Les Maîtres du Monde
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Bad Guys

Poutine, à propos de l'Ukraine gouvernée depuis l'étranger

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© Sputnik/Evgeny Biyatov
L'évolution de la situation en Ukraine dépend de la patience et de la capacité des Ukrainiens à "supporter cette bacchanale", estime le président russe.

"Le fait que l'Ukraine soit gouvernée depuis l'étranger, que tous les postes clés au sein du gouvernement ainsi que dans les régions soient occupés par des étrangers est une insulte au peuple ukrainien", a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du Forum économique oriental à Vladivostok.

"Vous croyez qu'il n'y a pas de gens honnêtes et bien éduqués en Ukraine? Bien sûr que si", a-t-il ajouté. Dans le même temps, le président russe a souligné que l'évolution de la situation en Ukraine ne dépendait pas de la Russie, mais de l'Ukraine et de son peuple. "Cela ne dépend pas de nous, mais de l'Ukraine, de son peuple — combien de temps les Ukrainiens vont encore supporter cette bacchanale", a répondu M.Poutine à un journaliste qui l'interrogeait sur l'évolution de la situation en Ukraine.

Newspaper

Le New York Times et la propagande antirusse

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Le journaliste US Robert Parry a accusé le New York Times de propagande antirusse

Si le quotidien The New York Times passe souvent en revue les évènements en Ukraine, on ne peut pas dire qu'il puisse se vanter d'être impartial et objectif.

Sur la crise ukrainienne, le New York Times ne voit les choses que sous un seul angle. Tout ce qui se passe dans le pays depuis février 2014 se réduit à des affrontements entre les "idéalistes ukrainiens pro-démocratiquement engagés" et les Russes ethniques qui ont été induits en erreur par la propagande russe et sont devenus des "robots prêts à tuer", estime Robert Parry.

Des récents articles du quotidien américain portant sur les féroces manifestations contre l'autonomie des régions de l'est de l'Ukraine, revêtent un caractère propagandiste nettement marqué.

Pistol

Nouvelle législation militaire au Japon et guerres US

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© Inconnu
De grandes manifestations ont eu lieu à Tokyo dimanche contre la législation militaire débattue dans la Chambre haute (Diète) de la législature japonaise. C'est un signe du sentiment anti-guerre très répandu au Japon et de l'opposition au soutien du Premier ministre Shinzo Abe pour la poussée guerrière des États-Unis contre la Chine.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé devant la Diète. Selon les organisateurs, il y avait 120.000 manifestants. Environ 200 rassemblements plus petits se sont produits à travers le Japon. A Osaka, 25.000 personnes se sont rassemblées pour dénoncer le projet de loi et le gouvernement Abe. Divers groupes ont organisé la manifestation. Certains ont des liens avec les partis d'opposition, tel le Parti démocratique du Japon (PDJ). Les manifestants ont porté des pancartes et ont scandé des slogans dont « La paix, pas la guerre », « Supprimez les lois maintenant » et « Abe dégage »!

Bomb

L'Empire du chaos intensifie ses manoeuvres...

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© Inconnu
Plusieurs nouvelles se télescopent à propos de la Russie, qui pourraient bien être le prologue de grandes manœuvres de déstabilisation, afin d'anéantir son contre-pouvoir au niveau mondial visant en particulier la politique indépendante inaugurée par Vladimir Poutine.

D'une part l'Union européenne annonçait lundi, la mise en œuvre d'une cellule chargée de contrer les informations en provenance de Russie, comme si la propagande massive des chaines de télévision et de la grosse presse n'y suffisait pas. D'autre part des exercices militaires, entre parachutistes, baptisés « Fraternité slave », sont lancés auxquels participent la Russie, la Serbie et la Biélorussie afin de prévenir toute opération du genre des « révolutions colorées », telle que celle qui a déstabilisé l'Ukraine à partir de la place Maïdan en 2013-14, avec ses effets tragiques qui se poursuivent actuellement. Grâce à ces exercices anti-terroristes, un plan détaillé des actions à appliquer sera dressé pour prévenir des opérations de déstabilisations dirigées de l'étranger.

Chess

L'Europe déstabilisée par les États-Unis

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En Libye, en Syrie, en Ukraine et dans d'autres pays à la périphérie ou à la frontière de l'Europe, le président américain Barack Obama a poursuivi une politique de déstabilisation, et même de bombardements et autres supports militaires. Elle pousse des millions de réfugiés hors de ces zones périphériques et vers l'Europe, ajoutant ainsi de l'huile sur le feu entretenu par l'extrême-droite qui rejette les immigrés, à la déstabilisation politique résultante dans toute l'Europe, non seulement en périphérie, mais même jusqu'au nord du continent.

Shamus Cooke en manchette du Off-Guardian, le 3 août 2015: « La Safe Zone [zone tampon, zone pacifiée, NdT] d'Obama en Syrie vise à en faire en une nouvelle Libye », et il rapporte qu'Obama a [fini par] approuver un soutien aérien américain pour une zone d'interdiction de vol en Syrie. Les États-Unis pourront désormais abattre tous les avions du président syrien Bachar al-Assad qui ciblent les groupes extrémistes musulmans, y compris ISIS, qui ont repris des pans entiers du territoire syrien.

Bomb

Comment les Etats-Unis peuvent arrêter l'EIIL sans mettre un pied en Syrie

Traduit par Résistance 71

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Il est de plus en plus difficile de camoufler ou de pirouetter l'info, cela devient apparent même dans les médias occidentaux et leur couverture des évènements que le soi-disant "État Islamique" (EIIL/EI) ne maintient pas sa capacité de combat depuis l'Irak ou la Syrie intra muros, mais plutôt grâce à une ligne logistique qui va et vient entre les nations voisines. Ces nations incluent la Jordanie, le Liban, Israël et de manière encore plus évidente, ce membre de l'OTAN qu'est la Turquie.

Ce fut la chaîne d'info allemande Deutsche Welle (DW) qui a dit dans son rapport « 'IS' supply channels through Turkey, » que des centaines de camions destinés à l'EI et aux territoires qu'il contrôle ont été filmés en attente à Oncupinar en Turquie, de passer la frontière avec la Syrie et ce sans aucune supervision apparente du gouvernement turc. Plus tard, le magazine TIME admettrait la dépendance de l'EI de la ville syrienne frontalière de Tal Abyad pour les ravitaillements et la grande importance de la perte de cette ville au profit des combattants kurdes, car cette place maintient la capacité au combat de l'EI à la fois sur la frontière mais aussi plus profondément sur le territoire syrien.

Un rapport d'AP du mois de Juin « Kurds move to cut off ISIS supply lines in Syria, » affirmait: " Les combattants kurdes syriens se sont rapprochés des banlieues d'une ville tenue par l'EIIL à la frontière turque samedi, coupant potentiellement la route cruciale de ravitaillement des terroristes," ont dit des officiels kurdes et un groupe activiste. La prise de la ville de Tal Abyad à quelques 70km de la place forte de l'EIIL, Raqqa, voudrait dire que le groupe n'aurait plus de route directe (avec la Turquie) pour leur faire parvenir de nouvelles troupes et du ravitaillement. L'avance kurde, venant sous couvert d'une importante assistance aérienne menée par la coalition américaine, joindrait également leur deux fronts et mettrait plus de pression sur la place de Raqqa alors que les forces irakiennes ont bien du mal à contenir le groupe dans leur pays.

Snakes in Suits

Petit tour du monde des guerres impériales en pleine hystérie

Traduit par Ludovic, relu par jj et Diane

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Le monde est devenu plus dangereux en 2015. Les guerres se sont répandues dans le monde. Elles ont connu une escalade, de nouveaux pays ont été bombardés, tandis que des pays déjà en guerre ont subi des affrontements encore plus violents.

D'autres pays, dans lesquels le calme semblait revenir à la suite d'élections, sont maintenant au bord de la guerre civile. Ce sont des guerres qui ne font pas de vainqueurs, seulement de nombreux perdants ; des guerres qui ne finissent pas ; des guerres où des résistances acharnées bloquent les menées impériales. Il y a des flots sans fin de réfugiés submergeant les frontières. Des gens qui ont tout perdu sont enfermés, humiliés et criminalisés parce que ce sont les survivants et les victimes des agressions impériales. Et maintenant les puissances nucléaires s'affrontent du regard en Europe et en Asie : l'Otan contre la Russie, les États-Unis et le Japon contre la Chine. Est-ce que ces flots de sang et ces guerres vont aboutir à une jungle irradiée et vidée des vivants ?

Vivre dangereusement : la marée montante des conflits violents

Chess

Poutine introduit un projet de loi permettant d'éliminer le dollar des échanges commerciaux

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© RIA NOVOSTI
Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a introduit mardi un projet de loi qui permettrait d'éliminer le dollar des échanges commerciaux entre les pays de la Communauté des États indépendants (CEI).

Cette loi a notamment pour objectif de créer un marché financier commun entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et d'autres pays de l'ancienne URSS.

L'accès direct aux marchés financiers des pays membres et les conditions avantageuses des opérations interbancaires, prévus par le projet, «bénéficiera à l'extension de l'utilisation des monnaies nationales lors de paiements étrangers, en créant des prémisses pour la hausse de liquidité des marchés des monnaies nationales», lit-on dans la communiqué du Kremlin. La loi permettra finalement de faciliter les échanges commerciaux dans la région et aidera à arriver à la stabilité macro-économique.

La possibilité du passage vers les versements en monnaies nationales a déjà été discutée dans le cadre de l'Union économique eurasiatique (UEEA). Conformément au projet de développement des systèmes de paiement des pays de l'UEEA, adopté en décembre 2014, un tel passage est prévu dans le cadre de l'Union vers les années 2025-2030.

Bad Guys

Les oubliettes de Guantanamo

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© AP
Le camp de Guantanamo, créé il y a treize ans, compte encore cent seize détenus
Il y a « environ une moitié des détenus qui ne peuvent être libérés, point final. » L'administration américaine a beau chercher à fermer la prison de Guantanamo, créée il y a treize ans sur l'île de Cuba, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, une partie des cent seize détenus doivent rester enfermés « indéfiniment », a rappelé mardi 1er septembre Ashton Carter, le secrétaire à la défense des États-Unis.

« La raison pour laquelle il est compliqué de fermer Guantanamo est la suivante : certains des prisonniers qui sont là doivent être détenus indéfiniment, ils doivent simplement être enfermés », a déclaré M. Carter, qui répondait, au Pentagone, à des questions posées par des militaires américains dans le monde entier. « Mon point de vue est qu'il serait bon, si c'est possible, de fermer Guantanamo, si cela peut être fait en toute sécurité », a-t-il ajouté.

Che Guevara

Royaume-Uni : Qui a peur de Jeremy Corbyn ? L'establishment britannique

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Le candidat à la direction du Parti travailliste cristallise peurs et méfiance. Le dernier à avoir lancé une salve est l'ancien Premier ministre Tony Blair qui n'hésite pas à qualifier la ligne politique de Jeremy Corbyn de «fantasme».

«La politique de Jeremy Corbyn n'est qu'illusion, tout comme dans Alice au pays des merveilles». C'est la thèse défendue par Tony Blair dans une tribune publiée par The Guardian. C'est la deuxième fois que l'ancien Premier ministre prend la plume pour avertir contre la possible accession du candidat Corbyn à la tête du Labor. Déjà mi-août, dans le même journal, il estimait que Jeremy Corbyn n'offrait rien de nouveau et que son élection faisait peser «un danger moral mortel» sur le parti. Rien que ça.

Le Pen, Trump, le parti indépendantiste écossais, Syriza et Corbyn... même combat ?

Dans cette nouvelle diatribe, Tony Blair développe d'autres arguments pour empêcher l'élection de celui que tous les sondages donnent favori à 54% pour l'élection du 10 septembre.

Selon lui, Jeremy Corbyn ne serait ni plus ni moins que la version britannique du candidat-antisystème tel qu'on le retrouve ailleurs. Bref à chacun son Syriza-Varoufakis, son Donald Trump, son Le Pen et son SNP. En effet, cet élu du quartier londonien d'Islington, l'un des plus déshérités d'Angleterre, et qui parle socialisme, nationalisation, politique anti-austérité, fait frémir l'establishment travailliste passé par la cure blairiste du réalisme économique.