
Les Russes ont entamé une véritable conquête de l'Arctique dès 1937. Depuis, ils y installent des stations scientifiques dérivantes dans le but d'étudier l'océan Arctique et d'observer divers paramètres météorologiques. La 40e a été inaugurée en octobre 2012, mais elle pourrait bien disparaître plus rapidement que prévu. Des fissures se sont dessinées sur la banquise supportant Severny Polious 40 (SP-40), ce qui pourrait mener à une rupture du champ de glace à terme.
Un tel événement mettrait bien évidemment fin aux activités scientifiques du site, mais pourrait en plus se révéler mortel pour les seize membres du personnel œuvrant sur place. Face à cette situation critique, le ministère russe des Ressources naturelles et de l'Écologie a ordonné la création d'un plan d'évacuation de cette station polaire, selon un communiqué publié le 23 mai et repris par Ria Novosti.

Le même communiqué précise que la destruction de la banquise pourrait poser problème pour l'environnement situé dans la zone de dérive des glaces, qui passe non loin de la zone économique exclusive (ZEE) canadienne. En plus de l'évacuation, la Russie envisage également d'envoyer un brise-glace nucléaire sur place, le Yamal, pour démanteler puis déplacer la station, par exemple jusqu'à Severnaïa Zemlia, un archipel aussi appelé Terre du Nord. Le navire, qui partira de Mourmansk, devrait arriver sur zone le 10 juin.
Les autorités russes ont de bonnes raisons pour intervenir aussi rapidement, puisqu'elles ont déjà perdu la station polaire Severny Polious 32 (SP-32) en 2004 dans des conditions similaires. Elle a sombré après une rupture de la banquise qui la supportait, heureusement sans faire de blessé ou de victime. SP-37 et SP-39, pour leur part, ont été récupérées par un brise-glace respectivement en 2010 et 2012.



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