Commentaire : La possibilité de faire rentrer dans son crâne toutes sortes de compétences, rapidement et sans effort, offre des perspectives affriolantes, et c'est sans doute ce qui est ultimement visé par ce type de recherche. Les possibilités offertes par une telle technologie sont vertigineuses. Mais comme de bien entendu, toute médaille à son revers. Le processus d'apprentissage n'est-il pas quelque chose de fondamental dans l'acquisition de la connaissance et du savoir-faire ? Ne nous permet-il pas de prendre conscience de nous-même, de notre corps et de notre esprit ? De développer une interaction positive avec nos semblables, avec l'univers ? De nourrir l'expérience, par la découverte de nos motivations, de nos limitations, et cultiver toujours au mieux cette qualité que l'on appelle la volonté ?

On demande à un ordinateur, un smartphone ou un robot d'être efficient, de fonctionner, de remplir des tâches ; c'est ce qu'ils sont et font, gavés de programmes et de directives. Nul doute que certains souhaiteraient faire la même chose, avec des êtres vivants.


transhumanisme
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Les chercheurs affirment avoir mis au point un simulateur qui peut alimenter les informations directement dans le cerveau d'une personne et lui enseigner de nouvelles compétences dans un court laps de temps. Ils pensent que ça pourrait être les premières étapes dans le développement de logiciels de pointe qui feront de l'apprentissage instantané de style Matrix une réalité.

Les chercheurs de HRL Laboratories, (qui appartient à The Boeing Company et General Motors) basé en Californie, disent qu'ils ont trouvé un moyen d'amplifier l'apprentissage, seulement sur une échelle beaucoup plus petite que dans le film.

Ils ont étudié les signaux électriques dans le cerveau d'un pilote qualifié pour ensuite introduire les données sur des sujets novices, puisqu'ils avaient appris à piloter un avion sur un simulateur de vol.

D'après l'étude, publiée dans la revue Frontiers in Human Neuroscience, on a constaté que les sujets ayant reçu la stimulation cérébrale par l'intermédiaire d'électrodes intégrées (stimulation transcrânienne à courant direct tDCS), ont amélioré leurs aptitudes de pilotage avec un taux de 33% qu'un groupe placebo.