Cette semaine marque le 6e anniversaire du début du conflit syrien. En dépit des preuves croissantes et de l'effondrement du projet défaillant de Washington et de Londres, de nombreux « interventionnistes humanitaires » libéraux de l'Ouest continuent de s'accrocher à l'histoire imaginaire des « combattants de la liberté » en Syrie luttant contre un tyran autoritaire dans leur fragile tentative de préserver leur Rêve d'un avenir démocratique libéral progressiste au Moyen-Orient. Un conte de fées pour notre époque...
© Inconnu
John McCain, agent politique
Depuis le début des hostilités en 2011, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'UE, la Turquie, la Jordanie, Israël et les monarchies du Golfe, dirigés par l'Arabie saoudite et le Qatar - ont tous pompé le récit frauduleux d'une « révolution syrienne », qui était censé être la dernière contribution paisible à la fable du « printemps arabe ». Ce mensonge fleuri a été amélioré et recyclé à travers tous les médias américains, européens et du Golfe pendant les 6 dernières années, il a été personnalisé pour donner la fausse impression qu' « Assad est un dictateur brutal » - et justifier le soutient de l'Occident et du Golfe aux Militants religieux extrémistes, qui sera suivis d'une longue campagne de bombardement de la « Coalition » menée par les États-Unis en Syrie (bombardements qui ont tous été illégaux au regard du droit international et, en l'occurrence, du droit américain).

En vérité, les plans dirigés par les États-Unis de renverser le gouvernement syrien et de remodeler le pays selon des lignes sectaires remontent à longtemps...

Tout d'abord, nous avons le plan politique bien documenté de 1986 pour le changement de régime à Damas, qui a été plus tard suivi par une série d'événements qui se sont poursuivis en 2003 lorsque Liz Cheney (la fille du vice-président de Bush, Dick Cheney) alors chef des affaires du Proche-Orient a lancé l'ambitieuse « Initiative de partenariat pour le Proche-Orient » (MEPI) à hauteur de 100 millions de dollars, et en 2004, lorsque Washington a lancé « Radio Free Syria », dirigée par un Front d'ONG basées à Washington appelé « Partie Réformateur de la Syrie » (RPS) et la « Coalition démocratique syrienne » dirigée par Farid N. Ghadry, un dissident syrien basé aux Etats-Unis, financé par le Département d'Etat américain.

Selon ses propres mots « Radio Free Syria nous aidera à unir et à consolider les réformateurs en Syrie avec les réformateurs faisant pression sur le régime de l'extérieur ». [1] Selon Sourcewatch : « L'équipe de Ghadry, tous des dissidents basés aux Etats-Unis et associés à l'époque sous la dénomination de la « Coalition démocratique syrienne » (SDC), a discuté avec les fonctionnaires du bureau du vice-président, le Pentagone et le Conseil National de Sécurité, de comment le « régime à Damas pourrait être affaibli » et de comment « prouver la conduite criminelle via des officiels syriens » ».

Après les pourparlers, Ghadry, qui faisait pression pour que le président américain se penche personnellement sur Damas, les a résumés en disant que l'appel à la démocratie en Syrie « est pris très au sérieux au plus haut niveau de l'administration Bush ». Il allait « travailler en étroite collaboration avec l'administration américaine et l'UE » à son élimination afin que « le régime Baas oppressif de la Syrie » puisse être renversé. Cependant, Ghadry, qui coopérait étroitement avec Abdelnour, a disparu de la scène après avoir menti au Parlement européen et a été dépossédé par son propre parti pour « conduite douteuse ». [18]

Il y a eu alors les câbles Wikileaks de 2006, confirmant la politique américaine de changement de régime pour la Syrie et la reconnaissance par le général américain Wesley Clark en 2007 de l'imminence de la prise de la Syrie et de six autres pays cibles.

Ce sont quelques-unes des pièces à conviction qui sont publiquement disponibles qui aident à réfuter le populaire mensonge grand public, dûment propagée par Barack Obama, Susan Rice, Hillary Clinton, John Kerry, John McCain, Lindsey Graham, Ed Royce, Samantha Power, Recep Tayyip Erdogan, David Cameron, William Hague, Boris Johnson, François Hollande et d'innombrables autres agents politiques et médiatiques insensés.

NOTE : Si jamais la justice est un jour rendue, peut-être que ces personnes pourront être tenues responsables de la catastrophe humaine dont ils ont été des pièces maitresses - ou peut-être ils se comporteront à la façon de Tony Blair et George Bush, en congé à savourer des loisirs à Necker Island, ou dans une retraite pour faire des tableaux colorés avec de la peinture à d'eau à Crawford Ranch.

En vérité, les Etats-Unis ont déclenché un bain de sang en Syrie, et les derniers préparatifs de cette opération ont été faits par l'ambassadeur américain en détresse en Syrie, Robert Ford (dans la vidéo ci-dessous, aux côtés d'Abdel Jabbar al-Okaidi, le violent commandant terroriste du FSA). Depuis l'expulsion de Ford de Syrie, les crimes se sont accélérés avec les États-Unis et leurs alliés s'engageant dans le trafic d'armes illégales massif, le financement et la couverture politique de militants violents en Syrie, y compris de groupes terroristes désignés comme tels à l'échelle internationale (une autre violation des lois internationales et US).

Durant tout ce temps, l'Occident a armé des militants « rebelles » et des terroristes tout en prétendant s'opposer aux troubles civils dans la soi-disant « guerre civile syrienne ».

Regardez cette présentation très instructive de Kevork Almassian de Syrianna Analyse :

Traduction Sott