Santé et Bien-être
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Cerveau : le danger de la pollution

© Séverin Millet
Des enfants exposés in utero à des niveaux élevés de deux phtalates présentent en moyenne un quotient intellectuel (QI) inférieur de plus de six points à celui d'enfants moins exposés. Cette conclusion préoccupante est le fruit d'une étude au long cours, conduite par des chercheurs de l'université Columbia (New York), et publiée mercredi 10 décembre dans la revue PLoS One.

Les phtalates sont des plastifiants présents dans de nombreux produits courants - objets en PVC, textiles imperméables, cuirs synthétiques, mais aussi rouges à lèvres et à ongles, bombes de laque ou certains shampooings. Ils sont interdits dans les jouets, en Europe comme aux Etats-Unis, mais rien n'est fait pour éviter l'exposition des femmes enceintes.

L'étude a porté sur 328 New Yorkaises, dont l'urine a été analysée au cours du troisième trimestre de grossesse pour y mesurer la concentration en quatre phtalates. Les tests de QI ont été réalisés auprès de leurs enfants à l'âge de sept ans. Pour les 25 % de ceux nés de mères dont les taux de DnBP et DiBP étaient les plus élevés, le QI était respectivement de 6,6 et 7,6 points inférieur à celui du quart des enfants dont la mère montrait la concentration la plus basse de ces deux phtalates. L'étendue des concentrations n'avait rien d'inhabituel et se situait dans l'échelle de celles mesurées au niveau national par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
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Roger Lenglet : ces nanotoxiques qui envahissent notre quotidien

© UCL Mathematical and Physical Sciences
Laboratoire stérile du Centre pour les nanotechnologies à Londres
Invisibles à l'œil nu, les nanoparticules envahissent le quotidien, depuis nos vêtements jusqu'à nos assiettes, sans aucun étiquetage ni traçabilité. Malgré les nombreuses études attestant de la toxicité de certaines de ces particules, les gouvernements refusent d'appliquer le principe de précaution et investissent des milliards d'euros en recherche et développement dans les nanotechnologies. Comment repérer et se protéger de ces nouvelles molécules high-tech ? Entretien avec le journaliste Roger Lenglet, qui décrypte dans son ouvrage Nanotoxiques les dessous de cette menace pour la santé publique.

Basta ! : Les nanomatériaux sont entrés en catimini dans nos vies, dans les objets du quotidien ou de consommation courante. Pourquoi dites-vous qu'il s'agit d'une « bombe sanitaire » ?

Roger Lenglet [1] : Ces particules de dimension nanométrique posent des problèmes toxicologiques. Leur taille minuscule permet à une grande partie d'entre elles de traverser l'organisme, de se loger dans les cellules et de pénétrer dans les noyaux cellulaires contenant l'ADN. Elles peuvent avoir des effets mutagènes, cytotoxiques, cancérigènes... Certaines sont même neurotoxiques : elles traversent la barrière encéphalique qui protège le cerveau et s'attaquent aux neurones, contribuant au développement de pathologies neurologiques comme la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson. Notre organisme n'est pas fait pour résister à ces nouvelles particules aux propriétés stupéfiantes.
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Les sucres ajoutés, davantage responsables de l'hypertension que le sel

© Inconnu
Les sucres ajoutés dans les aliments transformés sont davantage responsables de l'hypertension artérielle et des maladies cardiovasculaires que le sel, selon une analyse publiée dans le British Medical Journal.

Les chercheurs américains James J DiNicolantonio et Sean C Lucan ont réalisé une revue de la littérature scientifique sur le sujet. Alors que les approches pour abaisser la pression artérielle ont toujours mis l'accent sur la réduction de la consommation de sel, disent-ils, les avantages potentiels de cette approche "sont discutables".

Car les réductions moyennes de pression obtenues en limitant le sel ont tendance à être relativement faibles. De plus, des données suggèrent que l'apport quotidien optimal en sel pourrait être de 3 à 6 g et qu'un apport en dessous de 3 g pourrait être nocif.

Commentaire: N'oublions pas que même les sucres dit « naturels », n'ont de naturel que le nom. Les fruits que nous connaissons sont pour la plupart issus de croisements, étalés sur plusieurs siècles de sélections, pour en augmenter la qualité gustative et la teneur en sucre, par exemple. Beaucoup de fruits et légumes modernes, oui, participent, par une stimulation excessive et continue de l'insuline, à un affaiblissement général de la santé.

Concernant le sel :

- Propagande : Le sel est mauvais pour vous
- Selon une étude de Cochrane, réduire le sel ne réduit pas les maladies du cœur

Le fructose, les fruits :

- Fructose et obésité
- Le fructose fait manger davantage : la preuve par l'imagerie
- Le fructose mauvais pour nos enfants
- Les fruits et le régime cétogène
- Jus de fruits et smoothies, un danger pour la santé ?
- Propagande végétariste : « les Inuits vivraient 10 ans de moins à cause d'un manque de fruits et légumes »

Handcuffs

Dr Martine Gardénal : les médecins sont obligés de dénoncer certains patients


Les médecins sont obligés de dénoncer certains patients - Dr Martine Gardénal sur BTLV
Smiley

Dépression : un peu de gaz hilarant ?

© Inconnu
Un essai afin d'obtenir une preuve de faisabilité a montré que le protoxyde d'azote ou gaz hilarant a le potentiel d'être un traitement efficace contre la dépression sévère chez les patients qui ne répondent pas ou plus aux traitements habituels. Le rire pourrait être le meilleur remède.

L'étude, qui a été menée à l'université de Washington à St Louis, est la première à examiner les effets du gaz hilarant sur des patients déprimés, ce qui est en soi assez surprenant : "Pourquoi ne pas utiliser un médicament qui fait rire les gens, en particulier s'ils sont super tristes ?".

L'idée de base est que le rire forcé a les mêmes avantages physiologiques et psychologiques que le rire spontané. En effet, rire, que ce soit volontaire ou involontaire, a été démontré comme conférant un certain nombre d'effets bénéfiques médicalement, y compris comme de booster la santé cardiovasculaire et l'humeur. Le rire augmenterait même le seuil de la douleur d'une personne.
Donut

Fructose et obésité

© Inconnu
Une brève communication de l'American College of Neuropsychopharmacology vient de jeter un gros pavé dans la mare bien glauque de l'industrie agro-alimentaire malgré le fait que l'étude réalisée à l'Université de Californie du Sud ne portait que sur 24 personnes, femmes et hommes âgés de 16 à 25 ans. On a fait boire à ces volontaires un grand verre d'eau sucrée mais pas sucrée n'importe comment : soit avec du glucose soit avec du fructose. Puis on leur a montré des images de mets appétissants tout en suivant l'activité de leur cerveau par imagerie fonctionnelle en résonance magnétique. Le résultat est tombé presque comme un couperet : le glucose provoque une sensation de satiété alors qu'il n'en est pas de même pour le fructose. Cette sensation a été suivie par imagerie au niveau du noyau accumbens, une partie essentielle du circuit cérébral de la récompense. Non seulement le fructose diminue le taux de circulation de la leptine, l'hormone de la satiété, mais il accroit la réponse du cerveau au désir de se nourrir tel que l'imagerie fonctionnelle a pu le montrer avec l'activation de ce noyau accumbens ce qui n'est pas le cas pour le glucose.

Le glucose est la première source d'énergie du cerveau et si l'organisme n'a pas le temps de prendre en charge le fructose ajouté à de nombreux aliments sous forme de sirop de maïs enrichi en ce sucre, car son pouvoir sucrant est supérieur à celui du glucose, alors il atteint le cerveau.


Commentaire : Le glucose est la première source d'énergie du cerveau... si on a une alimentation basée sur les hydrates de carbone. Le régime cétogène propose une autre alternative au corps, et solutionne par la même bon nombre de problèmes de santé. Car ne nous leurrons pas : le glucose reste seulement moins nocif que le fructose.

- Une présentation du régime cétogène

Beaker

Pesticides : 30 ans après, ils remontent encore à la surface

© MaxPPP
Les pesticides et engrais sont l'une des principales sources de pollution en France
Des chercheurs de trois laboratoires de l'Université de Savoie ont fait une importante découverte dans le secteur du lac de Saint-André (Savoie). Un secteur composé à 30% de terres viticoles. Leur étude montre que des insecticides et pesticides utilisés il y a plus de 30 ans remontent à la surface aujourd'hui.

Des chercheurs de l'Université de Savoie ont fait une importante découverte. Depuis 2011, ils travaillent dans le secteur du lac de Saint-André (Savoie). Un secteur composé à 30% de terres viticoles. Ils ont montré que des insecticides et pesticides utilisés, il y a plus de trente ans remontent à la surface aujourd'hui près du Lac de Saint-André. Grâce à une carotte sédimentaire prélevée dans le lac, ils ont pu reconstituer les pratiques viticoles des 150 dernières années. Ils ont observé que des insecticides de type DDT, interdits en France depuis les années 70, car néfastes pour l'écosystème et la santé, étaient encore présents dans les sols et surtout que des résidus remontent à la surface.

S'ils remontent, c'est à cause des herbicides, comme le Roundup, utilisés par certains vignerons. Ils tuent toutes les herbes autour des vignes, et provoquent l'érosion des sols. C'est ce phénomène d'érosion qui fait remonter de vieux insecticides. Jusqu'à présent personne n'avait fait ce constat. C'est une découverte majeure. Aujourd'hui, personne ne connaît les conséquences de cette découverte sur l'environnement. Pour le moment, les chercheurs savoyards ne pensent pas que les résidus d'insecticides aient une incidence sur les vins produits dans ce secteur.
Pills

Résidus de médicaments et cultures de plantes

© Inconnu
Trente millions de personnes de par le monde se traitent quotidiennement le plus souvent par auto-médication avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ces molécules représentent un marché considérable « over-the-counter » puisqu'ils ne nécessitent pas de prescription et il est donc tout à fait compréhensible que leur usage soit aussi répandu. La population vieillissante en constante augmentation en raison de l'amélioration de l'espérance de vie et souffrant d'arthrite, d'arthrose et d'autres maux nombreux et variés ne peut plus se passer de ces médicaments loin d'être anodins. Les anti-inflammatoires les plus communément utilisés sont le diclofenac, l'ibuprofen et le naproxen, respectivement appelés aussi Voltarene, Paracetamol et Antalgine. Ce sont des inhibiteurs d'un classe d'enzymes impliqués dans les processus inflammatoires appelées COX pour faire court. Or trente millions de personnes s'administrant jusqu'à un gramme par jour de ces substances ça fait beaucoup !

Les stations d'épuration des eaux usées n'éliminent pas ces produits et ils se retrouvent naturellement dans les boues d'égout épandues dans les champs comme engrais et les eaux retraitées parfois utilisées pour l'irrigation. C'est ainsi qu'on a étudié l'effet de ces produits sur les lombrics et la faune aquatique mais ces travaux se sont limité à l'évaluation de la teneur en ces diverses molécules dans ces organismes vivants.
Stock Down

Baisse de QI pour les fœtus exposés aux phtalates

© REUTERS / Alex Lee
Exposés à des polluants chimiques pendant la grossesse, les enfants ont en grandissant un QI inférieur à la moyenne
Les polluants domestiques à nouveau pointés des doigts. Selon une étude américaine, les fœtus exposés à des niveaux élevés de deux phtalates, des substances chimiques présentes dans de nombreux produits de consommation, ont un quotient intellectuel en moyenne plus bas.

Il s'agit des phtalates de dibutyle (DnBP) et dedisobutyle (DiBP), précisent ces chercheurs de la faculté de santé publique de l'université Columbia à New York, auteurs de cette étude, première à établir un lien entre une exposition prénatale aux phtalates et le QI chez des enfants en âge scolaire.

Savons, vernis, rouge à lèvres

On trouve ces phtalates dans une grande variété de produits de consommation comme dans les feuilles d'assouplissant pour sèche-linges, le vinyle, certains rouge à lèvres, laques pour les cheveux, vernis à ongles ou encore savons, précise l'étude parue dans la revue scientifique américaine Plos one.

Pour cette étude, les auteurs ont suivi 328 femmes et leurs enfants à New York dont les revenus sont modestes. Ils ont mesuré dans leur urine, au troisième trimestre de leur grossesse, les niveaux de quatre phtalates (DnBP, DiBP, di-2-ethylhexyle et diéthyle). Le QI des enfants a été testé quand ils avaient sept ans.

Commentaire: Concernant les phtalates :

- Asthme et phtalates
- 60 % des vins français contaminés aux phtalates
- Même en mangeant sain et bio, on s'empoisonne aux phtalates et au bisphénol
- Les phtalates pourraient favoriser une ménopause précoce
- Santé : après le bisphénol A, les phtalates dans le collimateur
- Une étude prouve que les phtalates (omniprésents) diminuent la fertilité masculine

Ambulance

Ebola continue de se propager : plus de 6000 morts

La fièvre hémorragique Ebola continue de se propager rapidement dans l'ouest de la Sierra Leone ainsi que dans les zones forestières de Guinée, a déclaré aujourd'hui un responsable des Nations unies.

Pour David Nabarro, émissaire spécial du secrétaire général de l'Onu pour l'épidémie de fièvre Ebola, il faut davantage de professionnels de santé étrangers sur le terrain pour lutter contre la maladie, notamment en Sierra Leone où les centres de soins sont encore en phase d'ouverture et ont besoin de personnel qualifié.

Selon le dernier bilan fourni lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie de fièvre Ebola qui s'est déclaré en mars en Afrique de l'Ouest a fait 6.331 morts dans les trois pays les plus touchés - Liberia, Guinée et Sierra Leone.
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