Le ministre italien de la Justice Andrea Orlando a récemment proposé à établir un contrôle sur Internet dans son pays. Cette proposition est apparue, car les élites politiques n'arrivent pas à accepter les événements clés de l'année 2016, y compris le Brexit, la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, l'échec du référendum italien initié par l'ex-Premier ministre Matteo Renzi et la victoire des forces « populistes », a déclaré le commentateur politique Marco Fontana dans un article pour Sputnik Italia.

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Pour les dirigeans italiens, interdire est synonyme de démocratie
« Il est grand temps de clarifier ce qui suit : Facebook ne doit plus être considéré comme un simple site contenant différentes informations. Il est nécessaire de traduire en justice non seulement ceux qui appellent à la haine raciale ou à la xénophobie sur leurs comptes Facebook, mais aussi ceux qui ont permis de publier de tels messages, qui pourraient être lus partout dans le monde. Nous allons discuter un projet de loi régulant les publications sur Facebook, à Bruxelles avant le sommet du G7 », a déclaré Andrea Orlando, cité par Marco Fontana.

« Mais cela ne signifie pas que nous voulons interdire Facebook, cela veut dire que nous voulons lutter contre la menace qui pèse sur la démocratie dans nos pays », a ajouté M. Orlando.


Commentaire : Typique du double langage : on parle de démocratie mais on va interdire Internet. Donc : la démocratie est interdire, censurer, empêcher. Voilà le parfait exemple de la Novlangue. Lire à ce propos :

Selon Marco Fontana, « à première vue, il semble que le ministre italien de la Justice se prononce pour la lutte contre la haine raciale sur Internet ».

« Mais ses plans ressemblent réellement à des efforts pour créer un "cheval de Troie", parce qu'ils indiquent l'aspiration persistante des élites politiques occidentales à ne pas tenir compte du mécontentement du public », a déclaré M. Fontana.

« Il s'agit de l'instinct de conservation de la classe politique italienne et les politiciens occidentaux en général. Ils n'utilisent les droits de l'homme et les valeurs que pour contrer leurs opposants politiques, mais ensuite ils les négligent », estime Marco Fontana.

L'éditorialiste a également évoqué la résolution contre Sputnik et RT, adoptée l'année dernière par le Parlement européen.
« Le document démontre la "moralité" de la classe politique italienne. C'est une tentative de devenir des censeurs, qui décident de ce qui est vrai et ce qui est faux ainsi que de ce que les médias doivent publier et ignorer », a-t-il indiqué. Il a également évoqué le fait que ces derniers mois, des gouvernements occidentaux ont intensifié leurs tentatives de limiter la possibilité pour les citoyens de recevoir des informations de n'importe quelle source. Pour y réussir, ils ont effectué un screening global « ayant pour but d'éviter la responsabilité de leurs échecs politiques dans leurs pays. »
Bien qu'une telle censure soit inutile, M. Fontana a ajouté que les élites politiques n'arrivent pas à accepter le fait indéniable qu'« Internet a changé le monde et les moyens de présentation des informations une fois pour toutes, en remplaçant les méthodes traditionnelles et obsolètes des médias. »

Il a précisé que la peur des élites mondiales d'accepter la nouvelle réalité nuisait aux droits fondamentaux des citoyens, tels que la liberté d'expression et la liberté de la presse.

« Apparemment, les mesures du ministre Orlando constituent un désir de nous convaincre de la nécessité de protéger les moyens de communication existants, qui se sont eux-mêmes déjà avérés capables de protéger les élites politiques contre différents bouleversements », a conclu M. Fontana.