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© Crédits photo : JAXA/AFP
Les échantillons ont été prélevés, il y a cinq ans, sur l'astéroïde Itokawa.

En rapportant sur Terre, au début de l'été, pas moins de 1500 grains de poussière prélevés à la surface de l'astéroïde Itokawa, la sonde spatiale japonaise Hayabusa a réalisé une grande première dans l'histoire de l'astronomie. L'agence spatiale nippone (Jaxa) vient en effet de révéler que la plupart de ces particules microscopiques riches en olivine, en pyroxène et en plagioclases, des minéraux abondants dans certains types de météorites, «ne correspond à aucun type de roche présent à la surface de la Terre» .

Comprendre l'énigme du système solaire

Une partie de cette précieuse moisson cosmique sera distribuée l'année prochaine à des scientifiques du monde entier, a fait savoir la Jaxa en espérant que l'étude de ces particules venues d'un autre monde «apportera une nouvelle contribution à la compréhension de l'origine du système solaire», dont certains aspects restent mystérieux.

L'épilogue heureux de cette mission mouvementée fait définitivement entrer le Japon dans le club des nations les plus en pointe dans le domaine de l'exploration spatiale aux côtés des États-Unis, de l'Europe et de la Russie. «Nous avons été incroyablement chanceux», s'est réjoui Junichiro Kawagushi, le directeur du projet.

Après l'atterrissage réussi de la sonde sur l'astéroïde Itokawa, le 25 novembre 2005, une cascade de problèmes techniques a perturbé la suite de la mission. En juin dernier, Hayabusa parvint tout de même à larguer au-dessus du désert australien un petit conteneur censé renfermer les fameuses poussières, avant de se désintégrer dans l'atmosphère. Mais jusqu'à leur analyse poussée, les scientifiques japonais ne savaient pas si elles provenaient ou non de l'astéroïde.