La nouvelle administration américaine, qui qualifiait récemment l'Iran d'« État terroriste », compte inciter les pays arabes à créer un bloc militaire pour faire face à Téhéran. Pourtant, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont déterminés à bien obtenir de solides contreparties...

© Inconnu
La guerre interminable de Washington
L'administration de Donald Trump et certains pays arabes négocient la mise en place d'une nouvelle alliance militaire au Proche-Orient, a annoncé mercredi le Washington Post citant des sources arabes.

Basée sur le principe de l'Otan selon lequel une attaque contre l'un ou plusieurs des membres est considérée comme une attaque contre tous, la nouvelle organisation devrait réunir l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte, la Jordanie et aura pour objectif de « faire face à leur adversaire commun, l'Iran », indique le média américain.
Il est pourtant à noter qu'en cas de réalisation de ce projet, les États-Unis et Israël s'engageraient à accorder à l'alliance leur aide militaire et en matière de renseignement, sans toutefois faire partie du bloc.
Quant à l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, leur intention de rejoindre l'alliance n'est pas désintéressée. Selon le Washington Post, les deux pays cherchent à obtenir de Donald Trump l'annulation de la loi qui permet aux familles de victimes d'attentats organisés par les groupes terroristes internationaux d'attaquer en justice les pays qui les soutiennent.

Un document qui a été adopté en septembre par Barack Obama et qui représente une menace avant tout pour Riyad, car il autorise de nombreux Américains qui ont perdu leurs proches dans les attaques du 11 septembre 2001 à poursuivre l'Arabie saoudite.