Enfant de la Société
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Snakes in Suits

Société en délire : des amendes aux personnes obèses qui n'arrivent pas à perdre du poids

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© Phanie
Infliger des amendes aux personnes obèses qui n'arrivent pas à perdre du poids. L'idée peut sembler brutale. Elle gagne pourtant du terrain dans le monde. Illustration avec deux exemples, venus des deux côtés de l'Atlantique.

À Puerto Rico tout d'abord, le sénateur Gilberto Rodríguez Valle a déposé début février un projet de loi visant tout particulièrement les plus jeunes. Il propose tout simplement de pénaliser financièrement les parents d'enfants obèses.

Si le texte est adopté, ce sont les professeurs qui seront chargés de détecter les cas d'obésité. Des professionnels de santé détermineront alors si la situation est due à une mauvaise hygiène de vie, ou à une maladie. Dans ce deuxième cas, ils mettront en place un programme d'activité physique et de modification des habitudes alimentaire. En cas d'échec au bout d'un an, les parents pourraient avoir à payer jusqu'à 800 dollars (environ 703 euros).

Commentaire: La perversité du système ne connait pas de limites : stigmatiser les victimes du-dit système qui a lui-même mis en place, depuis des décennies, à coup de désinformation et de propagande nutritionniste, de collusions et de concessions envers l'industrie agro-alimentaire, toutes les conditions nécessaires à la création du problème. Qu'il entend régler de la pire des manières : châtiment, culpabilité.

Est-ce vraiment la meilleure des manières pour aider ses semblables que d'utiliser chantage et mesures de rétorsions ? Remercions-les pourtant, tous ces cerveaux malades qui envisagent de telles solutions : ils ne sont que le reflet exact des moyens employés, et à ce titre, nous informent bien involontairement quand à leur véritable nature.

Merveilleux prétextes enfin, pour légitimer la prise de contrôle d'un corps qui ne semble plus devoir nous appartenir.

Quelques articles en rapport :

- Petite histoire du gras : genèse d'une désinformation (Partie 1)
- Loi Santé : le corps du patient n'appartient plus à lui-même mais à l'État



Nuke

Fukushima : déversement des eaux extrêmement radioactives dans l'océan ?

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© Inconnu
Conférence de l'AIEA
La presse japonaise rapporte que l'AIEA pousse à déverser les eaux extrêmement radioactives dans l'océan mais il n'y a aucun communiqué en ce sens.

La presse japonaise ment aux japonais en leur faisant croire que c'est une demande de l'organisation internationale pour qu'ils acceptent un déversement des eaux extrêmement radioactives dans le Pacifique. Le 17 février 2015, l'AIEA (Agence Internationale de l'Énergie Atomique) a terminé sa troisième publication pour le Japon de ses plans pour le démantèlement de Fukushima.

NHK et d'autres grands organes de presse ont couvert la conférence de presse tenue par M. Juan Carlos Lentijo qui mène l'équipe d'inspection de l'AIEA et ils racontent qu'il aurait fortement recommandé d'envisager le déversement des eaux extrêmement radioactives dans le Pacifique. Ils écrivent que l'augmentation du volume de stockage des eaux extrêmement radioactives paralyse le plan de démantèlement, qu'ils sont à court d'espace.

Or en réalité, sur le site de l'AIEA, ils disent seulement : "L'équipe de l'AIEA considère les mesures de stockage des eaux extrêmement radioactives comme provisoires et a mis en avant le besoin d'une solution plus durable. ", chose qui ne mentionne aucun "déversement". Dans leur communiqué, ils recommandent fortement "l'amélioration et l'extension des systèmes d'épuration des eaux extrêmement radioactives", "l'installation de nouvelles citernes de stockage améliorées pour les eaux extrêmement radioactives" et "la mise en place d'un système de dérivation des eaux souterraines", choses qui ont été réalisées depuis 2013.

Aucun des médias japonais n'a publié la vidéo de la conférence de presse originale, sans sous-titre traduit/d'interprétation.

Compte-rendu de l'AIEA.

Padlock

Totalitarisme de détail

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© Inconnu
Je m'instruis dans Plutarque, disait Victor Hugo. Plutarque sait tout. D'une certaine façon, il savait même d'avance à quoi servirait la Sécurité routière : à nous garder dans les clous de la pensée unique. Voilà vingt-cinq ans, j'essayais de faire réaliser une enquête sur les études qui fondent les recommandations de cette vénérable institution. En vain. Certes, la Sécurité routière publiait ses conclusions, par exemple l'incidence de la vitesse ou de l'alcool sur la mortalité, mais elle ne publiait pas ses données, ses méthodes ou d'éventuelles comparaisons avec d'autres causes d'accident comme l'état des routes, l'âge, la santé des conducteurs.

Aujourd'hui, la vérité sort de son puits. Un ancien gendarme témoigne auprès de la Ligue de défense des conducteurs :
« À chaque accident, on remplissait un bulletin d'analyse d'accident corporel (BAAC). Lorsque nous n'arrivions pas à déterminer la cause exacte de l'accident, il nous était demandé de cocher la case "vitesse excessive". Voilà donc comment sont constituées les données qui justifient scientifiquement les politiques contraignantes auxquelles sont soumis les automobilistes ! »

Dollars

Insolvabilité générale des banques en vue

© n/a
Pour essayer de garder 209.000 euros dans l'agence le plus longtemps possible, la directrice est allée jusqu'à demander un mot signé du notaire, comme quoi notre lectrice avait bien rendez-vous avec lui pour finaliser l'achat d'un petit studio!!! L'affaire était sur les rails depuis un bon mois, mais là il fallait définitivement sortir les sous du compte et d'un seul coup d'un seul, la directrice de la banque a demandé, ultime frein, la preuve que la signature allait avoir lieu!...

Et pourquoi pas le carnet de notes de la gamine pendant qu'on y est, ou bien une autorisation de sortie validée par le proviseur afin que la banque fasse le virement au notaire???

Sentant l'argument "ah ben, le notaire n'a pas envoyé son papier", notre lectrice et sa fille ne se sont pas démontées. D'abord elles ont interrogé la directrice de l'agence sur la validité juridique d'une telle demande, et d'un tel document, et ensuite elle a sorti son téléphone pour montrer qu'elle enregistrait la conversation.

Voyant qu'elle était tombée sur des os (des clients qui ne s'en laissent pas conter-compter) la directrice a aussitôt "appelé Levallois" pour que les fonds soient effectivement virés. Et le notaire a pu procéder enfin à la signature.

Bad Guys

En voiture, ils passent devant une synagogue : perquisitionné par la police pour avoir fait des gestes tout en discutant

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Dans la série « surtout pas d'amalgames », voilà ce qui est arrivé à un Nîmois. Le Lundi 2 février vers 17h, monsieur X sortait de sa formation d'animateur sportif avec un ami. En voiture, ils passent devant une synagogue où se tenaient deux militaires. Monsieur X, assis du côté passager, parle avec son ami et fait des gestes tout en discutant. Trois jours plus tard, le Jeudi 5 février, c'est à 5h du matin que Monsieur X est réveillé en sursaut par la police. Sans ménagement, elle débarque chez lui et procède à une perquisition de son domicile avant de l'emmener pour une audition. Il a été accusé d'avoir porté atteinte à une personne dépositaire de l'autorité publique. La mise en cause ? Les gestes effectués en voiture trois jours plus tôt. Un militaire avait interprété ses gestes comme étant « menaçant » à son endroit.

Seulement, la police, en visionnant les caméras, n'a rien trouvé pour corroborer les affirmations du militaire. Monsieur X ne sera finalement pas poursuivi mais il vit mal cette situation qui a été provoquée par l'acharnement du parquet de Paris à vouloir le faire arrêter et juger. Aucunes excuses n'ont été faites à l'endroit de Monsieur X.

Star of David

10h dans la peau d'un Juif à Paris, la vidéo qui a trompé tout le monde




La vidéo a fait le tour du monde (plus de 4 millions de vues sur YouTube). Presse française comme presse étrangère. Sur certains quotidiens québécois, elle est encore aujourd'hui affichée en Une. Et pour cause, elle est de prime abord révoltante. Un journaliste juif s'est baladé à Paris, une Kipa sur la tête, pendant dix heures. Résultat ? Des agressions antisémites, injures et crachats. Attention, tout ceci est un détournement honteux qui joue sur des codes établis.


Tout d'abord, cette vidéo surf sur la vague des « Vis mon quotidien. » qui ont tendance à dénoncer la stigmatisation d'une branche de la population, comme ce fut le cas pour des femmes à New York ou à Bruxelles. Le journaliste use et abuse de ces codes afin de toucher directement l'émotionnel, ce format ayant été déjà éprouvé. Méfiance donc, car la manière de présenter le sujet n'est certainement pas neutre et elle a été pensée pour vous immerger dans ce "quotidien infernal". Le cœur a ses raisons que la raison ignore, disait Blaise Pascal. Et là, c'est clairement le cœur qui est visé, pour vous empêcher de raisonner correctement.

En y repensant, trouvez-vous cela normal que dix heures de rush ne parviennent qu'à produire une minute trente d'insultes et de crachats ? Même si c'est une minute trente de trop, ce sont plus de neuf heures qui ont mystérieusement disparu. Il manque donc une large partie de cette expérience, qui permet d'en dresser une vision objective.

Nuke

Cuves de réacteurs nucléaires fissurés, un problème mondial

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Des milliers de fissures ont de nouveau été découvertes dans les cuves des réacteurs belges Doel 3 et Tihange 2. Fait extrêmement inquiétant : ces fissures peuvent être dues ou aggravées par des phénomènes de corrosion, communs à l'ensemble des réacteurs aujourd'hui en fonctionnement.

"Depuis mi-2012, les cuves des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 ont fait l'objet d'inspections suite à la découverte de micro-fissures (d'une largeur de 20 mm). L'autorité de sûreté nucléaire belge affirmait alors qu'il s'agissait d'alvéoles apparues lors de la fonte de l'acier de la cuve et qu'elles ne menaçaient pas sa tenue. Les réacteurs avaient même été redémarrés en mai 2013 avant que l'on ne découvre une fragilité plus forte que théoriquement prévue, menant à un nouvel arrêt : personne ne connaît le comportement d'une cuve qui contient des fissures (défauts d'hydrogène) et surtout pas sa résistance aux phénomènes de vieillissement" a déclaré Michèle Rivasi**, responsable de la délégation française Verts/ALE au Parlement Européen.

"Le 13 février dernier, nouvelle fracassante, deux scientifiques annoncent que ces fissures peuvent être aggravées ou même être dues à la migration d'atomes d'hydrogène de l'eau du circuit primaire." a t-elle ajouté.

Commentaire: Concernant le sujet :

- Les cuves des réacteurs nucléaires fragiles comme du verre ?

Et histoire de savoir que l'on peut, bien sûr, entièrement faire confiance aux autorités nucléaires :

- Mensonges d'EDF : il y a bien eu des rejets radioactifs à Tricastin
- EDF et la contamination masquée de ses salariés
- L'inquiétant incident de la centrale de Penly qu'EDF voulait étouffer


Megaphone

Le « sniper américain » dont on n'entendra pas parler

Traduction: Nicolas CASAUX

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Un sniper américain appelle les Irakiens des « sauvages », les compare à ceux qui bénéficient des allocations aux USA, et se vante de piller leurs maisons après les avoir tués. Un autre sniper américain a été tellement dégoûté par ce qu'il a fait qu'il a lancé le premier blog anti-guerre, et est activement encouragé par ses camarades soldats à utiliser le premier amendement, la liberté d'expression, pour s'exprimer contre ce qu'il appelle « l'occupation illégale » de l'Irak. Devinez lequel des deux a fait l'objet d'un blockbuster hollywoodien, et lequel a été ignoré ?

Magnify

BHL à la loupe (partie 2)


Nous vous annonçons la sortie de notre nouvel « À la loupe ». Il aura pour thème BERNARD HENRI LEVY et sera en deux épisodes.

Épisode 1.

Gear

11 Septembre, peurs, dissonance cognitive, recherches sur le cerveau et psychologie morale (partie 8b)

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En répondant à la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 8a a évoqué une partie de la recherche sur le cerveau qui montre que nous, les humains, avons des différences dans nos structures cérébrales, et que ces différences nous aident à expliquer pourquoi certains d'entre nous sommes plus ouverts aux nouvelles idées et pouvons mieux gérer l'incertitude que d'autres. En outre, la recherche, qui démontre l'emprise tenace du cerveau sur les croyances, et ce même malgré les preuves contraires [à ces croyances], nous aide à comprendre pourquoi la tâche consistant à éduquer les gens à propos du 9/11 devient autant psychologique que fondée sur des preuves.

Comment acquérons nous nos valeurs et notre morale ? Par le raisonnement, par l'émotion, ou par les deux ? Est-ce que les conservateurs et les libéraux sont différents dans leurs valeurs ? Est-ce que la morale varie selon les cultures ? Est-ce que notre neurologie affecte notre morale ?
Ce sont à ces types de questions que les psychologues et neurologues de la moralité tentent de répondre, et récemment, la recherche en psychologie morale a fait un bon vertigineux. Il s'agit d'un sujet brûlant.

Quelques chercheurs en sciences humaines et en sciences ont rédigé une liste de points concernant la recherche sur la moralité sur laquelle ils étaient tous en accord. Parmi leurs points de consensus, il apparaissait que la moralité humaine est à la fois inné et acquise culturellement. Les blocs de construction innés de la moralité humaine sont générés par l'évolution, la sélection naturelle jouant un rôle critique. (1)