Traduction : Sott

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Cinq heures après le crash du MH17, le Vice-Président U.S. Biden a proclamé que ce n’était « pas un accident » et que le vol avait été « abattu en plein ciel ». Comment le savait-il ?
Dans les heures qui ont suivi la destruction du vol MH17 de la Malaysia le 17 juillet, alors que les débris et les corps étaient encore tout fumant, les politiciens occidentaux savaient déjà ce qui s'était produit, et qui était responsable. Ce simple fait est hautement suspect et nous rappellent les attentats du 11/09 lorsque, dans l'heure où le premier avion avait frappé le WTC, les politiciens occidentaux et les pontes des médias avaient déjà désigné Oussama ben Laden comme coupable probable. Lisaient-ils, dans les deux cas, un scénario déjà écrit ?

Malgré ce que vous avez peut être entendu, ou pensez avoir entendu, il n'y a aucune explication officielle pour ce qui est arrivé au MH17. Si vous « savez » que la Russie était responsable, alors vous êtes victime des mensonges et de la propagande anti-russe de l'Occident.

Bien que le gouvernement étasunien, citant des « sources du renseignement », ait prétendu qu'il détenait des preuves satellite qu'un missile BUK avait détruit l'avion, et que, étant donné la zone dans laquelle il s'était écrasé, il devait s'agir de « rebelles », il n'a pas réussi à fournir une quelconque preuve à l'appui de cette déclaration.

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Copie d’écran d’une présentation militaire russe sur les événements entourant le crash du MH17
De l'autre côté, la Russie a publiquement présenté des images satellites pour étayer son allégation que l'armée ukrainienne avait déplacé ses lanceurs de missile BUK dans une zone à 5 km de Donetsk et également vers une zone proche du territoire détenu par les séparatistes le 14 juillet, puis les avait de nouveau retiré le 18 juillet - ce qui soulève la question de savoir pourquoi le régime de Kiev transporterait des batteries de missiles anti-aériens dans cette zone à ce moment-là alors que tout le monde savait que les séparatistes n'avaient pas d'avion. Le gouvernement russe a aussi fourni des preuves qu'un « jet ukrainien » avait suivi le MH17 avant qu'il ne s'écrase, et que ce jet avait ensuite survolé la zone du crash pendant plusieurs minutes. Chose intéressante, le gouvernement russe a aussi déclaré que, selon ses données, un satellite « expérimental » du gouvernement étasunien était passé directement au-dessus de l'Est de l'Ukraine au moment exact de l'abattage du MH17. Coïncidence ? Si oui, cell-ci est plutôt belle.

Toutefois, la meilleure manière de déterminer ce qui a provoqué le crash du MH17 ne se trouve pas dans les images satellites, mais dans les débris de l'avion lui-même. Alors que l'enquête est en cours, certains détails et images de morceaux de l'avion ont été diffusés. Par exemple, lorsqu'on demanda au porte-parole de l'OSCE, Michael Bociurkiw, s'il avait vu quoique ce soit qui pourrait expliquer ce qui était arrivé au MH17, celui-ci raconta fin juillet à un journaliste australien :
Deux ou trois morceaux de fuselage ont été vraiment criblés, cela ressemble quasiment à un tir de mitrailleuse, une mitrailleuse très très puissante qui a laissé ces marques singulières que nous n'avons vu nulle part ailleurs. Il nous a également été demandé si nous avions un quelconque modèle [de] missile. Non, nous n'en avons pas vu, voilà la réponse, et même s'il y en avait eu un, nos yeux ne sont pas exercés pour les repérer. Mais à présent, il y a des experts ici qui en seraient capables.
M. Bociurkiw a prétendu que, à la fin juillet, il y a plus d'un mois, des gens qui seraient capables de déterminer si oui ou non, l'avion avait été touché par un missile avaient déferlé sur le site du crash autour des débris. Quel est le résultat de leur judicieuse étude des preuves ? Rien, du moins rien qu'ils, ou que les gouvernements auxquels ils sont rattachés, veuillent rendre publique. Maintenant, pourquoi croyez-vous qu'il en soit ainsi ? Si on avait trouvé des preuves accréditant les vociférations hystériques prématurées des politiciens étasuniens et européens que les rebelles avaient abattu le MH17 avec un missile fourni par les Russes, et par conséquent, que Poutine est l'auteur d'un massacre, ne pensez-vous pas qu'ils l'auraient déjà clamé sur tous les toits ?

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Un morceau du fuselage du MH17 criblé de trous
Mais il y a une autre raison à l'improbabilité qu'un missile BUK M1 ait frappé le MH17. Regardez cette petite vidéo d'un lancement de missile BUK. Notez la longue traînée blanche visible pendant une durée considérable après le lancement et que l'impact peut être observé depuis le sol. Étant donné que le MH17 est tombé au-dessus d'une zone pas mal peuplée, il y a une forte probabilité qu'au moins quelques personnes auraient vu la traînée du missile alors qu'il fonçait vers l'avion de ligne condamné et que, immédiatement après, ces témoins en auraient parlé. Pourtant, il n'y a pas un seul rapport de ne serait-ce qu'une personne ayant vu une traînée de missile dans les environs du crash ce jour-là.

Cependant, il y a eu des témoins de l'événement, et ce qu'ils ont vu raconte une autre histoire :
Aleksandr, un autre habitant du coin qui a vu l'avion tomber du ciel, regardait la télé, mais lorsqu'il a entendu « un grondement et deux explosions », il est sorti pour voir ce qui se passait.

« [J'] ai vu un avion tournoyer sans aile avec quelque chose qui en tombait. L'avion a été abattu, » a-t-il déclaré à RT. « Il y avait des explosions dans le ciel. Et à part le bruit fort de l'avion lui-même, j'ai entendu le vrombissement que font les avions de combat. »
À ce stade donc, nous pouvons provisoirement conclure que les preuves (et leur absence) suggèrent que quelque chose d'autre qu'un missile BUK fut utilisé pour descendre le MH17. Alors, qu'était ce ?

Les images disponibles du fuselage du MH17 étayent les conclusions de M. Bociurkiw : le MH17 a été touché par le tir d'une mitrailleuse de gros calibre, la zone du cockpit ayant été spécifiquement ciblée. Volant à 33 000 pieds (10 000 m - NdT), il n'y a qu'une seule explication plausible quant à la provenance de ce tir de mitrailleuse : le jet « ukrainien » capturé sur le radar civil russe volant à proximité du MH17. Est-ce que cela signifie que le gouvernement de Kiev a ordonné la destruction du MH17 ?

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Une reconstruction des morceaux du fuselage du MH17 qui semble concorder avec la zone du cockpit
Étant donnée la manière dont la Russie, et Poutine lui-même, ont été grossièrement diffamés par l'Occident, le plan était de toute évidence de diaboliser Poutine, ce « meurtrier de masse », mais il ne s'ensuit pas nécessairement que le régime de Kiev était impliqué. L'idée que le chouchou obséquieux du département d'État des E.U.,le Premier Ministre Arseni Iatseniouk, ou que la marionnette oligarque Porochenko auraient le poids ou l'expérience politique pour qu'on leur fasse confiance pour une opération impliquant le meurtre délibéré de 283 civils est risible. Historiquement, de telles opérations sont l'œuvre des services secrets occidentaux qui opèrent dans l'extrême secret et préparent soigneusement l'opération, des semaines ou des mois à l'avance.

Les Russes ont déclaré que le jet était le plus probablement un SU-25. Le modèle SU-25 de base est un avion de combat plutôt « démodé » qui n'a pas de cockpit pressurisé, ce qui signifier que voler un peu longtemps au-dessus de son plafond opérationnel de 7 000 mètres est problématique pour le pilote (le MH17 se trouvait à 10 000 mètres). Le SU-25 standard possède aussi des instruments et des armes plutôt basiques, avec seulement un système de guidage laser pour les roquettes et les canons qui, outre d'avoir été conçu pour l'acquisition de cibles terrestres, a une marge d'erreur allant jusqu'à 13 pieds (4 m - NdT). Si le SU-25 ne s'approchait pas à moins de 3-5 kms et était équipé uniquement d'un guidage laser, le ciblage précis du cockpit n'aurait pas été possible... avec un SU-25 standard.

Depuis les années 1970, plusieurs variantes du SU-25 ont été produites, la plus récente d'entre elles est le SU-25KM « Scorpion » qui fut annoncé début 2001 par le fabricant originel, Tbilisi Aircraft Manufacturing en Géorgie, en partenariat avec Elbit Systems d'Israël.
L'avion utilise une cellule aéronautique de SU-25 standard, améliorée avec de l'avionique avancée, incluant un cockpit à écrans cathodiques, un générateur cartographique numérique, un visiocasque, un système d'armes informatisé, une capacité totale d'exécution de mission planifiée, et des modes de secours entièrement doublés. Les améliorations de performance incluent un système de navigation de haute précision, des systèmes de lancement d'armes très précis, une performance par tout temps et jour et nuit, compatibilité aux standards de l'OTAN, des dispositifs de sécurité et de survie ultramodernes [...]
Une rafale de munitions explosives à uranium appauvri d'un SU-25KM « Scorpion » (qui expliquerait les trous d'entrée ronds et les trous de sortie déchiquetés dans le fuselage) dirigée vers la zone du cockpit du MH17 aurait certainement « éliminé » les pilotes et les aurait rendu incapables de communiquer avec le CCA (contrôle de circulation aérienne - NdT) ou les trois autres avions dans les parages sur la fréquence d'urgence, mais il aurait été risqué de laisser cela en en l'état et d'espérer qu'aucun passager ne survive pour raconter quoi que ce soit. Une façon plus sûre de « liquider » définitivement le MH17 et semer beaucoup de confusion autour de la cause réelle serait de déposer une bombe à bord de l'avion et de la déclencher avant ou après l'attaque du cockpit. Dans ce cas, la bombe aurait été le plus vraisemblablement placée à bord de l'avion à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol. Pour l'exclusivité, sur ce qui ce passe à l'Amsterdam-Schiphol, lisez Guerre asymétrique : Le crash du vol MH17 - une opération sous fausse bannière - et l'Agression contre Gaza de Niall Bradley.

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Un SU-25 avant et après modernisation en KM « Scorpion » israélien
Certaines personnes ont fait un peu de ramdam il y a quelques mois sur le fait qu'une « réplique » du Boeing 777 de la Malaysian Airlines était parquée à l'aéroport Ben Gourion. Comme je l'ai mis en avant à cette époque, il y a, ou il y aura bientôt, au moins 13 répliques du Boeing 777 de la Malaysian Airlines stockés dans le monde. Donc, ce fait en soi n'est pas si intéressant, bien que Christopher Bollyn ait fait quelques liens intéressants entre un Israélien dénommé Yaron Mofaz qui a pris une photo du MH17 peu de temps avant qu'il ne quitte l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol et de la « réplique » du 777 de la Malaysian Airlines à l'aéroport Ben Gourion.

Peu importe la manière dont le MH17 a été descendu, à ce stade, nous pouvons tirer des conclusions raisonnables : un missile BUK n'était vraisemblablement pas impliqué ; un avion de combat a tiré sur le cockpit ; la communication émise par le MH17 a apparemment été confisquée par les autorités ukrainiennes.

A présent, nous sommes toujours dans l'attente du rapport préliminaire de l'investigation menée par les autorités hollandaises, mais nous ne devrions pas nous faire d'illusions. Si le crash de Lockerbie est un indice de la façon dont les crashs suspects d'avion de ligne commerciaux sont traités, nous attendrons au moins 3 ans pour avoir quelque chose de solide et encore 4 pour un procès des accusés, s'il en est. Dans ce cas, étant donné les coupables probables, toute l'affaire sera le plus vraisemblablement mise au placard et étouffée. Après tout, elle a déjà rempli son objectif : 298 personnes innocentes ont été sacrifiées au service de la volonté pathologique des puissances occidentales de diaboliser Vladimir Poutine et empêcher les populations occidentales de considérer avec sérieux son message de paix, de bonne volonté et d'un monde débarrassé de l'influence omniprésente et toxique de l'Empire anglo-américain.