Dissimulés dans les archives locales et les rapports poussiéreux du Smithsonian Institute se trouvent des compte-rendus presque totalement oubliés des historiens et scientifiques nord-américains : des compte-rendus de squelettes géants (de 2 à presque 3 mètres) découverts dans tout le pays, la plupart enterrés sous des tumulus en terre. Certaines photographies existent toujours, mais curieusement, pas les squelettes.

Dans l'émission d'aujourd'hui de L'angle de la vérité, nous nous entretenons avec Jim Viera et Hugh Newman, auteurs de Giants on Record: America's Hidden History, Secrets in the Mounds and the Smithsonian Files. Nous discutons de leurs recherches : les découvertes archéologiques, les implications quant à nos visions de l'histoire humaine, et la nature de cette dissimulation manifeste.

Vous trouverez ici la page Facebook de Jim et Hugh, et ici le site web d' Hugh.

Durée : 01:27:55

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Voici la retranscription de l'émission :

Harrison : Bienvenue à tous dans L'angle de la vérité. Je suis Harrison Koehli, votre animateur. À mes côtés, ça faisait un moment, Beau Christensen nous rejoint.

Beau : Salut.

Harrison : Et William Barbé se trouve également dans le studio.

William : Bonjour tout le monde.

Harrison : Aujourd'hui, nous avons le plaisir d'avoir avec nous Jim Viera et Hugh Newman. Jim et Hugh sont les auteurs de Giants On Record, America's Hidden History, Secrets in the Mounds, and the Smithsonian Files. Ce livre est sorti en octobre 2015, il me semble, mais nous venons juste de trouver le temps de le lire. Je l'ai vu dès sa sortie mais je n'ai pas eu le temps de le lire à l'époque. Je l'ai mis dans ma liste d'envie sur Amazon et donc finalement, on a acquis un exemplaire et réussi à l'entamer. Il y a des trucs incroyables dedans.

La raison pour laquelle j'ai fait attention à ce livre c'est qu'il y a deux ou trois ans, Jim a fait une conférence TED très intrigante qui a circulé pendant un moment sur internet. Nous commencerons par certaines choses qu'il évoquait dans sa conférence et que Jim et Hugh abordent dans le livre. Donc, pour commencer, bienvenue dans l'émission, Jim et Hugh. C'est génial de vous avoir ici.

Jim : Merci beaucoup les gars.

Hugh : Oui, merci beaucoup. J'apprécie.

Harrison : Pour commencer, peut-être que chacun de vous pourrait nous expliquer un petit peu comment vous en êtes venus à vous intéresser à ce sujet. Je sais que le livre aborde des tas de sujets mais qu'est-ce qui vous a amené dans cette direction pour finir par écrire ce livre ? Peut-être peut-on commencer par Jim, et puis Hugh suivra ?

Jim : Bien sûr. Je suis tailleur de pierre,maçon de profession. J'ai étudié l'histoire, les civilisations et les tribus amérindiennes ici aux États-Unis pendant environ 25 ans et j'étais fasciné par les édifices en pierre amérindiens. Ce n'est pas très connu dans la moitié orientale du pays. On connaît tout des kivas et des habitations sur falaise dans le sud-ouest, mais il y a des forts à flanc de colline et des tumulus de pierres de 16 mètres en Ohio ainsi que des structures en pierre vraiment intrigantes.

Dans les documents, j'ai fini par trouver un tas de compte-rendus en Nouvelle-Angleterre qui parlaient de ruines en pierre existant bien avant l'arrivée des colons et en raison de cette recherche, j'ai commencé à fouiller dans les histoires locales et à tomber indirectement sur ces compte-rendus bizarres de squelettes géants partout en Nouvelle-Angleterre et j'ai découvert qu'ils étaient souvent mentionnés par des professionnels de l'époque, des scientifiques, des médecins et des antiquaires, en donnant des descriptions factuelles d'énormes squelettes souvent obscurément enterrées dans ces documents d'histoire locale.

Je me suis donc plongé dans tout ça et j'ai partagé mes informations avec différentes personnes, des professionnels, et j'obtenais souvent des réponses comme « Ce sont des exagérations et des canulars. C'était le folklore de l'époque. », ou « Il s'agissait d'os de mastodontes », ou autre. Ce n'est pas ce que j'avais découvert. J'ai découvert qu'il s'agissait exclusivement de sépultures humaines et très bien décrites de surcroît, telles des postures en position assise ou des anomalies anatomiques comme la mâchoire disposée au-dessus du visage.

Je suis donc allé plus loin et j'ai rencontré Hugh et nous nous sommes rassemblés avec Ross Hamilton, Micah Ewers et d'autres chercheurs et avons compilé grosso modo un millier de ces compte-rendus de squelettes de 3 mètres en ancienne Amérique et environ 500 de plus dans le reste du monde, en particulier en Grande-Bretagne, en Irlande, en Italie et en France. L'ensemble est fascinant dans le cadre d'une histoire alternative sensationnelle, si vous voulez.

Harrison : Et vous Hugh ?

Hugh : Oui, bien sûr. Les géants ont vraiment fait partie de mon enfance. J'étais obsédé par les Cyclopes et ce genre de choses mais cela a réellement un lien avec les mégalithes car en Grande-Bretagne, de nombreux site mégalithiques, que j'ai étudiés pendant de nombreuses années, sont associés à des légendes et des histoires de géants. Même la création de la Grande-Bretagne comporte des histoires de géants avec Brutus qui a vaincu le grand géant Gog-Magog sur la côte sud.

Je connaissais tout ça. Pendant un temps, j'ai eu le sentiment que ce n'était que des légendes et des histoires mais ensuite je suis allé en Amérique et j'ai rencontré Jim alors que j'explorais et faisais des recherches sur tous les sites mégalithiques en Nouvelle-Angleterre, tout près d'où il vivait assez curieusement. A l'époque, j'allais étudier les sites culturels des bâtisseurs de tumulus et je suis tombé sur le travail de Ross Hamilton et aussi celui de David Hatcher Childress dans une certaine mesure.

Je résidais en fait chez David Childress quand le livre de Ross intitulé A Tradition of Giants [Une tradition de géants] est en quelque sorte tombé de l'étagère. Ça devait être en 2006/2007. Je faisais quelques recherches. J'avais entendu parler des géants en Amérique mais ce livre m'a vraiment ouvert la porte et m'a fait réaliser qu'il s'agissait d'un phénomène réel, ce qui m'a complètement époustouflé. J'ai tout lu d'une traite et ça m'a vraiment éveillé à la réalité de ces géants.

Puis j'ai examiné certains compte-rendus d'El Rancho en Californie et d'autres endroits et finalement j'ai rencontré Jim à une conférence que j'avais organisée en 2011 à Glastonbury dans le Connecticut. Nous avons fait une conférence de « mégalithomanie ». Nous avons beaucoup parlé des géants et Ross Hamilton, l'auteur légendaire de Tradition of Giants - qu'entre parenthèses nous surnommons à juste titre le parrain de la géantologie - nous accompagnait via Skype. C'est là que j'ai rencontré Jim et dès lors, on a réalisé qu'on devait s'attaquer à ce sujet et nous avons décidé d'écrire un livre ensemble. C'était il y a plusieurs années, en 2012/2013, que l'on a vraiment décidé de le faire.

Mais ensuite History Channel a en quelque sorte sauté le pas avec Jim et fait l'émission Search for Lost Giants [A la recherche des géants perdus]. Cela a quelque peu retardé le livre mais il était en lien et ils sont sortis ensemble et maintenant, depuis la sortie du livre, des compte-rendus supplémentaires ont été découverts en Amérique du Nord, ce qui crée un peu la surprise. On a même eu des tas de sceptiques fâchés contre nous. Aucun d'eux n'a de sympathie pour nous apparemment. Le livre et l'émission ont réellement ouvert la porte. Cela a vraiment fait connaître le sujet au grand public. Et maintenant, on se penche sur la Grande-Bretagne, on fouille le monde entier et toutes ses histoires bibliques, les mythes et légendes ; une énorme réalité s'y trouve. Je suis fasciné par ça - pas seulement parce qu'ils étaient grands, ce n'est pas particulièrement intéressant en soi - mais aussi parce que ça a été effacé des documents historiques. Pourquoi cela ? De quoi s'agit-il ? Quel est le raisonnement derrière ça ?

Donc, on étudie cela sous cet angle ainsi que les relations entre ces sites car en Amérique, on a tous ces sites de bâtisseurs de tumulus, et la majorité des découvertes exposés dans les compte-rendus que l'on a examinés se trouvent dans ces tumulus ou à proximité et sont parfois liées à certains sites en pierre ainsi qu'en Nouvelle-Angleterre ou d'autres endroits. Mais partout dans le monde les mégalithes sont liées aux géants. Donc, c'est quelque chose que l'on veut poursuivre pour voir ce qu'on peut en ressortir.

Harrison : Bien, pour entrer dans certains détails pour les auditeurs qui n'ont pas lu le livre ou vu les vidéos, pouvez-nous nous décrire le compte-rendu typique de ces géants ? Quand vous dites « géant », qu'entendez-vous par là et et quel genre de restes ou de preuves ont découvert ces gens ? Qu'avez-vous découvert dans les documents historiques ?

William : Avant cela, j'aimerais dire que ce que je trouve vraiment intéressant dans la manière dont vous avez écrit ce livre c'est que vous avez étudié des tas de cas et avez aussi tenté d'éliminer les trucs faux, ce qui est vraiment appréciable.

Jim : Merci. On continue à faire ça avec le faux crâne qui circule sur internet, le rapport de destruction des squelettes du Smithsonian qui était manifestement faux. Cela fait partie de la dynamique générale avec le comportement humain. J'ai découvert que les arrière-pensées rendent stupides et des tas de gens ont des idées derrière la tête. « On peut vivre dans cet univers alternatif de bourrage de crâne, fermer les yeux et ne pas examiner les arguments adverses. »

Personnellement, je collabore avec les sceptiques qui sont raisonnables, qui ne sont pas des trouducs. Je suis intervenu dans le cours d'anthropologie d'Andy White il y a quelques mois. Je travaille avec des professionnels. Je travaille avec des équipes d'archéologues sur des fouilles pour mes émissions. On vient de faire un spécial Roanoke qui sortira à la fin du mois. J'ai de très bonnes relations avec un tas de professionnels, je soumets cela aux critiques les plus dures et nous débattons de ces sujets controversés.

Mais si vous n'examinez pas toute la dimension d'un problème et tentez activement de démystifier les choses qui n'ont aucune véracité, alors à mon avis, vous n'êtes qu'une sorte de charlatan. Donc Hugh, moi-même, les gens avec qui on travaille comme Ross Hamilton, Andrew Collins, Greg Little, des gens objectifs, raisonnables, on étudie un sujet très controversé. Pour aborder ce qui a été signalé et découvert, c'est vraiment stupéfiant. Des sommités en anthropologie et en archéologie dans les années 20, 30, 40 et 50 ainsi que des ethnologues du Smithsonian à la fin du siècle rendent régulièrement compte de squelettes de 2 mètres ; 2,30 ; 2,40 ; plus de 2,50 mètres, en donnant les dimensions des mesures de fémur, 71 cm, des circonférences de crânes comme 91 cm dans le rapport ethnologique du Smithsonian. Celui de 1873 est vraiment intéressant.

Un des problèmes c'est que beaucoup de ces ossements tombent en poussière. Ils se trouvaient dans d'anciennes tombes ouvertes et ces gens ont avancé que ça pose problème scientifiquement si on excave les os et qu'ils tombent en poussière. Ça m'a été ouvertement renvoyé à la figure comme si je l'avais inventé pour ne pas avoir à montrer des preuves de géants lors de ma conférence TED. Mais la pure vérité c'est que cela provient des documents historiques locaux et les rapports ethnologiques du Smithsonian en parlent. Leurs propres scientifiques en parlent.

Mais il y a des vestiges qui ont été exhibés, la ville est en effervescence et il semble que ce soit arrivé au mauvais moment. Ces tertres funéraires se trouvaient là depuis des milliers et des milliers d'années et évidemment les Amérindiens n'y touchaient pas car ils étaient révérés. Puis les Européens sont venus et les ont tout simplement détruits et profanés. Vous ne pouvez pas détruire et célébrer une culture en même temps et cela ne faisait pas partie de l'évolution. Personne au pouvoir ne voulait voir se propager l'idée de géants, d'Amérindiens sophistiqués. Ils voulaient les dépeindre comme des sauvages désorganisés.

Tout ceci a fini par devenir une énigme et nous tentons de reconstituer les échos lointains du passé avec toutes ces archives.

Beau : Oui, j'aimerais que vous nous parliez davantage de cet aspect parce qu'avant tout la raison pour laquelle ils étaient tellement motivés à nous dissimuler la véritable histoire n'est pas claire. Donc évidemment, si tout ceci est vrai, et manifestement il semble y avoir beaucoup de preuves que cela soit vrai, cela introduit une théorie alternative de l'histoire qui change beaucoup de choses et les rend très intéressantes d'un point de vue factuel. Peut-être pouvez-vous nous en parler un peu plus.

Jim : Oui, je vais me permettre d'intervenir puis je laisserai Hugh dire ce qu'il pense car j'aimerais souligner qu'il existe des conspirations dans le monde. Cela ne fait aucun doute. Il y a des compagnies pétrolières sans pitié, des politiciens tarés et des sociopathes à la tête de multinationales, etc. Mais dans le monde universitaire, ce n'est pas une immense conspiration. Cela ne pourrait même pas être une immense conspiration, avec tous ces hommes et femmes indépendants qui font simplement leur travail. Le problème que je vois ce sont les limites de la science. Que considère-t-on comme une preuve ? Vous vous intéressez à ce sujet et on peut parler de certaines choses mais si je l'aborde avec des amis anthropologues et archéologues en disant simplement « hé, les preuves s'accumulent qu'il y a eu un cataclysme, un déluge lors d'une ère précédente », alors l'esprit se bloque. C'est comme si je leur disais que la Terre a 2 000 ans ou que je viens de voir un dinosaure. Que des licornes broutent ma pelouse.

Passé ce stade, il n'y a plus de curiosité intellectuelle.

Beau : Oui.

Jim : Ce que je comprends... C'est comme le milieu scientifique, je peux creuser le sol et faire des analyses. Ce dont on parle n'est absolument pas étudié. En outre, la question est vraiment de savoir ce qu'on considère comme une preuve. Partout dans le monde les traditions orales racontent la même histoire ; les rosicruciens, les francs-maçons, les grands mystiques, les documents religieux. Les gardiens de la sagesse à qui je parle racontent la même histoire alternative. C'est drôle - j'essaierai d'être bref - toutes les entités que je viens de mentionner, les rosicruciens, les francs-maçons, les traditions orales disent tous qu'il y a eu un grand déluge, un impact cométaire. Ils redoutent tous l'« étoile balai ». Des géants et un petit peuple faisaient partie d'une civilisation perdue, l'Atlantide. Edgar Cayce le dit. Les autres le disent. C'est fascinant qu'ils racontent tous la même chose. La mythologie comparée dira la même chose mais ensuite il y a cette histoire infiniment différente, l'histoire scientifique, qui a tenté de détrôner la religion à la fin des années 1800.

Donc, ce n'est pas Monsanto impliqué dans une conspiration. C'est comme si un filtre académique intervenait. La nature humaine joue un rôle et ces sujets ont été dépeints comme ridicules, de caractère religieux et loufoques si vous vous en approchez. Je préciserai que je suis un catholique repenti. Je ne suis pas chrétien. Je crois que la Bible comporte de nombreuses vérités documentées, comme l'épopée de Gilgamesh et la Torah et le Midrash et les mystiques. Donc, je ne viens d'aucune obédience. Je veux juste trouver la vérité.

Harrison : Hugh, votre avis là-dessus ?

Hugh : Oui, pourquoi cela a-t-il été dissimulé, pourquoi cela semble-t-il avoir été mis sur la touche ? Il semble qu'il y ait des preuves d'un complot pour dissimuler toute cette idée de ces squelettes géants, de ces personnes géantes existant dans la préhistoire. C'est un thème que l'on aborde dans le livre au chapitre sur les « dossiers du Smithsonian ». Au départ, avant d'écrire ce livre, on pensait comme beaucoup de monde qu'il y avait une conspiration organisée pour museler ces recherches. Quand nous avons investigué, nous avons épluché tous les vieux journaux du Smithsonian et avons effectivement trouvé de petites preuves de cela et c'est inquiétant que ces institutions influentes de haut niveau ne mentionnent pas les géants même si elles les ont découverts dans leurs propres rapports annuels et en parlent dans leurs rapports, leurs lettres, etc.

On possède 17 compte-rendus du Smithsonian en personne, des géants de 2 à 2,50 m qui se trouvent pour la plupart en fin d'ouvrage, mais pour conclure, aucun n'est cité. C'est un sujet dont nous avons récemment parlé avec d'autres personnes et c'est vraiment flagrant. Cela vous pousse à vous demander pourquoi ils ne les mentionnent pas alors que de telles découvertes surprenantes se répètent.

Mais si vous examinez la politique, l'histoire et la culture qui existaient dans les années 1800 en Amérique, vous voyez que la Théorie de l'évolution de Darwin prenait forme. Donc la découverte de crânes géants de 90 à 100 cm de circonférence datant de plusieurs milliers d'années ne cadrait pas vraiment avec l'évolution et ce genre de choses. Il y avait aussi la Destinée manifeste, tout ce mouvement consistant à écarter les Amérindiens, les mettre dans des réserves et les empêcher de poursuivre leur mode de vie comme ils l'avaient fait durant des milliers d'années.

Donc, quand vous trouvez des squelettes de géants amérindiens avec des crânes énormes, ce qui signifie de plus gros cerveaux et implique qu'ils étaient super intelligents, cela ne colle pas avec la Destinée manifeste, avec la tentative de les mettre de côté, de leur voler leurs terres, de leur inoculer des maladies, etc. Il y avait donc des programmes politiques en place lorsqu'ils ont commencé à trouver ces squelettes, ces os et ces crânes géants dans toute l'Amérique du Nord, ce qui est devenu un problème pour eux. C'était un énorme problème permanent.

Nous avons donc arrêté de parler constamment de complot et avons simplement rassemblé les informations dans leur ordre chronologique. Et l'on peut voir quelque chose d'assez obscur se profiler. Mais je ne pense pas qu'il s'agisse d'une conspiration organisée. Je pense qu'il s'agit simplement d'une séquence d'événements liés à des programmes politiques ainsi que des idées qui se sont diffusées partout dans le monde. Aleš Hrdlička a pris le pouvoir du Smithsonian au début des années 1900 et c'était un eugéniste pré-Nazi. Il prétendait que les non-blancs leur étaient très inférieurs, etc.

Cela s'est transformé en ce projet raciste qui s'est parallèlement instauré. Et cela ne cadre pas avec ces présumés Amérindiens probablement supérieurs aux humains modernes à l'époque de leur découverte. Il y a donc beaucoup de choses en jeu. On aborde cela longuement en détails dans le chapitre sur les « dossiers du Smithsonian ». C'est ce chapitre que vous devez lire si vous voulez voir tout le déroulement de l'histoire.

Autre chose rapidement : en 1990, le NAGPRA, la loi fédérale sur "La protection et le rapatriement des tombes des natifs américains", est entré en vigueur et a éradiqué toute exposition publique d'objets funéraires, de squelettes géants, d'ossements, de momies, de quoi que ce soit découvert dans le sud-ouest. Donc, toutes les preuves ont disparu. C'est un autre niveau de suppression de la totalité des preuves. Disons simplement qu'il y a plus qu'il n'y paraît.

Harrison : Pour moi, vous semblez dire qu'à l'époque où ces rapports parvenaient, il y avait des raisons historiques valides, d'un certain point de vue, pour soit les ignorer, soit les dissimuler dans une certaine mesure et c'est ce qui nous met aujourd'hui dans une situation particulière où, parce qu'à l'époque ces éléments n'ont pas été privilégiés et transformés en précédents scientifiques historiques, il ne nous reste aujourd'hui que des anecdotes historiques. Vous ne pouvez pas aller au Smithsonian pour voir l'un ou l'autre de ces squelettes en exposition, aussi les scientifiques actuels n'ont-ils pas de preuves à examiner. Tout ce qu'ils entendent c'est « Il y avait des géants », et ils trouvent cela ridicule, comme vous le disiez Jim, comme des licornes broutant la pelouse.

Il n'y a donc aucune motivation réelle à étudier ce sujet et il y a aussi le fait que même si les gens n'y pensaient pas à l'époque, aujourd'hui, si cela devait faire les gros titres, si la communauté scientifique étudiait sérieusement le sujet, il y a, comme vous dites, d'énormes implications qui remettent en cause des croyances fondamentales à propos de l'histoire, de l'évolution de l'humanité, de ce qui existait il y a 12 000 ans. Peut-être peut-on aller dans cette direction mais auparavant j'aimerais aborder la chronologie des événements.

On a tous ces compte-rendus de squelettes géants, beaucoup entre 2 m et 2,50 m, dont on a trouvé les restes. Je sais qu'à l'époque ils ne disposaient pas de la technologie que nous possédons aujourd'hui pour dater ces échantillons. Y a-t-il une quelconque indication de la datation de ces squelettes ? Et en lien avec cette question : je sais qu'il existe des récits de colons qui ont rencontré des géants vivants. Je me demandais si vous pouviez réconcilier les deux. Quand ces géants existaient-ils ? Sont-ils réellement partis ? Quand ont-ils disparu ? Pouvez-vous nous éclaircir tout cela ?

Jim : Je dirais que tous les premiers explorateurs, les célèbres - Coronado, Magellan, John Smith en Virginie, Vespucci, de la Patagonie à la Virginie - ont tous rencontré des natifs énormes entre 2 et 3 mètres selon les descriptions, si vous arrivez à y croire. En Alabama, Tuscaloosa faisait presque 2,50 m, tout comme son fils. Ces observateurs qualifiés ont continué à rencontrer des géants et des tribus dont les natifs étaient particulièrement grands. Dans le livre, on écrit que Thomas Jefferson a rencontré des guerriers Osages de 1,90 à 2,10 m qui furent décrits comme nobles et imposants, beaux, impressionnants et massifs. On ne parle pas des joueurs maigrichons de la NBA mais de types énormes et robustes.

Les restes remontent de 1700 à probablement 1000 av. J-C, quelque chose comme ça. On sait que les gens de la civilisation Adena étaient particulièrement grands. La classe royale allongeait leur crâne. Les squelettes qu'on trouve dans les tumulus de la partie orientale du pays, les plus vieux étant ceux de la civilisation Adena me semble-t-il, font bien plus de 2,10 m.

Et cela pose la question de la provenance de ces géants. Il y a différentes histoires. Il y a l'idée que parmi les Amérindiens, il y avait une classe royale de grandes personnes plus bienveillantes, la légende des géants, les grands civilisateurs qui sont apparus après le déluge d'il y a 12 000 ans. Ensuite ils parlent d'une race de géants malveillants avant le déluge partout dans le monde. Les Amérindiens disent qu'ils étaient cannibales et féroces et que leurs cheveux étaient roux. On a les histoires sur la caverne de Lovelock et les mythes et les légendes. C'est un truc de fou avec toutes ces tribus amérindiennes.

Maintenant, si on regarde l'histoire, on continue à repousser les dates aux États-Unis : l'ère pré-Clovis, 15 000, 18 000 ans, Cactus Hill en Virginie, l'abri sous roche de Meadowcroft , Monte Verde, donc les dates continuent à être repoussées et de nouvelles théories sont proposées, comme l'hypothèse solutréenne qu'ils seraient venus en bateau ou autre. Mais il y a un réel mystère car l'origine africaine de l'homme moderne ne semble pas concorder avec l'histoire des géants. La civilisation perdue dont parlent toutes ces sources a-t-elle existé ? Y a-t-il eu une Atlantide ? Et c'est là que tout le monde indique Edgar Cayce, les documents religieux et les rosicruciens/francs-maçons où des géants faisaient partie de la civilisation. Sont-ce eux qui ont atterri sur les terres bibliques, ont-ils atterri aux États-Unis comme le diraient probablement les Amérindiens ?

Encore une fois, que considérez-vous comme des preuves ? Je comprends l'idée d'essayer d'assembler cette vision du passé avec les études anthropologiques, avec les études des restes de squelettes, mais en même temps, deux réalités ne peuvent pas coexister - comme en géologie avec l'uniformitarisme et le catastrophisme. Il est évident qu'il y a eu des événements catastrophiques. Les deux peuvent coexister et en anthropologie on pourrait avoir une autre histoire. Je crois que l'évolution est réelle mais c'est une autre histoire. Il y a l'intervention génétique, une courbe en cloche quelque part.

En 2002/2003, ils ont trouvé des « hobbits » en Indonésie. Pour moi, quand allons-nous tirer les leçons de l'histoire ? Galilée a été arrêté, Velikovsky a été ridiculisé avec son Mondes en collision, Graham Hancock - que je trouve brillant, raisonnable et objectif - se fait toujours houspiller. Il se fait mettre en boîte, traiter de pseudo-scientifique ou autre. Bougez-vous et regardez les choses objectivement ! Proférer avec arrogance qu' « on a toutes les réponses » est stupide. Où nous trompons-nous ? Quelles sont les 14 % de théories erronées ? Étudions-les collectivement.

Harrison : Vous avez mentionné certaines légendes sur des géants d'avant le déluge, disons néfastes et cannibales, mais vous avez ensuite aussi mentionné des géants plus récents, après le déluge, qui ont été révérés en tant que leaders bienveillants, une sorte de classe dirigeante. Y a-t-il quoi que ce soit de plus ? Que racontent d'autre les légendes, car il semble y avoir une sorte d'évolution dans la pensée et la description de la nature psychologique de ces géants.

Jim : Tu veux répondre Hugh ?

Hugh : Je vais me charger de celle-là. C'est une très bonne remarque. La chronologie est vraiment très morcelée quand on tente de découvrir qui était où à l'époque, en particulier en Amérique du Nord, notre thème central. Mais même avant le présumé déluge, dans le livre on parle de l'impact cosmique du Dryas récent. Dans la tradition orale, le folklore amérindien, il y a des témoignages - très forts, très réalistes - de l'existence de géants à la même époque que la mégafaune.

Puis on trouve des restes momifiés en Amérique, souvent avec des cheveux roux, certains très grands supposément. Dans la caverne de Lovelock, il y a l'homme de la grotte de l'esprit, vous avez l'homme de Kennewick - non momifié bien sûr. Ensuite, vous avez des découvertes vieilles de 7 000 ans, les hommes des tourbières de Floride, etc.

Il y a donc là une chronologie. Mais, chose intéressante, ce qui est étrangement fascinant, ce sont toutes ces histoires de cannibalisme et c'est vraiment effrayant quand vous vous plongez là-dedans, même les momies de la caverne de Lovelock qui pourraient avoir plusieurs milliers d'années. A l'époque, la tribu des Paiute - Sarah Winnemucca Hopkins a écrit sur le sujet dans les années 1800 - parle de légendes de cette race aux cheveux roux, des gens violents, grands, dans la région du lac Humboldt et de la caverne de Lovelock qui les terrorisaient et les mangeaient. En fait, ils les mangeaient au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner, miam miam !

Ils rencontraient donc ce type de problème. Et puis vous commencez à étudier cela et réalisez que beaucoup de légendes en parlent. Elles parlent souvent d'être attaqué, persécuté par ces géants mangeurs d'homme partout dans le pays, littéralement partout. Ensuite on a trouvé de réelles preuves dans la caverne de Lovelock que de la moelle avait été extraite d'os humains et mangée, donc on sait que c'est réel. Il y a d'autres éléments de preuves archéologiques qui viennent étayer cela. On trouve des exemples depuis l'île de Catalina jusqu'en Nouvelle-Angleterre en passant par le Maine.

Il y avait donc ces élites bienveillantes qui étaient probablement les précurseurs des Adena, provenant probablement du Canada et du Nord-Ouest, il y a probablement 6 000 ans, qui se sont métissées avec les élites tribales, les chefs tribaux comme la classe royale qui étaient moins intelligents. Le fait qu'elles transmettaient la connaissance et la sophistication est évident dans les sites culturels tumulaires et dans leur monde.

Mais parallèlement, il y avait d'autres groupes différents. Ils étaient extrêmement grands, c'étaient des géants mais ils ne ressemblaient en rien aux Adena. Ils étaient cannibales. Il y aura de grandes guerres entre les diverses tribus. C'est étrange car on trouve le même genre d'histoires dans les anciens textes comme l'Ancien Testament, le Livre d'Hénoch, le Livre des Géants, même les manuscrits de la Mer Morte et ce genre de choses, d'autres légendes et d'autres textes antiques partout dans le monde.

Il y a donc un parallèle. C'est comme s'il y avait deux classes différentes de géants. Puis vous approfondissez et vous trouvez d'autres types de géants. Ce n'est vraiment pas clair mais on essaye de s'y attaquer, en particulier en Amérique du Nord et à proximité des frontières, pour donner une idée de ce qu'on sait maintenant. Avec l'augmentation des tests ADN, davantage de découvertes sont probablement faites. Mais on sait qu'il y avait des géants en Patagonie qui ont vécu jusque dans les années 1500-1600 et ils ont été photographiés à l'extrême Sud de la Patagonie, près de l'Antarctique, en 1901 par le Capitaine Cook à l'époque.

Il y a donc des preuves de géants vivant jusqu'à cette époque dans différentes parties du monde. Le truc de l'ADN est vraiment intéressant. Quand on a écrit le livre, on a parcouru toutes les dernières recherches avec les dernières données sur l'ADN et les migrations et c'est vraiment étonnant quand on y pense. Mais j'étais vraiment convaincu d'une chose, c'est que ces géants aient pu avoir un point d'origine en Amérique du Nord même. C'est ce que déclarent beaucoup de légendes mais davantage de recherches sont nécessaires.

Harrison : Que voulez-vous dire par point d'origine ? Quelle pourrait être l'hypothèse sur la nature de ce point d'origine ?

Hugh : C'est ce qu'on appelle la « genèse américaine ». Il s'agit d'une théorie qui court depuis une quinzaine d'années mais n'a jamais été prise au sérieux. Elle a été formulée au départ par Jeffrey Goodman. C'est un archéologue qui a écrit un livre intitulé American Genesis. Cette théorie a été reprise par d'autres, même par l'une des paléontologues dentaires que l'on interroge pour l'émission TV et le livre. Elle parle maintenant des origines de l'homme en tant que tel qui ne seraient pas du tout en Afrique il y a 100 000 ans. Il y a différents endroits partout dans le monde où les hommes seraient apparus. Ils ne viennent pas nécessairement d'un unique endroit, ou des singes ou autre. Une théorie toute différente est avancée.

Et quand vous regardez l'Amérique du Nord, il y a des crânes, des humains modernes... des crânes quasi de type Cro-Magnon qui remontent à 70 000 ans ont été découverts en Amérique du Nord. Ils datent de 45 000 ans avant que l'homme de Cro-Magnon n'ait émergé en Europe il y a environ 44 000 ans. On doit donc se demander dans quel sens les migrations se sont produites. Se passait-il quelque chose en Amérique du Nord dans la préhistoire lointaine, et en Amérique central et du Sud, et au Canada bien sûr ? Le Pacifique reliait toutes ces cultures à différentes parties du monde. Il en existe un tas de preuves maintenant. Au Brésil, des crânes remontent à presque 100 000 ans, il existe des peintures rupestres bien plus anciennes. Cela donne vraiment une perspective entièrement différente à cette idée de préhistoire lointaine.

Votre question portait sur la nature du point d'origine. Eh bien cela concerne vraiment où les humains sont apparus sur la planète. D'où viennent-ils est une toute autre histoire car quand vous regardez les légendes nord-américaines, mince, c'est presque comme s'ils étaient descendus du ciel et bien sûr les oiseaux-tonnerre qui se transforment en humains, etc. C'est donc un peu comparable aux Nephilim, aux Observateurs et tout un tas de trucs bibliques. C'est donc étrange mais on aborde ce sujet autant qu'on peut dans le dernier chapitre du livre.

Jim : Avec cette vision alternative, vous devez presque concéder une création quasi surnaturelle de l'homme il y a 200 000 ans. C'est ce que dit Edgar Cayce. Il dit que ça a eu lieu sur un continent au milieu de l'Atlantique. Il y a les australopithécinés qui se sont transformés en genre Homo et vous avez l'Homo Erectus à Dmanissi en Géorgie vieux de 1,8 million d'années qui a été découvert il y a quelques années. Il y a donc tous ces précurseurs théoriques à l'Homo Sapiens.

Mais il y une école de pensée... je viens juste d'entendre dire que Francis Crick, qui a travaillé avec le parrain du génome humain, pensait vraiment qu'il y a eu une sorte d'intervention quasi étrangère pour créer l'Homo Sapiens. Je crois vraiment qu'il ne s'agirait pas de « genèse américaine ». L'origine serait en Atlantide au lieu de l'Afrique. Cela paraît étrange mais il y a encore un tas de question sur l'origine de l'Homo Sapiens. Une accélération bizarre semble avoir eu lieu et ensuite boum ! Il y a cette espèce bien plus avancée. C'est comme si l'ADN d'Homo Erectus ou de certains cousins des êtres humains avait pu servir à une expérience de génie génétique si vous voulez.

Quand vous lisez l'épopée de Gilgamesh dans la Bible et les mystiques, ils parlent d'une création surnaturelle de l'Homo Sapiens. Je sais que c'est dur à avaler mais c'est universel. C'est dans tous les mythes et les légendes et c'est une réflexion vraiment intéressante. Il y a tellement de similitudes stupéfiantes partout dans le monde que c'est au-delà de la coïncidence. Si vous lisez les trucs de Graham Hancock et regardez Quetzalcoatl, Viracocha et les grands civilisateurs qui sont apparus après le déluge, ils portaient tous ces sacs d'hommes, partout dans le monde.

La similitude iconographique va bien au-delà d'un seul point. Ce sont les re-promulgateurs de la civilisation. Ils ont tous les mêmes attributs. Ils sont grands, barbus et portent ces sacs d'hommes. C'est tout simplement ahurissant. Sur toute la planète vous voyez des statues et des pétroglyphes avec six doigts et six orteils et aussi dans la Bible, le géant de Gath avait six doigts et six orteils. C'est ce niveau de particularités à travers les mythes et les légendes, les pétroglyphes, les documents religieux, les récits historiques, les mystiques et les sociétés secrètes qui me stupéfie.

Les professionnels ne parcourent pas le monde pour examiner ces choses. Ils ne cherchent qu'à démystifier : « posez un crâne géant sur mon bureau, sinon ne venez pas m'ennuyer », ou autres choses du style. Je ne critique personne, je dis seulement que c'est d'une ampleur stupéfiante et aussi bien caché que le nez au milieu de la figure.

Harrison : Ce que vous dites me rappelle quelque chose. Je crois que j'en ai entendu parler pour la première fois dans un livre de Laura Knight-Jadczyk - elle a participé plusieurs fois à cette émission - intitulé les Comètes et les cornes de Moïse. Elle a trouvé un rapport sur l'explosion cométaire de Toungouska au dessus de la Russie en 1906. Certains scientifiques ont découvert que des mutations génétiques avaient affecté des formes de vie dans cette région. Dans le livre, cela suscite l'idée que des bombardements cométaires peuvent induire ces modifications génétiques et pour moi, la question se pose car vous avez mentionné tous ces mythes du déluge et l'idée qu'un bombardement cométaire il y a environ 12 000 ans a provoqué cette destruction massive en Amérique du Nord. Je sais que Graham Hancock en a parlé dans son dernier livre ainsi que Firestone et West dans leur livre d'il y a plusieurs années.

Ces idées de bombardement cométaire ont été largement ignorées dans le monde universitaire mais il y a un petit groupe de scientifiques qui travaillent sur ce sujet de manière très sérieuse et soignée. Ensuite, il y a cette idée d'évolution. Si on regarde les données évolutionnaires historiques, on y trouve souvent des séquences de développement extrêmement rapide. Donc, je me demande s'il pourrait y avoir un rapport avec ce catastrophisme, peut-être avec ces comètes car quand on y pense, une nouvelle espèce surgit de nulle part... Il pourrait bien y avoir un élément surnaturel mais qui pourrait être inextricablement lié à l'aspect physique de l'introduction chaotique de ces bombardements cométaires, qui surviennent régulièrement, cycliquement dans l'histoire et introduisent ce niveau de mutation dans les espèces existant sur la planète. Cela pourrait être le mécanisme de cette croissance rapide, du développement rapide d'espèces nouvelles et plus complexes. Je voulais seulement soulever cette idée et voir ce que vous en pensez.

Jim : Je vais rapidement vous donnez mon avis. C'est très bien de rester sobre et scientifique. Aucun doute là-dessus. Je dis souvent que j'aimerais que ce mystère ne soit pas aussi surnaturel en apparence car je suis le type de gars qui va à Pumapunku, regarde une pierre et se dit : « si on donne un morceau d'andésite à dix maîtres sculpteurs avec les outils de l'époque, ils ne seront pas capables de faire ça. » Ou « prenons ce site » ou « regardons comment Sacsayhuamán a été construite ». Je peux vous montrer des exemples incroyables qu'à mon avis les gens de l'époque n'ont pas pu réussir. Ou demandons-nous pourquoi il y a des crânes allongés partout sur la planète.

Mais en pure vérité, Edgar Cayce, la Bible, les rosicruciens, les francs-maçons, Platon, Madame Blavatsky et tous ces documents religieux disent que l'Homo Sapiens originel, ou Adam si vous préférez, était un être androgyne. Toute culture a ses mythes et ses légendes. Quetzalcoatl était le fils d'un être androgyne. Ils parlent essentiellement de la naissance de la race humaine comme d'un événement surnaturel à partir d'un être androgyne. C'est tellement bizarre à dire, mais si vous passez 486 heures à étudier cela comme je l'ai fait, vous verrez partout dans le monde des statues hermaphrodites, des représentations de ce dieu androgyne surnaturel, vous vous demandez pourquoi il existe deux versions de l'histoire. L'une est celle qu'on apprend tous, qui va à l'encontre de tous les documents religieux, tous les mythes et toutes les légendes, tout élément alternatif d'information concevable provenant du passé. Leur différence est ahurissante.

Mais à vrai dire, ce dont on parle ici, cette vision alternative de l'histoire contenant des éléments surnaturels, je crois sincèrement et fermement qu'elle est quasiment exacte. Et dans 50 ans nous considérerons ce modèle comme bien plus juste. Pensez simplement à la précision et à l'importance de ces traditions orales partout sur la planète qui disent la même chose, à leur exactitude, à la science qui continue à démontrer par la fréquence des tsunamis, à comprendre, etc. Il y a deux modèles et je trouve qu'un des deux est bien plus étonnamment juste et concorde avec les traditions orales. Et je sais que ça paraît étrange.

Harrison : Non, c'est bien.

Jim : C'est drôle. J'apprécie Graham Hancock. Il est vraiment objectif et scientifique. Et Randall Carson. Je suis allé parler avec Al Goodyear en Caroline du Sud sur le site Topper, le site pré-clovis de 55 000 ans qu'il pense avoir trouvé. Je navigue dans les deux mondes. Je dois dire qu'en tant qu'investigateur et enquêteur mon intuition m'amène dans une direction différente. C'est stupéfiant. L'iconographie similaire, les mythes et les légendes me poussent dans cette direction, sans arrière-pensées tout à fait franchement.

Harrison : Oui, et quand vous examinez cela, c'est un énorme mystère totalement ignoré par la communauté scientifique. A l'heure actuelle, on dispose d'un éventail d'idées limité quant aux différentes causes possible et à la manière dont cela s'est passé. L'une n'est pas très satisfaisante et c'est l'histoire évolutionniste, largement uniformitariste qui ne cadre tout simplement pas avec beaucoup de faits. Et puis il y a cette version surnaturelle. C'est une bonne explication car quand vous l'entendez, vous vous dites « qu'est-ce que cela pourrait être d'autre ? ». Une troisième explication mystérieuse inconnue pourrait exister, mais en l'état, ces histoires tendent à rendre compte des faits tels qu'on les observe. Donc, je pense que c'est au moins un point de départ à partir duquel on doit démarrer. Et comme vous l'avez dit, je pense que si les gens, sans nécessairement donner le bénéfice du doute, reconnaissent au moins ces histoires et les examinent, on progressera plus dans la compréhension de l'histoire humaine qu'en les ignorant.

Jim : Totalement, oui. Je ne veux pas monopoliser la parole, mais c'est un point important. Et « satisfaisant », c'est exactement cela. C'est comme si une des versions répondait à toute interrogation et mystère éventuels dans l'histoire, la version alternative/surnaturelle. Du genre, « OK, je comprends ce dont parlait les Grecs : les dieux, les demi-dieux, les Titans, le continent perdu dans l'Atlantique qu'évoquait Platon. Je comprends ce que racontent les Amérindiens à l'heure actuelle, le petit peuple et les géants. Ce ne sont pas que des inepties irréalistes. Je comprends ce dont parlent les Gardiens de la Sagesse, les anciens qui ont bâti ces sites avec une technologie oubliée.

Ensuite, vous avez la version officielle qui est tellement insatisfaisante. Votre intuition vous le dit. C'est marrant, quand vous êtes professionnel, c'est comme si vous preniez une direction. J'ai navigué dans ces domaines et je comprends. Cela étouffe votre curiosité intellectuelle ou votre amour pour la mythologie. Pourquoi les gens aiment-ils Le seigneur des anneaux ou Game of thrones ? Intuitivement, ils savent, ils puisent dans l'esprit collectif qui comprend qu'il existe une vision différente de l'histoire qui est vraie, qui a été rayée de la carte par un événement cataclysmique à fort potentiel post-traumatique. Donc on reconstitue tout ça et des types comme Hugh et moi le faisons par passion. J'ai été payé 2 cents de l'heure pour mes énormes recherches. On vend quelques livres ici et là mais je m'en fiche. Je trouve ça fascinant et je crois vraiment qu'on découvrira que la version de l'histoire dont on parle est vraie dans les prochaines décennies. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne découvrent un site bien plus vieux que Göbekli Tepe. Je me dois de le dire.

Beau : Je voulais aussi vous poser des questions à propos de l'idée soulevée dans le livre que ces géants qui ont érigé les sites mégalithiques, en particulier les tumulus essentiellement dans l'est des États-Unis et même les henges en Angleterre... vous évoquez une technologie perdue et ces tertres sont terriblement fascinants dans leurs alignements astronomiques et rien que pour l'énorme travail que leur construction implique, leur taille immense. J'aimerais donc vous demander ce qui se passe avec tous ces tumulus ?

Hugh : Je vais répondre. Grosso modo, il y a plus de 100 000 terrassements répertoriés en Amérique du Nord. Il y au moins 10 000 tumulus énormes, de formes différentes, rien que dans la vallée de l'Ohio. Beaucoup ont été détruits. Beaucoup se trouvent sur des terrains privés. Beaucoup ont été nivelés, etc. Vous devez regarder ça sous un angle différent. A nouveau, il y a là différentes chronologies. Si vous allez plus au Sud jusqu'en Louisiane et presque jusque la Côte du Golf, vous avez Poverty Point, vous avez Watson Break. Il y a un autre site dont j'ai oublié le nom. En fait, je les ai visités récemment il y a environ un an et ils remontent à 3000-3800 avant JC, ce sont les plus vieux tertres connus en Amérique.

Il y a des amas coquilliers sur la côte californienne. Il y a une datation au carbone qui remonte à 20 000 ans. Je n'arrive pas vraiment à me faire une idée à ce propos et je ne suis pas sûr qu'il s'agissait d'une piètre technologie à l'époque où ils l'ont fait, mais c'est là, c'est dans les registres et on en parle très brièvement dans le livre, il me semble.

Mais avant tout, il y a les tertres de la civilisation Adena qui officiellement ne datent pas plus de 1000-1300 avant JC. Jim, corriges-moi si je me trompe. Ensuite, il y a les tumulus de la culture Hopewell, probablement vers 400 après JC, que les cultures ultérieures ont ensuite modifiés. Mais ceux de la civilisation Adena sont les plus intéressants. C'est là que se situe la vraie recherche. Greg Little, un très bon ami, et Andrew Collins travaillent dessus, ainsi que quelques autres. C'est vraiment le lien avec les géants et c'est ce qu'ils ont découvert. On les trouve littéralement à l'intérieur, très profond, souvent en dessous du niveau du sol, profondément enfouis dans le sol. Donc souvent ils ne se trouvent pas au-dessus du niveau du sol. Les gens ne réalisent pas ça.

Et il y a les chambres en pierres. Certains sites comme celui de Miamisburg comportent des revêtements en pierre, donc ça ressemble plus à une pyramide. Et il y a tellement d'autres sites si vastes comme celui de Newark et ceux aux alentours de Chillicothe qui sont des systèmes de terrassements massifs, à la géométrie complexe, recouvrant de nombres hectares qui encodent de la géométrie, de la métrologie, des alignements astronomiques, et sont liés à d'autres sites dans le pays. Il y en a des semblables en Floride. On en trouve aussi au Nord le long de la frontière canadienne, jusqu'aux grands lacs. On les trouve principalement au Mississipi mais ils se déploient à partir de là. Mais on en trouve bien dans différentes parties du pays. Il y en a tellement et ils sont si sophistiqués. Ils renferment des pierres et les géants sont impliqués. On doit donc se demander pourquoi on néglige la réalité que les géants aient pu être impliqués dans la construction de ces tertres.

On trouve des terrassements étonnamment similaires bien plus au Sud jusque chez les Olmèques en Amérique centrale, de l'autre côté de la Côté du Golfe. Il y a des tumulus, il y a des terrassements, il y a d'immenses villes en terre avec des revêtements en pierre et des chambres en pierre à l'intérieur. C'est de fait très similaire si vous vous penchez dessus.

Et en Grande-Bretagne et en Europe, il y a évidemment la même chose et c'est probablement plus ancien. On doit donc se demander si l'influence venait d'Europe ou inversement car les plus anciens en Amérique du Nord correspondent un peu avec les plus anciens d'ici. Il y a donc un grand point d'interrogation quant à qui faisait quoi et où. Mais à nouveau, conjointement à ces sites en Grande-Bretagne, il y a des légendes et des histoires, et on trouve aussi des récits de géants, pas autant qu'en Amérique du Nord, surtout dans la vallée de l'Ohio, mais il y a très certainement des corrélations avec la métrologie, la géométrie, la conception, le style, les légendes, les histoires, l'astronomie, etc. Cela cadre avec la théorie qu'il existait une grande culture préhistorique qui a influencé toutes les cultures de par le monde.

Beau : Si je pense qu'il y a une sorte de connexion atlante ici, c'est parce que si vous lisez la description de l'Atlantide de Platon - je crois qu'Andrew Collins a écrit un livre à ce sujet - beaucoup de cités atlantes, du moins telles que les décrit Platon, sont similaires, et les terrassements, les douves, les terrasses surélevées où les gens vivaient. Cela m'a vraiment fait penser à cela et ça soutient l'idée d'une dispersion du peuple atlante au moins aux États-Unis.

Jim : Bonne remarque. Le livre de Greg Little sur l'héritage des bâtisseurs de tumulus d'Edgar Cayce. Cayce a donné 68 lectures sur les bâtisseurs de tumulus. C'est tellement étrange que Cayce ait donné des lectures. Pour ceux qui ne connaissent pas Edgar Cayce, il avait été à l'école jusqu'à 13 ans et il tombait dans un état de transe à Hopkins, dans le Kentucky je crois, et il a donné toutes ces lectures sur la santé. Mais ensuite il a commencé à parler de civilisations perdues, de vies antérieures sorties de nulle part, et cela a été consigné. Les lectures se trouvent à la bibliothèque ARE à Virginia Beach.

Quoi qu'il en soit, Cayce a parlé des bâtisseurs de tumulus dans 68 lectures différentes. Il a dit des bâtisseurs de tumulus en Floride qu'ils étaient d'une stature bien plus imposante que les gens de l'époque et qu'ils étaient proportionnellement massifs, ce qui est intéressant car les compte-rendus sur les squelettes que l'on trouve parlent toujours des proportions. Mais quoi qu'il en soit, il a parlé de l'influence des premiers bâtisseurs de tumulus, vers 3000 avant JC qui sont venus pour éviter les cultes sacrificiels qui avaient cours et qui étaient d'orientation plus bienveillante.

Beaucoup de terrassements, comme à Portsmith, dans l'Ohio, sont la réplique exacte de la cité centrale de l'Atlantide de Platon. C'est dans le livre de Greg Little, et aussi dans le nôtre. On a obtenu la permission de Greg. Mais il s'agit de ce terrassement en anneau que Squire et Davis ont étudié et catalogué avant qu'il ne soit détruit. C'est tout simplement époustouflant à quel point il est similaire, et Cayce qui dit ça et là, bingo ! Ici même on retrouve cette similitude phénoménale. Et les archéologues n'ont jamais été capables de dire pourquoi il y avait des douves.

C'est le plus bizarre. Partout sur la planète, on trouve des pyramides. On est face à des choses des plus folles et énigmatiques, les dieux créateurs balancent des sacoches avec une iconographie semblable, n'est-ce pas ? Si l'histoire était cette version barbante que l'on nous sert, on aurait un paysage banal. C'est comme si on était parachuté dans un monde extraterrestre insolite qui n'a aucun sens car on ne l'observe pas comme il faut, on ne l'étudie pas au travers des mythes et des légendes et des traditions orales.

Beau : je suis en train de lire Mound Builders de Greg Little qui parle des lectures de Cayce et c'est vraiment fascinant que Cayce ait parlé de choses qui ont été dévoilées bien plus tard grâce aux découvertes archéologiques, l'idée que les tribus perdues d'Israël ont peuplé les États-Unis puis sont descendues à Mexico, les civilisations Adena, voire la provenance canadienne. Si l'on regarde les tumulus du Serpent [au Canada et en Ohio - NdT], c'est tout à fait fascinant.

Jim : Absolument. Hugh peut intervenir. Mais je suis content que vous lisiez ce livre. C'est impressionnant. Actuellement, j'écris un livre sur la recherche du continent perdu d'Edgar Cayce et quand nous sommes allés au Pérou et en Bolivie, tous les sites mégalithiques incroyables que l'on a croisés, Cayce en parle comme d'une colonie atlante. Je comprends cet élan. Quand on en parle, on donne l'impression d'être fou et d'avoir perdu la tête mais mince, comment ont-ils fait ça ?! Dans tant de maçonnerie, il n'y a pas un micron d'écart et encore moins un endroit où un cheveu ou une lame de rasoir pourrait passer. Pour moi, en tant que maçon professionnel, c'est dur de faire comprendre aux gens à quel point la maçonnerie est ultra-précise.

Beau : Dans une vidéo, vous montrez ces énormes dolmens. Comment sont-ils arrivés là ? Avec le poids de ces pierres, comme à Stonehenge... je suis perplexe.

Hugh : Ce sont les géants.

Beau : Comment ont-ils fait ? Les ont-ils soulevés ?

Hugh : Oui.

Beau : Disposaient-ils de technologies extraordinaires ? Des choses que nous ne connaissons pas ?

Jim : Je vais répondre. Cayce dit précisément qu'ils utilisaient des gaz, des lasers, la vibration, le son, que cette technologie les a aidé à bâtir des endroits comme Saksaywaman. En même temps, je dirais qu'il ne faut pas sous-estimer les capacités humaines car on sait que les romains ont construit des trucs incroyables, des centaines de tonnes.

Beau : Oui.


Mur à Saksaywaman, Pérou
Jim : Donc, on ne peut pas tout regarder et dire « C'est impossible ». Les humains ont fait des tas de trucs déjantés. Mais certaines choses, que paradoxalement Cayce identifie dans ses lectures, sortent du lot. Je vais laisser la parole à Hugh, il a probablement ses propres idées.

Hugh : Oui, regardez simplement les histoires et les légendes, et même les découvertes dans les tumulus près de Stonehenge, on a trouvé des squelettes extrêmement grands. Les premières légendes de Stonehenge parlent de Merlin employant des géants pour bouger les pierres pour lui. Et aussi, à propos de technologie, ils avaient des milliers de soldats. Lorsque j'étais en Irlande pour récupérer les pierres dites de Killara et les amener à Stonehenge... le roi Aurelius [Conanus] et tout ce genre de trucs, mais tout se trouve dans l'Historia regum Britanniae, l'ouvrage classique de Geoffrey de Monmouth écrit dans les années 1100.

Ils ne pouvaient pas bouger les pierres. Ils ne pouvaient pas déconstruire le site. Ils ne pouvaient pas le déplacer en Angleterre donc des géants sont impliqués et Merlin s'est servi d'un procédé pour les bouger. Et avec ça, il l'a fait facilement. Alors, qu'était-ce ? A t-il utilisé une sorte de technologie ? D'autres histoires disent qu'il a fait léviter les pierres, qu'il était capable de manipuler les pierres et de les bouger. Donc, rien qu'à Stonehenge, le plus célèbre site mégalithique de la planète, on trouve ces histoires.

Et on en trouve également à d'autres endroits. On trouve ces histoires de technologie du son, de pouvoir faire léviter des pierres. Il y a évidemment le Château de corail en Floride que j'ai visité il y a quelques années, là où Edward Leedskalnin a construit un énorme site mégalithique dans les années 1950. Il y a donc quelque chose. La technologie est là et si un Letton d'1,50 m peut construire le château de corail alors 100 personnes de taille normale peuvent bâtir un site mégalithique. Comment ont-ils fait, c'est une toute autre question mais les indices sont là. La question est de reconstruire cela et avec un peu de chance avec cette nouvelle émission télé, Jim va construire un équivalent de la Grand Pyramide, n'est-ce pas Jim ?

Harrison : Grandeur nature?

Jim : Oui. Hugh, tu parlais de Stonehenge. La première représentation de Stonehenge est une tapisserie du 12ème siècle et montre Merlin en compagnie d'un géant qui lève une pierre, c'est ça ?

Hugh : C'est exact. Le géant a l'air de mettre le linteau en place sous la direction de Merlin. C'est la plus ancienne représentation connue de Stonehenge. C'est dans tous les livres sur Stonehenge mais tout le monde fait comme si de rien n'était, comme s' il n'y avait pas un géant soulevant une pierre. Alors, est-ce la réalité ? Et comme vous le verrez dans un de nos prochains livres, on va étudier Stonehenge. On va examiner la Grande-Bretagne. J'habite tout près de Stonehenge donc j'ai fait des recherches dans cette région et ce que j'ai déjà trouvé est surprenant. Jim a rassemblé quelques compte-rendus il y a 2/3 ans et on a fait des recherches dessus, on est allé plus en détail, et rien que dans la ville du coin un géant de 2,85 m a été déterré. On a fait défiler une effigie de géant dans cette ville pendant des centaines d'années. C'est en lien avec St Christophe qui était un géant biblique cananéen et serait apparemment venu dans la région de Stonehenge.

Il y a donc beaucoup de trucs bizarres dont un tas de gens n'ont aucune idée. C'est pour ça que l'on pousse la recherche vers différentes parties du monde car cela n'a pas vraiment été étudié. Ce n'est pas vraiment publié et on a le sentiment que d'établir ces liens et en faire un livre est important. Je pense que c'est vraiment essentiel en fait.

Harrison : Je voulais vous interroger sur un autre type de restes humains ou d'apparence humaine qui a été découvert mais avant d'aborder cette question, vous venez de dire que vous travaillez sur un autre livre. Je voulais vous demander avant tout si vous avez découvert quelque chose de pertinent depuis la parution du livre et si vous pouvez nous parler des projets sur lesquels vous travaillez actuellement et quand on pourra les voir à l'avenir.

Hugh : Jim interviendra ici. On garde un peu le secret car on n'a pas encore entièrement décidé du type de format mais en gros je tarabuste Jim pour qu'on fasse un livre sur les géants en Grande-Bretagne car on veut faire un livre mondial. On veut faire ce genre de choses mais il y a tellement de quoi faire. J'ai fouillé les archives, Jim a déjà fait une tonne de recherches, il y a tellement de quoi faire et seul un ou deux livres ont été écrits sur le sujet, dans les années 1970, un livre brillant intitulé Sowers of Thunder [Semeurs de Tonerres] d'Anthony Roberts. Je le recommande si les gens s'intéressent aux anciens géants britanniques et à la tradition et au folklore sur les géants. C'est brillant, totalement inspirant. En fait, il m'a beaucoup influencé. C'était un contemporain d'un autre de mes mentors, John Michell.

Ensuite, on va aller voir un peu partout dans le monde. On a des idées pour d'autres choses. On veut réfléchir ensemble à un tas de recherches mégalithiques, des choses comme ça. Il y a donc beaucoup de possibilités. On espère démarrer des émissions télé l'année prochaine ou dans deux ans et on continue à travailler et à avancer. Des découvertes sont faites. Il y a une découverte très récente en Malaisie dont Jim peut parler. En fait, il enquête dessus, un très grand squelette qui a été mis au jour. On s'est fait envoyer d'autres compte-rendus en provenance d'Amérique, des artefacts géants en Amérique du Nord.


Castelnau, ancienne commune française de l'Aveyron, aujourd'hui intégrée à Castanet.
J'ai repéré des os géants en Angleterre que Jim et moi devons aller voir quand il viendra. On espère voir ceux de Castelnau en France. On va étudier ça. C'est donc une quête constante que d'essayer de découvrir la vérité sur ces mystères.

Harrison : Jim, voulez-vous nous parler un peu de ce cas en Malaisie ?

Jim : Oui. Un historien a raconté avoir trouvé des os de dimension énorme et sur cette île, en Malaisie, il y a aussi des tombes énormément longues. J'ai parlé à l'Office du tourisme malaisien. J'ai envoyé un paquet d'emails. Il en ressort l'impression qu'il a prétendu avoir manipulé des os d'humains de 2,75 m, ou quelque chose comme ça, ce qui est bien au-delà de la taille normale. Je suis même entré en contact avec l'historien. J'ai l'impression que ça sent un peu le piège à clics. Il y a eu un article, il y a un ou deux ans, dans la région de Kolar en Iraq du Nord qui disait « des os d'un homme de 3 mètres ont été découverts ». AK News, un réseau de télé kurde légitime, en a parlé.

Donc, j'ai remonté la piste car AK News avait mis la clef sous la porte. Je suis entré en contact avec Dalal Zuma Dilshad, professeur en études assyriennes à Leyde, aux Pays-Bas. Il vient de la région de Kolar en Iraq du Nord. Ces crétins de l'EI détruisent actuellement l'endroit. Mais un de ses étudiants a trouvé trois squelettes : l'un faisait 2,35 m avec un crâne de 30,5 cm, un autre était gravement endommagé et l'autre était celui d'un enfant.

Donc, l'article avait tout faux en parlant d'hommes de 3 m. Mais ce que j'ai découvert, c'est qu'il y avait un squelette de 2,35 m avec un crâne de 30,5 cm. Je ne sais pas comment il a été étudié car évidemment beaucoup de conflits se déroulent à cet endroit. Mais ces articles existent et on doit les éplucher. Il faut se bouger. C'est l'un des problèmes. Il y a tant de conneries sur internet. Franchement, je pourrais être démystificateur. Je pourrais m'installer confortablement, faire mon choix, être un grand héros et prétendre que je suis plus intelligent que tout le monde mais si j'examine les cas difficiles, je dois aussi étudier les cas bidons et les démystifier. Hugh le fait. Andrew le fait. Hancock le fait. J'apprécie vraiment ça. Brien Foerster le fait. Ce sont tous des auteurs que vous devriez lire si vous vous intéressez à ces études.

Le 23 janvier, je crois, ici aux États-Unis, mon frère et mois avons fait un second documentaire de 2 heures sur la colonie disparue de Roanoke et les pierres de Dare, et je pense que c'était plutôt bien fait. On tente d'élever le QI de nos émissions, de créer un modèle différent. On travaille avec une douzaine de professionnels différents dans un climat de camaraderie pour résoudre ces problèmes. Search for the Lost Giants [A la recherche des géants perdus] est passé il y a quelques années et depuis j'ai voyagé, enquêté et pensé à une émission plus générale que je souhaite faire avec Hugh et mon frère qui examineraient une vaste panoplie de mystères anthropologiques et archéologiques où s'exprimeraient des indigènes, des chercheurs indépendants et des professionnels sceptiques, tous travaillant de concert sur différentes investigations dans le monde.

C'est donc ce que j'envisage et je pense que l'émission sera réalisée et diffusée vers l'année prochaine, et j'espère plutôt tôt que tard. Je suis très confiant. J'interviens au congrès de l'ARE à Virginia Beach en octobre. Erich von Däniken et Hugh Collins y participeront. Je travaille sur un livre avec Hugh et aussi actuellement sur un livre sur le continent perdu d'Edgar Cayce. Je dirais aux auditeurs qui viennent de nous rejoindre - et je ne parle pas pour moi - mais vous êtes des gens intelligents et réfléchis qui essayez de reconstituer l'histoire de l'humanité. Tout le monde semble être un lecteur insatiable. Personne ne ressemble à un taré surexcité qui vous coince dans la rue et vous rebats les oreilles.

Nous présentons des indices raisonnables pour tenter de décrypter les mythes et les légendes et ce genre de choses. Donc, n'invitez pas les trolls et les démystificateurs. Faites simplement valoir votre point de vue et restez-en là et les bonnes personnes finiront par trouver. Cela s'intensifie. Les gens saisissent l'idée d'un continent disparu. Cela gagne vraiment du terrain. Je dirai juste que je crois fermement, sans arrière-pensées, que ce dont on parle aujourd'hui sera considéré comme bien plus exact que le modèle actuel. Je terminerai là.

Harrison : Vous avez mentionné Brien Foerster. En fait, je voulais vous en parler car dans le livre, il y a des photos de ces crânes allongés. Je vais rappeler un peu le contexte. Quand j'ai découvert ces crânes allongés pour la première fois, cela paraissait être une anomalie. Peu de gens en parlaient pour simplement présenter quelques photos et c'était tout.

Donc, pendant un moment, je pensais que c'était cool et un peu bizarre et ce n'est que ces dernières années que beaucoup plus de photos et de spécimens réels ont été présentés et Brien Foerster y est pour beaucoup. Il a une super chaîne YouTube où il visite d'obscures petits musées et déniche ces crânes. Ce qu'il y a avec ces crânes c'est qu'ils sont en fait plus grands que la normale à cause de la contrainte que l'on exerce sur eux pour leur donner cette forme, mais il y des crânes qui ont un volume crânien plus important que la normale, donc bien plus de matière qu'un crâne normal. Ces crânes sont vraiment d'apparence étrange.

Je me demandais si vous pouviez nous parler un peu de ces crânes et s'ils ont un lien quelconque avec ce dont on a parlé comme les géants, les tumulus, etc. Et aussi le fait que beaucoup de ces crânes ont été trouvés en Amérique du sud, mais je crois que vous avez mentionné qu'on en a trouvé en Floride je crois ? Pouvez-vous nous en parler ?

Jim : Oui, Hugh peut intervenir car j'ai beaucoup parlé, mais absolument. Au Malta Pumapunku on vient juste de voir les crânes dans le musée du circuit. Mais je donnerai mon avis après que Hugh ait parlé.

Hugh : En fait, j'allonge mon crâne pendant que nous discutons. Avec un chapeau de déformation crânienne. Je plaisante. Mais fondamentalement, il y en a partout dans le monde. Pas seulement en Amérique du sud. J'ai passé du temps avec Brien. On voyage chaque année au mois de novembre. On est allé au Pérou ensemble. Jim est venu avec nous la dernière fois et on a pu observer en détail certains de ces crânes et ils sont vraiment surprenants. Certains sont tellement grands avec un nombre de sutures différent. Ils ont des cheveux roux. Ils font penser à cette culture avancée tout le long de la côte occidentale de l'Amérique du sud et l'Amérique centrale. J'en ai vu en territoire olmèque dans tout le Mexique. J'en ai vu en Amérique du nord. Quelques sites tumulaires en Amérique du nord comportent ces crânes. Certains sont en relation avec les géants que nous connaissons. Dans le chapitre « anomalies anatomiques » du livre on consacre toute une partie à la déformation crânienne, aux crânes allongés.

Il y a donc un lien. Les élites allongeaient leur crâne. En fait, une étrange théorie fondée sur des preuves ADN avance qu'effectivement, certains sont naturels car on a trouvé des bébés et des fœtus au crâne allongé. Donc c'est aussi une chose naturelle qui peut se produire. C'est là où ça devient bizarre, presque comme si il y avait un ADN différent. On en a trouvé à travers l'Europe et le Moyen-Orient, le Pacifique sud, le Japon, quasiment tous les pays, la Russie, partout dans le monde, en Afrique, en Égypte. La liste continue. C'est donc une chose que les gens aimaient faire dans la préhistoire.

Maintenant, pourquoi ils le faisaient, je n'en ai aucune idée. Beaucoup de gens disent que cela avait un rapport avec l'élite ou la classe royale. Cela pouvait être pour augmenter la glande pinéale. Cela pouvait être pour imiter les dieux qui étaient là il y a des milliers d'années. Cela pouvait être pour accroître les facultés cérébrales. On pouvait alors peut-être améliorer certaines glandes de sorte à augmenter les capacités télékinésiques ou psychiques, ou même l'intelligence. On pourrait donc avoir cela.

Je pense qu'il y a un lien. En fait on a écrit tout un chapitre sur une région, Sonora au Mexique. Jim peut peut-être en parler plus en détails mais il y là une région où dans les années 1930 un tas de géants momifiés aux cheveux roux ont été trouvés, jusqu'à 2,45 m je crois. Tout cela a été oublié, tout a été dissimulé, le Smithsonian était impliqué. Puis, plus récemment, en 2012, dans un rayon de 3 km, sur un autre site un petit peu plus moderne, vieux d'environ 1000 ou 2000 ans je crois, on a trouvé tout un tas de squelettes au crâne extrêmement allongé. Et cela soulève tellement de questions.

S'agissait-il de cultures avancées différentes ? Se connaissaient-elles ? Existaient-elles à la même époque ? Encore une fois, c'est un aspect de la préhistoire qui est soigneusement dissimulé et l'on doit se demander pourquoi.

Jim : Je dirais que c'est un autre exemple de cultures séparées par des milliers de kilomètres et des milliers d'années accomplissant les choses les plus extrêmes, bizarres, et impensables qui ne pourraient avoir simplement fait leur apparition en raison d'un quelconque syndrome du centième singe. Brien, un chercheur indépendant, a exposé tout cela, surtout lui. Je sais qu'il a travaillé avec David et d'autres personnes, et d'autres personnes ont étudié ce mystère, mais ses efforts constants ont mis cela au jour. Désormais, les gens semblent se dire : « que se passe-t-il bon sang ?! » C'est ce que Hugh et moi avons fait avec l'idée des géants. Nous avons donné vie à cette idée et les gens se disaient : « Des géants ? C'est quoi ce bordel ?! » Et Graham Hancock a fait des choses. Richard Cassaro avec cet icône du « Dieu intérieur » partout sur la planète. Beaucoup de chercheurs indépendants étudient une iconographie similaire. Cela montre que si vous faites de gros efforts vos pouvez faire avancer l'un de ces mystères.

Mais comme je le disais, c'est une activité des plus bizarres. Quand j'en ai parlé à Todd Disotell, l'anthropologue moléculaire de notre émission, un type génial, je lui ai dit : « Hé, tu te moques de moi. Il y a des crânes allongés partout sur la planète ?! » Et aucune curiosité intellectuelle ne dépassait ce stade. Je comprends qu'il étudie des restes physiques mais j'avais envie de crier : « Étudie-les ! Propose une théorie raisonnable ! ». A nouveau, la théorie raisonnable est qu'il s'agit d'une culture d'origine commune ou de diffusionnisme ou autre chose.

Il y a autre chose. Comment diable pouvez-vous faire la chose la plus bizarre à vos fichus enfants, leur déformer le crâne ? Encore une fois, à mon avis, c'est genre la cinquantième chose qui indique fortement qu'il a existé une culture d'origine commune. Et Brien est un type brillant. Je vais faire sa promotion une minute. Si vous voulez visiter, allez-y définitivement avec Brien et Hugh. J'ai trouvé Brien objectif, intelligent et raisonnable et certains sceptiques, à qui j'aimerais défoncer la tête, le décrivent souvent comme un cinglé. Ils adorent déblatérer derrière leur écran et descendre les gens. Mais ils ne veulent pas trouver la vérité. Ils veulent juste se sentir mieux en dénigrant, ce que je devrais trouver plus pardonnable, mais certains trolls qui disent des saloperies me hérissent le poil. Ce sont des connards, ils n'arrivent à rien alors ils se prennent un coup de dopamine en ridiculisant les gens qui s'impliquent vraiment. Brien s'implique ! C'est un type merveilleux. Il travaille dur. Il se sent concerné par l'histoire humaine et à un certain moment on verra qu'il avait raison. Entièrement ! Alors ces fouines cachées derrière leur ordinateur iront pleurer chez leur mère. Désolé.

Beau : C'est correct. Pas de souci.

Harrison : On ressent la même chose.

Beau : Oui. En parlant des anomalies anatomiques, j'aimerais aussi aborder un autre domaine que vous avez traité dans le livre, à savoir la très étrange double rangée de dents trouvée sur ces squelettes. Je ne sais pas si c'est lié à de quelconques capacités intellectuelles supérieures ou des aptitudes mathématiques surprenantes ou autre, mais j'aimerais que vous nous en parliez un petit peu.
© inconnu
Hugh : Je donne mon avis le premier, Jim ?

Jim : Bien sûr. On a des opinions différentes, mais oui.

Hugh : C'est très controversé à l'heure actuelle. Très très controversé. Beaucoup de sceptiques nous harcèlent à ce sujet mais quand on a travaillé sur le livre, l'émission de télé, il y avait pas mal de compte-rendus de doubles rangées de dents, de dents supplémentaires, de dents surnuméraires. Il y a des compte-rendus dans les rapports annuels du Smithsonian. Il y en a un de Floride où même une troisième rangée de dents perçait. C'est très particulier. Certains sont très précis et expliquent très clairement qu'il y a deux rangées de dents mais le langage de l'époque a posé des problèmes ici. On le mentionne dans le livre mais à l'époque on n'a pas été plus loin car on avait vraiment besoin de plus de temps. Dans le monde entier il y a des compte-rendus de gens qui ont deux rangées de dents. Il y a des gens avec des dents supplémentaires. Des gens m'ont contacté pour me dire que dans leur famille ils avaient des personnes étrangement grandes qui avaient dû se faire enlever une deuxième rangée de dents. C'est donc un phénomène authentique, quoi qu'en disent les sceptiques. Mais si vous étudiez les années 1800, vous avez un petit problème car souvent les deux rangées de dents décrites étaient littéralement la mâchoire supérieure et la mâchoire inférieure.

Il y a donc un débat à ce sujet et Andy White est l'un de ceux qui se sont vraiment fâchés et sont devenus grossiers envers Jim et moi à ce propos. C'est toujours sur son site web. Donc Jim a été en contact avec lui et en a parlé avec lui. Donc, je pense qu'il y a là quelque chose mais on ne peut être à 100 % sûrs de tous les compte-rendus. On l'a dit dans le livre. On n'a jamais prétendu que chacun de ces compte-rendus était vrai mais il y en a qui sont tellement détaillés et clairs qu'il est vraiment difficile d'ignorer ce phénomène.

On a parlé à une anthropologue dentaire de l'Université de New-York et elle a été intriguée car elle nous a montré des preuves de dents supplémentaires dans la préhistoire. Elle nous a montré des exemples réels qu'on a examinés et présentés dans l'émission télé et le livre. C'est donc une chose. Elle a suggéré que peut-être en raison de la taille de la personne un déclencheur génétique pouvait provoquer la croissance de dents supplémentaires. On sait que dans la région des Lacs Canadiens [dans le Michigan, NdT|, il y avait des tribus qui grandissaient en moyenne d'environ 2,50 cm tous les 100 ans (ou tous les 1000 ans ?) et ils avaient également des dents supplémentaires. Certains avaient une double rangée de dents et c'est clairement établi dans les archives académiques. Il y a donc bien quelque chose.

Pour certains cas il y a le problème du langage de l'époque, la façon dont les gens parlaient. A toi Jim.

Jim : Oui, j'ai parlé à Andy White, l'anthropologue de Caroline du sud. Il avait écrit des choses sur les doubles rangées de dents à l'époque où on faisait notre émission donc j'ai parlé plusieurs fois avec sa classe d'anthropologie et on a passé quelques jours ensemble et parlé de ces choses. Il disait que lorsqu'il établissait des rapports dans les années 80 en tant qu'anthropologue, il avait commencé à trouver tous ces compte-rendus de géants avec des doubles rangées de dents. Il en a conclu que c'était le langage de l'époque - une double rangée de dents signifiait des dents parfaites en haut et en bas. A l'évidence, les colons avaient des dents bien plus mauvaises que les crânes indigènes qui avaient souvent des dents parfaites.

Je crois qu'il tient une bonne piste. Je crois que dans les compte-rendus qu'on a trouvés en Angleterre et en France, ils ne mentionnent jamais de doubles rangées de dents. Cependant ils mentionnent la mâchoire au premier plan du visage et j'en suis venu à la conclusion que certains compte-rendus sont légitimes, comme les rapports du Smithsonian d'une troisième rangée de dents, les dents surnuméraires, mais je ne pense pas que tous les compte-rendus de double rangée de dents le soient car sinon on en trouverait davantage dans les archives anthropologiques. Les professionnels en trouverait plus de preuves. Il y a des cimetières de squelettes à New York qui étaient tous décrits avec une double rangée de dents. S'il y avait 300 squelettes avec une double rangée de dents, on en trouverait plus dans les archives.

Donc, je crois qu'Andy a probablement raison dans une certaine mesure mais qu'Hugh a raison de dire que certains cas sont des anomalies anatomiques bizarres ou des dents surnuméraires, ou autre. Mais ce que je disais à Andy c'est que cela renforçait encore plus ma position que des squelettes humains réels documentés existent, n'est-ce pas ? C'est une autre couche de l'affaire. Oui, vous analysez un crâne, vous regardez les dents et si elles ne sont pas en double vous commentez leur perfection et la correspondance de la mâchoire avec le visage car tout ça est écarté comme canular ou os de mastodonte. Je pense que ce sont des squelettes humains, des objets stationnaires, ils ne vont pas se lever et aller se promener. Et ils ont été mesurés par des professionnels de l'époque qui ont donné des mesures précises. Donc, cela renforce un peu l'argument qu'il faut creuser ce mystère. C'est mon avis.

Beau : Une des choses que vous avez soulevée dans le livre et qui me paraît cohérente par rapport à ces rangées de dents...

Jim : C'était probablement mon chapitre.

Beau : Je crois que même le dentiste anthropologue à qui vous avez eu affaire a dit que les mâchoires des géants étaient si grandes que la bouche avait naturellement besoin d'une seconde rangée de dents.

Harrison : Si vous êtes aussi grand, vous devez manger beaucoup de nourriture. Peut-être avez-vous besoin de plus de dents pour mâcher.

Hugh : Mais que mangeaient-ils ? C'est la question. Les cannibales et tout ça. Vous avez besoin de dents supplémentaires pour...

Harrison : aller jusqu'à la moelle.

Hugh : Oui.

Jim : Ça pourrait aussi être une bizarrerie comme six doigts ou six orteils. Ça pourrait proprement être une anomalie anatomique associée à des personnes énormes du passé. Encore une fois, à qui six doigts et six orteils conviennent ? C'est des plus bizarres. Je sais que des gens en ont. C'est drôle car c'est une condition génétique clairement associée aux géants. Edgar Cayce en parle. Les pétroglyphes et les statues du Pacifique sud, sur toutes ces îles isolées, pourquoi les dieux créateurs ont-ils six doigts et six orteils ? J'ai vu une peinture d'Adam du 15ème siècle, celui d'Adam et Eve, et il avait six doigts. Alors, c'est quoi ce bordel ? Quand vous voyez le monde sous l'angle dont nous parlons, on dirait un film de David Lynch. Ce sont de véritables phénomènes de foire.

Beau : Oui.

Harrison : Oui, Twin Peaks. Des géants, des nains. Avez-vous encore un peu de temps ? Y a-t-il d'autres questions que nous voulions poser ?

William : Je trouve plutôt fascinant à quel point un tas de scientifiques est super concentré sur sa spécialité, comme les géologues. Ensuite, on a des archéologues, des anthropologues et des astrologues. J'aime votre façon d'essayer de rassembler ces sciences pour aboutir à certaines idées ou à une conclusion au lieu d'être hyperfocalisé sur un domaine. J'apprécie vraiment ça.

Jim : Merci ! C'est une bonne remarque. L'hyper-spécialisation des domaines universitaires constitue un problème, comme ce que l'on voit en médecine. Le principe de ne pas nuire est jeté par la fenêtre. Vous allez chez le médecin, n'est-ce pas ? Prescription, prescription, prescription, surtout si vous êtes âgé. Où est l'approche holistique ? Ça ne va pas du tout et on le sait ! On sait que Pfizer est une bande de sociopathes qui vendent des médicaments non autorisés. Ils connaissent les effets secondaires, c'est comme Ford et la Pinto qui explose. « On paiera les dégâts humains car on sait que cela nous reviendra moins cher ». Ça arrive dans l'industrie pharmaceutique et le milieu universitaire. C'est la sur-spécialisation. Il n'y a pas de perspective holistique.

Un mythologue comparé regardera toute l'affaire différemment et dira : « Ouah ! Regardez ces connexions stupéfiantes ! » Mais si je me focalise entièrement sur une direction et un mode d'investigation, je ne verrai bien évidemment pas cela ! Donc, je n'y vois pas une conspiration. J'y vois un aspect d'une manière inefficace et inexacte d'envisager l'histoire.

Harrison : Parfait ! Un dernier mot Hugh ?

Hugh : Oui. Je le dis aux gens à chaque émission où nous allons : en Amérique et ailleurs, inspectez vos archives locales. Inspectez vos archives locales et inspectez même votre jardin pour voir s'il n'y aurait pas un crâne géant. Car c'est comme ça que l'on trouve des choses. C'est comme ça que la recherche converge, les journaux locaux, les gens.. C'est un aspect important car on ne peut pas compter tout trouver sur internet. Beaucoup de nos recherches n'étaient pas sur internet. On a dû éplucher les vieilles archives, les vieux livres, les bibliothèques, etc. C'est de là que viennent les nouvelles découvertes. Évidemment, c'est du réchauffé mais on encourage les gens à le faire, partout dans le monde, n'importe quoi dont vous entendiez parler. Même si vous avez une légende locale, ça peut souvent mener à une découverte. Ça peut mener à quelque chose d'autre. C'est ce que j'ai fait ici dans mon coin et je trouve toujours davantage de choses.

Donc, cet aspect est intriguant et on encourage les gens à nous contacter. Ils peuvent nous contacter via la page Facebook de Giants On Record ou de Search for The Lost Giants. Nous sommes tous deux, Jim et moi - Hugh Newman et Jim Vieira - sur Facebook, ou on peut me contacter par l'intermédiaire de Megalithomania.co.uk. On aimerait avoir des nouvelles des gens s'ils ont quoi que ce soit à partager.

Harrison : Super. Merci beaucoup d'avoir participé à cette émission. Pour les auditeurs, nous parlions avec Jim Vieira et Hugh Newman, auteurs de Giants On Record. Je vous le recommande. Vous pouvez le trouver sur Amazon et probablement le commander chez votre libraire. Merci encore les gars. Ça a été génial de parler avec vous. Nous avons appris beaucoup de choses et il y a tant de sujets fascinants. Continuez votre bon boulot et on attend ce que vous sortirez à l'avenir.

Jim : Super. Merci beaucoup les gars. De bonnes questions. J'ai vraiment apprécié.

Hugh : Oui, merci beaucoup. J'apprécie. Salut !

Beau : Jim et Hugh, merci beaucoup.

William : Merci.

Harrison : Très bien, merci à tous. On se revoit la semaine prochaine, prenez soin de vous.