Commentaire : Les aliments modernes, industriels, sont saturés de sucres et de mauvaises graisses. Inutile d'aller chercher plus loin : nous tenons là les responsables de l'épidémie de stéatoses hépatiques qui sévit en occident et qui transforment le foie, merveilleux organe multifonction d'importance capitale, en un « foie gras » perfusé au sirop de fructose et aux acides gras trans. Le faisant ressembler à la spécialité culinaire du même nom dont on se régale pendant les fêtes de fin d'année... Pour autant, rien n'est jamais trop tard : notre corps possède une capacité de régénération exceptionnelle à cet endroit et il est possible qu'en modifiant notre alimentation, celle-là même qui nous a rendu si malade, nous puissions recouvrer la santé. Sans surprise, les labos cherchent à créer, absurdement, la pilule magique qui évitera aux gens d'avoir à prendre conscience de leur mal et de cette capacité qui est la leur de pouvoir prendre en main leur propre santé.


Foie normal - Stéatose non-alcoolique - stéatohépatite non-alcoolique
Fréquente, cette maladie se caractérisant par une accumulation de graisse dans le foie touche avant tout les pays industrialisés. Elle est devenue la première cause de transplantation du foie aux États-Unis.

Due à nos régimes alimentaires trop chargés en sucres et en glucides, la maladie Nash progresse de façon inquiétante. Cette surcharge en graisse du foie - nouvelle cause de cirrhoses et de cancers hépatiques - devient en effet de plus en plus fréquente, selon les spécialistes, alors même que des traitements efficaces permettent désormais de guérir la majorité des hépatites virales C.

Liée à l'épidémie d'obésité, de surpoids et de diabète dans le monde, cette maladie surnommée "Nash" est devenue la première cause de transplantation du foie aux Etats-Unis, a souligné le Pr Lawrence Serfaty, à l'occasion du congrès dédié à cet organe "Paris Hepatology Conference", organisé depuis lundi.

Forme avancée du foie gras non alcoolique, cette hépatite ou "stéatohépatite" se caractérise par une accumulation de graisses dans le foie entraînant inflammation, destructions de cellules, et formation de tissu cicatriciel (fibrose). Restée longtemps ignorée, elle est devenue une cause en progression de cancer du foie et concerne aujourd'hui 1% de la population française et 5% aux États-Unis.

La perte de poids... ou rien

Or, il n'existe pour l'instant aucun médicament approuvé, aucune pilule miracle, contre la Nash.Actuellement, le meilleur traitement repose sur la perte de poids, qui ne peut intervenir que grâce à un régime hypocalorique -pauvre en sucres à absorption rapide et lente-, accompagné d'une pratique sportive régulière. Une perte de poids de 8 à 10% permet en effet d'améliorer la fonction hépatique et réduit le risque cardiovasculaire, première cause de mortalité chez ces patients.

De son côté, la recherche poursuit son travail. "Une centaine de compagnies, essentiellement américaines, ont des molécules en développement (phases 1 à 3)" explique le Pr Serfaty, qui indique que plus d'une centaine d'essais dans le monde visent plusieurs cibles telles la fibrose, le métabolisme des lipides, du glucose, l'inflammation... Le traitement à la Nash sera probablement une combinaison, ajoute le médecin, citant le nom de deux molécules à venir: l'acide obéticholique et l'elafibranor.

Plus d'un milliard de malades du foie

Dans le monde, les maladies chroniques du foie (virales, alcoolique, métabolique...) touchent près d'un milliard de personnes. Loin derrière les hépatites virales, la Nash représente 10% d'entre elles mais elle pourrait atteindre 25% dans le futur, relève le Pr Patrick Marcellin, président du congrès. En France, le nombre de Nash devrait augmenter inévitablement, s'inquiètent les spécialistes, compte tenu du tiers d'adultes en surpoids, et dont 15% présentent une obésité.