L'échec de la mise en orbite du satellite militaire russe Geo-IK-2 ­début février a pu être provoqué par une « intrusion électromagnétique » déclenchée par un pays étranger, a ­indiqué une source dans le secteur ­spatial russe citée par Interfax, hier.

Le satellite ­devait établir une carte en trois ­dimensions de la Terre et localiser d'éventuels cibles militaires.

Il a été perdu lorsque l'un de ses propulseurs a de manière inexpliquée changé de ­trajectoire.

« La cause probable a pu être une ­intrusion électromagnétique étrangère dans le système de contrôle automatique », a ­indiqué le responsable à Interfax. Il n'a pas précisé quel pays pouvait être à l'origine de l'incursion, mais la Russie accuse régulièrement les États-Unis de chercher à « militariser » ­l'espace.

La source évoque cependant aussi la possibilité que la fusée ait pu être percutée par un « petit météorite ».

Déboires

Les déboires ­rencontrés avec le Geo-IK-2 sont intervenus deux mois après l'échec du lancement de trois satellites du système de navigation Glonass, équivalent russe du système américain GPS, qui se sont retombés dans le Pacifique, retardant la mise en service du ­réseau entier.

Le Geo-IK-2 ­devait pour sa part renforcer la précision du système Glonass à des fins militaires, notamment pour le ­guidage de missiles, selon l'agence Interfax.