Santé et Bien-être
Carte

Attention

Thyroïde : les dangers du dépistage

Image
© Inconnu
Le dépistage du cancer de la thyroïde est devenu dangereux.

Les techniques d'imagerie actuelles sont trop puissantes. Elles conduisent, de façon artificielle, à « un tsunami de cancers de la thyroïde », ainsi que le formule un chercheur interrogé par le New York Times [1]. Le nombre de cancers de la thyroïde a triplé aux États-Unis depuis quarante ans. Il a été multiplié par 2,4 en Suisse depuis 1975. En France, il progresse de 2 à 6 % par an, selon Martin Schlumberger, chef de service de médecine nucléaire de l'Institut de cancérologie Gustave Roussy à Villejuif [2].

Ce ne sont pas des personnes qui vont mourir du cancer de la thyroïde. Les chiffres de décès ne bougent pas : ils restent stables et faibles. Ce sont des personnes qui se sont fait diagnostiquer un cancer. Elles se croient cancéreuses. Elles sont inquiètes, elles pensent qu'elles vont mourir, elles se font opérer, elles subissent toutes sortes de séquelles.

Commentaire: Pas de doute quand aux effets néfastes d'une surmédicalisation de la population. Même chose en ce qui concerne les traitements agressifs proposés.

- Ce que l'industrie du cancer ne veut pas que vous sachiez sur la chimiothérapie et les rayons
- Mammographie et campagne de désinformation concernant le cancer du sein
- Le paradigme médical est mortellement défectueux
- Trop de personnes inutilement traitées pour un cancer
- La mammographie augmente l'incidence du cancer
- Nous vivons une époque barbare : des médecins encouragent maintenant des patients à se faire enlever des parties du corps pour « prévenir un cancer »
- La « chimiothérapie » favoriserait la relance du cancer, d'après des chercheurs américains


Life Preserver

Médecine : une évaluation des risques qui laisse plutôt à désirer

Image
© Inconnu
Dans la rubrique médecine préventive qui est un terme plutôt vague et fourre-tout, les médecins n'en finissent pas de prodiguer des conseils à leurs patients (clients) pour les prémunir contre toutes sortes de pathologies. Les médecins sont d'autre part assaillis de publicités en provenance des laboratoires pharmaceutiques et de recommandations émanant des organismes étatiques à tel point qu'ils ne savent parfois plus vraiment comment formuler un jugement sinon objectif du moins crédible. L'un des domaines très « juteux » des recommandations prodiguées par les médecins à leurs patients est tout ce qui concerne les maladies cardiovasculaires dont l'athérosclérose. Les enjeux économiques sont en effet considérables et le corps médical subit la pression constante des laboratoires pharmaceutiques pour prescrire telle ou telle drogue supposée active dans le traitement de cette affection.

Une récente étude réalisée conjointement par une dizaine d'universités américaines et publiée dans le dernier numéro des Annals of Internal Medicine (doi:10.7326/M14-1281) indique clairement que l'estimation des risques de maladies cardiovasculaires était erronée et ceci depuis de nombreuses années. Cette étude a concerné 4227 personnes non diabétiques et ne présentant aucun signe clinique de maladies cardiovasculaires au début de l'étude, âgées de 50 à 74 ans, hommes et femmes, suivies depuis l'année 2002. Passons sur les détails des analyses statistiques utilisant 4 méthodes d'approche différentes mais celles-ci ont permis d'évaluer le bien-fondé des recommandations concernant la prévention des risques cardiovasculaires.

Il est apparu que, systématiquement, le facteur risque était surestimé. Pour que les choses soient plus parlantes, cette estimation a été traduite en pourcentages, 100 % étant une évaluation fidèle ou très proche de la réalité compte tenu des paramètres biochimiques et sanguins des patients. Chez les hommes la surévaluation était systématique et variait entre 137 et 254 %. En d'autres termes et au minimum près de 40 % des hommes s'étaient vu prescrire au moins un médicament inutilement et parmi les 60 % restants c'était systématiquement des prescriptions pléthoriques et inutiles conduisant à l'apparition de symptômes secondaires induits par ces outrances médicamenteuses.

Commentaire: Quand aux labos :

- Auteurs-fantômes scientifiques, laboratoires et faillite des agences sanitaires
- Les laboratoires pharmaceutiques ont ignoré un possible traitement du cancer parce qu'il ne leur permettait pas de réaliser de gros bénéfices
- Les Américains accros aux neuroleptiques à cause des laboratoires
- Psychiatrie et laboratoires: l'union macabre
- Le laboratoire Merck et « les valises de biftons »


Health

La science à la base des antidépresseurs est une science dépassée

Image
© Inconnu
La science derrière de nombreux antidépresseurs semble être dépassée, selon les auteurs d'une étude, publiée dans la revue Neuroscience & Biobehavioral Reviews, qui remet en question les idées dominantes sur la nature de la dépression et sur ces antidépresseurs.

Paul Andrews, psychologue évolutionniste à l'Université McMaster (Ontario, Canada), et ses collègues (1) ont analysé les études liées à la théorie, qui prévaut depuis près de 50 ans, selon laquelle la dépression est liée à de faibles niveaux du neurotransmetteur sérotonine dans les espaces de communication (les synapses) entre les cellules du cerveau.

La théorie des faibles niveaux de sérotonine est à la base des médicaments antidépresseurs couramment prescrits appelés inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Ces derniers maintiennent les niveaux du neurotransmetteur élevés en bloquant sa recapture par les cellules qui les libèrent.

Evil Rays

Téléphonie mobile : déjà l'onde de choc

Image
© Daphné Mongibeaux
Jonathan, 32 ans, chez son ostéopathe avec sa protection anti-ondes, un tissu en coton et fibres métalliques. Premier à bénéficier d'une aide départementale pour s'équiper de protections.
Pour la première fois en France, une loi est adoptée sur l'encadrement de l'exposition aux ondes électro-­magnétiques. C'est le début d'une reconnaissance du danger des radiofréquences sur la santé. Parmi les études publiées récemment, celle de l'Inserm confirme bien le lien entre l'utilisation intensive du téléphone ­portable et l'apparition de tumeurs cérébrales. Mais où commence l'« utilisation intensive » ? Et pour quels consommateurs ? Les réponses sont inquiétantes.

Depuis janvier 2013, Camille a téléphoné 1 433 heures avec son portable. A 31 ans, elle aurait un risque de développer une tumeur cérébrale. Cette « association positive » entre l'utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales est le résultat de l'étude publiée par l'Unité Inserm 897 de Bordeaux en mai 2014, une des dernières -  et des rares  - parues sur le sujet. Les travaux montrent que « l'utilisation massive du téléphone portable, supérieure ou égale à 896 heures d'appels, dans une vie, serait ­associée au développement de tumeurs cérébrales. Chez ces personnes, le risque d'avoir une association positive entre l'utilisation de leur téléphone portable et le développement de ­tumeurs cérébrales est augmenté pour celles qui téléphonent plus de 15 heures par mois. » Des chiffres d'une précision étonnante qui classent Camille parmi les utilisateurs « intensifs » du portable, ce qu'elle était loin d'imaginer avec ses 16 heures et 38 minutes consommées le mois dernier. En douze ans, Camille a changé cinq fois de téléphone ­portable. Personne ne lui a dit qu'il fallait limiter ses appels, ­privilégier l'oreillette et éviter de téléphoner dans les zones de mauvaise réception. Au contraire, on l'a à chaque fois incitée à profiter des nouvelles offres illimitées.

Ambulance

Mercure et maladies auto-immunes

Image
© DR
Le thon, parmi les plus chargés de mercure
Le mercure, que l'on retrouve notamment dans certains poissons et dans les amalgames dentaires, pourrait favoriser la survenue de maladies auto-immunes, révèle une étude américaine publiée dans la revue Environment Health Perspectives.

Affectant en premier lieu les femmes, les maladies auto-immunes comptent la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (Mici), la sclérose en plaques, le diabète insulinodépendant, ou encore le lupus érythémateux systémique. Très diverses dans leurs symptômes, ces maladies ont un point commun: la présence chez les patients d'anticorps dirigés contre l'organisme, dont les anticorps antinucléaires (ANA). Certes, avoir des ANA ne signifie pas pour autant que l'on est atteint d'une telle maladie, mais cela favorise le risque à long terme, précédant les premiers symptômes de plusieurs années, parfois de plusieurs décennies. Or le mercure, auquel on est exposé via les amalgames dentaires et certains poissons, pourrait favoriser l'apparition d'anticorps ANA. Le métal lourd est déjà lié à des retards du développement cérébral chez l'enfant, mais aussi à des lésions rénales et à des maladies cardiovasculaires.

Beaker

Néonicotinoïdes : le sénat rejette l'interdiction...

Image
© Inconnu
Le 4 février 2015, le Sénat a rejeté la proposition de résolution portée par le Sénateur écologiste Joël Labbé demandant au gouvernement d'agir auprès de l'Union Européenne "pour une interdiction de toutes les utilisations des pesticides néonicotinoïdes en Europe tant que les risques graves pour la santé humaine, animale et l'environnement ne seront pas écartés."

Les néonicotinoïdes représentent une classe de famille d'insecticides neurotoxiques. Ils sont présents sur le marché français depuis 1994. Sous ces dénominations, on trouve les substances actives suivantes : thiaméthoxam, imidaclopride, thiaclopride, dinotéfuran, acétamipride, et clothianidine. Leur caractère systémique leur confère la possibilité d'être présents dans la totalité de la plante durant toute sa vie. On retrouve ainsi ces pesticides sur les feuilles, fleurs, racines, tiges, mais aussi dans le pollen et le nectar. Sans compter qu'ils contaminent également le sol, l'eau et l'air !

En 2013, trois substances néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxam) ont été provisoirement interdites pour une durée de 2 ans sur les cultures de maïs, colza, tournesol, coton et céréales à pailles semées au printemps. Cette interdiction faisait suite à un avis de l'EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) reconnaissant la dangerosité de ces substances pour les abeilles et les humains.

Dans un communiqué du 17 décembre 2013, l'EFSA a en effet déclaré que " deux insecticides néonicotinoïdes - l'acétamipride et l'imidaclopride - peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ". Elle " a constaté que l'acétamipride et l'imidaclopride peuvent affecter de façon défavorable le développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions telles que l'apprentissage et la mémoire. "

Commentaire: Une solution partielle au problème : manger des aliments non traités.

Quand aux néonicotinoïdes :

- Néonicotinoïdes : « nouveau » désastre écologique en perspective
- Déclin des oiseaux lié aux néonicotinoïdes
- Documentaire : des pesticides dans nos assiettes


Snakes in Suits

Médicamenteurs - Médicafraudeurs - L'agence du médicament US (FDA) accusée de blanchiment de fraude scientifique

Que des laboratoires pharmaceutiques fraudent pour vendre des médicaments, ça arrive. On ne va pas s'offusquer pour si peu... mais que les autorités sanitaires US couvrent leurs agissements, ça pose un sérieux problème !
© Inconnu
Chaque année, au pays de l'oncle SAMM (sans AMM), la Food and Drug Administration (FDA) inspecte des dizaines de centres chargés de tester les nouveaux médicaments. Et chaque année, elle découvre des erreurs et des falsifications. Mais la plupart du temps, rien n'est fait pour informer le public, pas plus que la communauté scientifique...

C'est Charles Seife, professeur de journalisme à l'université de New York, qui dévoile le pot aux roses via une étude publiée par la revue JAMA, accompagnée d'une bafouille sur le site US de Slate. Sur 57 essais au sujet desquels la FDA a trouvé des choses à redire, 22 concernaient des falsifications de données, 14 des violations flagrantes de protocole, 42 des erreurs dans la rédaction des dossiers. Et... seuls 3 de ces études pipées ont donné lieu à une communication officielle... les autres ayant été passées sous silence ! Aucun retrait d'article, aucune correction, aucune plainte, aucune alerte, rien...

Syringe

Épidémie de rougeole à Disneyland : Le vaccin serait en cause

Alors que l'on rejette la responsabilité de l'épidémie de rougeole de Disneyland sur les non-vaccinés, de nombreux éléments tendent au contraire à prouver que ce vaccin inefficace serait à l'origine de l'épidémie.
Image
Ce dernier stratagème qui consiste à attribuer aux non-vaccinés la responsabilité d'un vaccin qui manque d'efficacité s'est en fait répandu dans tous les médias grâce aux stratégies marketing de l'industrie du vaccin et du complexe médico-industriel.

Il y a deux ans, quand une débâcle similaire a eu lieu, j'ai écrit un article qui s'intitulait : « L'épidémie de rougeole de 2013 : l'échec d'un vaccin et non le refus de se faire vacciner » et qui a contribué à déconstruire le mythe que les non-vaccinés étaient responsables de l'épidémie de rougeole dans des populations fortement vaccinées. Selon la propagande en vigueur, ce sont les communautés religieuses, les visiteurs en provenance de pays où la rougeole est endémique, ainsi que ceux qui refusent les vaccinations aux États-Unis, qui sont responsables du fait que la vaccination contre la rougeole n'ait pas pu conférer une immunité durable.

Heart - Black

Alerte au mercure - Le Documentaire

Image
Le mercure se trouve partout, dans les produits d'hygiène, les jouets en plastique, les ampoules à économie d'énergie, les poissons, les amalgames dentaires. En effet, ce métal à l'état liquide est encore utilisé par les industriels en raison de ses nombreuses propriétés chimiques.
Pourtant en 2007, l'OMS l'a classé parmi les dix substances les plus toxiques.

Des études font désormais le lien avec des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques. La plupart des pays européens ont adopté des mesures pour limiter son utilisation.
Mais les autorités françaises tardent à réagir.

Durant de longs mois, une équipe a enquêté dans les cabinets dentaires, les usines de recyclage d'ampoules et les poissonneries.

Les résultats sont inquiétants.

Commentaire: Attention si vous envisagez de faire déposer vos amalgames dentaires. Il y a des précautions à prendre. Contactez un dentiste spécialisé comme celui montré dans l'émission.


Bacon n Eggs

Petite histoire du gras : genèse d'une désinformation, suite et fin

Image
© Inconnu
La diète méditerranéenne

La diète méditerranéenne consiste à obtenir le plus de calories possibles des légumes, fruits, légumineuses et du grain entier. Le poisson, le poulet, les noix, les oeufs, le lait, le yogourt et le fromage peuvent être consommés avec modération, pas de viande rouge, sans oublier l'ingrédient miracle : l'huile d'olive. En fait, cette diète n'a jamais vraiment existé en Méditerranée, elle a été inventée par des nutritionnistes inspirés de l'Étude des Sept Pays d'Ancel Keys. Le passage de ce dernier en Crète (pendant le carême) allait d'ailleurs fortement influencer le contenu de cette diète.

La première à tenter de la définir était Antonia Trichopoulou, professeure de l'Université d'Athènes. De son côté, Anna Ferro-Luzzi, de l'Institut National de Nutrition de Rome, entama un travail similaire en Italie, mais abandonna jugeant qu'il était impossible de formaliser cette diète. Les habitants des pays dit méditerranéens ont des alimentations très hétérogènes, ce qui rend difficile de les unifier en un même concept. L'autre obstacle était qu'à l'époque, le monde de la nutrition privilégiait une alimentation faible en gras, donc l'huile d'olive était comme un chien dans un jeu de quilles. Trichopoulou eut davantage de succès et réussi à convaincre l'influent Walter Willett, épidémiologiste de Harvard, des bienfaits de cette diète. Ce dernier la formalisera à une conférence en 1993.

L'étude EPIC menée par Trichopoulou sur 74,600 personnes âgées de 9 pays d'Europe démontra une plus longue longévité pour la diète méditerranéenne.

Une étude menée à Lyon, France, dont les résultats furent publiés en 1994, observa 600 hommes d'âge moyen qui avaient souffert d'une attaque cardiaque dans les 6 mois précédents. Ils furent divisés en deux groupes, dont le groupe expérimental adopta une diète méditerranéenne, mais comme les Français n'aimaient pas l'huile d'olive, elle fut remplacée par une margarine à base d'huile de canola. Le groupe de contrôle suivi les recommandations usuelles de leurs médecins.

Commentaire: On pourra moduler les dernières remarques :

- Oui, 1 kg de bacon/jour, ce n'est pas l'idéal. Non pour le gras, mais plutôt pour l'excès de protéine qu'une telle quantité nous oblige à métaboliser. En sachant que tout excès de protéines entraine une néoglucogenèse. Et donc une stimulation de l'insuline.

- le régime Paléo peut difficilement être qualifié d'extrémiste ; il permet la consommation d'une grande variété d'aliment. Comme en toute chose, chaque changement doit se faire progressivement.