TF1dim., 24 août 2014 00:54 UTC
Si certaines études récentes avaient fixé autour de 30.000 ans avant aujourd'hui voire moins la disparition de Néandertal, ravivant un débat toujours âpre entre spécialistes, une nouvelle datation a été publiée cette semaine qui situe son déclin et sa disparition bien avant.
L'Homme de Néandertal avait totalement disparu d'Europe voici 40.000 ans, mais son déclin a été progressif et il a cohabité avec les humains anatomiquement modernes durant plusieurs milliers d'années avant de quitter la scène, selon une nouvelle datation publiée mercredi. Une équipe internationale de chercheurs dirigée par Thomas Higham, de l'Université britannique d'Oxford, a analysé près de 200 échantillons d'os, de charbon et de coquillages provenant de 40 sites archéologiques majeurs en Europe, de l'Espagne à la Russie.
Grâce à de nouvelles techniques de datation, plus précises, ils en sont arrivés à la conclusion que les Néandertaliens et les outils de pierre taillée qui leur sont associés avaient disparu de la surface de l'Europe voici 41.000 à 39.000 ans, abandonnant ainsi le continent à l'Homo sapiens. Une date beaucoup plus ancienne que certaines études récentes, qui avaient fixé autour de 30.000 ans avant le présent, voire moins, la disparition de Néandertal, ravivant un débat toujours âpre entre spécialistes. "Les précédentes datations par le radiocarbone (des variantes radioactives du carbone, comme le carbone 14, ndlr) ont souvent sous-estimé l'âge d'échantillons associés aux Néandertaliens car la matière organique était contaminée par des particules modernes", affirme Thomas Higham dans un communiqué. "Nous avons utilisé des techniques d'ultra-filtration, qui purifient le collagène extrait de l'os, pour éviter une telle contamination. Cela signifie que nous pouvons dire avec une plus grande fiabilité que nous avons finalement résolu la chronologie de la disparition de nos proches cousins Néandertals. Même s'ils ne se sont pas complètement éteints puisque nous portons certains de leurs gènes en nous aujourd'hui", souligne-t-il.
Les analyses génétiques récentes estiment en effet que l'ADN de tous les humains actuels, sauf ceux d'origine africaine, comporte en moyenne entre 1,5% et 2% de gènes légués par Néandertal, vraisemblablement lors de croisements entre les deux espèces. La nouvelle datation confirme qu'elles ont toutes deux vécu en Europe durant 2.600 à 5.400 ans, un laps de temps "amplement suffisant" pour avoir des rapports humains et sexuels, relèvent les auteurs. Selon les régions, cette cohabitation a pu durer entre 500 et 1.000 ans, soit l'équivalent de 25 à 250 générations. Impossible en revanche de savoir si les croisements entre Homo sapiens et Néandertaliens se sont produits en Europe ou plus à l'est, en Sibérie ou en Asie centrale, et s'il s'agit d'un événement unique ou répétitif. Les humains modernes n'auraient donc pas soudainement supplanté en Europe le vieux Néandertal, qui y régnait encore en maître voici 45.000 ans. Le tableau serait plus complexe et subtil, "une mosaïque biologique et culturelle qui a duré plusieurs milliers d'années", conclut l'étude, publiée dans la revue Nature.
Je ne comprend pas ce genre de raisonnement.
Pourquoi affirmer (pendant des décennies) d'abord le "disparition" de Néandertal sans proposer d'explication acceptable, puis de souligner que chez certains Homo-Sapiens, des gènes néandertaliens sont présents en diverses proportions. (depuis 2010)
Justement, le "foyer" de cette espèce se trouve bien dans l'actuel Caucase, dont ont retrouve dans les populations actuel le plus fort patrimoine génétique néandertalien, très loin de seulement 1 ou 2 %, associé aux traces préhistorique les plus anciennes.
Souligner cela n'est 'il pas pertinent ?
N'est 'il pas étrange en plus, que ce "foyer" soit toujours attribué au type Caucasien ?
Si l'Homme descend du singe comme sous-entendu, Néandertal serait donc lui aussi un grand singe "évolué", venu d'Afrique comme tout les autres.
Pourtant, curieusement, "on" sait déjà qu'aucun contacts eurent lieu sur le continent africain.
Mais alors, l'absence de traces génétiques pour les africains et fort suspect, ne serait-ce que des points de vus géographique et temporels, alors que pour les peuples natifs d'Amérique ou d'Océanie, cela pourrai être très réaliste, mais non, eux aussi sont des singes "modernes", qu'on le veuille ou non.
C'est peut être un mystère insondable pour l'esprit de l'Homme moderne ?
Il se trouve que cette étude à été initié par les généticiens du Département des sciences du génome (Université de Washington), Benjamin Vernot et Joshua M. Akey.
C'est un certain Svante Paabo de l'institut Max Planck, qui en 2010 à subitement réalisé que des possibles "contacts" eurent lieu entre les deux espèces, parlant même de "rencontres très humaines" pour expliquer sont "incroyable" découverte.
C'est mieux que de parler de viols massif, car avec cette logique habituelle, ce sont les Sapiens qui vinrent à la "rencontre" de Néanderthalensis, et bénéficièrent de gènes supérieurs pour résister et évoluer sur Terre.
C'est vrai, que nous avons des gènes supérieurs, par exemple un gène maître qui gère la formation de l'oeil, mais c'est en commun avec tout les mammifères, les insectes et les vers. (hum)
Je crois plutôt que l'Homme moderne à plus que prouvé sa créativité, son habilité et son aptitude à la survie.
Et il me semble qu'aujourd'hui, l'on observe un net déclin du patrimoine génétique humain dans sa diversité.
Et vous, sentez-vous cette étrange influence dans cette vieille branche de l'Histoire ?