Santé et Bien-être
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Ambulance

Les sodas également responsables de la stéatose et de la cirrhose du foie ?

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© Tischenko Irina
Une ligne de plus à la liste de risques associés à l'excès de consommation de boissons sucrées : la stéatose du foie
La consommation quotidienne de boissons sucrées accroîtrait le risque de stéatose hépatique non alcoolique (SHNA), laquelle peut évoluer en cirrhose du foie. Cette lésion du foie résulte d'un dépôt de lipides anormalement important dans l'organe.

« Notre étude s'ajoute à un important corpus d'articles consacrés au sujet et se focalise sur la relation existant entre la consommation de boissons sucrées et l'apparition de la SHNA [stéatose hépatique non alcoolique, NDLR] et d'autres maladies chroniques dont le diabète et les problèmes cardiovasculaires », explique Jiantao Ma, diplômé de la Friedman School of Nutrition Science and Policy (Tufts University, Massachusetts), l'auteur principal de l'étude.

Dans le cadre de ses recherches, 2.634 hommes et femmes d'âge moyen et principalement de type caucasien ont accepté de consigner leur consommation de cola (contenant ou non de la caféine), de boissons pétillantes sucrées et de boisson aux fruits sans bulles.

Stock Down

Pesticides et réduction des performances cognitives chez les enfants

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© Inconnu
De nouveaux éléments suggérant la neurotoxicité chez l'homme des insecticides du groupe des pyréthrinoïdes (1), présents dans une grande variété de produits et d'usages, sont rapportés par une étude française publiée dans la revue Environnement International.

Une augmentation des taux urinaires de métabolites de ces insecticides chez les enfants était associée à une baisse significative de leurs performances cognitives, en particulier de la compréhension verbale et de la mémoire de travail, à 6 ans.

Cécile Chevrier et ses collègues de l'Inserm, l'IRSET et l'Université Rennes 2 ont réalisé cette étude avec près de 300 couples mère-enfant sélectionnés au hasard dans la cohorte PELAGIE (Bretagne).

Les pyréthrinoïdes, indique le communiqué de l'Inserm, « "constituent une famille d'insecticides largement employés dans divers domaines : agricole (diverses cultures), vétérinaire (produits antiparasitaires) et domestique (shampooings anti-poux, produits antimoustiques). Leur mode d'action consiste en un blocage de la neurotransmission des insectes provoquant leur paralysie. Du fait de leur efficacité et de leur relative sécurité chez l'homme et les mammifères, ils se sont substitués à des molécules plus anciennes (organochlorés, organophosphorés, carbamate) considérées comme plus toxiques. "»

Nuke

Aliments irradiés ? Pas de problème, rendons toutes les mesures « acceptables »

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Il y a quatre ans, juste après Fukushima, l'Union Européenne s'était mise à passer au compteur Geiger les 8 000 tonnes de denrées qu'elle importe chaque année du Japon : poissons à sushi, brocolis, algues pour maki, champignons, thé vert, abricots, etc. En effet, si en temps normal, la réglementation européenne bannit de nos assiettes tout aliment radioactif, en cas de pépin nucléaire, des dérogations adoptées il y a près de trente ans, dans le sillage de Tchernobyl, permettent, dans l'année qui suit la catastrophe, d'importer des produits contaminés, à condition toutefois qu'ils ne dépassent pas un certain seuil. Seuil que la Commission Européenne veut aujourd'hui revoir. Pourquoi ? Pour que l'Europe soit prête en cas d'accident nucléaire sur son propre territoire...

À première vue, il y a du mieux : le projet de règlement est plus précis. Là ou l'on se contentait initialement de fixer des seuils pour deux grandes catégories de radioéléments, ceux à courte et à longue vie, on en compte désormais quatre, du plutonium au strontium, que l'on croise avec cinq catégories d'aliments. En prime, la Commission promet qu'avec ces nouvelles normes, un Européen ne dépassera pas 1 millisieviert par an, la dose maximale de radioactivité, toutes sources d'expositions confondues, considérée comme acceptable pour les populations. Laquelle dose induit un cancer mortel pour 100 000 habitants. Ce qui ne représente guère pour la France que 3 800 décès annuels par cancer radio-induits : une paille !

Beaker

Les « bonnes » eaux minérales françaises

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© MAXPPP
Lundi matin, le magazine 60 millions de consommateurs a révélé, dans une étude en partenariat avec l'association France libertés, que certaines eaux minérales contenaient des traces de médicaments et de pesticides. Selon Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine, il n'y a toutefois pas lieu de s'inquiéter, les particules étant présentes en très faible quantité.

Les eaux plates

- Hépar (source Hépar) : Buflomédil (médicament, vasodilatateur)

- Mont Roucous (source Mont Roucous) : Tamoxifène (médicament, hormone de synthèse contre le cancer du sein)

- Saint Amand (source du Clos de l'abbaye) : Tamoxifène et Naftidrofuryl (médicament, vasodilatateur)

Vittel (Grande source) : Hydroxyatrazine (pesticide)

Volvic (source Clairvic) : Atrazine (pesticide)

Commentaire: Et bien sûr, le discours habituel : les doses sont faibles, il n'y a pas de danger, on peut boire de l'eau en toute sécurité, etc.

Pour en finir avec la théorie des faibles doses, quelle que soit la substance concernée :

- Nucléaire et pesticides: en finir avec les "faibles doses"


Syringe

Survaccins : Touraine, entre mensonge et incompétence


Après la pétition du Professeur Henri Joyeux contre le super vaccin Infanrix hexa qui a recueilli plus de 500 000 signatures, la ministre de la santé Marisol Touraine panique et prononce le 31 Mai un démenti grossier où elle stigmatise le professeur en jouant sur l'émotion (qu'elle dénonce, comble !) et en ne répondant à aucune des interrogations soulevées par ce dernier.

Arrow Up

Ebola repart à la hausse

En Guinée et au Sierra Leone, le nombre de nouvelles personnes contaminées par le virus Ebola a fortement augmenté, selon l'OMS. Une hausse qui met à mal l'espoir de régression de l'épidémie meurtrière, démarrée en décembre 2013.

Trente-cinq nouveaux cas ont été rapportés durant la semaine dernière en Guinée et au Sierra Leone, soit quatre fois plus que la semaine précédente. C'est "le plus fort total hebdomadaire de cas confirmés d'Ebola sur une période d'un mois", s'inquiète l'OMS dans son dernier bilan. La Guinée, où l'épidémie a débuté fin 2013, a été la plus durement touchée la semaine dernière, avec vingt-sept cas rapportés, contre sept la semaine précédente. Une augmentation constatée également en Sierra Leone, où le nombre de cas est passé de deux à huit.

La progression en Sierra Leone met fin à trois semaines consécutives de baisse des nouveaux cas enregistrés. Une mauvaise nouvelle pour l'OMS, car ce pays semblait s'orienter dans la même direction que le Liberia voisin, où l'épidémie s'est éteinte le 9 mai dernier.

Beaker

Pesticides : nul endroit où ils ne sont pas

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© AFP PHOTO / THOMAS SAMSON
Action de militants de Greenpeace devant le siège du groupe coopératif agricole Invivo, le 13 mai 2015, à Paris, pour dénoncer les conséquences des pesticides sur la santé des agriculteurs
L'association Greenpeace a publié le 13 mai un rapport de synthèse sur la présence des pesticides dans la vie quotidienne des Français. Assourdissant silence au ministère de l'Écologie et au ministère de l'Agriculture dans un pays où les agriculteurs et les jardiniers amateurs en utilisent chaque année près de 80.000 tonnes, avec des répercussions qui peuvent être graves sur leur santé.

Pas étonnant qu'ils prennent une place de choix dans tous nos menus. Présence qui ne fait l'objet d'aucune vérification puisque seuls les produits bio sont étroitement contrôlés pour « mériter » leurs labels biologique français et européens. Pourtant, à en croire la lecture minutieuse des revues scientifiques à laquelle Greenpeace s'est livré pendant des mois, il y en a partout.

Dans les œufs et le lait on trouve des résidus d'insecticides. Ils sont présents dans les fruits de mer qui absorbent et retiennent dans leurs chairs les composés chimiques dispersés par les ruissellements provenant des zones agricoles côtières ainsi que ceux charriés par les fleuves et des rivières. Substances qui s'accumulent dans le corps humain. Phénomène inquiétant constaté chez les gros mangeurs de ces produits dont le sang en contient de grosses concentrations.

Gear

Pilule contraceptive et destruction de l'écosystème

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Les scientifiques ont constaté que l'épandage des hormones stéroïdes féminines était toxique pour l'environnement. Il y a plusieurs raisons à cela : l'usage incontrôlé de ce type de produits pour accélérer la croissance des poulets, des veaux ; les traitements substitutifs de la ménopause, la pilule contraceptive. Dans tous les estuaires des fleuves où se concentrent des déchets organiques il a été constaté que les poissons se féminisaient ; les mâles avaient une fertilité décroissante.

En ce qui concerne les pilules oestro-progestatives prises par les femmes il est bon de savoir que 68 % des doses ingérées se retrouvent dans ce qui est appelé les émonctoires (élimination des déchets de l'organisme par les urines, la sueur et les matières fécales) pour se retrouver dans les eaux usées puis dans la nature, perturbant l'écosystème.

Commentaire: Pas de vengeance de la nature à proprement parler. Parlons plutôt de simples conséquences issues d'actions en inadéquation avec l'environnement.


Pills

Les antibiotiques chez les bébés impliqués dans plusieurs maladies à l'âge adulte

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Une étude, publiée dans la revue Cell Host & Microbe, a identifié un triple lien entre l'utilisation d'antibiotiques chez les nourrissons, des changements dans les bactéries intestinales et certaines maladies plus tard dans la vie.

Pajau Vangay et Dan Knights de l'Université du Minnesota ont, avec leurs collègues, synthétisé des centaines d'études. Des effets importants des antibiotiques à court terme et à long terme sur la diversité et la composition des bactéries intestinales ont été constatés. Ces déséquilibres dans le microbiote intestinal ont été liés à des maladies infectieuses, des allergies, des maladies auto-immunes et l'obésité plus tard dans la vie. Toutes des maladies qui sont en augmentation.

Pills

500 000 décès par an en occident à cause des antidépresseurs, somnifères et neuroleptiques

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Les bénéfices des médicaments psychiatriques (ou psychotropes) sont exagérés et leurs préjudices sont minimisés en raison de la mauvaise conception des essais cliniques, affirme Peter Gøtzsche, directeur du Nordic Cochrane Centre (Danemark) dans The British Medical Journal.

Plus d'un demi-million de personnes âgées de plus de 65 ans meurent de l'utilisation de médicaments psychiatriques chaque année dans le monde occidental et les bénéfices devraient être « colossaux » pour justifier ces traitements « immensément nuisibles », dit-il.

Mais leurs bénéfices sont « minimes », explique-t-il, ajoutant que ces traitements devraient « être utilisés presque exclusivement dans les situations aiguës ». De nouvelles lignes directrices devraient soutenir ce changement ainsi que supporter des cliniques de sevrage pour aider de nombreux patients à cesser graduellement ces médicaments.

Les bénéfices sont surestimés et les effets indésirables minimisés, dit-il, parce que la plupart des essais randomisés sont biaisés, ne sont pas réalisés à l'aveugle de façon appropriée, n'évaluent pas complètement les effets des médicaments et les décès sont sous-déclarés, dit-il.