Les secours arpentent les ruines du vieux Mossoul à la recherche de corps en décomposition, souvent de djihadistes et de leur familles mais aussi de civils pris au piège dans les décombres. Une odeur pestilentielle a envahi les rues. Reportage.
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Partout la mort et son odeur
De nombreux corps qui reposent encore sous les ruines des immeubles effondrés du vieux Mossoul, ravagé par les combats avant que la ville ne soit totalement reprise par l'armée irakienne le 9 juillet. Restés sur place depuis plus d'un mois, l'odeur insupportable qu'ils dégagent orientent les secours dans leurs recherches. Une victoire au parfum amer que les reporters de RT ont pu goûter.

Le nombre de victimes découvertes sous les décombres alarment les secours. Il s'agit principalement de femmes et d'enfants mais aussi de djihadistes qui avaient ayant décidé de se battre jusqu'à la mort. Les rues dévastées témoignent de la violence des affrontements et de l'intensité des bombardements que la ville lors de nombreuses semaines de combats.

Le retrait total des corps, qui gisent encore sous les gravats plus d'un mois après la défaite des combattants de l'État islamique, risque de prendre des semaines, voire des mois. L'ONU estime à plus d'un milliard de dollars (841 millions d'euros) le coût de la reconstruction de la ville.

« A l'Ouest de Mossoul, ce que nous avons vu sont les plus gros dommages de tout le conflit. Dans ces quartiers où les combats [entre Daesh et l'armée irakienne] ont été les plus féroces, nous voyons un niveau de dommages incomparable à tout ce qui s'est passé en Irak », avait déclaré en juillet dernier Lise Grande, la coordinatrice des Nations unies en Irak.