique ce ne soit pas certain) les pays dits riches, l'Europe, les États-Unis...

ebola

Soignants de l'épidémie d'Ébola à Monrovia, au LIbéria
Il en est de même des taux de mortalité. Loin de s'atténuer, comme lors des précédentes épidémies d'Ébola, ils paraissent s'accroitre. Les statistiques venant des pays actuellement touchés minorent sans doute d'ailleurs la réalité, tant en ce qui concerne les cas, que les décès, compte tenu de la difficulté d'identifier ce qui se passe en brousse, comme dans les bidonvilles des mégapoles africaines, où le virus se répand actuellement.

La communauté internationale, selon l'expression classique, n'a manifestement pas pris conscience de l'ampleur et des taux de progression de l'épidémie. Cela tient à diverses raisons : la croyance (fausse) que le virus resterait confiné dans les pays pauvres, des croyances également fausses concernant la contagiosité, laquelle paraît plus grande qu'il n'est dit généralement, enfin d'autres illusions sur les capacités des institutions sanitaires à réagir rapidement.

Commentaire: À lire aussi :

Magnify

Lomidine, exemple de médecine coloniale que certains voudraient oublier

© Jérémy André
L'anthropologue Guillaume Lachenal, auteur du livre "Le médicament qui devait sauver l'Afrique".
Afrique noire, années 1950. Une administration en roue libre injecte un médicament dangereux et inefficace à des populations entières. L'intrigue d'un nouveau John Le Carré ? Non, car Le médicament qui devait sauver l'Afrique est une enquête très sérieuse sur une histoire vraie. Une de plus que tout le monde a préféré oublier. Guillaume Lachenal, maître de conférences à l'université Paris-Diderot, y ressuscite "un médicament médiocre, qui échouera même à faire scandale" : la Lomidine. Hommage à des victimes oubliées, ce livre est aussi une piqûre de rappel sur les dérives de la médecine coloniale. Une clé indispensable pour diagnostiquer deux maux qui aggravent la crise sanitaire du Continent : la défiance des populations et les vains espoirs dans des solutions miracles.

Le Point Afrique : Qu'est-ce que cette Lomidine dont vous dîtes écrire la "biographie" ?

Guillaume Lachenal : Un médicament contre la maladie du sommeil. Dans la première moitié du XXe siècle, cette maladie parasitaire est la grande épidémie tropicale, un enjeu humanitaire pour les pays européens. Et la Lomidine est le médicament miracle tant attendu.
Che Guevara

Etats-Unis : des milliers de manifestants marchent contre la brutalité policière à Saint Louis


Des manifestants à Saint Louis, dans le Missouri (Etats-Unis), le 11 octobre 2014. (SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP )
L'incendie n'est pas éteint. Après les émeutes de Ferguson dans le Missouri (Etats-Unis) en août, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Saint Louis (Missouri), samedi 11 octobre. Ils protestaient contre le racisme et la violence policière.

"Les vies des Noirs comptent aussi"

Les manifestants, environ 5 000 personnes, avaient écrit sur des banderoles "Justice pour tous" et "Les vies des Noirs comptent aussi". Des femmes portaient une large banderole blanche sur laquelle étaient accrochés des morceaux de papier découpés représentant des mains et des coeurs colorés en signe de solidarité avec toutes les femmes qui ont perdu des enfants dans des violences policières à Ferguson, proche banlieue de Saint Louis. C'est là que le jeune Michael Brown, 18 ans, avait été tué par balle le 9 août.
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