Les Maîtres du Monde
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Magnify

Comment les industriels américains ont travaillé pour le Reich

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Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, les industriels américains font mieux que s'accommoder du régime nazi. ITT et General Motors, par exemple, développent leurs affaires en Allemagne... quitte à produire, pour l'une, des bombardiers, pour l'autre, des camions militaires utilisés contre les armées alliées. Elles ne furent pas les seules.

Au milieu des années 1920, l'Allemagne est un pays vaincu, ruiné par l'inflation et par les faramineuses réparations dues aux Alliés. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, il faut 8 marks pour un dollar. Quatre ans plus tard, le change est divisé par cinq cent mille : un billet vert vaut 4 millions de marks ! Mais, au début des années 1930, le redressement économique du pays est spectaculaire. Les sociétés d'outre-Atlantique, fortes de leur monnaie, achètent, bon marché, des pans entiers de l'industrie allemande : Ford, General Motors, IBM, DuPont de Nemours, ITT, General Electric, etc. prennent des participations dans les entreprises d'outre-Rhin. La nature du régime politique leur importe peu, d'autant que certains capitalistes américains ne sont pas insensibles aux sirènes national-socialistes.

Pistol

L'Australie, qui déclare la guerre à son peuple indigène

Traduction : Résistance 71

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L'Australie a une nouvelle fois déclaré la guerre à son peuple indigène, ce qui nous rappelle la brutalité qui amena une condamnation universelle de l'apartheid en Afrique du Sud. Les peuples aborigènes doivent être expulsés de leurs terres ancestrales où leurs communautés ont vécu des millénaires. En Australie de l'Ouest, là où les compagnies minières font des milliards de dollars de bénéfices en exploitant la terre aborigène, le gouvernement de cet état dit qu'il ne peut plus "soutenir" plus longtemps les terres ancestrales aborigènes.

Des populations vulnérables, à qui on refuse déjà les services de base que la très vaste majorité des Australiens considèrent comme acquis, ont été mises en demeure et averties qu'elles allaient être dépossédées sans aucune consultation préalable et qu'elles seraient virées de leurs terres à la pointe du fusil. Et une fois de plus, les leaders aborigènes ont averti d'une "nouvelle génération de personnes déplacées" et d'un "génocide culturel" (NdT : appelé ethnocide par l'anthropologue politique français Robert Jaulin).

Cow Skull

Europe : petit à petit, les OGM font leur nid

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Une manifestation contre les OGM en mars dernier à Lille
La Commission européenne a autorisé vendredi l'importation et la commercialisation de 19 OGM dans l'Union européenne, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d'interdire leur utilisation sur leur territoire. Onze produits de la multinationale américaine Monsanto figurent au nombre des OGM autorisés.

Onze produits de la multinationale américaine Monsanto, diverses variétés de soja, maïs, colza et coton, figurent parmi les organismes génétiquement modifiés (OGM) autorisés dorénavant par la Commission européenne. Les huit autres produits sont fabriqués par la firme américaine Dupont et les groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l'alimentation animale et humaine, les deux autres étant des fleurs coupées. L'autorisation, annoncée ce vendredi par la Commission européenne, est immédiate et vaut pour dix ans dans toute l'Union européenne.

Interdire l'utilisation des OGM sur leur territoire

Eye 2

La loi sur le renseignement, un texte pour museler la contestation sociale

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Le scénario apparaît immuable : un attentat ultramédiatisé suscite une vive émotion collective, le gouvernement promet une réponse à la hauteur du péril et fait passer une énième batterie de mesures liberticides en procédure d'urgence. La loi sur le renseignement qui sera votée le 5 mai ne fait pas exception, loin s'en faut, se voulant conjurer l'attaque meurtrière contre Charlie Hebdo, l'un des points forts du système de domination médiatique. Et tout comme les précédentes, elle a un spectre d'action bien plus large que la seule menace terroriste contre laquelle elle est censée lutter comme le montre la liste de ses objectifs officiels :

- la prévention des atteintes à l'indépendance nationale, à l'intégrité du territoire et à la défense nationale, aux intérêts majeurs de la politique étrangère et aux intérêts économiques industriels et scientifiques majeurs de la France,

- la prévention du terrorisme

- la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale, de la reconstitution ou d'actions tendant au maintien de groupements dissous.

- la prévention de la criminalité et de la délinquance organisée

- la prévention de la prolifération des armes de destruction massive

Bomb

Pathologie en action : un prince saoudien promets des Bentleys aux pilotes qui bombardent le Yémen

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Un milliardaire saoudien Al-Walid Bin Talal a publié sur Twitter un message inattendu pour les cent pilotes saoudiens qui ont participé aux raids aériens contre le Yémen : chacun se verra offrir une Bentley. Mais ce tweet a rapidement été supprimé.

«Je présente mes félicitations aux leaders sages qui ont conduit à la victoire dans l'opération "Tempête décisive" et au début de l'opération "Restaurer l'espoir"», a twitté le prince Al-Walid mardi après l'annonce de la nouvelle phase de la campagne dirigée par l'Arabie Saoudite au Yémen.

En reconnaissance des mérites de la centaine de pilotes saoudiens qui ont participé à l'opération, je leur offre avec plaisir 100 Bentleys», a-t-on pu lire sur Twitter avant la suppression de ce message.

Certains médias arabes ont suggéré que le compte du prince saoudien avait été piraté, même si ces informations n'ont pas été confirmés.

Bad Guys

Ukraine - Russie : discours psychopathique d'un empire qui tombe le masque

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Il y a des moments comme cela où la vérité surgit soudain et vient brièvement parasiter l'écran de fumée de la vertueuse narrative propagée par les médias-Système. L'effet est toujours saisissant, jubilatoire même. Le 3 février dernier, le directeur de la fameuse agence privée de renseignement Strafor, George Friedman, nous a donc offert l'un de ces moments devant le Council on Foreign Relations de Chicago. Évoquant sans complexe la stratégie de domination globale de l'Empire US, il a parlé de l'opération menée actuellement par les États-Unis pour fracturer l'Eurasie et empêcher ainsi la constitution d'un bloc concurrent euro-asiatique, détaillant à cet égard le rôle-clé des USA dans la déstabilisation de l'Ukraine. Il a aussi stigmatisé cette Europe «qui n'existe pas» où seule l'Allemagne compte, bref, toutes ces sortes de choses qui n'ont rien à voir avec la bouillie pour les chats que vous sert la presse-Système subventionnée au quotidien. Moment rare donc, riche d'enseignements, où tout est dit de l'ivresse de puissance d'un Empire froid comme l'acier, sans âme et donc sans état d'âme.

Bad Guys

Russie - USA : monde réel, monde de la télé

Traduit par Gilles Chertier

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Nous avons tous entendu les déclarations irresponsables des politiciens états-uniens et, ce qui est beaucoup plus préoccupant, de généraux : Poutine doit être stoppé et la Russie ne doit pas être autorisée à atteindre ses objectifs abominables.

Une déclaration caractéristique telle que celle-ci a été faite récemment par le général quatre étoiles à la retraite Barry McCaffrey :
« Jusqu'ici, la réaction de l'Otan à l'agression de Poutine a été d'envoyer une poignée de soldats dans les pays baltes pour montrer sa résolution, ce qui n'a fait que convaincre que l'alliance n'a pas la capacité ou la volonté de se battre. Nous aurions donc tout intérêt à la [l'Otan] faire changer d'avis rapidement et à contester la doctrine de Poutine, qui veut qu'il soit disposé à intervenir militairement dans d'autres pays pour protéger les populations russophones. Nom de Dieu, la dernière fois que nous avons eu droit à ce genre de discours, c'était juste avant qu'Hitler n'envahisse les Sudètes. »

Bomb

Massacre au Yémen : 673 enfants et femmes tués et blessés en 28 jours d'agression saoudienne

Une organisation civile yéménite, qui documente les crimes commis par le régime saoudien lors de sa guerre contre le Yémen, a fait part de la mort de centaines de femmes et d'enfants et de la destruction de plus de 20 mosquées.

«Durant 28 jours, les avions de combat de l'Arabie et de ses alliés ont effectué 2.450 raids contre le Yémen. Les agresseurs ont utilisé des armes prohibées au niveau international», ont annoncé les responsables de cette ONG humanitaire, a indiqué la chaîne iranienne arabophone Al-Alam.

Et d'ajouter : « 3.693 personnes ont été tuées ou blessées par ces raids, dont 373 enfants et plus de 300 femmes. 4 journalistes yéménites figurent parmi les martyrs ».

21 mosquées ont en outre été détruites. Les avions de combat saoudiens ont également bombardé les entrepôts de denrées alimentaires, les marchés, les usines et les centres commerciaux.

Propaganda

Washington et sa guerre de la désinformation

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Le Représentant américain Ed Royce (R, CA) est occupé à détruire la possibilité de dire la vérité aux États-Unis. Le 15 avril, lors d'une audience devant le Comité des affaires étrangères dont Royce est président, il a fait usage de deux presses-pute mineures pour l'aider à redéfinir tous ceux qui contestent les mensonges de Washington comme des menaces qui appartiennent à un culte détraqué de propagande pro-russe.

Voilà le problème de Washington : alors que la presse écrite et la télévision sont sous contrôle aux États-Unis comme dans ses états vassaux, l'Europe, le Canada, l'Australie, l'Ukraine, et le Japon, Washington ne contrôle pas les sites Internet, comme celui-ci, ou des médias tels que Russia Today appartenant à des États non soumis. Par conséquent, les mensonges de Washington sont l'objet de contestations, et les gens perdent confiance dans la presse et la télévision en raison de leur nature propagandiste, les ordres du jour de Washington, basés sur des mensonges, connaissent une sérieuse résistance.

La vérité bouillonne en faisant sauter le couvercle de la propagande de Washington. Face à la possibilité d'une perte de contrôle sur toutes leurs déclarations, Hillary Clinton, Ed Royce, et le reste se plaignent soudainement que Washington est en train de perdre la guerre de l'information. D'énormes sommes d'argent, durement gagné par les contribuables, vont maintenant être utilisées pour lutter contre la vérité avec des mensonges.

Commentaire: Pressions et tensions presque insupportables d'une politique mondiale en pleine folie, à résumer comme ceci :

« Le mensonge est une solution chimique sursaturée : déposez une seule goutte de vérité et l'ensemble se cristallise tout entier autour d'elle, inéluctablement ». Vandana Shiva.


Bad Guys

Le Traité Transatlantique ou le suicide-à-la-Kafka

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Ci-dessous nous donnons une traduction adaptée d'un article paru le 20 avril 2015 dans EUObserver, sous les plumes de Paul De Clerck, de Friends of the Earth Europe, de Lora Verheecke, de Corporate Europe Observatory et de Max Bank, de LobbyControl. Il s'agit de l'examen et de l'interprétation d'une nouvelle proposition de la Commission Européenne, pour l'établissement d'un organisme commun USA-UE de "Coopération de Régulation", au sein du TTIP (le traité transatlantique de libre-échange) en cours de négociation. Ce texte nous a paru intéressant, non seulement parce qu'il confirme tout le mal, - en pire, en bien pire, - que l'on pouvait craindre du TTIP, mais aussi parce qu'il met en évidence combien les mesures envisagées conduiraient implicitement à pénaliser à peu près tous les acteurs, - sauf le corporate power en principe... Mais pourtant ! D'une manière telle que le corporate power lui-même pourrait être frappé, parce que lorsque l'on crée un tel imbroglio, un labyrinthe de cette sorte, en diluant tout autorité, en supprimant toute souveraineté, on évolue vers une sorte de "loi de la jungle" sans la moindre efficacité pour la jungle elle-même, vers une sorte de paralysie gargantuesque, titanesque, vers une paralysie du désordre lui-même que constituent le corporate power et son obsession paranoïaque de la dérégulation... Kafka et ses angoisses s'y seraient certes reconnus, mais comme des amateurs encore bien modestes !