La Science de l'Esprit
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Les troubles comportementaux et les gènes

Les troubles de comportement des enfants seraient liés à la génétique.

Alors que nous avons tendance à pointer du doigt les parents pour le caractère de leurs enfants, il semblerait qu'ils soient en effet responsables, mais génétiquement.

Les chercheurs de l'Oregon State University ont conclu, à la suite d'une étude sur les troubles comportementaux, que certains enfants étaient génétiquement prédisposés à avoir plus de problèmes que d'autres, et qu'il faut cesser de présenter uniquement les erreurs parentales.
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À Toulouse, les étudiants pourront pratiquer la méditation entre deux cours

© Big Mind Zen Center sous licence Creative Commons
Le directeur de la Toulouse Business School conçoit cette proposition comme une opportunité.
Jacques Igalens, directeur de la Toulouse Business School, souhaite mettre à disposition de ses étudiants une salle de méditation en 2014.

Et si la méditation s'inscrivait dans l'emploi du temps? C'est en tout cas l'idée qu'a eu Jacques Igalens. Dans un billet publié sur son blog, le directeur de la Toulouse Business School émet l'idée d'un lieu consacré à la méditation au sein même de son école.

Commentaire: Voici un excellent programme de méditation gratuit : Éiriú Eolas.

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Les bébés de 18 mois savent repérer les faux sentiments


Alors qu'ils ne savent pas encore parler, les bébés comprennent beaucoup d'éléments de la communication. À 18 mois, ils savent interpréter la légitimité des émotions d'autrui dans un certain contexte. Impossible, donc, de les flouer. © Josh Liva, Flickr, cc by nc nd 2.0
Si quelqu'un pleure dans une situation qui prête à sourire, personne ne le croira. Pas même des bébés de 18 mois. En effet, dès cet âge-là, les jeunes enfants sont capables de distinguer les réactions qui contredisent des sentiments et détectent les simulateurs.

L'espèce humaine est sociable, et exige une collaboration entre individus qui, pour être efficace, nécessite une communication. Celle-ci se présente sous plusieurs formes (les mots, les gestes ou l'expression faciale des émotions) par lesquelles on peut identifier l'état intérieur d'une personne par un sourire, ou un rictus de peur. Pour arriver à déchiffrer le message, il faut réussir à se mettre à la place d'autrui : cette aptitude se nomme empathie. Mais elle n'a rien d'inné : elle s'apprend de manière progressive au cours du développement de l'enfant.

Diane Poulin-Dubois et sa doctorante Sabrina Chiarella, de l'université Concordia (Montréal, Canada), s'intéressent à ces questions. Voilà près de deux ans, la première avait par exemple dirigé une étude qui indiquait que les bébés n'appréciaient pas les menteurs. Depuis, toutes deux se sont attaquées à une autre interrogation : à partir de quand les jeunes enfants sont-ils en mesure de comprendre que leur interlocuteur feint une émotion qu'il ne ressent pas ? La réponse est à lire dans la revue Infancy.
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Trop d'événements gravement stressants peuvent favoriser la démence

Un divorce, une perte d'emploi, le veuvage, la maladie du conjoint... autant de situations qui, cumulées, augmentent le risque de souffrir ultérieurement de démence. C'est la conclusion d'une étude de chercheurs suédois et américains menée auprès d'une population exclusivement féminine. Un résultat qui incite à une prise en charge des épisodes de stress trop intense.

L'objectif de cette étude(1) était d'étudier les relations entre les facteurs de stress et l'incidence de la démence, et ce dans un groupe de femmes. Point important, il s'est agi d'une enquête prospective menée de l'âge de la quarantaine à la fin de vie des participantes.

Examen psychiatrique

Le groupe d'étude était composé de 800 femmes volontaires nées en 1914, 1918, 1922 et 1930. Toutes avaient été systématiquement sélectionnées pour un examen psychiatrique de départ réalisé en 1968. Une fois tous les dix ans pendant une période de 38 ans, elles ont été interrogées sur leurs sentiments de détresse, d'anxiété, d'irritabilité ou de stress. Parallèlement, une série d'examens psychiatriques était également pratiquée tous les dix ans.
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Émotions : un gène prédispose à réagir plus vivement aux événements négatifs

Une variante d'un gène peut prédisposer à percevoir plus vivement les événements émotionnels, en particulier ceux qui sont négatifs, selon une étude canadienne publiée dans la revue Psychological Science.

Il s'agit d'une variante du gène ADRA2B qui influe sur la noradrénaline, qui joue un rôle d'hormone et de neurotransmetteur. Des études précédentes avaient déjà montré que ce gène amplifie les souvenirs intrusifs après un traumatisme, la présente étude montre qu'il joue aussi un rôle dans la perception en temps réel.

Rebecca Todd de l'Université de Colombie britannique et ses collègues ont mené cette étude avec 207 participants afin de vérifier si ce gène joue un rôle dans l'influence de l'affectivité sur l'encodage initial qui altère la conscience perceptuelle.
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Dormir permet au cerveau de se nettoyer, révèle une recherche

Dormir permet au cerveau de se nettoyer des déchets accumulés pendant la période de veille grâce à un mécanisme découvert récemment, surtout actif pendant le sommeil. C'est ce que montre une recherche publiée dans la revue américaine "Science".

Cette découverte pourrait faire avancer la compréhension des fonctions biologiques du sommeil et permettre de trouver des traitements contre des maladies neurologiques comme Alzheimer. "Cette recherche montre que le cerveau a différents états de fonctionnement pendant les périodes de veille et de sommeil", explique le Dr Maiken Nedergaard, de la faculté de médecine de l'Université de Rochester (New York), le principal auteur.

"En fait, la nature récupératrice du sommeil résulterait de l'élimination des déchets produits par l'activité neuronale qui s'accumulent pendant la période d'éveil", ajoute-t-il.
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Pourquoi le lien social est aussi fondamental qu'un toit et de la nourriture

Cet ouvrage du neuroscientifique Matthew Lieberman de l'Université de Californie-Los Angeles, « Social: Why Our Brains Are Wired to Connect » explique pourquoi le lien social est devenu un besoin humain fondamental au même titre qu'un abri, de l'eau et de la nourriture. Ce n'est pas un simple constat mais le résultat de l'examen de plus de 1.000 études portant sur les transformations de notre cerveau au cours de 250 millions d'années d'évolution qui font, écrit l'auteur, qu'aujourd'hui nous ne sommes pas seulement plus connectés mais « plus dépendants du monde social».

« Être socialement connecté est la grande passion de notre cerveau », écrit le Pr Lieberman, l'un des fondateurs des neurosciences cognitives sociales, une discipline qui analyse comment les fonctions cérébrales sous-tendent nos comportements sociaux. Il exerce comme professeur de psychologie à l'UCLA et professeur de psychiatrie et des sciences comportementales à l'Institut Semel de l'UCLA de Neuroscience. Il explique ici que notre prédisposition sociale peut expliquer notre besoin actuel d'utiliser autant les médias sociaux ou de nous intéresser autant aux interactions sociales des autres à travers les « séries » ou les émissions de télé-réalité. Ainsi, selon sa théorie, Facebook et autres réseaux sociaux répondraient aujourd'hui à un besoin humain fondamental et ce besoin de lien social serait inscrit dans notre système d'exploitation pour des dizaines de millions d'années.
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« Il y a quelqu'un dans ma tête, mais ce n'est pas moi »

Piotr Ouspenski disait en 1947 qu'un fait d'une importance prodigieuse avait échappé à la psychologie occidentale, à savoir que l'homme ne se rappelait pas lui-même, qu'il vivait, agissait et raisonnait dans un profond sommeil, dans un sommeil non pas métaphorique mais absolument réel. Depuis les développements récents en neurosciences et en sciences cognitives, la psychologie occidentale vient de rattraper son retard, et le tableau qu'elle dresse s'accorde parfaitement avec l'ésotérisme chrétien ravivé par Gurdjieff et Mouravieff. L'homme est effectivement une machine gouvernée par les influences extérieures.

Pour le psychologue Daniel Kahneman, notre mode de réflexion est composé de deux systèmes. Le premier, la pensée rapide (le Thinking fast) ou système 1 (l'inconscient adaptatif de Timothy Wilson), est inconscient, intuitif, ne demande pas trop d'effort, est incontrôlable et non-intentionnel. Ce système n'est pas sujet au doute. Il simplifie les événements, supprime les ambiguïtés, saute sur les conclusions et utilise un système d'association d'idées pour produire un rapide croquis d'une situation donnée, ainsi que pour construire une histoire la plus cohérente possible. Le système 1 reconnaît instantanément des modèles de situation et permet « de produire des solutions adéquates » :

Commentaire: Système 1/Système 2 : les deux vitesses de la pensée

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Amitiés : une caractéristique commune aux humains et aux chimpanzés

Chimpanzés
© Inconnu

Plusieurs études récentes ont montré que, comme les humains, plusieurs animaux établissent des liens d'amitié stables. Des chercheurs en biologie cognitive ont exploré les facteurs pouvant influencer le choix des amis chez les chimpanzés. Leur étude, publiée dans la revue Evolution and Human Behaviour, montre qu'ils ont tendance à se lier d'amitié avec des individus qui ont des personnalités similaires à la leur.

Jorg Massen (Université de Vienne, Autriche) et Sonja Koski (Université de Zurich, Suisse) ont évalué la personnalité de 38 chimpanzés dans deux zoos au moyen d'expériences comportementales et d'années d'observations de leurs comportements.

Ils ont également consignés quels chimpanzés s'assoyaient le plus souvent ensemble. « C'est un signe clair d'amitié entre les chimpanzés », explique Jorg Massen.

Les amis présentaient plus de similarité dans certaines caractéristiques de la personnalité qui influencent les comportements sociaux et coopératifs que les non-amis. Les plus sociables et audacieux préféraient la compagnie d'autres individus partageant ces traits. Il en était de même pour ceux qui étaient timides et moins sociables. Cette forte préférence pour les individus semblables est probablement adaptative, parce la coopération devient plus fiable lorsque les deux partenaires ont des tendances comportementales et des états émotionnels similaires, notent les chercheurs.

Ce résultat se rapproche fortement de l'effet de similitude (homophilie) connu chez les humains : « nous avons tendance à développer des amitiés avec des gens qui sont tout aussi extravertis, sympathiques et courageux que nous », souligne Jorg Massen. « Il semble que notre préférence pour les amis qui nous ressemblent date de notre dernier ancêtre commun », conclut-il.
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Einstein : une plus grande connectivité entre ses deux hémisphères expliquerait son génie


Le cerveau d'Albert Einstein, photographié lors de son autopsie en 1955.
Une nouvelle et énième étude sur le cerveau d'Albert Einstein affirme qu'une plus grande connectivité entre ses deux hémisphères expliquerait le génie du physicien.

C'est l'un des cerveaux les plus brillants de sa génération, voire de tous les temps. Albert Einstein, prix Nobel de physique en 1921 et père de la théorie de la relativité, entre autres faits, fascine depuis des décennies.

Une étude chinoise, réalisée par Weiwei Men, chercheur au département de physique à l'École Normale Supérieure de l'Est de la Chine (ECNU), et publiée dans la revue britannique Brain, aurait percé à jour le grand mystère de cette brillante intelligence : selon ces travaux, les deux hémisphères du cerveau d'Albert Einstein auraient une plus grande connectivité que la normale, ce qui aurait permis une stimulation accrue de certaines fonctions cérébrales.
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